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dimanche 20 avril 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm du 21 mai 1905 rapporte un crime qui vient d’être commis à Recht. Dimanche dernier, le jeune Zangerlé, 19 ans, avait quitté la maison paternelle et comme il n’était pas rentré à 1 heure du matin, ses parents se mirent à sa recherche ; ils  le trouvèrent à une courte distance, baignant dans son sang. Il est mort le lendemain sans avoir repris connaissance après avoir  été frappé à trois reprises dans la nuque avec un instrument pointu. L’auteur de ce forfait est inconnu.

Le 11 juin suivant, le Premier procureur d’Aix la Chapelle offre 500 Marks de récompense à qui permettra de faire arrêter le meurtrier.

Le 8 avril 1904,  la Chambre des Représentants débat d’égouts et de voirie à Vielsalm.  Le pavage de la route de Salmchâteau est prévu depuis trois ans et on va tenter d’accélérer les travaux.  On y parle aussi de l’établissement d’une voie de chargement du vicinal qui ne doit pas être un frein aux travaux précédents.

Le 15 avril, une nouvelle pétition circulerait dans la section de Salmchâteau pour démembrer la commune et en créer une nouvelle avec Bèche et [La] Comté.

Le 22 avril 1906, il est question du Circuit du 3juin des automobiles dont le circuit a été modifié : toujours vallées de l’Amblève et de la Salm, Manhay, Werbomont puis Aywaille, Remouchamps, Theux soit 128km.

Le 3 juin, on annonce que les  concurrents passeront à Vielsalm à partir de 9 heures 45. Les habitants sont priés de veiller sur leurs enfants et autant que possible ne pas laisser circuler leurs bestiaux sur la route du circuit.
Malheureusement, aucun compte-rendu de cet événement pourtant exceptionnel pour l’époque ne se trouve dans les éditions suivantes,  et aucun résultat de l’épreuve non plus. Les ouvrages spécialisés indiquent que cette course avait réuni 40 concurrents et que les trois premiers furent Braconnier sur FIAT (vainqueur), Jacobs sur Ariès et Bourlard sur Germain.

Photo : Un des participants qui est donc passé à Vielsalm ce jour-là, à plein gaz sans doute : Kinet sur une Pipe, marque belge.

Dans l’Organe de Vielsalm du 14 avril 1907 on demande des fermières : la majorité des servantes viennent de la campagne. Des fermiers qui ont cinq ou six filles placent l’une d’entre elles bien qu’ils aient besoin de main-d’œuvre. D’autre part, des filles sont attirées par la ville. Cet exode féminin porte déjà ses fruits : des jeunes fermiers, même bien nantis, quittent leur ferme parce qu’ils ne trouvent pas de compagne désireuses de s’associer à leurs travaux. Avis donc aux jeunes citadines qui se sentiraient des goûts bucoliques et une grosse envie de grand air !

Le 21 avril, deux annonces retiennent l’attention.
Les personnes qui désirent installer chez eux l’éclairage électrique sur le réseau de la commune sont priées de s’adresser pour renseignements et devis à Jos. Mullenaerts, rue de Neuville qui se rend à domicile.
Mr Hanay de Bastogne sent, lui, semble mener un combat d’arrière- garde car il vend des lampes à pétrole « Washington » 500 bougies, consommation 1/3 litre par heure. Placement gratuit et fonctionnement garanti !

Le 26 mai, un vol est signalé à Vielsalm. Le boulanger Demoulin s’étant aperçu de nombreux vols commis chez lui a établi une surveillance et a pu prendre en flagrant délit François Dirix, hollandais employé comme ouvrier boulanger. Voici comment : le frère du boulanger, Nicolas, s’est caché dans une garde-robe en face de l’armoire contenant l’argent ; l’ouvrier se croyant seul a fouillé et a été pris sur le fait. On évalue à 900frs le total des détournements.

Le 2 juin, le Parquet de Marche a procédé à l’enquête concernant ce vol puis l’accusé encadré de trois pandores est reparti pour sa villégiature forcée à Marche par le train de 14h57.


                                                                     Robert NIZET

mercredi 16 février 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 2 janvier 1887, deuxième année, n°1)

Conseil communal de Vielsalm.

