Sommaire
- L. MARQUET, La Roche-en-Ardenne au XVIIe siècle au temps des guerres, pp. 5-23.
- J. BOSMANS, Aires de faulde et charbonniers en Ardenne: le dramatique incendie d'une hutte de charbonniers, la nuit du 10 au 11 août 1808 à Belheid (Samrée), pp. 25-29.
- M. PETERS, Autour d'une croix de 1877 et d'une chapelle à Beho, pp. 31-34.
- G. BENOIT, Course cycliste endeuillée à Salmchâteau en 1911, pp. 35-36.
- J. DE POTTER/G. ANTOINE/H. D'OTREPPE, Aux origines de la maison De Potter à Gouvy, pp. 37-38.
- J. DETAILLE/B. VAN EERDENBRUGH, Les vestiges d'orpaillage de l'âge du fer en amont de Bèche et dans la forêt domaniale du Grand Bois, pp. 39-47.
- R. NIZET, Les kiosques à musique de Vielsalm, pp. 49-54.
- C. DRAILY/O. VRIELYNCK, La nécropole celte de Courtil "Hastape" dans le groupe nord des tombelles ardennaises, pp. 55-62.
- HONORÉ, Mémoires de la guerre 1914-1918 à Vielsalm, pp. 63-76.
- G. BENOIT, Sur l'exploitation du plomb à Bihain, p. 77.
- GRUEN/BILFINGER, Reconstruction du tunnel de Trois-Ponts en 1940, pp. 79-83.
- V.d.G., Au fil des lectures: Salm à Bruxelles..., p. 85.
- J. THOMAS, De l'argile pour les fours à pains, p. 86.
- J. TOUBON, Quelques ajoutes à propos de Pierre Joseph MONFORT de Lierneux, pp. 88-89.
- V.d.G., Burtonville: la croix Bontemps, p. 90.
- C. LEGROS,A propos de myrtilles, pp. 91-93.
- G. BENOIT, Bovigny - Le docteur (Pierre-François) Lomry (1868-1941), pp. 96-97.
- H. D'OTREPPE, Hier et aujourd'hui: Grand-Menil, p. 98.
- G. BENOIT, La croix Jeanpierre, sous Priesmont, p.100.
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lundi 2 juillet 2018
vendredi 26 décembre 2014
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
L’Organe
de Vielsalm du 10 décembre 1911 : Aux Tailles était
arrivé au mois d’août un individu français qui, quoique dépourvu du moindre
diplôme, se donna comme un guérisseur d’affections rhumatismales et prétendait
avoir une méthode de massage miraculeuse et d’un effet certain. Beau parleur il
capta la confiance de certaines gens qui devinrent ses clients. Il concluait
avec eux un contrat suivant lequel le
paiement ne se faisait qu’après guérison ! Cependant il toucha une
somme de 175 f d’une personne qui était loin d’être guérie et dans le même
temps il se rendit coupable de détournement au détriment de l’aubergiste chez
qui il louait une chambre et tenta même de fabriquer de la fausse monnaie !
La gendarmerie ayant fait rapport au Parquet celui-ci ordonna l’arrestation du
dénommé Tasce Alexandre, 27 ans, originaire de Reims.
Le
17 du même mois, le
journal relate le violent incendie qui a détruit le café Joseph Bruyère au
carrefour de Beho (Voir carte postale : les chasseurs à courre y faisait
souvent halte) et un début d’incendie à
l’église de Goronne qui a pu être arrêté à temps.
L’Organe
du 3 novembre 1912 annonce la fête traditionnelle de la
saint Hubert dont il a été question récemment. La grand -messe sera chantée par
des artistes amateurs ; après celle-ci, les membres du
« Rallye-Vielsalm » vêtus de l’habit rouge seront transportés en
automobile au lieu de rendez-vous et galoperont par monts et par vaux à la
suite des molosses formant le réputé équipage. Le soir, après un splendide laisser-courre le banquet aura lieu à la
Villa des Dragons.
Le
10 novembre, le journal nous apprend la descente à Regné
d’un ballon de dimensions respectables et monté par deux personnes de
nationalité allemande.
L’Organe
de Vielsalm du 28 décembre 1913 commence par un genre
d’éditorial de l’éditeur. On va voir que celui-ci est bien optimiste et peu
réaliste.
1913 se meurt dans la neige et les brumes qui
laissent flotter dans les cieux gris comme de lourdes tristesses d’adieux.
Plus rapides, plus pressés semblent fuir ces
derniers jours comme si, dirait-on, ils avaient hâte d’effacer de nos esprits les chiffres lugubres de l’année
qui agonise…
Mais voici 1914 dont les syllabes fusent, vives,
alertes, sonores, enjouées, avec dans la voix des rires cristallins d’une toute
jeune fille…
C’est d’un heureux présage. Et j’entrevois,
lointaine, dissipant le rideau de grisaille et de mélancolie, l’aube nacrée,
teintée d’azur de l’année nouvelle.
A nos lecteurs et abonnés, L’ORGANE DE VIELSALM
présente ses meilleurs vœux.
La Rédaction.
Celle-ci ne pouvait évidemment pas prévoir l’événement de Sarajevo et la tragédie qui
allait s’en suivre pour le monde entier.
Robert
Nizet
mercredi 4 septembre 2013
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
La lecture de L’Organe de Vielsalm nous apprend les
petites nouvelles, les accidents et les drames suivants :
Le
12 août 1906 : lundi prochain sera donné le départ du 5ème
Circuit des Ardennes qui sera couru sur le tracé de 1902 : Bastogne,
Longlier, Offaing, Léglise, Anlier, Habay la Neuve, Corne du Bois des Pendus,
Martelange, Bastogne, soit 85 ,714km à effectuer 7 fois.
L’Américain Arthur Duray remportera l’épreuve sur sa
de Dietrich à la moyenne de 106,5km/h
Le départ des coureurs cyclistes inscrits dans le
Tour de Belgique a eu lieu lundi dernier place de Brouckère à Bruxelles. Les
courageux cyclistes venant de Dinant sont passés mardi vers 2h à Vielsalm se
dirigeant vers Stavelot et Spa.
Jeudi dernier a eu lieu à Angleur le mariage de
Melle Louise St-Paul de Sinçay avec M. le prince Albert de Ligne.
On annonce le décès au château de Vollezeele du
baron de Steenhault de Warbeek, père de M de Steenhault-Nagelmackers, maître
d’équipage de la chasse à courre de Vielsalm.
Le
4 août 1907 : à Beho, Monsieur l’Abbé Simon, curé,
vient d’obtenir la décoration spéciale agricole. On ne dit pas pourquoi :
peut-être avait-il un jardin de curé exceptionnel ?
Le
2 août 1908 : Hier à Bovigny, vers 11h, un chariot
chargé de foin et appartenant au fermier J.J.S. flambait près de l’église à
proximité du ruisseau longeant la route : l’eau abondante a permis à
l’attelage de sortir indemne de l’aventure. Mais durant la nuit, le feu a
vraiment réduit en cendre la maison des enfants Barbay située non loin du
premier incendie. Tous étaient plongés dans le sommeil et s’en sont tirés in
extremis. Beaucoup de Bovignois [sic] n’ont même rien entendu !
