Sommaire
- L. MARQUET, La Roche-en-Ardenne au XVIIe siècle au temps des guerres, pp. 5-23.
- J. BOSMANS, Aires de faulde et charbonniers en Ardenne: le dramatique incendie d'une hutte de charbonniers, la nuit du 10 au 11 août 1808 à Belheid (Samrée), pp. 25-29.
- M. PETERS, Autour d'une croix de 1877 et d'une chapelle à Beho, pp. 31-34.
- G. BENOIT, Course cycliste endeuillée à Salmchâteau en 1911, pp. 35-36.
- J. DE POTTER/G. ANTOINE/H. D'OTREPPE, Aux origines de la maison De Potter à Gouvy, pp. 37-38.
- J. DETAILLE/B. VAN EERDENBRUGH, Les vestiges d'orpaillage de l'âge du fer en amont de Bèche et dans la forêt domaniale du Grand Bois, pp. 39-47.
- R. NIZET, Les kiosques à musique de Vielsalm, pp. 49-54.
- C. DRAILY/O. VRIELYNCK, La nécropole celte de Courtil "Hastape" dans le groupe nord des tombelles ardennaises, pp. 55-62.
- HONORÉ, Mémoires de la guerre 1914-1918 à Vielsalm, pp. 63-76.
- G. BENOIT, Sur l'exploitation du plomb à Bihain, p. 77.
- GRUEN/BILFINGER, Reconstruction du tunnel de Trois-Ponts en 1940, pp. 79-83.
- V.d.G., Au fil des lectures: Salm à Bruxelles..., p. 85.
- J. THOMAS, De l'argile pour les fours à pains, p. 86.
- J. TOUBON, Quelques ajoutes à propos de Pierre Joseph MONFORT de Lierneux, pp. 88-89.
- V.d.G., Burtonville: la croix Bontemps, p. 90.
- C. LEGROS,A propos de myrtilles, pp. 91-93.
- G. BENOIT, Bovigny - Le docteur (Pierre-François) Lomry (1868-1941), pp. 96-97.
- H. D'OTREPPE, Hier et aujourd'hui: Grand-Menil, p. 98.
- G. BENOIT, La croix Jeanpierre, sous Priesmont, p.100.
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lundi 2 juillet 2018
jeudi 6 juin 2013
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
L’Organe
du 29 avril 1906 nous apprend que le hannetonnage a vécu. Les ministres
de l’intérieur et de l’instruction publique viennent en effet de décider de ne
plus allouer de prime aux écoliers ayant contribué à la destruction des
hannetons. Cette pratique développerait l’esprit de cruauté et l’instinct de
destruction des enfants et les pousserait en outre à la destruction des nids
d’oiseaux et au maraudage !
Dans celui du 21 avril 1907 :
les personnes qui désirent installer chez elles l’éclairage électrique sur le
réseau de la commune sont priées de s’adresser pour renseignements et devis à
Jos. Mullenaerts, 44, rue de Neuville qui se rend à domicile. Mais dans la
même colonne, on vend des lampes à pétrole, placement gratuit et fonctionnement garanti, chez Mr. Hanay à
Bastogne. Combat d’arrière-garde ?
Le 13 mai 1906, les souscripteurs
d’annonces au Guide-touriste Vielsalm et environs sont priés de faire parvenir
sans retard le texte de la réclame qui doit figurer dans ce volume.
Le 17 mai 1908 aux Tailles un
incendie a détruit la maison occupée par les époux Cherain-Renard située au
hameau de Censes. Le toit de chaume fournissant à la flamme une proie facile,
le corps d’habitation et l’étable ne formaient bientôt qu’un brasier. Les
voisins courageux ont pu sauver le bétail et les meubles.
Un éboulement heureusement sans gravité est survenu aux travaux du
nouveau pensionnat à Vielsalm. Le nommé Drouguet de Mont a eu un doigt de la
main gauche brisé et quelques blessures au front. Aucune responsabilité pour
l’entrepreneur d’après l’enquête faite par la gendarmerie.
Le 16 mai 1909, deux accidents de
vélo.