Compte-rendu de la séance du 27 décembre 1886.

Étaient présents : MM. Laplume, Sepult, Guillaume, Paquay, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 9 h.45m. du matin.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 21 décembre dernier, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance et des documents approuvés :

1° Du compte communal de 1885, approuvé par la Députation permanente du Conseil provincial le 9 décembre 1886.
En recettes à fr. 60,009 07
En dépenses à fr. 53,399 46
Soit un excédent de recettes de fr. 6,609 61

2° D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique, adressée à M. le gouverneur de la province de Luxembourg le 11 décembre courant, faisant connaître qu’il résulte de l’examen des documents produits à l’appui de la réclamation de l’instituteur M. Jacqmin, qui sollicite paiement du traitement du mois de septembre dernier, qu’il ne peut opposer qu’une fin de non recevoir, le susdit instituteur s’étant vu forcé de donner la démission de ses fonctions, pour des raisons très graves, le 2 août, et que, à la suite d’un commun accord avec l’administration locale, il est resté à son poste jusqu’au 1er septembre, etc.

3° D’une autre dépêche de M. le ministre, en date du 17 décembre courant, prenant la même décision et pour les mêmes motifs, en ce qui concerne la demoiselle Raquet, institutrice gardienne.

4° D’une lettre de M. Hardy, médecin vétérinaire à Houffalize, informant le Conseil qu’il ne veut plus assister aux foires qui se tiennent dans la commune, l’indemnité de 12 francs étant insuffisante ; cependant, qu’au tarif officiel, il consent à y assister.
M. Guillaume fait remarquer que l’indemnité de 12 fr. a été fixée par M. Hardy, alors que le Conseil communal ne voulait lui allouer que 8 fr. pour chaque jour de présence et que ce n’est que sur des instances de l’autorité que le chiffre de 12 fr. lui a été voté.
Le Conseil passe à la continuation des objets à l’ordre du jour.

5° Le Conseil étant appelé à voter un crédit spécial pour paiement d’honoraires à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, et des frais résultés par le jugement du tribunal de Marche en date du 4 décembre courant, qui condamne la commune, M. Sépult demande la parole pour donner lecture du projet de délibération dont la teneur suit :

« En ce qui concerne la section de Vielsalm, « Le Conseil communal, après avoir revu ses délibérations des 2 juillet 1885, 24 juillet 1886 et 6 septembre 1886, déclare que la commune ne paiera que contrainte et forcée la somme de fr. 1,385-50, réclamée par M. Cupper, architecte, pour confection de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., d’un bâtiment à usage d’écoles communales à Vielsalm ;
» Qu’il se réserve d’exercer en temps opportun, contre qui de droit, une action en répétition, conformément à l’article 1235 du Code civil ;
» Qu’il est regrettable que la Députation permanente n’ait pas autorisé le Conseil communal à ester en justice pour faire trancher par le tribunal la question de droit, qui restera toujours pendante aussi longtemps qu’elle n’aura pas été soumise à l’appréciation des tribunaux ;
» Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Conseil des bourgmestre et échevins à faire confectionner les prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., prémentionnés :
» Qu’il n’existe pas au livre des délibérations du Conseil des bourgmestre et échevins, ni au livre de correspondances de la commune, aucune trace de commande ;
» Que le Conseil des bourgmestre et échevins, en vertu de prétendue autorisation du Conseil communal, aurait fait la commande à M. Cupper de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., dont il s’agit ;
» Qu’il avait toujours été entendu au Conseil communal que l’on ne construirait pas un nouveau bâtiment d’écoles communales à Vielsalm aussi longtemps que la commune ne serait pas largement subsidiée par le gouvernement ;
» Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les plans, devis, cahier des charges, etc., etc., en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885 ;
» Que, d’un autre côté, M. Cupper n’avait pas le droit de surprendre un jugement condamnant un paiement de la somme de fr. 1,385-80, contre la commune qui n’était pas pourvue d’une autorisation d’ester en justice et qui, dans ce cas, se trouvait placée dans la position d’un mineur, lequel ne peut poser aucun acte valable sans l’intervention des tuteurs et du conseil de famille ;
» Que ce jugement est donc radicalement nul ;
» Que le Conseil proteste, au nom de la commune, contre ces procédés arbitraires et frustratoires, et qu’il fait toutes ses réserves pour relever en temps et lieu, comme il le mérite, ces procédés à la Turque ;
» Et en ce qui concerne la section de Ville-du-Bois,
» Le Conseil communal déclare pour la troisième fois que la commune ne s’est jamais refusé de payer à M. Cupper, architecte, la somme de fr. 282-48 pour confection de plans et devis pour la construction d’un logement pour l’instituteur communal à Ville-du-Bois ;
» Qu’il était donc inutile d’actionner en justice la commune pour obtenir le paiement de cette somme ;
» Que le jugement surpris contre elle pour la section de Ville-du-Bois est aussi nul à son égard ;
» Que le Conseil communal pour la section de Ville-du-Bois proteste également contre ces procédés vexatoires ;
» Le tout sans préjudices à tous autres droits, dus et action de la commune et ici formellement réservés. »
Cette délibération, mise aux voix, est votée par tous les membres présents.

