mercredi 18 avril 2012

VIELSALM DE MON ENFANCE (3)

( Le n° 1 a été publié dans L’Annonce de Vielsalm du 9 mars et le n°2 dans celle du 23 mars dernier)

{Rue du Vieux Marché, numéros actuels des maisons dans ( )}

Dans les dépendances de la grosse maison Offergeld, on fabrique des pierres à rasoir. A ce moment, je sais tout juste ce que c’est et je suis évidemment bien loin d’imaginer qu’un jour je participerai activement à la création d’un musée du coticule. On voit repasser à vélo devant chez nous chaque soir des gens de Salmchâteau — dont une dame affectée d’une énorme tache de vin — occupés à cette activité si particulière.



Quelques maisons dont celle des frères et sœur Guillaume (62) pour ainsi dire inchangée sauf les volets baissés et celle de l’entrepreneur Clément Englebert (56) que je vois avec une espèce de lévrier et puis celle du dentiste Maurice Delaval (54). Quand on va se faire soigner les dents, on reçoit une figurine en plastique. Et puis voici la grosse propriété Lechat (Place de Salm) magnifique immeuble bordé d’un parc arboré d’un côté et de l’autre d’une longue et basse construction, anciennement entrepôt du tanneur Beaupain mais, à mon époque, affecté, je crois, à la société d’électricité ESMA.

Au-delà voici le café Dupré (44) et plus loin chez les demoiselles Masson (32) La maison des vins de France , alimentation, vins et spiritueux, le magasin d’électro-ménagers de Nicolas Kartheuser (30), l’épicerie-poissonnerie d’Albert Kopp (26) où l’on trouvait aussi des graines pour oiseaux. Un peu plus loin le studio photographique Gillet (18) dont je me demande si je l’ai réellement vu en activité. Et puis la boulangerie Debra (14 ou 12 ?) le patron, la pipe en bouche, portant le pain à domicile dans sa Juvaquatre camionnette noire, l’horloger-bijoutier-opticien Bechet (10) dont nous croisons tous les jours en allant à l’école l’épouse qui va enseigner au Pensionnat. Et puis, débordant sur le trottoir jusqu’à le supprimer complètement la pension de famille Hoffman ( 8 ). Par les fenêtres toutes proches de la rue on voit la grande table préparée pour accueillir les nombreux pensionnaires. Dans une annexe en briques, plus récente, Maurice Hoffman vend et répare des vélos. Tout à côté, en retrait et en léger contrebas une petite maison où officie un tailleur.

L’ancien Hôtel des Ardennes (4), un temps auberge de jeunesse, ne m’a laissé aucun souvenir au contraire du petit magasin d’Agnès Botte qui était en réalité une Thomas : son immense comptoir, sa forte claudication, sa bonne humeur perpétuelle. Entre ces deux derniers, une magnifique petite maison très ancienne, chez Willem (2), autre joyau - avec la maison Hoffman - disparu.



La famille Demoulin occupe le bas de la place : la boucherie, la boulangerie et le magasin de vêtements pour enfants Au Petit Poucet d’Annette épouse Bechet. Et nous voici au presbytère occupé par le Doyen Léon Pierrard. Celui-ci a un vilain penchant pour le Bols. N’empêche, lui et son jeune vicaire Georges Léonard, ça c’étaient des curés !



Retour au devant de la rue. Dans le groupe de maisons il y a, je pense, un légumier (Stréber ?) et un marchand de chaussures (Georis ?) puis un stock américain tenu par Guy Lassine et qui sera détruit par un incendie. Tout le reste de la rue est bordé par le mur de la propriété du notaire Lambert et celui de chez Sépult. Le premier à bâtir là sera Edgard Hoffman en même temps qu’il était contremaître aux travaux de construction de la nouvelle église. Les mauvaises langues (si, si, ça existe !) racontent que tous les camions de pierres n’allaient pas jusqu’à l’église. Effectivement, je le sais puisque nous avons acheté cette maison en 1986, les pierres d’arkose sont les mêmes que celles de l’église et les appuis de fenêtre du grenier sont faits de déchets de marbre dont l’origine ne fait aucun doute. Bientôt viendront s’ajouter des constructions, surtout des commerces, mais dans quel ordre chronologique, je ne peux le dire. Au bout de la rue, le trottoir est constitué par le banc ardoisier qui affleure : on marche sur le rocher à un endroit où la grosse maison Sépult est si proche de la maison Hoffman que deux voitures peuvent à peine s’y croiser. Pas étonnant que le terminus du tram de Lierneux avait dû être avancé d’environ 200 mètres. Cette grosse maison Sépult avec ses nombreuses fenêtres et ses volets de tôle était déjà abandonnée au moment que je décris. Certains à l’école ou au catéchisme racontaient qu’ils allaient en expédition dans ses nombreuses pièces. Je regrette bien de ne pas avoir pu les accompagner !

A SUIVRE / Robert NIZET

VIELSALM DE MON ENFANCE (3) – COMPLÉMENT

Mes appels pour obtenir quelques informations complémentaires à mes souvenirs trop souvent parcellaires, incomplets ou déficients ont enfin eu un écho. Merci à Jean-Pierre van Campenhout pour les précisions suivantes apportées à la description de l’actuelle rue du Vieux Marché.

La première maison, actuellement chez Yvon et Jeanne Meurice, était celle du géomètre Clermont et de son épouse née Dupré. Venaient ensuite le salon de coiffure d’Albert Lanuit, le stock américain de Guy Lassine, les chaussures de Léonard Georis qui avait une fille Denise, le légumier Albert Stréber et la maison d’habitation de la famille Sonveau (actuellement Banque du Crédit agricole).

Un peu plus loin que chez Albert Kopp, dixit toujours J.P. van Campenhout, il y avait un poissonnier Bruyère qui avait un fils Thierry ( dont on se moquait à l’école parce qu’il sentait le poisson !) et une fille Chantal. Il fallait monter deux ou trois escaliers pour entrer au magasin, précise-t-il. Je confesse que je n’ai pas le moindre souvenir de cela.

Enfin, il rappelle que Fernand Bolle – qui avait deux filles et avait fonctionné précédemment rue de la Fosse Roulette – avait tenu une alimentation générale Courthéoux où est l’actuel restaurant L’Eau de Mélisse.

RN

1 commentaire:

  1. Pour les amateurs d'histoire locale et de photos anciennes de la région , je met en vente mon exemplaire de "Vieilles images sur toits de cherbins" de Robert Nizet.
    Contact : eric.ventes@gmail.com (photos du livre sur demande)

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Quelques précisions sur la chapelle St-Roch à Arbrefontaine

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