À Érezée, deux piétons ont
trouvé, étendu sans connaissance et baignant dans son sang Mr Or…,
propriétaire, d’Ottré et à quelques pas de là un vélo indemne. Transporté à la
maison la plus proche, il reçut les premiers soins du Dr Leusch. On crut
d’abord à un crime mais comme la victime était encore munie de sa montre et de
son argent, cette idée fut écartée. Quelques heures plus tard elle donnait les
explications nécessaires : l’unique frein que possédait la bicyclette n’a
pas voulu fonctionner dans un virage dangereux au milieu d’une pente rapide et
longue. Mr Or…a pu être reconduit chez lui mais dans un triste état et se
plaignant de vives douleurs ressenties par tout le corps. Il est
méconnaissable : la figure et la tête sont particulièrement mal arrangées.
Aucune fracture toutefois.
Autre accident à Hébronval où un cycliste amateur a fait une chute dans
des circonstances analogues sur la pente extrêmement rapide qui débouche à
angle droit dans la route provinciale à l’arrêt du tram. Déficience des freins
là aussi. M. l’a échappé belle : une demi-minute plus tard le tram arrivait.
Fracture de la clavicule et vélo réduit à un tas de ferrailles.
À Bovigny un incendie forestier au lieu-dit Les Prâles. Plusieurs hectares appartenant à différents
propriétaires de Vielsalm sont détruits.
À Vielsalm sur le kiosque de la place, après le concert de notre vieille
[tout est relatif puisqu’en 2013 elle n’a que 150 ans !] fanfare Les Echos de la Salm nous y entendrons pour la première fois La lyre ouvrière de la Salm.
Robert
NIZET
mercredi 2 septembre 2009
En marge d’un centenaire. De quelques « sorties » des Echos de la Salm au temps passé.
(publié dans Pays de Salm le 20 octobre 1963)
Vielsalm aura vu, cette année, un événement d’importance pour la vie locale, et peu commun : le centenaire de sa fanfare.
Sous la plume de L.J., « Pays de Salm » a rappelé dernièrement quelques faits caractéristiques à situer aux débuts de la société en question. Nous voudrions y ajouter quelques notes, relatives à des manifestations des « Echos », et que nous ont suggérées des souvenirs et certaines archives. Mais il est entendu qu’elles ne retracent pas, et de loin, toute la vie de la société.
En septembre 1883, la société « Les Echos de la Salm » compte vingt ans déjà. Elle est sans doute bien vivante puisqu’elle organise un festival le 23 septembre, dimanche de la fête locale, accompagné d’une exposition agricole.
A 10 h., les Echos recevaient, à la gare, les sociétés de Clervaux, Pepinster, Bastogne, Houffalize. Puis, en cortège, les cinq sociétés gagnèrent le centre de la localité, avec des flots d’harmonie, tandis que, dit un chroniqueur de l’époque, « de belles couronnes étaient lancées par de charmantes personnes au porte-drapeau de chaque phalange ». le bourgmestre BEAUPAIN souhaita la bienvenue.
A 14 h., arrivée d’un nouveau renfort musical avec la fanfare de Ligneuville et trois sociétés de Stavelot. Et le festival commença. On sait que les Stavelotains chantèrent un cramignon sur Vielsalm. Et l’on s’amusa.
Le dimanche 8 avril 1886, les Echos donnèrent un concert au parc de Hermanmont, à leur président le baron de ROSEE, sous la direction d’Auguste HOFFMAN de Rencheux.
Au programme, notamment « La perle du Nord », polka pour bugle, et « A l’opéra comique », ce qui donna l’occasion d’admirer la virtuosité de plusieurs solistes de grand talent, dont Honoré CAHAY (piston solo), Elisée LEMAIRE (bugle solo), et M. MENTION (baryton).
Plus tard, en 1888, à l’occasion de la Saint-Hubert, la fanfare reprendra le chemin de Hermanmont, pour y offrir un concert sérénade à MM. Les membres de la chasse à courre réunis chez M. le baron de ROSEE. Tous ces messieurs étaient d’ailleurs membres honoraires de la société.
Revenons en 1886. le 18 juin, les Echos recevaient la société « L’Emulation » de Stavelot. Deux mois plus tard, le 15 août, c’est « L’Emulation » qui rendait la politesse, à Stavelot. Vielsalm interpréta quatre morceaux, et put encore faire applaudir ses virtuoses. Au départ, vers 19 h., Vielsalm et Stavelot se fondaient en un magnifique ensemble, entonnant « L’Anversoise », un ronflant pas redoublé. Les 75 exécutants regagnèrent la gare où Salmiens et Stavelotains se séparèrent aux cris de « vive Vielsalm », « vive Stavelot ».