6° Le Conseil ajourne sa décision à une autre séance pour le paiement des frais d’entretien de l’indigent Larondelle.

7° Même décision pour la demande en concession d’un excédant de la voirie par la famille Henrard.

8° Idem pour les impositions communales ou emprunts.

9° Décide qu’il y a lieu de porter au budget de 1887 les sommes nécessaires à rembourser à des particuliers pour frais de distributions d’eau à domicile.

10° Par trois abstentions et trois voix contre l’approbation, rejette le compte de l’église de Ville-du-Bois pour 1885.
MM. Laplume, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean s’abstiennent.
MM. Sépult, Guillaume et Paquay votent contre l’approbation du dit compte.

11° Approuve le dossier et l’état des frais de M. le commissaire-voyer, concernant l’établissement d’une seconde distribution d’eau à Neuville.
Le Conseil se constitue à huis-clos.

12° Ajourne sa décision à prendre concernant l’enquête faite à charge de la maîtresse de couture de Neuville et décide que celle-ci devra se présenter à la prochaine séance pour donner des explications.

13° Nomme membre du Bureau de bienfaisance M. Jean-Joseph Bruyère, conseiller communal, en remplacement de M. le curé Grosfils.

14° Réintègre dans ses fonctions d’institutrice la dame Jacqmin, née Duhem.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 ½ heures du matin.


NÉCROLOGIE.

Une des plus honorables familles de Sterpigny vient de nouveau d’être frappée dans ses plus chères affections. Il y a trois mois à peine, elle répandait ses larmes sur le plus jeune de ses membres qui, après avoir brillamment terminé ses humanités au petit Séminaire de Bastogne, à la veille d’entrer en philosophie, est entré dans le Ciel. Quinze jours plus tard, une nièce, perle de vertu, mourait victime de son dévouement.
Aujourd’hui, la famille verse ses pleurs sur la tombe de son chef, d’un époux bien-aimé, du père le plus tendre et le plus dévoué, de M. Jean-Joseph Dantine, bourgmestre de la commune de Cherain, pieusement décédé à Sterpigny, à l’âge de 63 ans, le 25 décembre dernier, à minuit, juste à l’heure où les chrétiens célèbrent la naissance de l’Enfant Jésus.
Epoux et père chrétien, il n’a vécu que pour les siens, non-seulement en leur prodiguant tout ce qui est nécessaire, utile, agréable dans l’ordre temporel, mais surtout en prenant un soin spécial, scrupuleux de leurs intérêts spirituels.
Son amour pour ses propres enfants, à un moment donné, en 1879, s’est étendu sur tous les enfants de Sterpigny, et immédiatement il a créé une école pour les petits-frères de Jésus.
A la tête de cette école s’est trouvé son fils aîné, dont le mérite ne peut être contesté par personne. M. François Dantine devient instituteur volontaire et non salarié ; en 1882, sa tâche est terminée et son père s’impose de nouveaux sacrifices pour que de l’école il passe à l’autel.
Ces quelques mots suffisent pour juger M. Dantine comme chef de famille et comme chrétien.
Successivement conseiller communal, échevin et bourgmestre de la commune de Cherain, M. Dantine a toujours rempli consciencieusement les différents mandats que lui ont confiés ses honorables concitoyens de Cherain, Rettigny, Sterpigny, Vaux et Brizy.
Le service solennel pour le repos de l’âme du défunt sera célébré en l’église paroissiale de Sterpigny le lundi 17 janvier courant, à 10 heures du matin.