Le
9 août 1908 : Toujours à Bovigny, le parquet de Marche accompagné de médecins légistes a
procédé jeudi dernier à une descente de
lieux pour indaguer au sujet de la mort d’un nommé Grandjean, piocheur au
chemin de fer, survenue d’une façon tout à fait inconnue. On ignore les suites
de l’enquête.
Encore et toujours des incendies ! Cette fois
c’est à Mont qu’un incendie d’une extrême violence s’est déclaré : trois
maisons complètement détruites.
Non loin de la fameuse cascade de Coo, un jeune
pêcheur, M. Philippe fils, a capturé un brochet de 80cm de long pesant 3,700kg.
Ce « requin » de nos rivières a dû faire un beau festin de truites
pour arriver à cette taille.
A Salmchâteau, des malandrins se sont amusés
vendredi soir à changer les aiguilles de la ligne du vicinal Vielsalm-Lierneux.
Grâce au sang -froid du mécanicien, une catastrophe a pu être évitée. L’incident
se borne à des bris de rails.
Le
7 août 1910 : Noyade à Trois-Ponts : la petite
Sch. âgée de 7 ans rinçait une pièce de linge à la rivière lorsqu’elle fit une
chute dans l’eau et descendit le courant de celle-ci. On la repêcha 50 m plus
loin. Il était midi et l’enfant venait de dîner : elle respirait encore
lorsqu’on la retira de l’eau mais elle ne tarda pas à rendre le dernier soupir.
Et à La Roche : trois femmes de cultivateurs,
les épouses Henry, Grandjean et Fulbert, se trouvaient occupées vers 5 h à
rincer du linge dans la Chier à quelques distance de la commune de La Roche.
Soudain, la planche sur laquelle elles se trouvaient agenouillées se brisa et
les trois malheureuses cramponnées aux jupes l’une de l’autre tombèrent dans la
rivière. Le fils Grandjean voulant leur venir en aide tomba également dans
l’eau et fut entraîné par le courant. Des charretiers qui passaient par là
entendirent leurs cris et parvinrent non sans peine à repêcher sains et saufs
la femme et le fils Grandjean. Les deux autres par contre furent retirées de
l’eau, inanimées, l’une blessée à la tête, l’autre respirant à peine, les deux dans
un état désespéré.
Un phénomène ! Mardi dernier la truie de la
ferme de Mme Vve Dubois à Fraiture mettait bas une nombreuse progéniture. Un
des petits était singulièrement conformé : sa tête était très normale mais
à partir de là bifurquaient deux corps de sexes différents avec huit pattes
parfaitement constituées. Le spécimen a été remis à l’université de Liège pour
examen.
Robert
NIZET
mercredi 28 décembre 2011
Gouvy-Beho, dans les pas des 3e DB, 83e DI, 84e DI
Sortie du livre de Joseph Neysen.

Article "Gouvy '44, comme si vous y étiez".
Reportage de TV LUX: " retour de 2 GI's " (cliquer sur l'image)

Article "Gouvy '44, comme si vous y étiez".
Reportage de TV LUX: " retour de 2 GI's " (cliquer sur l'image)
dimanche 20 février 2011
Organe de Vielsalm
(Dimanche 9 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 2.)
TIRAGE AU SORT
Le tirage au sort des miliciens de la levée de 1887, s’effectuera ) 10 heures du matin :
A [parmi d’autres localités] Houffalize, le samedi 5 février ; Vielsalm, le mercredi 9 février.
MILICE NATIONALE
Liste des personnes inscrites dans le canton de Vielsalm qui, à la date du 1er janvier 1887, sont appelées à concourir au tirage au sort pour la levée de la milice :
Commune d’Arbrefontaine.
1. Bonivers, Julien.
2. Cuvelliez, Jean-Maurice-Thomas.
3. Fraiture, Jean-Baptiste-Constant.
4. Fraiture, Jean-Pierre-Julien.
5. Jacques, Louis-Joseph.
6. Lemoine, Constant-Joseph.
7. Maréchal, Joseph-Bertrand.
8. Maréchal, Paul-Joseph.
9. Pirotte, Antoine-Joseph-Constant.
10. Servais, Jean-Pierre.
11. Sevrin, Alfred-Jean-Louis.
Commune de Beho.
1. Belhomme, Dominique.
2. Bernard, Oscar.
3. Bissen, Nicolas.
4. Closjans, Jean-Pierre.
5. Kalbusch, Charles.
6. Kreins, Leopol-Grégoire.
7. Kreins, Nicolas.
8. Kretels, Victor.
9. Lentz, lopold-Nicolas.
10. Meyers, Nicolas.
11. Pierret, Pierre-Antoine.
12. Portzenheim, Jean.
13. Reisch, Jean-Eust.-Eugène.
14. Rommes, Pierre.
15. Schmitz, Pierre-Louis.
Commune de Bovigny.
1. Alberty, Pierre-François.
2. Deris, Corneille-Jean-Nicolas.
3. Guillaume, Henri-Joseph.
4. Jacob, Hubert-Jean-Baptiste.
5. Jacquet, Henri-Joseph.
6. Pirard, Louis-Joseph.
7. Poncin, Jules-Michel.
8. Remy, Nicolas-Joseph.
9. Rical, Alphonse.
10. Rulmont, Const.-Joseph-Alph.
11. Sevrin, Alph.-Franç.-Joseph.
Commune de Grand-Halleux.
1. Bodson, Alphonse-Franç.-Joseph.
2. Bredo, Emile-Joseph.
3. Drion, Antoine-Lambert.
4. François, Hypolite-Joseph.
5. Frédrich, Lambert-Christophe.
6. Gaspard, Jules-Joseph.
7. Jacquemin, Alphonse-Jean-Jos.
8. Joris, Louis-Nicolas.
9. Lambert, Alphonse-Joseph.
10. Nicolaï, Jean-Henri.
11. Paul, Jean-Thomas.
12. Rouxhet, Léopold-Joseph.
13. Sevrin, Guillaume-Joseph.
Commune de Petit-Thier.
1. Bruyère, Jules-Joseph.
2. Cottin, François-Joseph.
3. Remacly, Constant-Joseph.
4. Thomas, françois-Joseph.
Commune de Vielsalm.
