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jeudi 4 juillet 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans L’Organe de Vielsalm :
Le 28 mai 1933 : dans  un avis,  Mme Vve Jules Jeunejean a l’honneur d’informer le public et les fournisseurs qu’elle n’a rien à voir dans le commerce et les affaires de son fils Arthur.  Quoi qu’il arrive, elle ne peut être rendue responsable de quoi sur ce soit, celui-ci travaillant à son propre compte depuis le 1er décembre 1930.

Le 31 mai 1936 :  En prévision de la protection de la population civile en cas de guerre, le conseil communal prend connaissance d’une dépêche du gouverneur qui l’informe qu’elle doit posséder une sirène d’alarme  reliée avec le centre provincial d’alarme et placée  assez haut sur un  monument public (école, église, hôtel de ville) ; la dépense sera  subsidiée à 25%.

 Le 18 juin 1905 :
- Déraillement à Trois-Ponts : une rame de wagons remorquée par une machine de manœuvre a été tamponnée par une locomotive. Six wagons ont été lancés hors des rails et l’un d’eux s’est renversé sur le quai d’embarquement. Le machiniste a reçu quelques contusions sans gravité mais les dégâts sont importants.
- Naissance à Rencheux de Odon Cottin fils de Léon et de Fraiture Marie.

Le 17 juin 1906 :
- Vol à Grand-Halleux : la nuit du 3 juin des voleurs ont pénétré dans la basse-cour de l’Institut des frères et ont enlevé une poule et 40 poussins et dans la cave ont fait main basse sur des pommes de terre.
- Vol à Salmchâteau : mardi dernier dans l’après-midi, des escarpes se sont introduits dans le magasin de confection Andrianne-Bigourd et ont enlevé du comptoir une somme de 40 francs. Les malandrins ont été arrêtés le jour même mais n’avaient déjà plus que la moitié de la somme volée.
- À Jevigné, une famille (la maman et cinq enfants) a été empoisonnée en mangeant de la viande de bœuf fournie par  un boucher de Spa. Un médecin appelé en hâte est parvenu à enrayer le mal.
                                                                               Robert NIZET

mardi 5 mars 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


Dans l’Organe du 12 février 1905 :
La série rouge continue à Lierneux : jeudi dernier le feu a détruit trois maisons appartenant à M. Guillaume. Cette catastrophe porte à 12 le nombre de maisons incendiées à Lierneux depuis un mois !

Jules Jeunejean, mécanicien et maréchal ferrant informe que ses ateliers seront transférés rue de la Station dans l’ancienne maison Arasse.
 Il s’agit de l’immeuble Cottin,  Simon jusque récemment (puisqu’il vient d’être vendu et va être rasé) et situé  sous le monument aux Coloniaux. Un certain Walrant (ou Wallerant ?) y a aussi (avant ou après ?) fabriqué des pierres à rasoir.

Enfin, l’éditeur incite ses lecteurs à demander les nouvelles cartes postales illustrées de la chasse à courre de Vielsalm. Sans doute Gillet se bornait-il à les imprimer, laissant à plusieurs commerçants de la localité le soin de les éditer ?

Dans l’Organe du 11 février 1906 un abonné signale l’état lamentable du matériel roulant sur la ligne Gouvy-Libramont : les trains y sont composés de voitures légères destinées à ne faire que du 45km/h mais roulent souvent à du 60 km/h pour récupérer le retard. Donc le matériel est détraqué, disloqué, les ressorts déformés et on subit des secousses. Pourtant il existe, remisées dans des dépôts, de nombreuses voitures construites pour le service des voyageurs durant l’exposition de Liège.

A Bovigny, une chasse avait été organisée à la Heid. Un sanglier avait été blessé et fut poursuivi par quelques chasseurs mais l’animal rendu furieux bourra sur eux à différentes reprises et cassa la jambe gauche à Jules Jacob de  Rogery. Soins donnés par le Dr Lomry qui participait à la chasse et la bête de 76 kg achevée.