Etat-Civil de Vielsalm

Du 22 au 29 décembre.

NAISSANCE : 0.

DECES : 1.

Augustine-Victoria Wampach, âgée de 41 jours, fille de Jean-Servais Wampach et de Marie-Louise Moreau, de Vielsalm.

MARIAGE ET PUBLICATION : 0.


Annonces :

PREMIERE COMPAGNIE NEERLANDAISE D’ASSURANCE SUR LA VIE contre l’Invalidité et les Accidents.

Capital social : 1,200,000 fr.

Assurances vie entière, mixtes et dotales, Rentes viagères, Pensions, Assurance individuelle contre les accidents de toute nature.
Polices du Voyage à 5 francs par an, « 40 p.c. du bénéfice attribués aux assurés ».
Pour tous renseignements, s’adresser, à M. Lemaire-Elisé. de Vielsalm, agent principal pour le canton de Vielsalm et les environs.

samedi 12 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 26 Décembre 1886. Première année, Numéro 7.)

CORRESPONDANCE

On nous adresse, avec prière d’insertion, la lettre suivante en réponse à un article paru récemment dans l’Echo de la Salm :

Houffalize, le 23 décembre 1886.
Monsieur l’Editeur,

Un article intitulé : Houffalize, que j’ai lu dernièrement dans l’Echo de la Salm, me donne une bien triste idée de la logique et de l’esprit de son auteur. L’amour de la vérité et de la justice m’oblige à y donner un petit mot de réponse. L’auteur de l’article veut, on le voit, faire de la réclame électorale ; il veut longtemps d’avance préparer son terrain, et faire servir une œuvre de bienfaisance, à laquelle toute politique est et doit rester étrangère, à relever dans le canton de Houffalize un parti dont on ne veut plus. Ce n’est pas en se servant d’une plume aussi maladroite que la sienne, ni en articulant des faits si peu sensés et si peu conformes à la vérité qu’il atteindra jamais son but, il ne pourra, au contraire, que compromettre la cause qui lui est chère.
Il s’agit de l’acquisition du Vieux Château de la ville pour en faire un hospice. L’Echo prétend, c’est là sa conclusion, que les pauvres de Houffalize devront la conversion du Vieux Château en hospice à l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Voilà qui est curieux ! C’est, sans doute, la conclusion logique de ce qui est dit un peu plus haut dans le même article : Que la Députation, appelée à se prononcer, se divisa et, par trois voix contre trois et l’abstention du Gouverneur, laissa à M. le ministre de la justice le soin de trancher la question ?...
Qu’a donc fait la Députation dans cette question ? Qu’ont fait les trois députés libéraux ? Mais la Députation, eut-elle, en majorité, donné un avis défavorable à l’acquisition que Monsieur le ministre de la justice n’en eut point tranché autrement la question qu’il ne l’a fait dernièrement.
Mais, Monsieur de l’Echo, voulez-vous savoir à qui les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice dans cette ville et de l’acquisition du Vieux-Château à cette fin ? Voici : premièrement, c’est à M. l’abbé Wilmotte, ancien curé de Sommerain, qui, à sa mort, laissa aux Hospices de Houffalize tout ce qu’il possédait. En second lieu, c’est à la détermination prise par la Commission des Hospices de profiter de l’occasion favorable qu’offrait la vente du Vieux-Château pour réaliser les plus vifs désirs du fondateur. C’est en troisième lieu aux efforts et aux démarches fort désintéressées de trois membres de la Commission des Hospices : de M. Léonard Biermé, président ; de M. le doyen et de M. le juge de paix du canton ; enfin c’est à la pétition couverte de la signature de presque tous les chefs de famille de la ville, cléricaux et libéraux, pour me servir des termes de l’Echo, adressée à M. le ministre de la justice et réclamant l’autorisation de faire cette acquisition. Nous voilà bien loin de l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Agréez, etc.