1. André, Auguste.
2. Andrianne, Alphonse-Joseph.
3. Andrianne, Constant-Joseph.
4. Archambeau, Léop.-Jean-Joseph.
5. Arnold, Clément-Joseph.
6. Benoît, François-Joseph.
7. Burnay, Jean-Joseph.
8. Cabeke, Charles-Louis.
9. Caëls, Joseph-Constant.
10. Chapelle, Gengoux.
11. Colson, Edouard-Emile.
12. Cottin, Jules-Joseph.
13. Coussreant, Pierre-Joseph.
14. Denis, Marie-Grég.-Edmond.
15. Diderrich, Norbert.
16. Evrard, Victor.
17. Goffinet, Augustin-Joseph.
18. Gomez, Alphonse-Joseph.
19. Hens, Constant-Joseph.
20. Jeanpierre, Victor-Joseph.
21. Klammers, Jean.
22. Lemaire, Victor-Joseph.
23. Lenfant, Joseph.
24. Louis, Pierre-Joseph.
25. Malherbe, Alphonse-Joseph.
26. Masson, Ernest-Franç.-Joseph.
27. Masson, Joseph-Aug.-Gérard.
29. Paquay, Joseph-Victor.
30. Pip, Jean-Hubert-François.
31. Putz, Jules-Joseph.
32. Putz, Victor-Joseph.
33. Ratz, Michel.
34. Rinck, Gengoux-Joseph.
35. Rolling, Jean-Joseph.
36. Santkin, Prospert-Joseph.
37. Thunus, Bertrand-Louis.
38. Winand, Nicolas-Joseph.
Récapitulation des inscriptions :
Arbrefontaine, 11
Beho, 15
Bovigny, 11
Grand-Halleux, 13
Petit-Thier, 4
Vielsalm, 38
Total, 92
Faits divers
On nous écrit de Wathermal :
« Dimanche dernier, cinq jeunes gens de Wathermal, accompagnés d’un jeune homme d’Ourthe, se rendaient au chef-lieu de la commune, à l’effet de s’y faire inscrire pour le tirage au sort.
À Beho, ils firent la rencontre de deux autres jeunes gens d’Ourthe qui s’y trouvaient pour la même cause. On but ensemble, on chanta et s’amusa fort bien, non pourtat sans se dire quelques paroles désobligeantes.
Vers 6 heures du soir, on se remit en route pour Ourthe, séparés en deux groupes comme on était venu. La première bande, assez nombreuse, s’en allait lentement, causant et riant, lorsqu’elle fut rencontrée par la seconde troupe à une distance d’environ vingt minutes de Beho. Après s’être échangé quelques mots, l’un des derniers arrivants portant à l’un des premiers deux coups de couteau, dont l’un au sein droit et l’autre sur la septième côte, du même côté. Un autre jeune homme du premier groupe arriva au secours du blessé et reçut un coup de couteau à la jambe droite.
Par un hasard providentiel (si l’on peut appeler cela un hasard), aucun des coups de couteau, qui nous auraient pu être mortels, n’est extrêmement dangereux. Dans l’un des coups portés au premier blessé, la lame a glissé entre les chairs et les côtes, faisant une large ouverture ; dans l’autre coup, elle s’est arrêtée net sur la côte. Le second blessé a été atteint près de l’artère fémorale et à un décimètre du bas-ventre. »
Foires de la semaine
(Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché) :
Lundi 10, Durbuy, Paliseul, Salmchâteau, Luxembourg.
Mercredi 12, St-Hubert, Echternach (Grand-Duché)
Vendredi 14, St-Madr, Filot, Fosse.
Samedi 15, Sugny.
Une aventure du roi Léopold.
Léopold se promenait un jour, à pied, en habit civil et complètement seul, dans les rues de bruxelles.
C’était vers quatre heures de l’après-midi ; la nuit tombait, on était à la fin d’octobre.
Il s’arrête devant la maison du général X. à la vue du soldat de faction, lequel marquait indolemment le pas le long du trottoir, le fusil au bras et tenant de la main droite une énorme tarte qu’il dévorait à pleine bouche.
Ce naïf conscrit était de B…, près de Vielsalm ; sa mère était venue le voir par le premier train du matin ; mais par malheur, il était de garde, et le mauvais vouloir de ceux à qui elle avait demandé de pouvoir parlé à son fils à la caserne, lui allait faire perdre toute la matinée ; elle ne l’avait retrouvé que dans l’après-midi, avait causé avec lui quelques moments à peine et avait même dû se hâter pour reprendre le convoi de Vielsalm, après avoir laissé à son fils la tarte qu’elle avait fait elle-même à son intention et que celui-ci mangeait si avidement.
Léopold s’arrête donc et l’accoste, voulant connaître la pensée de ce jeune paysan sur la vie militaire.
— D’où êtes-vous, mon ami ? lui demanda-t-il.
— Vos estoz bein curieux, monsieus, répondit le pioupiou ; mais tot l’même dji vos l’dirais : dji sos d’on viège di tot près del Visâme ; divinez à c’t’heure, si vos ploz.
— De Rencheux ? dit le roi.
— Vos n’y estoz nein.
— De Grand-Halleux ?
— Vos n’y estoz nein.
Et notre gaillard, joyeux de l’embarras de son interlocuteur, tout en mordant à belles dents entre chaque phrase, fredonnait sournoisement une chanson où il était question de balouches.
— De Bovigny, alors ?
— Vos y estoz, dji sos di Bovigny…
(après un instant de silence). Mais vos, monsieu, qui est-ce qui vos estoz ?
— Devinez, répondit à son tour Léopold.
— Dji voès bein à vosst’ air qui vos estoz on’ancien sodart, quoèqui vos n’ave nein l’habit militaire.
— Oui, mais de quel grade ?
— Lieutenant ?
— Vous n’y êtes pas.
— Cap’taine ?
— Vous n’y êtes pas.
— Gros major ?
— Vous n’y êtes pas.
— Général ?
— Vous n’y êtes pas.
— Co pu haut ?
— Oui.
— Serive li roè, par hasard ?
— Vous y êtes.
— Ah ! c’ co là, tinoo m’tortai, qui d’jive préseinte les armes !
Et le naïf factionnaire met sa tarte dans les mains du roi qui, par un mouvement irréfléchi, la prend et reste ébahi vis-à-vis du soldat qui tient flegmatiquement son fusil à deux mains et à bras tendus pour lui porter les armes.
Etat-Civil de Vielsalm
Du 30 décembre 1886 au 5 janvier 1887.
NAISSANCE : 1.
Oscar-Edmond, fils de Flix-Alphonse Jacoby, bourrelier, et de Marie-Elisabeth Lerho, de Vielsalm.
AVIS AU PUBLIC.
L’officier de l’état-civil de Vielsalm informe le public que les personnes se rendant au bureau de l’administration pour faire dresser des actes de l’état-civil doivent se faire accompagner de témoins connus, jouissant de leurs droits civils et âgés d’au moins 21 ans, savoir :
Pour les actes de décès, le déclarant et un témoin ;
Pour les actes de naissances, le déclarant et deux témoins ;
Pour les actes de mariages, les parties, parents et quatre témoins.
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Bernard WILMÈS
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On trouve articles de fumeur tels que : Pipes en bois et en écume de Vienne, tuyaux, amadon, etc., ainsi que cannes de voyage, cannes de pêche, crins marins, mouches artificielles et ceintures pour hommes et enfants. — Articles religieux tels que : chapelets, croix, médailles et scapulaires.
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Société d’Assurances
CONTRE L’INCENDIE
L’UNION BELGE
Fondée en 1824
Dont le siège est établi place de l’Industrie, 29, à Bruxelles.