Le 29 juillet 1888, voilà les Echos partis en excursion à Reuland. Des voitures les attendaient à la gare de Gouvy pour assurer le transport jusqu’au lieu de destination. Reuland faisait alors partie de la Prusse et nul doute que le voyage se heurta à plus d’un problème. Mais nous en ignorons les détails.
On en sait un peu davantage de la randonée accomplie six mois plus tard au festival de Herve, le 19 août.
Sous la direction de H. REULAND, Vielsalm emporta une médaille d’or et un prix de 50 francs attribué à la société la plus éloignée.
Il y eut une brillante réception. Mais, après, nos musiciens furent invités à se rendre dans une ferme où ils dégustèrent, tenez-vous bien, 38 fromages et 25 bouteilles de vin. Puis ils donnèrent une sérénade à Louis LAMBERTY, originaire de Vielsalm, et percepteur des postes à Herve ; et on trinqua de nouveau. Le retour ne s’effectua que le lundi soir. Dès la descente à la halte de Rencheux, un joyeux pas redoublé ramena le groupe. Toutefois, la liesse n’était pas terminée ; il y eut encore grand accueil à l’Hôtel de Belle-Vue, chez le commissaire Alexandre HENRARD.
Huit jours plus tard, les 26 et 27 août, grand festival à Vielsalm avec concours agricole.
Y participaient, outre les Echos, les sociétés de fanfare ou de chant de Vielsalm, Ligneuville, Bèche, Reuland, Houffalize, Malmedy (La Fraternité et La Malmédienne), Stavelot (L’Orphée, L’Emulation, Les Artisans réunis). Environ 2 500 personnes assistèrent aux festivités.
Le 1 septembre 1889, Stavelot, à son tour, organisa un festial avec 19 sociétés de musique et de chant. Vielsalm y fit excellente figure avec 30 exécutants sous la direction de H.REULAND, et il offrit aux auditeurs deux morceaux choisis « Venise », boléro, et un « Grand pot pourri ».
A une fanfare, il faut un kiosque. A Vielsalm, les Echos en réclamaient un à cor et à cris, ne pouvant, sur la grand-place, présenter leur savoir-faire qu’avec les pieds dans la poussière ou la pierraille.
En 1888 enfin, le Conseil communal en décida la construction. On ne l’étrenna toutefois qu’à la Saint-Gengoux de 1891. mais c’est en septembre de la même année, à la Saint-Lambert, qu’il fut vraiment inauguré avec un festival auquel participèrent 13 sociétés de musique.


Le kiosque de Vielsalm.
Les manifestations paroissiales aussi, maintes fois, n’ont pas manqué d’être rehaussées du concours de la fanfare.
N’en citons qu’une, spéciale. Le 29 décembre 1892 eut lieu l’installation du nouveau curé-doyen, M. MARTILLY, succédant à M. BONNECOMPAGNIE. La fanfare fut au poste, exécutant trois morceaux devant le nouveau pasteur. Bien sûr, cela valut, aux musiciens, un rafraîchissement au presbytère.
Le 16 juin 1894, voilà nos musiciens partis en excursion à Anvers.
Au kiosque de la Place d’Armes, sous la direction d’Auguste HOFFMAN, un concert présenta aux Anversois : « Fantaisie sur la mascotte », « Bouquet de lilas », « Une soirée chez les hannetons », « Begique-Congo ». on logea aux bords de l’Escaut.
Le lendemain, excursion à Flessingue. Comme à Herve en 1888, on fut reçu par un « Samiot », Norbert DIDERICH, ingénieur civil, l’un des premiers pionniers du Congo d’où il était revenu à Vielsalm le 30 avril 1893. quelle réception on lui avait faite, à laquelle les Echos avaient pris bonne part ! A Anvers, DIDERICH se souvint généreusement de ses amis salmiens.
Et les Echos continuèrent de participer à bien des manifestations, dont plusieurs à Stavelot, telle, en 1895, le cinquantenaire de la société « La Bourgeoise », avec 48 sociétés diverses. Les Echos s’y présentèrent avec 42 exécutants.