Conseil communal de Vielsalm.

Le Collège des bourgmestre et échevins à l’honneur de prier, pour la deuxième fois, MM. les conseillers communaux de vouloir se réunir en la Maison communale le lundi 27 décembre courant, à 9 heures précises du matin, pour délibérer sur les objets portés à la lettre de convocation du 14 décembre et sur ceux qui suivent :
1° Formation du budget communal de 1887 ;
2° Avis à émettre sur les comptes de 1885 de l’église de Ville-du-Bois.

Compte-rendu de la séance du 21 décembre.
Sont présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche et Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, Clément, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance précédente, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance :
1° D’une lettre de remerciements adressée par M. Daco, instituteur à Neuville, à Messieurs les conseillers communaux qui lui ont accordé leur suffrage lors de sa nomination aux dites fonctions.
2° De l’approbation du procès-verbal d’adjudication des fournitures et travaux d’entretien à la voirie vicinale en 1887.
3°De l’arrêté royal du 18 novembre 1886 approuvant les délibérations du Conseil communal des 27 novembre 1882 et 13 novembre 1884, par lesquelles le Conseil communal décide de placer certaines parties de son territoire dans le régime spécial de la loi du 1er février 1844 sur la police de la voirie urbaine.
4° M. Beaupain, bourgmestre, expose au Conseil, après communication des pièces, que par jugement du tribunal de première instance de Marche, en date du 4 décembre courant, la commune a été condamnée à payer à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, une somme de 1,667 francs 98 centimes, montant de ses états des frais approuvés, plus la note des frais du procès s’élevant à fr. 114-05, ce qui porte la dépense à fr. 1,812-03.
Après cet exposé, M. Beaupain fait remarquer que la commune ne peut se soustraire à ce paiement et que, vu l’urgence et pour éviter d’autres frais à occasionner par la levée du jugement, etc., il convient de régler cette affaire sans plus de retard et qu’il va être procédé au vote sur la demande du crédit spécial faite par le Collège.
MM. Bruyère et Masson s’abstiennent. MM. Clotuche et Grégoire votent le crédit.
M. Paquay déclare ne plus vouloir prendre part à la séance, cette affaire ne concernant pas sa section.
M. Paquay s’étant retiré et le Conseil n’étant plus en nombre, la séance est levée à 3 ¼ heures.

Bibliographie.

L’Armée et le Péril social, par M. LE MAIRE, juge de paix du canton de Vielsalm.

Les évènements qui ont ensanglanté au mois de mars dernier la province de Liège, puis celle de Charleroi et le rôle prépondérant joué par l’armée dans la répression des troubles, ont attiré l’attention publique sur nos forces nationales.
M. Léopold Le Maire, étudiait depuis plus d’un an, à la lumière des faits historiques, le rôle que l’armée est appelée à jouer dans un Etat sainement constitué ; il avait même écrit sur ce sujet, dans la Revue générale (février), un article succinct, mais très-remarqué, à la suite duquel des instances furent faites auprès de lui par quelques hommes clairvoyants afin de l’engager à compléter son étude et à la publier en un ouvrage spécial. M. Le Maire se remit donc à l’œuvre et son travail était terminé lorsqu’éclatèrent, comme la foudre, les hideux désordres de Charleroi, qui venaient lui démontrer combien ses aperçus étaient justes et fondés.
L’Armée et le Péril social a été édité par la Société belge de Librairie, rue des Paroissiens, à Bruxelles. L’ouvrage forme un beau volume de 286 pages environ.
Nous n’en saurions assez recommander la lecture à tous ceux qu’intéressent les moyens de préservation de l’ordre social actuel. Ils apprendront à connaître dans cette étude quelles sont les règles qui doivent présider à l’organisation de la force publique si l’on veut qu’elle soit un instrument efficace et toujours infaillible aux mains des pouvoirs conservateurs.
D’intéressantes comparaisons établies entre les rôles si différents joués dans la politique intérieure par les armées française et prussienne jettent un jour singulier sur la thèse développée par l’auteur et qui peut se résumer par cette proposition : Les cadres d’officiers doivent être issus en grande majorité des classes dirigeantes de la nation ; la stabilité gouvernementale n’est assurée que si cette condition est remplie. (Extrait du Journal de Bruxelles)

Faits divers

Société de secours mutuels La FRATERNITE de Vielsalm.