Agent principal à Vielsalm : A.GILLET, secrétaire communal.
TIRAGE AU SORT
Le tirage au sort des miliciens de la levée de 1887, s’effectuera ) 10 heures du matin :
A [parmi d’autres localités] Houffalize, le samedi 5 février ; Vielsalm, le mercredi 9 février.
MILICE NATIONALE
Liste des personnes inscrites dans le canton de Vielsalm qui, à la date du 1er janvier 1887, sont appelées à concourir au tirage au sort pour la levée de la milice :
Commune d’Arbrefontaine.
1. Bonivers, Julien.
2. Cuvelliez, Jean-Maurice-Thomas.
3. Fraiture, Jean-Baptiste-Constant.
4. Fraiture, Jean-Pierre-Julien.
5. Jacques, Louis-Joseph.
6. Lemoine, Constant-Joseph.
7. Maréchal, Joseph-Bertrand.
8. Maréchal, Paul-Joseph.
9. Pirotte, Antoine-Joseph-Constant.
10. Servais, Jean-Pierre.
11. Sevrin, Alfred-Jean-Louis.
Commune de Beho.
1. Belhomme, Dominique.
2. Bernard, Oscar.
3. Bissen, Nicolas.
4. Closjans, Jean-Pierre.
5. Kalbusch, Charles.
6. Kreins, Leopol-Grégoire.
7. Kreins, Nicolas.
8. Kretels, Victor.
9. Lentz, lopold-Nicolas.
10. Meyers, Nicolas.
11. Pierret, Pierre-Antoine.
12. Portzenheim, Jean.
13. Reisch, Jean-Eust.-Eugène.
14. Rommes, Pierre.
15. Schmitz, Pierre-Louis.
Commune de Bovigny.
1. Alberty, Pierre-François.
2. Deris, Corneille-Jean-Nicolas.
3. Guillaume, Henri-Joseph.
4. Jacob, Hubert-Jean-Baptiste.
5. Jacquet, Henri-Joseph.
6. Pirard, Louis-Joseph.
7. Poncin, Jules-Michel.
8. Remy, Nicolas-Joseph.
9. Rical, Alphonse.
10. Rulmont, Const.-Joseph-Alph.
11. Sevrin, Alph.-Franç.-Joseph.
Commune de Grand-Halleux.
1. Bodson, Alphonse-Franç.-Joseph.
2. Bredo, Emile-Joseph.
3. Drion, Antoine-Lambert.
4. François, Hypolite-Joseph.
5. Frédrich, Lambert-Christophe.
6. Gaspard, Jules-Joseph.
7. Jacquemin, Alphonse-Jean-Jos.
8. Joris, Louis-Nicolas.
9. Lambert, Alphonse-Joseph.
10. Nicolaï, Jean-Henri.
11. Paul, Jean-Thomas.
12. Rouxhet, Léopold-Joseph.
13. Sevrin, Guillaume-Joseph.
Commune de Petit-Thier.
1. Bruyère, Jules-Joseph.
2. Cottin, François-Joseph.
3. Remacly, Constant-Joseph.
4. Thomas, françois-Joseph.
Commune de Vielsalm.
1. André, Auguste.
2. Andrianne, Alphonse-Joseph.
3. Andrianne, Constant-Joseph.
4. Archambeau, Léop.-Jean-Joseph.
5. Arnold, Clément-Joseph.
6. Benoît, François-Joseph.
7. Burnay, Jean-Joseph.
8. Cabeke, Charles-Louis.
9. Caëls, Joseph-Constant.
10. Chapelle, Gengoux.
11. Colson, Edouard-Emile.
12. Cottin, Jules-Joseph.
13. Coussreant, Pierre-Joseph.
14. Denis, Marie-Grég.-Edmond.
15. Diderrich, Norbert.
16. Evrard, Victor.
17. Goffinet, Augustin-Joseph.
18. Gomez, Alphonse-Joseph.
19. Hens, Constant-Joseph.
20. Jeanpierre, Victor-Joseph.
21. Klammers, Jean.
22. Lemaire, Victor-Joseph.
23. Lenfant, Joseph.
24. Louis, Pierre-Joseph.
25. Malherbe, Alphonse-Joseph.
26. Masson, Ernest-Franç.-Joseph.
27. Masson, Joseph-Aug.-Gérard.
29. Paquay, Joseph-Victor.
30. Pip, Jean-Hubert-François.
31. Putz, Jules-Joseph.
32. Putz, Victor-Joseph.
33. Ratz, Michel.
34. Rinck, Gengoux-Joseph.
35. Rolling, Jean-Joseph.
36. Santkin, Prospert-Joseph.
37. Thunus, Bertrand-Louis.
38. Winand, Nicolas-Joseph.
Récapitulation des inscriptions :
Arbrefontaine, 11
Beho, 15
Bovigny, 11
Grand-Halleux, 13
Petit-Thier, 4
Vielsalm, 38
Total, 92
Faits divers
On nous écrit de Wathermal :
« Dimanche dernier, cinq jeunes gens de Wathermal, accompagnés d’un jeune homme d’Ourthe, se rendaient au chef-lieu de la commune, à l’effet de s’y faire inscrire pour le tirage au sort.
À Beho, ils firent la rencontre de deux autres jeunes gens d’Ourthe qui s’y trouvaient pour la même cause. On but ensemble, on chanta et s’amusa fort bien, non pourtat sans se dire quelques paroles désobligeantes.
Vers 6 heures du soir, on se remit en route pour Ourthe, séparés en deux groupes comme on était venu. La première bande, assez nombreuse, s’en allait lentement, causant et riant, lorsqu’elle fut rencontrée par la seconde troupe à une distance d’environ vingt minutes de Beho. Après s’être échangé quelques mots, l’un des derniers arrivants portant à l’un des premiers deux coups de couteau, dont l’un au sein droit et l’autre sur la septième côte, du même côté. Un autre jeune homme du premier groupe arriva au secours du blessé et reçut un coup de couteau à la jambe droite.
Par un hasard providentiel (si l’on peut appeler cela un hasard), aucun des coups de couteau, qui nous auraient pu être mortels, n’est extrêmement dangereux. Dans l’un des coups portés au premier blessé, la lame a glissé entre les chairs et les côtes, faisant une large ouverture ; dans l’autre coup, elle s’est arrêtée net sur la côte. Le second blessé a été atteint près de l’artère fémorale et à un décimètre du bas-ventre. »
Foires de la semaine
(Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché) :
Lundi 10, Durbuy, Paliseul, Salmchâteau, Luxembourg.
Mercredi 12, St-Hubert, Echternach (Grand-Duché)
Vendredi 14, St-Madr, Filot, Fosse.
Samedi 15, Sugny.
Une aventure du roi Léopold.
Léopold se promenait un jour, à pied, en habit civil et complètement seul, dans les rues de bruxelles.
C’était vers quatre heures de l’après-midi ; la nuit tombait, on était à la fin d’octobre.
Il s’arrête devant la maison du général X. à la vue du soldat de faction, lequel marquait indolemment le pas le long du trottoir, le fusil au bras et tenant de la main droite une énorme tarte qu’il dévorait à pleine bouche.
