mardi 1 décembre 2009

Lierneux. Lieux dits.

(publié le 2 janvier 1955)

La question qui consiste à rechercher l’origine des noms des lieux est perplexe et, laborieuse. On reste confondu devant ce travail de bénédictin. Sur ce chapitre, il n’est pas difficile de s’égarer en vaines recherches. Tant de choses nous échappent. On ne peut tout savoir. Il convient de se méfier de la fantaisie, encore qu’il faille en l’occurrence tenir compte de la légende. Nous n’irons pas jusqu’à contredire les noms de lieux dits transmis par la tradition, l’interprétation peut être bonne à notre sens, étant populaire, elle est digne d’attention.

Certains lieux dits rappellent souvent des faits historiques sociaux, on les retrouve nombreux ayant cette origine, et il suffit de consulter la toponymie pour s’en rendre compte. Un grand nombre encore plongent leurs racines dans le vieux sol latin et celtique.

Pour l’histoire de Lierneux, il serait souhaitable que l’on mit en œuvre certains matériaux patiemment accumulés ainsi que quelque lumière fut jetée sur plus d’un point obscur des origines Lierneusiennes.

L’identification des noms de lieux de notre localité est difficile avons-nous dit. On ne peut réussir à les identifier exactement que si l’histoire, la tradition ou le relevé des lieux dits ne nous en révèlent le nom ou la situation. Certains ont perdu leur nom primitif en échangeant celui-ci contre un autre. Tantôt la dénomination fournie par les vieux documents a subi, au cours des âges, des transformations tellement notables qu’elle est devenue méconnaissable dans sa forme actuelle.

Enfin, nous pouvons nous trouver en présence de formes dénaturées soit par la distraction ou l’ignorance du scribe s’il s’agit d’un document original, soit par une erreur de déchiffrement de la part des transcripteurs s’il s’agit d’une copie. Ce n’est qu’à l’aide du contexte, des données historiques que l’on peut réellement parvenir à la restitution de la forme régulière ou à l’identification de la forme altérée.

Pour faire œuvre utile, il ne faut pas imposer des à peu près. Cependant il reste beaucoup à faire. Nous ne manquerons pas de signaler toutes les versions, ne fut-ce qu’à titre documentaire.

« Les noms de lieux et les coins de terre qu’ils évoquent, écrivait quelqu’un, réveillent en nous les ombres du passé. Ils contiennent plus de magie que les livres de nos historiens et plus de rêve que les vitrines d’un musée poudreux ».

Le nom de Lierneux notamment, a subi des changements importants au cours des siècles (voir à ce sujet la brochure « Lierneux, vieux village Ardennais », page 9 ; et « Le visage de Lierneux » - édition « J’Ose » à Spa).

Lierneux, écrit FELLER, a été adopté par une langue nouvelle qui a suivi, à partir de ce moment, les évolutions phonétiques de cette langue.
Essayons donc de dévoiler le mystère qui entoure les vieux noms de chez nous et dont tant nous familiers.

(publié le 9 janvier 1955)

Colenham.

Orthographié « Collamham » dans un document paroissial de Lierneux en 1722. le mot « ham » ou « han », qui entre dans beaucoup de noms de villages, est un mot allemand, qui, suivant les uns, signifie « trou – gouffre ». Suivant d’autres, il aurait la même signification que : « ham, hom, hem, heim, en », racines saxonnes qui veulent dire : demeure, station, lieu de sûreté. Une troisième version de « ham » donne le sens de « coude de rivière » puis aussi, « prairie dans un coude ».
Difficile à préciser, au reste le « m » qui peut très facilement se changer en « n ». On sait combien dans le langage populaire cette substitution modifie le sens du mot. Un aimable correspondant qui a bien voulu m’aider un peu, spécifié que l’an de « han » est indicatif de l’habitation primitive du Gallo-Celte et vient de « Anu » signifiant couper en hébreu. (caverne – an-) « H » n’est pas une consonne celtique. M. Em. VARENBERGH, dans un récit de voyage (1861), écrit « Colan-Han », point le plus élevé de cette partie des Ardennes, qu’on aperçoit de plusieurs lieues à la ronde. Cette montagne se distingue des autres par sa forme conique, son isolement, sa position et son élévation. Vue des hauteurs environnantes elle produit l’effet d’un volcan éteint. « Colenham » ne signifiait-il pas « montagne au-dessus d’un gouffre ? Qui connaît l’endroit comprendra qu’il y a quelque rapport.

Sentier des Roeteux.