Avec le temps, ils approchaient, eux aussi, du cinquantenaire. On le préparait avec fervent espoir pour le 23 août 1914. En mai précédent, le Conseil communal vota un subside de mille francs à cet effet.
Hélas ! tous les projets furent anéantis au 4 août. La guerre, de quatre longues années, imposa silence complet aux cuivres. Mais, à l’armistice, quelle exubérance pour célébrer la liberté ! On se souvient encore de cette époque-là, de la vogue du pas redoublé « Les hommes bleus », que notre fanfare avait inscrit à son répertoire.
Nous arrêtons ici ce très modeste relevé de quelques « sorties » d’une belle société de chez nous, en lui souhaitant de fêter un jour avec éclat un second centenaire.
Vielsalm aura vu, cette année, un événement d’importance pour la vie locale, et peu commun : le centenaire de sa fanfare.
Sous la plume de L.J., « Pays de Salm » a rappelé dernièrement quelques faits caractéristiques à situer aux débuts de la société en question. Nous voudrions y ajouter quelques notes, relatives à des manifestations des « Echos », et que nous ont suggérées des souvenirs et certaines archives. Mais il est entendu qu’elles ne retracent pas, et de loin, toute la vie de la société.
En septembre 1883, la société « Les Echos de la Salm » compte vingt ans déjà. Elle est sans doute bien vivante puisqu’elle organise un festival le 23 septembre, dimanche de la fête locale, accompagné d’une exposition agricole.
A 10 h., les Echos recevaient, à la gare, les sociétés de Clervaux, Pepinster, Bastogne, Houffalize. Puis, en cortège, les cinq sociétés gagnèrent le centre de la localité, avec des flots d’harmonie, tandis que, dit un chroniqueur de l’époque, « de belles couronnes étaient lancées par de charmantes personnes au porte-drapeau de chaque phalange ». le bourgmestre BEAUPAIN souhaita la bienvenue.
A 14 h., arrivée d’un nouveau renfort musical avec la fanfare de Ligneuville et trois sociétés de Stavelot. Et le festival commença. On sait que les Stavelotains chantèrent un cramignon sur Vielsalm. Et l’on s’amusa.
Le dimanche 8 avril 1886, les Echos donnèrent un concert au parc de Hermanmont, à leur président le baron de ROSEE, sous la direction d’Auguste HOFFMAN de Rencheux.
Au programme, notamment « La perle du Nord », polka pour bugle, et « A l’opéra comique », ce qui donna l’occasion d’admirer la virtuosité de plusieurs solistes de grand talent, dont Honoré CAHAY (piston solo), Elisée LEMAIRE (bugle solo), et M. MENTION (baryton).
Plus tard, en 1888, à l’occasion de la Saint-Hubert, la fanfare reprendra le chemin de Hermanmont, pour y offrir un concert sérénade à MM. Les membres de la chasse à courre réunis chez M. le baron de ROSEE. Tous ces messieurs étaient d’ailleurs membres honoraires de la société.
Revenons en 1886. le 18 juin, les Echos recevaient la société « L’Emulation » de Stavelot. Deux mois plus tard, le 15 août, c’est « L’Emulation » qui rendait la politesse, à Stavelot. Vielsalm interpréta quatre morceaux, et put encore faire applaudir ses virtuoses. Au départ, vers 19 h., Vielsalm et Stavelot se fondaient en un magnifique ensemble, entonnant « L’Anversoise », un ronflant pas redoublé. Les 75 exécutants regagnèrent la gare où Salmiens et Stavelotains se séparèrent aux cris de « vive Vielsalm », « vive Stavelot ».
Le 29 juillet 1888, voilà les Echos partis en excursion à Reuland. Des voitures les attendaient à la gare de Gouvy pour assurer le transport jusqu’au lieu de destination. Reuland faisait alors partie de la Prusse et nul doute que le voyage se heurta à plus d’un problème. Mais nous en ignorons les détails.
On en sait un peu davantage de la randonée accomplie six mois plus tard au festival de Herve, le 19 août.
Sous la direction de H. REULAND, Vielsalm emporta une médaille d’or et un prix de 50 francs attribué à la société la plus éloignée.