Ce naïf conscrit était de B…, près de Vielsalm ; sa mère était venue le voir par le premier train du matin ; mais par malheur, il était de garde, et le mauvais vouloir de ceux à qui elle avait demandé de pouvoir parlé à son fils à la caserne, lui allait faire perdre toute la matinée ; elle ne l’avait retrouvé que dans l’après-midi, avait causé avec lui quelques moments à peine et avait même dû se hâter pour reprendre le convoi de Vielsalm, après avoir laissé à son fils la tarte qu’elle avait fait elle-même à son intention et que celui-ci mangeait si avidement.
Léopold s’arrête donc et l’accoste, voulant connaître la pensée de ce jeune paysan sur la vie militaire.
— D’où êtes-vous, mon ami ? lui demanda-t-il.
— Vos estoz bein curieux, monsieus, répondit le pioupiou ; mais tot l’même dji vos l’dirais : dji sos d’on viège di tot près del Visâme ; divinez à c’t’heure, si vos ploz.
— De Rencheux ? dit le roi.
— Vos n’y estoz nein.
— De Grand-Halleux ?
— Vos n’y estoz nein.
Et notre gaillard, joyeux de l’embarras de son interlocuteur, tout en mordant à belles dents entre chaque phrase, fredonnait sournoisement une chanson où il était question de balouches.
— De Bovigny, alors ?
— Vos y estoz, dji sos di Bovigny…
(après un instant de silence). Mais vos, monsieu, qui est-ce qui vos estoz ?
— Devinez, répondit à son tour Léopold.
— Dji voès bein à vosst’ air qui vos estoz on’ancien sodart, quoèqui vos n’ave nein l’habit militaire.
— Oui, mais de quel grade ?
— Lieutenant ?
— Vous n’y êtes pas.
— Cap’taine ?
— Vous n’y êtes pas.
— Gros major ?
— Vous n’y êtes pas.
— Général ?
— Vous n’y êtes pas.
— Co pu haut ?
— Oui.
— Serive li roè, par hasard ?
— Vous y êtes.
— Ah ! c’ co là, tinoo m’tortai, qui d’jive préseinte les armes !
Et le naïf factionnaire met sa tarte dans les mains du roi qui, par un mouvement irréfléchi, la prend et reste ébahi vis-à-vis du soldat qui tient flegmatiquement son fusil à deux mains et à bras tendus pour lui porter les armes.
Etat-Civil de Vielsalm
Du 30 décembre 1886 au 5 janvier 1887.
NAISSANCE : 1.
Oscar-Edmond, fils de Flix-Alphonse Jacoby, bourrelier, et de Marie-Elisabeth Lerho, de Vielsalm.
AVIS AU PUBLIC.
L’officier de l’état-civil de Vielsalm informe le public que les personnes se rendant au bureau de l’administration pour faire dresser des actes de l’état-civil doivent se faire accompagner de témoins connus, jouissant de leurs droits civils et âgés d’au moins 21 ans, savoir :
Pour les actes de décès, le déclarant et un témoin ;
Pour les actes de naissances, le déclarant et deux témoins ;
Pour les actes de mariages, les parties, parents et quatre témoins.
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Bernard WILMÈS
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A. Guillaume-Leclercq, rue Méan, 25, Liège
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Société d’Assurances
CONTRE L’INCENDIE
L’UNION BELGE
Fondée en 1824
Dont le siège est établi place de l’Industrie, 29, à Bruxelles.
Agent principal à Vielsalm : A.GILLET, secrétaire communal.
lundi 24 mai 2010
Parmi les noms de lieux de la région.
(publié dans « Excelsior », 1er trimestre 1954-1955)
Les noms de lieux sont devenus aujourd’hui l’objet d’une vraie science qu’on appelle la toponymie. L’honneur d’avoir créé ce nom (dérivé de « topos » = lieu, et « nomos » = science) revient à l’historien belge G. KURTH, qui est originaire de notre Luxembourg. Cette science est trop nouvelle pour pouvoir tout expliquer ; le mystère entoure encore une foule de noms qui nous sont familiers, mais que nous ne comprenons plus. Au cours d’une promenade autour de la Salm, nous préciserons la signification et l’origine de quelques termes locaux.
Honneur d’abord à VIELSALM ! Ce nom résulte évidemment d’une déformation de Vieille-Salm. La voix populaire a longtemps cherché une étymologie facile, en rattachant ce nom à salmo, le saumon, qui aurait jadis abondé en nos rivières. Les armoiries de la commune présentent encore deux saumons opposés dos à dos. Pourtant, l’élément « Salm » est tout autre chose ; il s’agit d’une racine très ancienne, répandue dès les temps préhistoriques dans toute l’Europe et même en Asie Mineure. Il désigne des mers, des caps, des fontaines, des rivières ; il se rattache donc à l’idée générale d’eau en mouvement. Aussi n’est-il pas surprenant qu’il ait désigné une rivière : la Salm, dans notre région.
Lorsque la terre se morcela en fiefs, au moyen âge, le nom fut appliqué au « comte de Salm », le seigneur du pays. (La première mention historique date de 1035). Le château-fort bâti par les comtes vers l’an 1000, à l’emplacement de la propriété MOUTON, attira sous sa protection un village qui prit naturellement le nom de maître du lieu.
Mais, vers 1350, les comtes abandonnèrent cette résidence pour construire un nouveau château en amont, à l’emplacement stratégique qui commande l’entrée de la Fosse Roulette. Au pied de ses murs, s’aggloméra un nouveau village, Salm-la-Franchise, qui prit plus tard le nom de SALMCHATEAU.
Dès ce moment, on comprend que les textes anciens aient opposé : la Vieille-Salm, ou Salm-la-Vieille, à Salm-la-Franchise, ou Salm-la-Neuve. Peu à peu, la Vieille-Salm s’est altérée en Vielsalm, comme on l’appelle aujourd’hui.
Le nom de Salmchâteau fait allusion à cette nouvelle résidence que les comtes de Salm ont bâtie, il y a six siècles, sur les hauteurs dominant la rivière.
Lorsqu’il construisirent la forteresse, les comtes accordèrent une franchise à l’endroit ; on entend par là une exemption de certaines taxes que le prince octroyait pour attirer les manants sur ses terres. Ainsi le nouveau village prit le nom de Salm-la-Franchise ; on le baptisa aussi Bas-Château et même Basse-Ville. Le nom de Salmchâteau se généralisa quand disparut le privilège comtal.
RENCHEUX, l’autre « banlieue » de Vielsalm, dissimule mieux ses origines. Il y a quelques siècles, tout contribuait à séparer Rencheux de notre localité : les rochers abrupts qui cernaient le château, la Salm qui inondait les Doyards, le caractère rocailleux du ravin. Il faut, semble-t-il, rattacher Rencheux à un mot wallon : rin, qui désigne les branches du noisetier, qu’on emploie comme tuteurs pour soutenir les tiges de pois. L’appellation ancienne du lieu est Rincheu que l’on prononce aussi Rinchê en patois.