Messieurs les membres sont priés de se rendre à la réunion générale et obligatoire, qui se tiendra en la Maison communale de Vielsalm, le dimanche 9 janvier 1887, à 2 heures de l’après-midi.
Le Secrétaire GILLET.
Le Président, PIRONT.

Tombola. — Comme nous l’avions annoncé, la Tombola établie à Vielsalm au profit des pauvres a été tirée dimanche dernier, à 3 heures. [liste des numéros gagnants]

On nous prie d’insérer ce qui suit :
Bertrand, Denis, élève de l’école adoptée de Jevigné (Lierneux), a obtenu un certificat de capacité au concours officiel qui a eu lieu le 2 août dernier entre les élèves des écoles primaires de la province de Liège, au nombre de 999 concurrents.
Nos sincères félicitations à ce jeune élève ainsi qu’à son digne maître.

Etat-Civil de Vielsalm

Du 15 au 22 décembre.

NAISSANCES : 3.
Léon-Gustave, fils de Perrot, Emile-Ernest, journalier, et de Noël, Marie-Joseph-Philomène, ménagère, à Salmchâteau.
Séraphine-Marie-Joseph, fille de Grandjean, Jean-Joseph, maréchal-ferrant, et de Hazard, Marie-Jeanne, ménagère, à Rencheux.
Octave-Thodore-Joseph, fils de Tigny, François-Clément-Joseph, ouvrier ardoisier, et de Colla, Marie-Anne, ménagère, à Bèche.

DECES : 0.

MARIAGE : 1.
Wampach, François, clerc d’huissier, âgé de 28 ans, avec Dubié, Marie-Anne, sans profession, âgée de 27 ans, à Vielsalm.

RANSCRIPTION

De l’acte de mariage avenu à Florence le 5 mai 1886 entre : S.E. le prince Emile-Auguste-François Barbiano-Belgioioso d’Esfe, âgé de 31 ans, rentier, né et domicilié à Milan, et la noble demoiselle Madeleine-Charlotte-Marie-Ghislaine-Josèphe Desmanet de Briesme, âgée de 28 ans, rentière, née à Bruxelles et résidant à Florence.

dimanche 30 janvier 2011

Organe de Vielsalm

(dimanche 14 novembre 1886 Première année, n° 1)


Compte rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm en date du 4 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Paquay, Bruyère, Masson-Gillis ; Goffinet, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance fut ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil communal entend la lecture et approuve le procès-verbal de la séance précédente du 15 octobre 1886.
Il s’occupe ensuite des objets portés à l’ordre du jour :

1. Reçoit communication d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne du 21 octobre 1886, faisant observer au Conseil qu’il est de règle de ne fixer les subsides pour travaux que lorsqu’un projet, dûment instruit, est soumis à l’approbation de l’autorité compétente.

2. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province du 20 octobre écoulé, informant le Conseil qu’il n’y a pas lieu, de la part de l’autorité supérieure, en présence du résultat de l’enquête à laquelle il a été procédé par l’inspection scolaire, de donner d’autre suite à la plainte formée contre la maîtresse de couture de Neuville et est invité à statuer sur le maintien de la maîtresse dont il s’agit, en conformité des articles 84 et 85 de la loi communale.
Le Conseil décide qu’il y a lieu de procéder à une nouvelle enquête, celle qui a été prétendument tenue étant insuffisante ; demande à ce que les parents, les enfants et les administrateurs communaux y soient entendus.

3. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province en date du 27 octobre 1886, invitant le Conseil communal à prendre des mesures en vue de réaliser les sommes prévues en recettes aux art. 7 et 43 du budget de la commune pour 1886 et qui sont nécessaires pour équilibrer les recettes et les dépenses communales.
Les ressources à réaliser se répartissent entre les sections de la manière suivante :
Section de Bèche fr. 5,014 93
Section de Burtonville fr. 3,418 83
Section de Neuville fr. 1,190 57
Section de Salmchâteau fr. 2,383 29
Section de Ville-du-Bois fr. 729 17
Soit fr. 12,736 79

Le conseil ajourne sa décision à la prochaine séance.