Situé en « Groumont », non loin de la roche où l’on découvre le « Trou des massotais ». La légende dit que ceux-ci étaient des nains actifs et intelligents, mais vindicatifs quand on les molestait Petits êtres mystérieux vivant dans les cavernes et à qui on attribuait toutes espèces de pouvoir et d’influence, croyance populaire aussi pleine de superstitions et d’invraisemblances les unes que les autres. Les nuits, les « nutons » ou « sotais », empruntaient le « sentier des Roteux » afin de s’approvisionner et de remplir leurs missions.

Romoud.

Romoud est situé entre Florêt (Bra) et Jevigné. C’est une montagne boisée. Le nom est exactement celui de l’un des trois fiefs légués au monastère de Stavelot par Berthe de BULLIN, en 1107. Autre lieudit à Lierneux, « Boursy devant Romont ».

(publié le 22 janvier 1956)

Heid.

Terme rencontré fréquemment et retrouvé en maints endroits chez nous, sur le territoire de la commune de Lierneux.

Et ailleurs, « Heid-le-Moine », près de Fraipont. « Sur la heid », hameau sur le plateau traversé par le chemin de fer de Forêt à Prayon. « Sur Heid », sur une hauteur vis-à-vis des forges de Dieupart. « Sur les Heids », à mi-côté sur la rive droite de la Vesdre. « Sur les Heids », maisons isolées en plaine élevée avec pente vers le ruisseau d’Evegnée. « Heyd », village près de Bomal, etc.
Heid, avec une orthographe variée, donne « Heyd, Hez, Haie », signifierait « coteau boisé ». Un auteur dont le nom m’échappe donne ce sens : « Hé » (wallon), côte escarpée ; « Heud » désigne cependant bien un endroit cultivé, un pareil endroit est d’ailleurs élevé en général. Un exemple : Chabreheid (Les Tailles).

A citer à Lierneux, « Ol Hé, les heids », de Provedroux, de la Venne, de Jean-Hinri (Hierlot), des Teyen (Reharmont) sur Groumont.

« Heid de la Forge », qui doit rappeler la présence ou le voisinage d’une forge disparue. On a peu de preuve de l’industrie du fer à Lierneux. Cependant il existe certains indices, notamment des dépôts de scories que l’on peut rencontrer du côté de Groumont, et du moulin de Regné, ce qui fait que la toponymie a désigné le lieu dit précité. La réduction du minerais se faisait à l’aide du charbon de bois et on n’éprouvait aucune difficulté pour se le procurer, les bois voisins constituaient une ressource considérable.

Autres lieux dits à Lierneux : La Haie, Romond Heid, Soheid (Jevigné), Champ eshaie (archives paroissiales 1719), fond de la Heid, Bouhaye, Haie des Tiges, Hez Jean Duvède.

Un examen de la carte montre que les lieux ainsi désignés existent nombreux aux environs de La Roche ; Haies de Campagne, Le Hez, Haie des cens, sur les Haies, Haie du pont.

Le mot heid, haie, hez ou hay, apparenté au « heide » (flamand), est contenu dans « manhay » et signifie terre non cultivée ou bryère. A La Gleize, nous avons « Hézal » ; à Francorchamps : « sur la Heid ». et il y a Ernonheid, près de Werbomont. Bref, les lieux dits portant ce nom ne sont pas rares en Ardenne.

(publié le 3 avril 1955)

Saceux.

Lieu dit sur la route de Lierneux à Regné ; on affirme qu’il existait en cet endroit, à l’époque des premiers missionnaires, une petite chapelle.
« Saceux », du latin « Sacellum » signifie lieu consacré, petit temple fermé.

Doyard.

La première église de Lierneux a été bâtie par Saint Babolin, prince abbé de Stavelot et consacrée par Saint Lambert évêque de Liège. Or, à cette époque, tout fondateur d’église devait pourvoir aux besoins de celle-ci ; c’est pourquoi on procura à la notre, des ressources, une dot si vous voulez, un « douaire » constitué par des terres et situées en un lieu que l’on connaît bien.
Le « Doyard » était appelé jadis aussi, le « douaire du curé » ou revenu.

Dans les archives paroissiales (1828), on parle d’une prairie dite « le petit Doyard », laquelle joint du couchant à Jean-Henri DENIS et au septentrion à Jos. SAUVAGE et au chemin communal.
Une terre porte le nom de « sur le Doyard » (doc. 1850).
Il existe la rue Doyard à Herstal. Doyardard est un hameau en plaine avec pente légère vers le Nord, partagé entre Bolland et Trembleur.

