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jeudi 19 juin 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe du 30 juin 1912 signale l’accident mortel survenu à l’ardoisière des Corbeaux à Cahay et qui a couté la vie à l’ouvier de fond Blanjean de Bèche et un autre accident à Lierneux. Le camionneur Lugens de la fabrique de sodas Motte de Lierneux a été grièvement blessé à la figure par une ruade du cheval qu’il conduisait.

L’Organe du 8 juin 1913 rapporte qu’aux Tailles dans la nuit du 4 au 5 trois individus paraissant être des nomades ont traversé le village ayant au préalable enlevé du linge appartenant à M. Dalcette. Celui-ci les a poursuivis un temps sans pouvoir les rattraper.

Dans l ’Organe du 22 juin 1913, des catastrophes naturelles.
À Lierneux, un violent orage a causé des dégâts formidables aux récoltes, principalement de pommes de terre, mais aussi des victimes. Après avoir renversé trois personnes se trouvant au café Ernest Massaux, le fluide électrique est allé déchiqueter un poteau téléphonique se trouvant à une dizaine de mètres de la maison. Sur le haut du village, une cheminée a été renversée et une chèvre littéralement électrocutée et divers arbres ont été atteints.
À Lavaux, la fermière du point du jour après de longs efforts a pu sauver ses porcelets qui avaient été entraînés par le torrent dans le sous-sol de la maison.
A Sart-Hennard, les récoltes ont été ravagées par la grêle.

On apprend dans l’Organe du 29 juin 1913 que le major Alphonse Jacques est promu au grade de lieutenant-colonel au 13ème de Ligne en garnison à Liège.
[ Il est toujours à ce poste lors de la déclaration de guerre  le 4 août suivant.]
La rubrique Etat civil  nous apprend la naissance de Suzanne-Hortense-Marie-Thérèse fille de Leduc E. et de Mersch Marie. [Elle deviendra la femme d’Adolphe Demoulin]

L’Organe du 7 juin 1914  reprend du Journal de liège  le magnifique résultat obtenu par notre concitoyen Georges Paquay à la course de motocyclettes de 665 km qu’il organisait les 31 mai et  1er juin. Le dimanche et le lundi,  il remporte le 3ème prix et termine second au classement général.  Au contrôle de Vielsalm tenu par M. Jeunejean il était passé premier et fut ovationné par une foule importante.

Dans L’Organe du 21 juin 1914 :
A Deiffelt, jeudi dernier, les habitants ont été témoins  du départ d’un aéroplane vers Arlon où un groupe d’aviateurs belges procèdent actuellement à des reconnaissances, tout comme à Bastogne d’ailleurs.
À Commanster, un violent orage s’est abattu dimanche. Madame Dujardin qui venait de soigner son bétail sortait de l’étable lorsque la foudre y tomba et foudroya trois bêtes. Madame Dujardin a été légèrement commotionnée.
À Brux-Lierneux, un gamin qui se rendait à l’école  a introduit sa langue dans sa gourde et ne put l’en faire sortir ! Un passant tenta de l’aider, en vain, et le conduisit chez le Dr Leusch qui dut scier le goulot de la gourde pour libérer la langue de cet imprudent.


                                                                               Robert NIZET

jeudi 19 septembre 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans L’Organe de Vielsalm

Du 14 août 1910 : Samedi dernier, l’ouvrier ardoisier J. Muller de Neuville a aperçu au fond d’une ancienne fosse d’extraction le corps d’un homme : le cadavre relevé en présence de la Justice fut reconnu pour le dénommé Putz Fr. -Jos. de Bêche, marié et père de 8 enfants. On suppose qu’il se sera égaré et  tombé dans ce précipice d’une hauteur de 80 mètres. Son pied gauche était déchaussé et sa chaussette se trouvait à 10 m. du cadavre, le veston, manche droite retroussée, à 15 m. Le cadavre était complètement replié sur lui-même, la figure complètement enfoncée, jambe et bras droit cassés. La police a conclu à un accident.