Le suffixe n’est pas inconnu dans la région. On peut relever des noms parallèles : un triheux est un terrain en friches ; un ronhieu ou ronchieux désigne une terre couverte de ronces ; un pircheux est un terrain pierreux.
Il semble donc qu’on ait dénommé Rincheu, ce versant de la Salm couvert d’arbustes, particulièrement de noisetiers. Aujourd’hui encore, de part et d’autre de la « Tchavée », qui gravit la côte, les pentes rocailleuses sont couvertes de futaies qui devaient tout envahir, avant que la main de l’homme élimine ces broussailles.
Quittons notre « capitale », pour survoler au gré de l’alphabet, le vaste pays de Salm, parsemé de petits bourgs aux noms sonores et parfois évocateurs.
ARBREFONTAINE est généralement assimilé à l’endroit dénommé Alba fontana (signifiant blanche fontaine), qui est cité dans des textes très anciens (déjà en 670). Cette étymologie, bien que séduisante, est très discutable, comme le montre un examen attentif du nom.
Les sources aménagées et munies d’un petit réservoir sont souvent désignées, dans nos régions, du nom de « fontaine ». on y joint ordinairement un adjectif ; citons Bellefontaine, Blanchefontaine, Menufontaine, Noirefontaine, Troisfontaine, dans notre province seulement. Il est naturel d’associer ainsi un adjectif à un nom. En revanche, Arbrefontaine résulte de la juxtaposition de deux noms : cette formation est moins normale, car on n’unit pas directement un nom à un autre nom, désignant des objets, sinon avec l’aide d’une préposition ou d’un article. Nous songeons à des localités comme Bois-de-Breux, Queue-du-Bois, Neuville-le-Chaudron.
Il est donc difficile d’identifier Albafontana avec Arbrefontaine. En outre, le groupe de consonnes lb n’aurait pu devenir rb en vertu des lois de la phonétique. Ajoutons que la position géographique de l’actuelle Arbrefontaine semble ne pas coïncider avec la situation de Alba fontana qui se trouvait plus au nord.
Il faut chercher la solution ailleurs. Si nous interrogeons le peuple, nous l’entendons prononcer aujourd’hui encore : Nâfontinne ou Afontinne. Des documents datant de 1501 et de 1525 montrent qu’à l’époque, la localité s’appelait déjà Alfontayne (1). Il arrive en effet qu’on ajoute une préposition à un nom de lieu afin de le préciser. Il semble bien que ce soit ici le cas et que le nom populaire signifie simplement « à la fontaine ».
L’appellation « Arbrefontaine » doit être une interprétation récente du terme wallon ; elle serait due à des scribes qui ont inconsciemment francisé le nom et qui l’ont déformé sous l’aspect que nous connaissons.
Concluons : il semble qu’il n’y a aucun rapport entre l’antique Alba Fontana et Arbrefontaine d’aujourd’hui. La tradition populaire explique aisément l’origine du nom : à la fontaine. Arbrefontaine est une forme moderne et artificielle.
BEHO est un nom d’origine germanique : Bockholz (la forêt de bouleaux) qui dérive d’un terme celtique plus ancien encore. Le mot s’est allégé des lettres qui paraissaient trop lourdes à des populations d’expression wallonne et il est devenu l’actuel Beho. L’aspiration germanique s’est pourtant maintenue dans la deuxième syllabe.
En wallon, le peuple dit parfois « Abhô » ; ce terme, mérite une explication. Jadis, on ajoutait une préposition devant la première syllabe de beaucoup de noms de lieu ; elle servait souvent à préciser l’endroit : à, en, de sur… (cf. Afontinne). Il est arrivé plus d’une fois, que la préposition s’agglomère au nom de manière plus ou moins définitive ; ainsi « à Beho » est devenu « Abhô ». cette forme du mot apparaît, dans des documents, il y a trois siècles.
BOVIGNY doit être rattaché à un nom de personne. Bovo est un nom d’origine franque qui fut latinisé sous la forme Bovinius. Il faut se rappeler que les Gaulois ont constitué dans nos régions de vastes domaines qu’ils désignaient du nom du propriétaire auquel on adjoignait le suffixe acus.
Ainsi Boviniacus représentait, il y a un millénaire, le domaine de Bovo. La finale du mot s’est usée un cours des âges, tandis que se maintenaient les syllabes les plus sonores. La graphie y est une fantaisie de scribe datant du moyen âge.
CIERREUX est également un village très ancien. Ce nom paraît formé de deux éléments : Cheron, un nom gaulois répandu dans le peuple, et un second terme : reux qui désigne un défrichement. Il s’agirait d’un domaine rural ayant appartenu à un certain Cheron. En wallon, on prononce encore le nom : Cherreux. Signalons qu’on doit attribuer la même origine au nom de Halconreux.
COMMANSTER a un passé plus mystérieux. Ce petit village porte, outre son nom wallon, une appellation germanique : Gommelshusen. Le suffixe ster est très répandu en Wallonie (Ster, Jehanster, Colonster…) ; néanmoins le sens du mot reste discuté. Il doit désigner un défrichement ou simplement une terre, un lieu-dit. En outre, la première partie de Commanster est d’origine obscure.
COO n’est autre chose qu’une sympathique forme wallonne : « cô », traduisant simplement le français cou. Ce mot imagé a désigné l’étroite bande de terre qui séparait deux boucles de l’Amblève. Une tranchée fut jadis creusée à travers ce « cou » par les moines de Stavelot ; depuis lors, l’eau s’y précipite en une cascade bouillonnante.
COURTIL est un nom de lieu très répandu depuis les débuts du moyen âge. Dans le latin populaire, « curtis » désignait une cour de ferme ou une exploitation rurale. On citerait beaucoup de composés wallons comme Walcour, Rocour, Amercoeur. Le domaine agricole de Courtil est connu par de nombreux documents historiques ; il était construit le long d’un chemin très ancien qui menait à Vielsalm.
FARNIERES doit probablement être rattaché à un nom d’arbre : le frêne. Farnières est une altération de Fresnières, c’est-à-dire « le lieu où poussent des frênes ». Le suffixe ières apparaît dans de nombreux noms de lieux : Rosières, Bossières, Tillières, pour désigner des plantations de roses, de bois, de tilleuls. Dans la langue populaire, Farnières est devenu Farnières, par métathèse, quand on perdit de vue le sens originel du nom.
FRAITURE dérive d’un vieux mot français : fraitis = friche, lieu désert. On désignait ainsi les terrains gagnés sur la fagne inculte. Deux lieux-dits ont porté ce nom dans notre région : l’un se trouve près de Nadrin ; l’autre village de Fraiture est voisin de Bihain sur la Lienne ; ses habitants, terrorisés par une épidémie de peste, l’abandonnèrent, paraît-il, au 16e siècle.
GOUVY est une localité à dénomination bilingue : au wallon Gouvy correspond l’allemand Gailig. Il semble que Gouvy doive être rattaché à Gaudiacus qui désigne le domaine d’un certain Gaudius. On peut aussi rapprocher ce nom de Gouy-lez-Piéton.