Mont.

Nom ancien que l’on peut dater des premiers temps de l’installation des Francs ; Mont signifie hauteur, sommet.

Quand on se trouve en présence de noms tels que Odrimont, Verlumont, ou « Mont », signifie sans contestation possible montagne ; on peut être assuré que ces mots sont des traductions faites au moyen-âge non pas sur les termes primitifs mais sur leur transcription. Ces mots, écrit Louis SCHOENMAKERS, sont cependant moins nombreux qu’on ne le croit généralement. Dans la plupart des mots, le suffixe n’a rien de commun avec le latin « mons » (montagne) mais signifie « mausio » (maison).

La très curieuse étude de M. N. LEQARRE sur le suffixe « mont » (Bulletin de la Société de Littérature Wallonne – t.XLIII 1903, p.175) a établi que le terme dans le sens de montagne est essentiellement français et ne semble avoir jamais existé en wallon. Le wallon, lisons-nous, n’employait et n’emploie encore que le mot thier qui correspond au français tertre.

Haut-Mont, Bas-Mont (quartiers de Lierneux : l’mont, Thier du mont, derrière le mont), préposition et nom commun, simples épithètes de désignation ou de précision.
A citer encore : sur le montis, Groumont, Dessous Groumont, Mon esra (S.B. cadastre), Mont ès vâ (Verleumont), Mont de Haye, Chevroumont (Mont des Chèvres), nom d’un ancien hameau de Lierneux situé entre Brux, La Falize et Verleumont, disparu vers le 18me siècle.
Au 17me siècle, on comptait 50 habitants en ce lieu. Il y existait un moulin alimenté par le petit ruisseau qui vient se jeter dans la Lienne à La Falize.

Amcomont, Reharmont, hameaux de la commune. Lieux dits : Monhautchamps à Lansival. A Joubiéval « au monty ».

(publié le 4 septembre 1955)

Thier.

Thier, thiers ou tier, (monticule, hauteur) et qui se prend souvent pour montagne. En wallon, veut dire terrain en pente, colline, comme le signifie aussi « Thy » ou « thienne ». Croupet ou croupette ou butte, est aussi employé et fournit quelques exemplaires à Lierneux.

La hauteur est désignée en outre par « hourlè » ou « hourlay ». Nous connaissons comme lieux dits chez nous : Derrière les gros Thiers. Devant les gros Thiers. So les gros Thiers. Laid Thier. Thier dul Preux. de Mirenne. de Wé. des Fagnettes. de Monti. de Dormeux. des Faits à Odrimont. Les thiers de Mont, de St-Antoine, Derrière le Thier du Mont, Bois Thier fou Touvire, Derrière la croupette (Verleumont), Derrière le thier de Colanhan, devant le thier de Colanhan, Creppe Bayard. En bâti des Croupets (section G. à Jevigné), Haut Jean Hinri (Lansival), Devant la croupette (Verleumont No 810), Haut de Hazé (Verleumont), Thier des faits (pâture). Sous les thiers (Verleumont Nn 1099).

On recontre des « Thiers » dans les villages suivants : Tigne, Prayon, Ferrières, Beaufays, Spa, Bra, Vivegnis, Ochain, Hodimont, Fosse, Aubel, Soiron, Ayeneux, Aywaille, Stavelot, Polleur, Heusy, etc.

Le thier du gibet, au 12me siècle, la justice, dans la principauté de Stavelot était loin d’être complaisant. Les criminels étaient condamnés à la pendaison. Le lieu dit « Thier du gibet » au sud-ouest d’Odrimont, rappelle cette justice des temps passés.

Un point assez élevé du bois de Goronne, direction de Farnières, porte encore le nom de « Li Thiers del Justice ». Là où l’on exécutait également les sentences de la justice. Mais à quelles époque ?

Point du Jour.

« Le point du jour » lieu dit à Lierneux, tire peut-être son nom des vents. Il désignait à l’origine une maison isolée, une ferme à l’est du village. Cette désignation est commune en France par exemple.
Le nom de ce lieu semble se justifier à Lierneux.

Au Rameux.

Nos anciens Lierneusiens pratiquaient beaucoup, surtout pendant les longues soirées d’hiver, le tressage des mannes et des paniers. Ils fabriquaient aussi des balais avec des ramilles des bouleaux qu’ils allaient couper au lieu dit « Rameux ».

A la Falhotte.