Le 21 août 1910 : La myrtille, ce savoureux fruit forestier fait depuis quelques temps l’objet d’une très sérieuse et très lucrative exportation vers la capitale et d’autres grandes villes du pays. Nombre de familles pauvres trouvent dans la cueillette de cette baie un revenu supplémentaire qui, pour ne pas se chiffrer par des milles et des cents, représente néanmoins pour le budget du ménage un appoint qui n’est pas à dédaigner.

Le 20 août 1911 : À l’École moyenne de Stavelot, on extrait du palmarès le nom de quelques concitoyens qui se sont distingués pendant l’année d’étude 1910-1911 :
-à l’examen de sortie : François Gaston et Dussart Marcel, avec grand fruit, tous deux de Vielsalm ;
-2ème année d’études : Remacle Henri et Buy Henri , tous deux de Vielsalm;
-1ère année d’études : Théophile Malchaire de Neuville.

À Hébronval, un violent incendie s’est déclaré le 14 août chez M. Lejeune, maréchal ferrant. Le feu d’une violence inouïe a détruit le corps de logis, les écuries, les remises, une meule de foin et du bois de chauffage. Seul le mobilier du rez-de-chaussée a pu être sauvé grâce à l’initiative du commandant de gendarmerie des Tailles.

À Fraiture, un vol a été commis chez M. Léonard-Sevrin. Les escarpes ont enlevé une montre et une tabatière, valeur approximative 60 francs.

Le 4 août 1912 : Dimanche dans l’après-midi la voiture conduite par Mr Menu d’Argenteau a fait panache dans un des nombreux virages qui sillonnent la route de Vielsalm à Gouvy. Se trouvaient dans l’auto, outre le conducteur, son épouse et sa demoiselle et un couple d’amis. Recueillies par une auto de passage les victimes furent conduites à Gouvy pour recevoir les soins des docteurs Warland et Bozet. Mme Menu a succombé des suites de ses blessures.

Le 24 août 1913 : Le 31 août prochain, Salmchâteau-Villégiature fêtera sa fondation par des festivités dont le clou sera le corso fleuri à 3 h et le soir à 7h un cortège lumière qui parcourra les rues de la localité.
La formidable randonnée Liège-Paris-Liège (840km) avait réuni les 15, 16 et 17 derniers 92 concurrents. Notre sympathique camarade Georges Paquay a remporté le premier  prix en régularité, le premier prix en vitesse en palier [ ?] et le premier prix en vitesse en côte, ce qui lui donne le premier prix au classement général. Son équipe Singer enlève la coupe offerte par le Baron de Crawhez.


                                                                                         Robert NIZET

jeudi 8 août 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm nous tient au courant de toutes  les petites nouvelles du coin :

Le 21 juillet 1912 : Notre sympathique G. Paquay vient de remporter une médaille d’or et un diplôme d’honneur à la course de régularité pour motocyclettes Paris-Liège.

Le 27 juillet 1913 : les coureurs indépendants du Circuit provincial organisé par le vélodrome de Jupille et le comité des fêtes d’Ayeneux traverseront notre localité lundi prochain vers 1h de l’après-midi.

Le 26 juillet 1914 : A Grand-Halleux, au Vélodrome de la Salm, des courses ont eu lieu le 19 écoulé sous les applaudissements frénétiques d’une foule passionnée et avec le concours de la société de fanfares. Classement de la première course : 1er : Lanuit, 2ème : Jeunejean, 3ème : Gilson, tous de Grand-Halleux, 4ème : Hoffmann de Rencheux, 5ème : Baccus de Grand-Halleux.

La nécrologie nous apprend que jeudi dernier ont été célébrées les funérailles de Constant Paquay. Une foule énorme y assistait, preuve certaine de l’estime acquit [sic] par le regretté défunt.

Le 9 juillet 1933 : Sur le circuit de Stavelot-Francorchamps se courra dimanche le Grand Prix de Belgique vitesse automobile. Le départ sera donné à 13h et les concurrents devront boucler 40 fois le circuit. Seront en présence la Maserati de Zehender, les 4 Bugatti de Varzi, Williams, Dreyfus et Lehoux, les 5 Alfa-Roméo de Nuvolari, Wimille, Markewich, Chiron et Moll.
Cette liste d’engagés ne correspond pas tout à fait à la grille de départ figurant dans les livres de références.

