samedi 19 septembre 2009

Notes historiques. Fraiture (4).

(publié dans Pays de Salm, le 18 juillet 1954)

Fraiture est le village natal de Jean Hilaire QUOILIN, fonctionnaire et publiciste. Il est né en effet en ce lieu le 13 janvier 1795. Il est décédé à Bruxelles le 21 juin 1872. Issus d’une famille de bons cultivateurs ardennais, il fut reçu, le 11 mars 1814, bachelier es lettres par l’académie impériale de Metz. Peu de temps après, il se décida à embrasser la carrière administrative et, le 1er juillet 1819, on le trouve troisième commis de direction à l’administration des contributions, douanes et accises ; le 1er avril 1827, il est chef de division au gouvernement provincial à Luxembourg ; on sait qu’à cette époque, l’administration des contributions, douanes et accises, était dirigée en province par les gouverneurs. Après la révolution de 1830, QUOILIN, se démit de ses fonctions et, sur les instances de M. THORN, gouverneur du Luxembourg belge, il vint en Belgique et prit une large part à la réorganisation de la province.

En consultant « Biographie nationale », des archives gouvernementales et Em. TANDEL, auteur d’ouvrages sur notre Luxembourg, nous trouvons en outre les renseignements que voici :

Pendant son séjour à Arlon, Jean Hilaire QUOILIN avait été appelé à présider le bureau de bienfaisance de cette ville. Dans les provinces de Luxembourg et de Limbourg, rapidement, il parcourt les grades de la hiérarchie administrative ; partout, son intelligence, son zèle perspicace et inlassable attirent sur lui l’attention et, directeur en avril 1847, il est, le 9 mars 1849, appelé au poste de secrétaire général du ministère des finances.

Ce département était alors dirigé par FRÈRE ORBAN qui écrivait à QUOILIN :

« Les travaux de l’administration étant en ce moment très importants et très multiples, mon intention est de vous appeler près de moi pour y prendre part pendant quelque temps. Ce sera pour vous un dérangement, mais vous m’avez habitué à compter sur votre zèle et votre dévouement autant que sur vos lumières et votre expérience des affaires ».


Appréciation flatteuse sans doute.

Déjà dans une autre circonstance où il avait obtenu des résultats hautement appréciés par M. NEYDT, alors ministre des finances.

Pendant de longues années, QUOILIN occupa le poste élevé de secrétaire général et, plus d’une fois, l’offre du portefeuille des finances lui fut faite dans des moments de crise ministérielle. Mais, malgré les vives instances dont il était l’objet, il ne consentit pas à se charger d’un aussi redoutable fardeau, alléguant qu’il ne se croyait pas doué des qualités nécessaires pour affronter une pareille responsabilité.
À suivre.

HISTORIENS

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