4. De l’approbation par la députation permanente du Conseil provincial des actes de concessions de terrains au cimetière de Vielsalm au profit des familles Mention et Lerusse, dudit lieu.

5. D’une lettre de la Dame Jacmin, née Duhem, institutrice en disponibilité pour cause de maladie, informant le Conseil qu’elle désire reprendre ses fonctions à partir du 1er décembre prochain.

6. D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique du 19 octobre dernier, faisant connaître au Conseil communal qu’il n’est pas possible d’accueillir favorablement son recours au Roi contre le refus d’autorisation d’ester en justice pour s’opposer au paiement des honoraires réclamés par M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, du chef de la rédaction d’un projet de construction d’école.

7. Le Conseil arrête les budgets scolaires en recettes et en dépenses, savoir
Écoles primaires fr. 13,603 00
École gardienne fr 1,887 65
Écoles d’adultes fr 810 00
Soit fr 16,300 65

8. Le Conseil approuve le procès verbal d’adjudication des travaux et fournitures d’entretien à exécuter en 1887 à la voirie vicinale au profit de MM. Gabriel, Hubert, de Goronne, et Lejeune, Guillaume, de Salmchâteau, pour une somme totale de 2,117 francs.

9. Émet un avis défavorable sur les réclamations des instituteur et sous-institutrice gardienne, démissionnaires à la date du 1er septembre et tendant à avoir paiement des émoluments attachés aux susdites fonctions pour le mois des vacances.

10. Charge le Collège échevinal de consulter Me Léon Alexandre, avocat à Marche, sur la valeur des actes de cession à la commune de la fontaine dite Gaussoin, et si la dame Bruyère, née Clémentine Damberty, a droit à l’exemption de la taxe imposée par le règlement sur les distributions d’eau à domicile.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 heures de relevée.



Faits divers


C’est aujourd’hui que MM. Les membres effectifs de la Société de secours mutuels La Fraternité de Vielsalm se réunissent pour verser leurs cotisations mensuelles.
Il paraîtrait que la Commission est décidée à ne plus admettre de nouveaux membres effectifs aussitôt le chiffre cent atteint, résultat qui est à la veille d’être obtenu.
Avis aux retardataires soucieux de l’avenir, cette Société étant appelée à rendre les plus grands services à l’ouvrier ne jouissant pas d’un revenu suffisant pour parer aux misères de la vie.

La Saint-Clément.
Personne ici ne l’ignore, Saint-Clément est le patron de tous nos ardoisiers, maçons et ouvriers en …pierre de taille, à rasoir, etc.
Cet anniversaire est toujours joyeusement fêté dans notre canton. Le joli village de Salmchâteau est en pleine animation ce grand jour ; tous ses habitants endimanchés se livrent à maintes réjouissances.
Bien des bouteilles sortent pleines de vie de la cave et y retournent à l’état de cadavre.
Nous donnerons dimanche prochain un compte-rendu de cette fête.

Nous apprenons que, grâce aux démarches de M. Van Hoorde, représentant de notre arrondissement, M. le ministre des chemins de fer a décidé qu’à partir du 1er décembre prochain le train partant de Bastogne le matin vers 4 heures continuera jusqu’à Vielsalm, où il arrivera à 5 heures 15 minutes, pour en repartir à 5h.21 et arriver à Bastogne à 6h.30


État Civil de Vielsalm
Du 4 au 11 novembre 1886
NAISSANCE : 0

DÉCÈS : 1
Enfant présenté sans vie du sexe masculin, de Starck Joseph, horloger, et de Choffray Marie-Françoise-Angélique, son épouse, à Vielsalm.

MARIAGE : 1
Jeunejean Jean-François, cultivateur, âgé de 36 ans, et Dantine Marie-Lucie-Victorine, sans profession, âgée de 24 ans, domiciliés à Ville-du-Bois.

PUBLICATION DE MARIAGE.
Arasse Guillaume-Joseph, âgé de 30 ans, sans profession, domicilié à Grand-Halleux, et Barbette Anne-Thérèse, âgée de 29 ans, sans profession, domiciliée à Salmchâteau.