A Vielsalm, le vendredi 7 juillet vers 11h30 Alexandre Claude pêchait au ruisseau près de l’étang du Baron de Rosée au Tienne Messe. De loin, il lui sembla apercevoir un baigneur dans ledit étang mais en s’approchant il se rendit compte que c’était un noyé. Il s’agissait en fait d’une femme en laquelle on reconnut vite Léa Gothal, épouse de Constant Putz, camionneur à la boulangerie Demoulin. Le corps était vêtu d’un pantalon blanc et d’un cache corset, comme pour le bain. Les vêtements étaient déposés dans la cabine au bord de l’eau. Comme elle vomissait de la nourriture on suppose qu’elle a voulu aller se baigner après son déjeuner et qu’elle a été prise de congestion. Âgée de 23 ans, elle était mariée depuis 4 ans et n’avait pas d’enfant.

Le 1er juillet 1934 : le meunier François Heinskyll de Regné a été découvert mort, lundi, dans son moulin. Ce moulin est en construction et seule la roue motrice est montée. Le cadavre était au fond du trou de cette roue et portait plusieurs plaies béantes. On se perd en conjecture sur cette mort qui paraît étrange.

Le 8 juillet 1934 : vendredi après-midi un pénible accident est survenu sur le tronçon de la route en réfection devant la propriété  Misson. Un cycliste, M. Renard de Rencheux, s’était engagé dans le couloir déjà réfectionné lorsque la camionnette de M. Caëls de Rencheux survint par derrière et heurta le cycliste qui fut violemment projeté sur la chaussée. Il fut promptement dirigé vers la clinique de Trois-Ponts : on craint une fracture du crâne.

A Ville-du-Bois, vendredi dans l’après-midi, Melle Remacle  était allée traire dans les champs. Les vaches rendues furieuses par le chien qui l’accompagnait se lancèrent sur elle et s’acharnèrent. Aux cris poussés par la victime, des personnes travaillant aux environs accoururent et eurent toutes les peines à la délivrer. Le docteur Misson, mandé, a réservé son diagnostic.
                                                                                                                                                                                                     Robert NIZET


dimanche 13 septembre 2009

Au temps du bon doyen Paquay.

(publié dans le Bulletin paroissial de Salmchâteau, 1960)

(Jean-Guillaume PAQUAY, né à Neuville le 8.3.1788, décédé à Rencheux le 10.7.1860, curé-doyen à Vielsalm de 1827 à 1853).

En ce temps-là, Mr le doyen PAQUAY avait un sacristain du nom de Pépaix, type farceur, dont les grosses blagues sont restées légendaires dans le val de Salm.

Il arrivait à Pépaix d’actionner les cloches intempestivement, sans ordre ni motif, au beau mitan du jour. Mr le Doyen accourait dare-dare pour tomber à bras raccourcis sur le sonneur, mais celui-ci avait chaque fois déjà pris le large.

Une fois, le révérend PAQUAY crut bien pouvoir enfin donner une rossée d’importance à l’incorrigible Pépaix. Il crut bien, en effet, le surprendre, dans le « trou aux cloches », encore soulevé par la corde du gros bourdon lancé à toute volée.
Mais la gifle, rageusement donnée au bon moment, ne lui arracha à lui-même qu’un cri de douleur … Il venait de frapper la statue de saint-Gengoux, que Pépaix avait traitreusement pendue à la corde.

Quant à Pépaix, il resta introuvable.

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Mr le doyen PAQUAY a veillé fort tard. Le lendemain matin, il pénètre à l’église, les yeux encore alourdis de sommeil. Il aperçoit vaguement le rideau de son confessionnal, côté des pénitents, un peu relevé.

« Pour sûr, c’est encore la vieille Honorine qui veut se confesser ! ».

De mauvaise humeur, il serait temps de dire la messe, Mr le Doyen pénètre au confessionnal. Un peu sourd, il n’entend rien de la confession de sa pénitente. Mais ce n’est pas tellement grave, il en connaît par cœur le répertoire, todis comme todis.