Des doublets dans le genre de Gailig — Gouvy ne sont pas rares ; la proximité de la zone de langue allemande crée des phénomènes analogues le long de toute la frontière linguistique. La déformation d’un nom de lieu est très naturelle lorsqu’il est prononcé par des populations qui ignorent la langue d’où le nom provient.
A GRAND-HALLEUX, les habitants se donnent aujourd’hui encore le nom de « Halonî » ou de « Haloneux ». En vieux français, un « hallot » désigne une branche ou un buisson ; ce terme est d’origine germanique. Ainsi, on appliquait jadis le nom de « Halleux » à des endroits brouissailleux. Ajoutons une constatation surprenante : Petit-Halleux a, de tout temps, été plus important que son voisin Grand-Halleux.
Cette localité a porté au 16e siècle un nom aujourd’hui disparu : Moustre, qui est une variante de Moustier. Cette appellation dérivait de monasterium ; elle évoquait l’existence du presbytère qui fut bâti lorsque Halleux fut érigé en paroisse
Il n’est pas rare, dans notre pays, qu’un détail religieux fixe le nom d’un lieu ; ainsi, La Gleize (= l’église) ; La Moinerie, Saint-Hubert, Purgatoire, se rattachent à des souvenirs historiques de ce genre.
A. LEKEU
(1)M. G. REMACLE a relevé ce nom dans un dénombrement d’anciens feux de la région.
______________________________________________
Ndlr : Cet article doit être lu avec beaucoup de réserves, il apparaît clairement que l’auteur n’a pas eu accès aux archives du comté de Salm !
Les noms de lieux sont devenus aujourd’hui l’objet d’une vraie science qu’on appelle la toponymie. L’honneur d’avoir créé ce nom (dérivé de « topos » = lieu, et « nomos » = science) revient à l’historien belge G. KURTH, qui est originaire de notre Luxembourg. Cette science est trop nouvelle pour pouvoir tout expliquer ; le mystère entoure encore une foule de noms qui nous sont familiers, mais que nous ne comprenons plus. Au cours d’une promenade autour de la Salm, nous préciserons la signification et l’origine de quelques termes locaux.
Honneur d’abord à VIELSALM ! Ce nom résulte évidemment d’une déformation de Vieille-Salm. La voix populaire a longtemps cherché une étymologie facile, en rattachant ce nom à salmo, le saumon, qui aurait jadis abondé en nos rivières. Les armoiries de la commune présentent encore deux saumons opposés dos à dos. Pourtant, l’élément « Salm » est tout autre chose ; il s’agit d’une racine très ancienne, répandue dès les temps préhistoriques dans toute l’Europe et même en Asie Mineure. Il désigne des mers, des caps, des fontaines, des rivières ; il se rattache donc à l’idée générale d’eau en mouvement. Aussi n’est-il pas surprenant qu’il ait désigné une rivière : la Salm, dans notre région.
Lorsque la terre se morcela en fiefs, au moyen âge, le nom fut appliqué au « comte de Salm », le seigneur du pays. (La première mention historique date de 1035). Le château-fort bâti par les comtes vers l’an 1000, à l’emplacement de la propriété MOUTON, attira sous sa protection un village qui prit naturellement le nom de maître du lieu.
Mais, vers 1350, les comtes abandonnèrent cette résidence pour construire un nouveau château en amont, à l’emplacement stratégique qui commande l’entrée de la Fosse Roulette. Au pied de ses murs, s’aggloméra un nouveau village, Salm-la-Franchise, qui prit plus tard le nom de SALMCHATEAU.
Dès ce moment, on comprend que les textes anciens aient opposé : la Vieille-Salm, ou Salm-la-Vieille, à Salm-la-Franchise, ou Salm-la-Neuve. Peu à peu, la Vieille-Salm s’est altérée en Vielsalm, comme on l’appelle aujourd’hui.
Le nom de Salmchâteau fait allusion à cette nouvelle résidence que les comtes de Salm ont bâtie, il y a six siècles, sur les hauteurs dominant la rivière.
Lorsqu’il construisirent la forteresse, les comtes accordèrent une franchise à l’endroit ; on entend par là une exemption de certaines taxes que le prince octroyait pour attirer les manants sur ses terres. Ainsi le nouveau village prit le nom de Salm-la-Franchise ; on le baptisa aussi Bas-Château et même Basse-Ville. Le nom de Salmchâteau se généralisa quand disparut le privilège comtal.
RENCHEUX, l’autre « banlieue » de Vielsalm, dissimule mieux ses origines. Il y a quelques siècles, tout contribuait à séparer Rencheux de notre localité : les rochers abrupts qui cernaient le château, la Salm qui inondait les Doyards, le caractère rocailleux du ravin. Il faut, semble-t-il, rattacher Rencheux à un mot wallon : rin, qui désigne les branches du noisetier, qu’on emploie comme tuteurs pour soutenir les tiges de pois. L’appellation ancienne du lieu est Rincheu que l’on prononce aussi Rinchê en patois.
Le suffixe n’est pas inconnu dans la région. On peut relever des noms parallèles : un triheux est un terrain en friches ; un ronhieu ou ronchieux désigne une terre couverte de ronces ; un pircheux est un terrain pierreux.
Il semble donc qu’on ait dénommé Rincheu, ce versant de la Salm couvert d’arbustes, particulièrement de noisetiers. Aujourd’hui encore, de part et d’autre de la « Tchavée », qui gravit la côte, les pentes rocailleuses sont couvertes de futaies qui devaient tout envahir, avant que la main de l’homme élimine ces broussailles.
Quittons notre « capitale », pour survoler au gré de l’alphabet, le vaste pays de Salm, parsemé de petits bourgs aux noms sonores et parfois évocateurs.
ARBREFONTAINE est généralement assimilé à l’endroit dénommé Alba fontana (signifiant blanche fontaine), qui est cité dans des textes très anciens (déjà en 670). Cette étymologie, bien que séduisante, est très discutable, comme le montre un examen attentif du nom.
Les sources aménagées et munies d’un petit réservoir sont souvent désignées, dans nos régions, du nom de « fontaine ». on y joint ordinairement un adjectif ; citons Bellefontaine, Blanchefontaine, Menufontaine, Noirefontaine, Troisfontaine, dans notre province seulement. Il est naturel d’associer ainsi un adjectif à un nom. En revanche, Arbrefontaine résulte de la juxtaposition de deux noms : cette formation est moins normale, car on n’unit pas directement un nom à un autre nom, désignant des objets, sinon avec l’aide d’une préposition ou d’un article. Nous songeons à des localités comme Bois-de-Breux, Queue-du-Bois, Neuville-le-Chaudron.
Il est donc difficile d’identifier Albafontana avec Arbrefontaine. En outre, le groupe de consonnes lb n’aurait pu devenir rb en vertu des lois de la phonétique. Ajoutons que la position géographique de l’actuelle Arbrefontaine semble ne pas coïncider avec la situation de Alba fontana qui se trouvait plus au nord.