Il est annoncé dans l’Organe du 27 janvier 1907 que les obsèques solennelles pour le repos de l’âme de Monsieur Lucien Remacle seront célébrées en l’église de Ville-du-Bois le mercredi 30 janvier courant à 10 heures du matin.
Lucien Remacle, agent du comité spécial du Katanga et décoré de l’étoile de service de l’Etat indépendant du Congo, était né à Ville-du-Bois le 4 juillet 1870 et est décédé au poste de Lubefu le 26 septembre 1906.

On suppose, vu le délai, que le corps avait été rapatrié.

L’Organe du 24 janvier 1909 relate l’accident mortel survenu à la halte de Rencheux : Gengoux Peters de Ville-du-Bois, garde barrière de nuit, a été tamponné par le train de marchandises de 21h45 et trouvé à l’état de cadavre vers 22 heures. On suppose qu’il n’aura pas entendu venir le train ou que, trompé par l’obscurité, il  se sera approché trop près de la voie.

L’Organe du 6 février 1910 donne le compte-rendu complet de la séance du 30 janvier du conseil communal. Il y est question d’une lettre de la Fabrique d’église tendant à obtenir l’autorisation de placer une nouvelle horloge à l’église. Celle qui existe est dans un tel état de délabrement qu’elle fait craindre des accidents et qu’elle indique l’heure d’une façon très irrégulière, étant en fonction depuis 203 ans. Le devis présenté par M. Lugeler de Strasbourg, ayant comme représentant à Vielsalm Joseph Starck,  s’élève à 1864 Fr et l’intervention de la commune serait de 932 Fr. Bien qu’il y aurait eu appel à deux fabricants mais qu’un seul devis soit présenté, la proposition de placement est admise à l’unanimité.

 L’Organe du 9 février 1913 est consacré, comme très souvent, principalement au compte rendu du conseil communal. Cette fois-ci, celui-ci commence par indiquer qu’une assistance nombreuse se trouvait dans la salle, attendant avec stoïcité l’ouverture des débats qui, malheureusement pour eux, se sont déroulés le plus courtoisement et sans altercation.

Ce n’était pas toujours le cas.

Ces séances du conseil semblaient être attendues et suivies comme une distraction fort prisée ! Remarquons cette fois, notamment,  une demande de subsides des Zélés Orphéonistes de Bêche (un Bêchlî sachant manier la plume ne pourrait-il nous instruire sur cette société ?) et une pétition des gens de Rencheux réclamant l’eau alimentaire !

A Lierneux, dimanche dernier vers midi, la maison de Mr J. Massoz a été tellement malmenée par le vent que le pignon a été enlevé. Une personne qui était alitée a été projetée de l’étage au rez–de- chaussée et y est arrivée indemne. Il n’y a pas d’accident à déplorer.

M. Léopold Michaux, ancien docteur à Vielsalm, qui était parti au Congo l’année dernière (1913) est décédé à Kambové le 28 janvier dernier à l’âge de 47
ans.

                                                                                     Robert NIZET

dimanche 30 août 2009

Les secrétaires communaux de Vielsalm.

(publié dans L’Annonce de Vielsalm le 4 juin 1976)

C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’a été créée la commune de Vielsalm.
Celle-ci a-t-elle disposé dès ce moment d’un fonctionnaire chargé spécialement des écritures et ce qui peut s’appeler un secrétaire ?
Le budget communal de 1809 et celui des années voisines prévoyait bien une dépense pour le traitement d’un secrétaire de mairie.

En 1809, 150F. ; 150 en 1813 ; 180 en 1814 ; 200 en 1815. En 1815 et 1816 notamment, le maire J.-Nicolas ORBAN signe un reçu à son nom, d’une somme reçue « pour le Secrétaire de la mairie et frais de bureau du maire »
(Fonds hollandais)


Mais aucun nom de fonctionnaire de ce genre ne nous est connu, et il semble bien d’ailleurs que le travail d’un secrétariat communal à ce moment devait être assez minime et, qu’en fait, pour la commune de Vielsalm, le maire ou son adjoint l’assurait du moins pour les choses courantes.

La première indication que nous avons pu recueillir au sujet de l’existence réelle d’un secrétaire communal est du 3 novembre 1823. À cette date, le Conseil communal jugeait que l’administration de la commune demandait beaucoup de travail et il proposait de porter au budget de 1824 une somme de 60 florins pour le traitement d’un secrétaire.

