mercredi 29 juillet 2009

Carrières.

Des fragments en nombre considérable d’ardoises pour toitures ont été retrouvés sur l’emplacement de villas gallo-romaines qui ne sont pas tellement éloignées de Vielsalm : à Mont-Houffalize, à Sommerain, près de Limerlé et près de Bourcy.
D’où venaient ces ardoises ? On ne sait. En tout cas, le schiste ardoisier des environs de Cahay est d’excellente qualité et il ne serait nullement étonnant que celle-ci ait été reconnue au début de notre ère déjà.
Les archives ne disent rien à ce propos, à notre connaissance.
Des auteurs signalent comme probable l’exploitation de notre schiste ardoisier aux temps de Rome, mais sans indiquer sur quoi se fonde leur opinion.

( R. DE MAEYER, De Romeinsche villa’s in Belgie, Anvers, 1937, pp.47 et 303 ; C. DUBOIS, Vestiges antiques dans les cantons de Malmedy et de Saint-Vith, dans Folklore Stavelot-Malmedy, 1947, p.14 ; G. JOTTRAND, Vielsalm et ses environs ; C.-J. COMHAIRE, L’emploi de l’ardoise pour couvrir les toitures, dans A.S.A.B. T.XV, 1901, pp.365-372)

Pour Gaston REMACLE, il estime que l’observation soigneuse du thier allant des Quatre-Vents au Gros-Thier perçoit des signes révélant le long passé des exploitations primitives.
C’est que les derniers terrils situés du côté de l’est présentent un aspect fort ancien. Ils ont même été contournés pour une exploitation plus récente, mais encore à ciel ouvert alors que l’exploitation moderne est souterraine depuis un certain temps déjà, et s’est portée davantage vers l’ouest.
L’œil attentif découvre des signes d’une autre valeur encore, des chemins. Le bas du thier, près des plus anciens terrils, apparaît comme un centre de rayonnement, dans toutes les directions, de voies présentant les caractéristiques des chemins des premiers siècles.
Mais un tel centre de rayonnement, de force expansive, ne se justifie que par la présence fort active de l’homme. Ici, seule l’exploitation des couches du thier peut l’expliquer.
Gaston REMACLE croit donc qu’il y a lieu d’admettre, sur base des signes toujours marqués au sol, que la fabrication des ardoises, dans la région de Vielsalm, a été entreprise sur une échelle sérieuse au début de notre ère.

Quant à la pierre dite « à rasoir », et qui se rencontre notamment près de Salmchâteau, les Romains en ont-ils pratiqué l’industrie ?
Les travaux auxquels ils se seraient livrés éventuellement à ce sujet ne pouvaient être importants, vu le peu d’ampleur des endroits d’extraction. On n’en a trouvé aucun vestige. Les archives non plus n’en font pas mention.
Gaston REMACLE précise qu’il n’a jamais rencontré de pierre à rasoir dans un musée archéologique.

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