Il faut chercher la solution ailleurs. Si nous interrogeons le peuple, nous l’entendons prononcer aujourd’hui encore : Nâfontinne ou Afontinne. Des documents datant de 1501 et de 1525 montrent qu’à l’époque, la localité s’appelait déjà Alfontayne (1). Il arrive en effet qu’on ajoute une préposition à un nom de lieu afin de le préciser. Il semble bien que ce soit ici le cas et que le nom populaire signifie simplement « à la fontaine ».
L’appellation « Arbrefontaine » doit être une interprétation récente du terme wallon ; elle serait due à des scribes qui ont inconsciemment francisé le nom et qui l’ont déformé sous l’aspect que nous connaissons.
Concluons : il semble qu’il n’y a aucun rapport entre l’antique Alba Fontana et Arbrefontaine d’aujourd’hui. La tradition populaire explique aisément l’origine du nom : à la fontaine. Arbrefontaine est une forme moderne et artificielle.
BEHO est un nom d’origine germanique : Bockholz (la forêt de bouleaux) qui dérive d’un terme celtique plus ancien encore. Le mot s’est allégé des lettres qui paraissaient trop lourdes à des populations d’expression wallonne et il est devenu l’actuel Beho. L’aspiration germanique s’est pourtant maintenue dans la deuxième syllabe.
En wallon, le peuple dit parfois « Abhô » ; ce terme, mérite une explication. Jadis, on ajoutait une préposition devant la première syllabe de beaucoup de noms de lieu ; elle servait souvent à préciser l’endroit : à, en, de sur… (cf. Afontinne). Il est arrivé plus d’une fois, que la préposition s’agglomère au nom de manière plus ou moins définitive ; ainsi « à Beho » est devenu « Abhô ». cette forme du mot apparaît, dans des documents, il y a trois siècles.
BOVIGNY doit être rattaché à un nom de personne. Bovo est un nom d’origine franque qui fut latinisé sous la forme Bovinius. Il faut se rappeler que les Gaulois ont constitué dans nos régions de vastes domaines qu’ils désignaient du nom du propriétaire auquel on adjoignait le suffixe acus.
Ainsi Boviniacus représentait, il y a un millénaire, le domaine de Bovo. La finale du mot s’est usée un cours des âges, tandis que se maintenaient les syllabes les plus sonores. La graphie y est une fantaisie de scribe datant du moyen âge.
CIERREUX est également un village très ancien. Ce nom paraît formé de deux éléments : Cheron, un nom gaulois répandu dans le peuple, et un second terme : reux qui désigne un défrichement. Il s’agirait d’un domaine rural ayant appartenu à un certain Cheron. En wallon, on prononce encore le nom : Cherreux. Signalons qu’on doit attribuer la même origine au nom de Halconreux.
COMMANSTER a un passé plus mystérieux. Ce petit village porte, outre son nom wallon, une appellation germanique : Gommelshusen. Le suffixe ster est très répandu en Wallonie (Ster, Jehanster, Colonster…) ; néanmoins le sens du mot reste discuté. Il doit désigner un défrichement ou simplement une terre, un lieu-dit. En outre, la première partie de Commanster est d’origine obscure.
COO n’est autre chose qu’une sympathique forme wallonne : « cô », traduisant simplement le français cou. Ce mot imagé a désigné l’étroite bande de terre qui séparait deux boucles de l’Amblève. Une tranchée fut jadis creusée à travers ce « cou » par les moines de Stavelot ; depuis lors, l’eau s’y précipite en une cascade bouillonnante.
COURTIL est un nom de lieu très répandu depuis les débuts du moyen âge. Dans le latin populaire, « curtis » désignait une cour de ferme ou une exploitation rurale. On citerait beaucoup de composés wallons comme Walcour, Rocour, Amercoeur. Le domaine agricole de Courtil est connu par de nombreux documents historiques ; il était construit le long d’un chemin très ancien qui menait à Vielsalm.
FARNIERES doit probablement être rattaché à un nom d’arbre : le frêne. Farnières est une altération de Fresnières, c’est-à-dire « le lieu où poussent des frênes ». Le suffixe ières apparaît dans de nombreux noms de lieux : Rosières, Bossières, Tillières, pour désigner des plantations de roses, de bois, de tilleuls. Dans la langue populaire, Farnières est devenu Farnières, par métathèse, quand on perdit de vue le sens originel du nom.
FRAITURE dérive d’un vieux mot français : fraitis = friche, lieu désert. On désignait ainsi les terrains gagnés sur la fagne inculte. Deux lieux-dits ont porté ce nom dans notre région : l’un se trouve près de Nadrin ; l’autre village de Fraiture est voisin de Bihain sur la Lienne ; ses habitants, terrorisés par une épidémie de peste, l’abandonnèrent, paraît-il, au 16e siècle.
GOUVY est une localité à dénomination bilingue : au wallon Gouvy correspond l’allemand Gailig. Il semble que Gouvy doive être rattaché à Gaudiacus qui désigne le domaine d’un certain Gaudius. On peut aussi rapprocher ce nom de Gouy-lez-Piéton.
Des doublets dans le genre de Gailig — Gouvy ne sont pas rares ; la proximité de la zone de langue allemande crée des phénomènes analogues le long de toute la frontière linguistique. La déformation d’un nom de lieu est très naturelle lorsqu’il est prononcé par des populations qui ignorent la langue d’où le nom provient.
A GRAND-HALLEUX, les habitants se donnent aujourd’hui encore le nom de « Halonî » ou de « Haloneux ». En vieux français, un « hallot » désigne une branche ou un buisson ; ce terme est d’origine germanique. Ainsi, on appliquait jadis le nom de « Halleux » à des endroits brouissailleux. Ajoutons une constatation surprenante : Petit-Halleux a, de tout temps, été plus important que son voisin Grand-Halleux.
Cette localité a porté au 16e siècle un nom aujourd’hui disparu : Moustre, qui est une variante de Moustier. Cette appellation dérivait de monasterium ; elle évoquait l’existence du presbytère qui fut bâti lorsque Halleux fut érigé en paroisse
Il n’est pas rare, dans notre pays, qu’un détail religieux fixe le nom d’un lieu ; ainsi, La Gleize (= l’église) ; La Moinerie, Saint-Hubert, Purgatoire, se rattachent à des souvenirs historiques de ce genre.
A. LEKEU
(1)M. G. REMACLE a relevé ce nom dans un dénombrement d’anciens feux de la région.
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Ndlr : Cet article doit être lu avec beaucoup de réserves, il apparaît clairement que l’auteur n’a pas eu accès aux archives du comté de Salm !
mercredi 9 septembre 2009
La guerre des paysans ou "Klepelkrich" en Haute-Ardenne (2).
A. WARNOTTE, dans G.S.H.A. n°10 (1979) pp.36-50.
dimanche 6 septembre 2009
mardi 1 septembre 2009
La population des six communes du canton de Vielsalm de 1866 à 1976.
P. LEJEUNE, dans G.S.H.A. n°7 (1977) pp.64-68.
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