Mr le Doyen impose la pénitence habituelle, lève solennellement la main droite, et, pieusement, récite la formule d’absolution. Puis il sort.

Mais Honorine, elle, reste au confessionnal.

Intrigué, Mr le Doyen s’approche et s’aperçoit avec stupeur qu’il vient, lui, pauvre pécheur, d’absoudre … la statue de la Vierge Immaculée que Pépaix, le sacristain, occupé au grand nettoyage, avait remisée la veille au confessionnal en attendant de la remettre à sa place.


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En ce temps-là, Pépaix habitait La Comté.
Un jour, il revenait de Vielsalm avec son « clitchet » que traînait cahin-caha son vieux bœuf Arbijou.

Sur le clitchet : deux douzaines d’ardoises, une livre de gros clous, un bon morceau de zinc, peu de chose en somme, mais assez tout de même pour justifier l’usage du clitchet. Ah, j’allais l’oublier, il y avait aussi un kilo de tabac, « del balance ».

Arrivé au bas de la mauvaise « gripette » qui introduit à La Comté, Arbijou (1), dont l’humeur capricieuse était connue de tout le village, fatigué de la promenade, Arbijou refusa net de tirer plus longtemps.

Après bien des palabres inutiles, Pépaix s’attela en tête du convoi et, courageusement, sous les regards narquois de ses concitoyens, entraîna le bœuf et le clitchet.

Inutile de vos dire qu’il dut, à plusieurs reprises s’arrêter pour reprendre haleine. Au dernier démarrage, alors qu’il ne restait plus que la traversée du village, Arbijou manifesta quelques velléités de reprendre le harnais, mais Pépaix se retourna furieux et lui jeta à la face : « Trop tard, valet, ti l’as volou, ti magn’rais ti honte djusqu’al copette ».

La leçon était dure pour Arbijou, mais les cœurs de lion sont les vrais cœurs de père.

(1)Arbijou : de âr (hâr) et bijou. Bijou est l’un des noms souvent donnés à une bête de trait. âr (ou hâr), terme usité couramment pour inviter l’animal de trait à virer à gauche.


Ndlr:

Republié par G. REMACLE dans un journal le 13 janvier 1963.

dimanche 30 août 2009

Les secrétaires communaux de Vielsalm.

(publié dans L’Annonce de Vielsalm le 4 juin 1976)

C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’a été créée la commune de Vielsalm.
Celle-ci a-t-elle disposé dès ce moment d’un fonctionnaire chargé spécialement des écritures et ce qui peut s’appeler un secrétaire ?
Le budget communal de 1809 et celui des années voisines prévoyait bien une dépense pour le traitement d’un secrétaire de mairie.

En 1809, 150F. ; 150 en 1813 ; 180 en 1814 ; 200 en 1815. En 1815 et 1816 notamment, le maire J.-Nicolas ORBAN signe un reçu à son nom, d’une somme reçue « pour le Secrétaire de la mairie et frais de bureau du maire »
(Fonds hollandais)


Mais aucun nom de fonctionnaire de ce genre ne nous est connu, et il semble bien d’ailleurs que le travail d’un secrétariat communal à ce moment devait être assez minime et, qu’en fait, pour la commune de Vielsalm, le maire ou son adjoint l’assurait du moins pour les choses courantes.

La première indication que nous avons pu recueillir au sujet de l’existence réelle d’un secrétaire communal est du 3 novembre 1823. À cette date, le Conseil communal jugeait que l’administration de la commune demandait beaucoup de travail et il proposait de porter au budget de 1824 une somme de 60 florins pour le traitement d’un secrétaire.

À partir de 1825, on peut établir la liste des personnes qui ont rempli les fonctions de secrétaire de la dite commune.

En 1825, François-Joseph HUBERTY est nommé secrétaire par arrêté royal du 12 août.

En 1827, Jean-Nicolas-Joseph ARCHAMBEAU, de Provedroux, est nommé par arrêté royal du 22 avril. Il prête serment devant le Conseil communal le 31 mai 1827.