À partir de 1825, on peut établir la liste des personnes qui ont rempli les fonctions de secrétaire de la dite commune.

En 1825, François-Joseph HUBERTY est nommé secrétaire par arrêté royal du 12 août.

En 1827, Jean-Nicolas-Joseph ARCHAMBEAU, de Provedroux, est nommé par arrêté royal du 22 avril. Il prête serment devant le Conseil communal le 31 mai 1827.

En 1830, le 14 juillet, Jean-Nicolas ARCHAMBEAU donne sa démission. Pierre-Joseph JACQUES, notaire, est désigné pour continuer provisoirement les fonctions.

Le 11 décembre suivant, le Conseil charge le bourgmestre Christophe LAMBERTY de cumuler les deux fonctions.

En 1831, le 5 février, Jean-Henri ROUCHE, de Salmchâteau, est nommé. Il démissionne le 7 avril 1833. De 1836 à 1866, il sera bourgmestre de la commune, tenant à son domicile même, durant plusieurs années, les séances du Conseil communal et les cérémonies de mariage.

Le 1er juin 1833, nomination de Jean-Bernard LAMBERTY, de Vielsalm, au traitement de 100 florins par an. Il est en même temps instituteur communal.

En 1837, J.-B. LAMBERTY ayant quitté Vielsalm, Jean-Nicolas ORBAN, ancien bourgmestre, est installé comme secrétaire, le 15 février.

En 1849, le 12 septembre, ORBAN ayant démissionné, le Conseil nomme Jean-Guillaume LEBARON, de Vielsalm.

En 1858, LEBARON démissionne. Le 13 mai, il est remplacé par Jean-Bernard LAMBERTY, précité, qui est revenu à Vielsalm comme instituteur en 1838.

En 1872, LAMBERTY, âgé de 66 ans, a démissionné. Le 21 décembre, le Conseil nomme Armand GILLET, originaire de Seraing, auparavant clerc de notaire à Vielsalm. Il est au traitement annuel de 1 000 frs., porté à 1 400 en 1880.

En 1900, A. GILLET étant décédé le 2 février, le Conseil nomme, le 10 juin, Ernest-Joseph LEDUC, de Vielsalm. Il est admis à la retraite en 1939.

De 1939 à 1947, les fonctions sont exercées par plusieurs intérimaires ; MM. Adolphe DEMOULIN, de Vielsalm, puis Jean DOOME, de Saint-Vith, pendant plusieurs années, dont celles de guerre et à partir du 16 novembre 1940, et Georges HAGUINET, de Neuville.

En 1947, 25 mai, nomination de Albert JEUNEJEAN, de Ville-du-Bois, qui entre en fonctions le 1er août 1947. Il est admis à la retraite en 1972.

Le 9 octobre 1972, nomination de Mme Yvette PAQUAY-VERAGHEM, de Ville-du-Bois, actuellement en fonctions.

SOURCES D’INFORMATIONS :
A.C. Vielsalm : Procès-verbaux du Conseil municipal et du Conseil communal de Vielsalm.
A.E.L. : F.F., liasse 1547 ; F. hollandais, liasse 1967.
A.P. Vielsalm.

mercredi 29 juillet 2009

Monnaies.

(mise-à-jour le 01/09/09)

En juin 1953, des fouilles entreprises en vue du captage de la source minérale de Hourt (Grand-Halleux) révélaient une surprise ; un dépôt d’une soixantaine de pièces très anciennes.
Une poterie fine, mais réduite en fragments, avait contenu ce trésor.
Les pièces, d’un alliage de cuivre et d’étain, étaient du deuxième siècle.
Plusieurs amateurs de la commune de Grand-Halleux se les ont partagées et les possèdent encore en grande partie à l’heure présente [1968].