La « Falhotte » ; ce lieu dit est-il entouré de légendes ? Pour notre part, nous n’en connaissons aucune.
Que signifient ces blocs énormes écrasés dans un champ et aux abords d’un chemin de campagne ? Ce monument serait-il dédié à la déesse « Faule » (sœur de Thor, dieu de la foudre), comme celui de Fraiture d’où son nom de « Falhotte » ou « Falhousse ». Nous n’en savons rien. Impossible d’être évlairé sur ce curieux phénomène géologique.
Il existe aussi la « Roche de Falhoule » sur le territoire de Lierneux, à 470 mètres de la fontaine de Roséfat, en plein bois, à 60 mètres au bord du chemin venant de la route de Liège et de la Baraque de Fraiture, de « Laid Bois » et Fraiture et allant à Xhout-Xiplout.
Une terre porte le nom de « Falhotte ».

(publié le 11 septembre 1955)

Baneux.

Vient de ban, mot dérivé du germanique « bamjan » qui veut dire proclamer. Ce vieux mot français trouve sa signification dans l’expression : « bans de mariage ».
On appelait aussi ban, les territoires sur lesquels pourrait être étendu la proclamation du ban. Comme à Baneux au ban de Lierneux.

C’est de là que vient le mot « banlieue ». D’adjectif banal d’abord « appartenant au Seigneur » a pris ensuite l’acceptation de « commun aux habitants du village ».
Ce mot eut aussi un sens militaire.
La lecture du ban était autrefois précédée de roulements de tambours.
A citer à Lierneux les lieux dits : bois banal, banal bois, sous le ban.

Han.

Quel est le sens du mot « Han » ou « ham » que l’on rencontre dans maints noms de localités ou de lieux dits ?

C’est un mot allemand qui, suivant les uns signifie « trou », « gouffre ». Le mot « han », selon certains étymologistes distingués, se rapproche du mot germanique « heim », qui veut dire habitation, hameau. D’autres auteurs estiment que le sens du radical primitif gothique « ham » était un méandre ou une prairie entourée d’un méandre de rivière, coude de rivière. Cela se retrouve en pays wallon et en France. Cela a donné quelques noms de localités comme Han-sur-Lesse, Han-sur-Heure, notamment. Ainsi nommées, elles sont en effet situées sur des rivières très sinueuses.

Cependant, l’explication de « han » ne se justifie pas en temps que lieux dits en plusieurs régions de nos Ardennes.
Nous trouvons chez un auteur : « Han » indicative de l’habitation primitive de Gallo-Celtes, vient du latin « ann » signifiant camper en hébreux (caverne an). « H » n’est pas une consonne celtique.

Le mot « han » aurait la même signification que ham, hom, hem, heim, en racines saxonnes qui veulent dire : demeure, station, lieu de sécurité. Le mot « ham » ou « han » pourrait avoir un sens différent.

Le changement de « m » en « n » serait à préciser. On sait combien aisément dans le langage vulgaire, une lettre substituée à l’autre change le sens du mot, ainsi que dit plus haut.

On pourrait là-dessus faire une dissertation fort savante, nous avouons que pour notre part, nous risquerons d’errer ingénument.

« La vérité, écrit Edouard NED, (8 août 1931), est qu’il y a deux « han ». Le premier vient bien du radical gothique et signifie une prairie enméandrée. Le second vient du latin « campus » qui nous a donné champ ou camp. D’où il apparaît que le « hama » c’est le camp romain ou la cense romaine qui domine sa prairie enméandrée. C’est du moins ce qui m’est apparu à l’évidence à travers les raisons et ratiocination que mon maître empruntait à l’histoire, aux traditions locales, à la morphologie, à la sémantique, toutes sciences fort séduisantes qu’il est délicat de parcourir sans un bon guide ».

« Colanhan »à Lierneux (Colanhan en 1722), ne signifierait-il pas « montagne au-dessus d’un gouffre ». Pour qui connaît l’endroit comprendra qu’il y a quelque rapport.
Parmi les lieux dits à Lierneux, citons : « Hanfat » (Odrimont section A n°1321) ; « Han des voies » (Odrimont section A n°840) ; « Han des vais », (pré Odrimont N°832).

(publié le 25 septembre 1955)

- Chevroumont.

Emplacement d’un ancien hameau disparu vers le 18e siècle. Au 17e siècle, on comptait en ce lieu, 50 habitants. Lors de la construction de la route de la Lienne, on découvrit des murs provenant d’une habitation. Il existait un moulin alimenté par le petit ruisseau qui vient se perdre dans la Lienne à La Falize.

- Thier du Gibet.