En 1830, le 14 juillet, Jean-Nicolas ARCHAMBEAU donne sa démission. Pierre-Joseph JACQUES, notaire, est désigné pour continuer provisoirement les fonctions.

Le 11 décembre suivant, le Conseil charge le bourgmestre Christophe LAMBERTY de cumuler les deux fonctions.

En 1831, le 5 février, Jean-Henri ROUCHE, de Salmchâteau, est nommé. Il démissionne le 7 avril 1833. De 1836 à 1866, il sera bourgmestre de la commune, tenant à son domicile même, durant plusieurs années, les séances du Conseil communal et les cérémonies de mariage.

Le 1er juin 1833, nomination de Jean-Bernard LAMBERTY, de Vielsalm, au traitement de 100 florins par an. Il est en même temps instituteur communal.

En 1837, J.-B. LAMBERTY ayant quitté Vielsalm, Jean-Nicolas ORBAN, ancien bourgmestre, est installé comme secrétaire, le 15 février.

En 1849, le 12 septembre, ORBAN ayant démissionné, le Conseil nomme Jean-Guillaume LEBARON, de Vielsalm.

En 1858, LEBARON démissionne. Le 13 mai, il est remplacé par Jean-Bernard LAMBERTY, précité, qui est revenu à Vielsalm comme instituteur en 1838.

En 1872, LAMBERTY, âgé de 66 ans, a démissionné. Le 21 décembre, le Conseil nomme Armand GILLET, originaire de Seraing, auparavant clerc de notaire à Vielsalm. Il est au traitement annuel de 1 000 frs., porté à 1 400 en 1880.

En 1900, A. GILLET étant décédé le 2 février, le Conseil nomme, le 10 juin, Ernest-Joseph LEDUC, de Vielsalm. Il est admis à la retraite en 1939.

De 1939 à 1947, les fonctions sont exercées par plusieurs intérimaires ; MM. Adolphe DEMOULIN, de Vielsalm, puis Jean DOOME, de Saint-Vith, pendant plusieurs années, dont celles de guerre et à partir du 16 novembre 1940, et Georges HAGUINET, de Neuville.

En 1947, 25 mai, nomination de Albert JEUNEJEAN, de Ville-du-Bois, qui entre en fonctions le 1er août 1947. Il est admis à la retraite en 1972.

Le 9 octobre 1972, nomination de Mme Yvette PAQUAY-VERAGHEM, de Ville-du-Bois, actuellement en fonctions.

SOURCES D’INFORMATIONS :
A.C. Vielsalm : Procès-verbaux du Conseil municipal et du Conseil communal de Vielsalm.
A.E.L. : F.F., liasse 1547 ; F. hollandais, liasse 1967.
A.P. Vielsalm.

La maison Baptiste à Commanster.

H. d'OTREPPE de BOUVETTE / G. REMACLE, dans G.S.H.A. n°5 (1976) pp.62-66.

lundi 27 juillet 2009

Connaissons notre région. (XIV, 2)

(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)

Sur Saint Gengoux (suite).

L’église de Vielsalm détruite en 1940 comportait, au petit autel, une peinture représentant le meurtre de saint Gengoux. Dans l’église actuelle, il y a toujours une petite statue du saint (ancienne, en habit militaire). La chapelle, maintenant incorporée au mémorial des agents coloniaux, existait déjà avant 1600 et est dédiée à saint Gengoux. Il y a encore une chapelle [dédiée] au même saint près du terrain de football et construite en 1928. Il y a aussi à Vielsalm la « clinique Saint-Gengoux », un « Rallye Saint-Gengoux » de sonneurs de cors, une troupe de scouts « Saint-Gengoux », la « mutualité Saint-Gengoux ». En dessous de la nouvelle piscine, dans le talus, il y avait de temps immémorial la « fontaine Saint-Gengoux », aujourd’hui comblée depuis une trentaine d’années ; ses eaux possédaient, disait-on, des propriétés spéciales pour la guérison des maux d’yeux. Enfin, disons qu’autrefois, le prénom de Gengoux était souvent donné aux petits garçons, comme Laurent à Grand-Halleux et Maurice à Arbrefontaine ; actuellement, il n’y a plus, dans la commune de Vielsalm, qu’un seul Gengoux, M. Gengoux PAQUAY, à Priesmont.