Ndlr :

1) P. LEJEUNE dit que ces pièces ont été datées de la seconde moitié du IIe siècle (règnes d'Antonin et Faustine. 138-161) par Albert LEKEU, professeur de latin à l'école moyenne de Vielsalm.
(Les pièces romaines du pouhon de Hourt, dans G.S.H.A n°6 (1977) p.76)
2) A. L[EKEU] Le pouhon du Hourt, dans L'Annonce de Vielsalm du 12 juillet 1953.
3) L'inventeur de cette découverte était Abel JEUNEJEAN. Il y avait 64 pièces qui furent réparties entre 4 ouvriers travaillant à l'aménagement du pouhon : A. JEUNEJEAN en eut 40; MARCAS de Dairomont en aut 12; Camille NOEL en eut 10 et Joseph BARBETTE en eut 2. Toutes les pièces ne dataient pas du règne d'Antonin et de Faustine, sur certaines il s'agissait de Nero (37-68) et Commodus (180-192).
(C.G. Les pièces romaines de Hourt, dans G.S.H.A. n°7 (1977) p.73)

jeudi 23 juillet 2009

Le moulin Lebecque.

(publié dans L’Avenir du Luxembourg, le 4 avril 1946)

C’est avec regret que les amis des choses du passé auront vu disparaître, ces derniers jours, une construction bien familière.

Il s’agit du « moulin LEBECQUE », à Ville-du-Bois, appelé aussi « moulin du Bârfa » par les gens de l’endroit, « Bârfa » étant le nom du creux où se blottissait le vieux bâtiment en pierres d’arkose si abondantes aux environs.

Depuis vingt ans que son tic-tac sympathique ne résonnait plus, le moulin avait pâti de bien des vandalismes.

La guerre qui vient de finir l’avait aussi rudoyé. Son sort vient d’être définitivement réglé. C’est une équipe de prisonniers allemands casernés à Rencheux qui a procédé à la démolition de la bâtisse.

Il n’est peut-être pas sans intérêt d’en dire quelques mots.

La construction du moulin remonte à 1820. Elle fut entreprise par Jean-Maurice LEBECQUE de Ville-du-Bois (1778 – 1850), laboureur, commerçant, messager, gros propriétaire. Le nom du constructeur est resté, jusqu’à nos jours, attaché au bâtiment. Par voie d’héritage, le moulin passa dans la famille JEUNEJEAN de Ville-du-Bois, qui l’a conservé jusqu’à ces dernières années.



(personnage: François JEUNEJEAN, propriétaire du moulin, photo prise avant 1915)



Tapi au fond du val, entre deux raidillons prononcés, écarté du village, le moulin paraît avoir eu aux yeux de la génération actuelle, une situation un peu étrange et difficilement compréhensible. Elle s’explique toutefois aisément et semble très normale pour le début du siècle dernier. Car le moulin se plaçait au passage d’une voie séculaire alors encore très fréquentée. Mais combien le savent seulement. Elle n’est plus aujourd’hui qu’un modeste chemin champêtre ; depuis un siècle la grand’route Vielsalm-Poteau surtout a draîné la circulation dans un autre sens et contribué à jeter l’oubli sur tout un passé.

Jusqu’à la fin de la guerre 1914-1918, le moulin servit. Il se montra même, en ces quatre années, plus indispensable que jamais. Avec le meunier d’alors M. SEPULT, que de bons tours joués aux Allemands contrôleurs, tout à l’avantage des familles où l’on pouvait ainsi manger un peu à sa faim.

C’est également durant cette guerre que le moulin fut pourvu d’un dispositif pour assurer l’éclairage – Oh ! rudimentaire, mais utile – de Ville-du-Bois.

C’est encore lui qui, alors, fut souvent complice de secours en vivres et vêtements offert aux prisonniers russes dont le camp se trouvait quelques centaines de mètres plus loin. Gamin, l’auteur de ces lignes y fut même un jour de la sorte pris en flagrant délit, et emmené par un sévère landsturm.

Le moulin LEBECQUE a vécu. Parce qu’il évoque tout un passé, sa disparition jettera dans les cœurs de ceux qui l’ont connu, une note de mélancolie.

Gaston REMACLE



Ndlr:

Note de G. REMACLE :

meuniers:
- Victor TALBOT.
- Conrard REMY, de 1901 à 1907 ( + 1970), marié en 1905 à Eugénie FELTEN (+ 1970).
- Fernand REMACLE.