Il y eut une brillante réception. Mais, après, nos musiciens furent invités à se rendre dans une ferme où ils dégustèrent, tenez-vous bien, 38 fromages et 25 bouteilles de vin. Puis ils donnèrent une sérénade à Louis LAMBERTY, originaire de Vielsalm, et percepteur des postes à Herve ; et on trinqua de nouveau. Le retour ne s’effectua que le lundi soir. Dès la descente à la halte de Rencheux, un joyeux pas redoublé ramena le groupe. Toutefois, la liesse n’était pas terminée ; il y eut encore grand accueil à l’Hôtel de Belle-Vue, chez le commissaire Alexandre HENRARD.
Huit jours plus tard, les 26 et 27 août, grand festival à Vielsalm avec concours agricole.
Y participaient, outre les Echos, les sociétés de fanfare ou de chant de Vielsalm, Ligneuville, Bèche, Reuland, Houffalize, Malmedy (La Fraternité et La Malmédienne), Stavelot (L’Orphée, L’Emulation, Les Artisans réunis). Environ 2 500 personnes assistèrent aux festivités.
Le 1 septembre 1889, Stavelot, à son tour, organisa un festial avec 19 sociétés de musique et de chant. Vielsalm y fit excellente figure avec 30 exécutants sous la direction de H.REULAND, et il offrit aux auditeurs deux morceaux choisis « Venise », boléro, et un « Grand pot pourri ».
A une fanfare, il faut un kiosque. A Vielsalm, les Echos en réclamaient un à cor et à cris, ne pouvant, sur la grand-place, présenter leur savoir-faire qu’avec les pieds dans la poussière ou la pierraille.
En 1888 enfin, le Conseil communal en décida la construction. On ne l’étrenna toutefois qu’à la Saint-Gengoux de 1891. mais c’est en septembre de la même année, à la Saint-Lambert, qu’il fut vraiment inauguré avec un festival auquel participèrent 13 sociétés de musique.


Le kiosque de Vielsalm.
Les manifestations paroissiales aussi, maintes fois, n’ont pas manqué d’être rehaussées du concours de la fanfare.
N’en citons qu’une, spéciale. Le 29 décembre 1892 eut lieu l’installation du nouveau curé-doyen, M. MARTILLY, succédant à M. BONNECOMPAGNIE. La fanfare fut au poste, exécutant trois morceaux devant le nouveau pasteur. Bien sûr, cela valut, aux musiciens, un rafraîchissement au presbytère.
Le 16 juin 1894, voilà nos musiciens partis en excursion à Anvers.
Au kiosque de la Place d’Armes, sous la direction d’Auguste HOFFMAN, un concert présenta aux Anversois : « Fantaisie sur la mascotte », « Bouquet de lilas », « Une soirée chez les hannetons », « Begique-Congo ». on logea aux bords de l’Escaut.
Le lendemain, excursion à Flessingue. Comme à Herve en 1888, on fut reçu par un « Samiot », Norbert DIDERICH, ingénieur civil, l’un des premiers pionniers du Congo d’où il était revenu à Vielsalm le 30 avril 1893. quelle réception on lui avait faite, à laquelle les Echos avaient pris bonne part ! A Anvers, DIDERICH se souvint généreusement de ses amis salmiens.
Et les Echos continuèrent de participer à bien des manifestations, dont plusieurs à Stavelot, telle, en 1895, le cinquantenaire de la société « La Bourgeoise », avec 48 sociétés diverses. Les Echos s’y présentèrent avec 42 exécutants.
Avec le temps, ils approchaient, eux aussi, du cinquantenaire. On le préparait avec fervent espoir pour le 23 août 1914. En mai précédent, le Conseil communal vota un subside de mille francs à cet effet.
Hélas ! tous les projets furent anéantis au 4 août. La guerre, de quatre longues années, imposa silence complet aux cuivres. Mais, à l’armistice, quelle exubérance pour célébrer la liberté ! On se souvient encore de cette époque-là, de la vogue du pas redoublé « Les hommes bleus », que notre fanfare avait inscrit à son répertoire.
Nous arrêtons ici ce très modeste relevé de quelques « sorties » d’une belle société de chez nous, en lui souhaitant de fêter un jour avec éclat un second centenaire.
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