Gaston REMACLE

dimanche 26 juillet 2009

Le vieux moulin de Salmchâteau est démoli.

(publié dans …, le 26 août 1962)

Situé à la Basse-Ville, le vieux moulin vient de disparaître, ayant cédé ses pierres vénérables pour la construction d’un nouvel édifice.

L’offensive des Ardennes l’avait fort malmené ; dépourvu de toit, il n’en restait guère que des murs branlants.
C’était autrefois, jusqu’en 1795, l’un des moulins banaux du comté de Salm, à l’usage exclusif des habitants de Salmchâteau, Bèche et Comté. On peut faire remonter son origine au quatorzième siècle ; il aurait donc l’âge respectable d’environ six cents ans.
Sous le régime de la banalité, il était exploité en fermage. La valeur de celui-ci était fixée en grain. Par exemple, vers 1770, le meunier prenait le moulin à bail pour 23 muids de seigle par an – le muid valait 250 litres environ –.
Un peu plus tard, le fermage fut réduit en valeur d’argent, soit 55 écus.
À la Révolution française, le moulin fut séquestré ainsi que les autres moulins du comté de Salm (d’Arbrefontaine, de Cierreux, de Grand-Halleux, de Halconreux, de Vielsalm). Il devenait ainsi propriété de l’Etat.
Nous étions alors, jusqu’en 1815, sous la domination française.
Vers 1810, l’Etat français procéda à la vente de nombreux biens provenant des séquestres ; parmi eux le vieux moulin de Salmchâteau. Il fut acheté par Jean-François OTTE, de Vielsalm, en 1809, pour la somme de 6 300 fr. J.-F. OTTE avait acheté également d’autres biens séquestrés, parmi lesquels le domaine de Hermanmont pour 11 000 fr. et le moulin de Vielsalm pour 9 025 fr.

La famille OTTE et sa descendance a gardé le moulin de Salmchâteau jusqu’à vers 1920 ; puis elle l’a revendu à ce moment à M. OFFERGELD, de Vielsalm.
Jusqu’à cette dernière vente, il a servi de moulin à farine. M. OFFERGELD l’a utilisé pour son industrie de pierres à rasoir.

Après l’offensive des Ardennes, il a cessé son activité.









L'ancien moulin de Salmchâteau.

Voici maintenant le nom de quelques meuniers.
En 1561, Pierre.
En 1575, Henri.
En 1589, Pierre.
En 1617, Thomas.
En 1656, Toussaint.
En 1665, Bertrand, décédé en 1670.
Après 1720 et pendant de nombreuses années, Henri LEMAIRE, originaire de Ligneuville (dont descend M. Henri LEMAIRE de Bèche), puis son fils, Jean-Henri.
Vers 1770 et après, Jean-François FRÉÇON.
En 1796, Henri NOEL.
En 1846, et après Arnold WERGIFOSSE, originaire de Grivegnée.
La famille PAQUAY-CUVEILLEZ de Vielsalm a été la dernière à exploiter le moulin à farine.

Le 15 décembre 1861, à 8 heures du matin, un accident mortel se produisit au moulin. Jean-Arnold, âgé de 14 ans, fils du meunier WERGIFOSSE gardait le moulin en l’absence de son père. À quoi s’occupait-il ? Il se fit prendre par un engrenage, eut un bras arraché, la tête fendue, et fut tué sur le coup.

Gaston REMACLE

Ndlr :
D’après des notes de G. REMACLE, le nouvel édifice construit avec les pierres du moulin est la chapelle de Bèche. Il ajoute un meunier entre NOEL et WERGIFOSSE : Vers 1835 et après : Henri-Joseph LAPLUME, de Salmchâteau. Il ajoute, d’après les papiers PAQUAY, qu’en 1890-1895, Constant PAQUAY-CUVELLIEZ louait le moulin à M. OLIVIER, de Recogne, pour 650 frs. par an.