Au 12e siècle, la justice dans la principauté de Stavelot était loin d’être complaisante. Les criminels étaient condamnés à la pendaison. Le lieu dit « Thier du Gibet », au sud-ouest d’Odrimont, rappelle cette justice des temps passés.

- La Falize.

Ce hameau fait partie de la commune de Lierneux. On écrit La Falize ou simplement Falize. Cette section doit son nom à la grande falaise verticale qui surplombe la route de Basse-Bodeux à son entrée. Le germanique « falisa » a donné le français « falaise ».
La « Roche Jehenson », autre appellation en ce lieu, est un accident géographique naturel assez curieux. Les parois envahies par les pluies excavent son sein et la mousse qui l’enrobe, rend cette falaise sauvage et magnifique. A-t-elle comme ses consœurs ses idylles et ses drames ? Nous n’en savons rien.

Le hameau de La Falize n’est pas très ancien. A l’époque franque, en plein domaine royal, cet endroit était inhabité, des marécages inaccessibles abondaient dans la vallée. Quant au moulin de la Fosse (PAQUAY), à proximité, il existait déjà au XIXe siècle.

Les sites rocheux, dans le genre de ceux que nous venons de citer, se retrouvent du reste ailleurs qu’à Lierneux, tant dans les noms de lieux ou de hameaux qui s’orthographient différemment. A Rochefort, notamment.

Il y a Falize, hameau dans le vallon et sur la rive gauche de la Warche ; sur le territoire de Malmedy s’élève également le massif rocheux de ce nom, en un vieux site romantique très impressionnant. Il possède, écrit un auteur, des charmes nombreux et variés, on y trouve à contempler du pittoresque authentique, on y respire des arômes sylvestres…

L’expression « Falaie » signifie également rocher ; voyez Houffalize, Noirfalise, Corfalise, Goffalize.

Comme lieux dits à Lierneux, signalons encore : Nabonfalize (à Odrimont), sapinière section A ; Au-dessous de la Falize, Devant la Falize, section A N°130.

(publié le 23 octobre 1955)

WEZ.

Wez ou Wé viendrait du celtique et signifierait gué, passage d’eau, terme très ancien. Du reste tous les lieux dits où figure ce nom, se trouvent dans le voisinage d’un ruisseau ou d’un étang. Se répète à Lierneux dans Gérard Wez, Wez de France, les champs au Wez, Wez Jean Damide, on rencontre encore « laid vévi, Beauwez ».

FAGNES.

Chez nous ce mot désigne u endroit marécageux. Du germain « Weeven », qui signifie terrain boueux. St Bernard, mort en 115 a employé en français l’expression « faignaz » comme synonyme de bourbier.Lieux dits : dans la fange (Odrimont section A no 1009), Fagnoule ou Fagnoul, Bout des Fanges, à la fange Sevrin Antoine (à Joubiéval), Fange de Mirène ou Miraine (à Provedroux), Fange de Joubiéval, Fagne Caton (à Lansival), sur la petite fagne Noël (à Verleumont), Es Féchis pré, Fanges (pâture Section A, No 495 f.). Dans un document paroissial de Lierneux, nous lisons : Fange Cathon (1769).En 1805, le 17 octobre a été trouvé à la « fange Hoursenfat », morte personne JAMOTTE Dieudonnée veuce de Nicolas MARTIN, cultivatrice âgée de 66 ans, a été trouvée par Jean Joseph LEONARD de Bru et Louis le BOUVY de Lierneux. La défunte a été inhumée dans l’ancien cimetière de Lierneux.Autres lieux fits, fange à Bayard, pèches aux fanges (terre).

BRU.

Petit hameau de la commune de Lierneux. Bru est un terme germanique repris en Wallonie et prenant le sens de « boue », et il a signifié jadis « marais ».Dans un ancien document, nous avons rencontré, « En Bruy », « Brux », et l’orthographe « Au Bru », (1835).Trouvé dans un vieil almanach de l’année 1832, « Brut ».Bru, siège d’une « baillerie » dépendant de l’abbaye de Stavelot.

Charles PIERRARD

2 commentaires:

  1. Bonjour, aucun document ne fait référence à une caverne, "la caverne des voleurs", située à proximité de Colanhan ?

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  2. J'ai également retrouvé un document écrit par monsieur J-M Dumont concernant une description de la colline Colanhan : http://environnement.wallonie.be/ardenne_et_gaume/Pagesreserves/Reserves/Liege/colanhan.html
    Mon adresse email : fred2010@bonzai2024.eu

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