dimanche 13 septembre 2009

Histoire vraie d’autrefois. Le mort qu’on avait perdu.

(publié le 23 décembre 1962)

C’était au temps où les défunts de Commanster étaient enterrés à Vielsalm, amenés ici, cahin-caha, suivant les ornières antiques à travers le Grand-Bois.
Certain hiver, une abondante couche de neige couvrait le sol. Bien peu de chose laissait deviner le tracé des vieux chemins.
Aussi, comment suivre vraiment sans erreur les voies habituelles même ? Et sans cahots !

Toujours est-il qu’un convoi funèbre, parti de Commanster, fut fort étonné, à son arrivée à Vielsalm.
Deux parents du défunt avaient précédé le véhicule, pour le guider, s’efforçant de discerner au sol la présence de la route. Le cercueil, bien affermi sur la charrette dès le départ, ne risquait pas de glisser ! Le mort pouvait reposer tranquille.
Du moins, on le pensait !
Or donc, que de soubresauts pourtant il avait dû subir, au cahot des roues sur les souches et les cailloux en dehors des ornières. De quoi faire tressaillir, certes.
Tant et si bien qu’à Vielsalm, plus de cercueil. Oh ! consternation !
La corde dénouée laissait deviner le drame. Sous le lien relâché, le « quatre planches », bien secoué avait glissé, glissé… dans la neige. Sans bruit. Mais à quel endroit ?

Il fallut revenir en arrière, et chercher, chercher…
Sans doute retrouva-t-on la boîte funèbre. Mais, en attendant de dormir à sa dernière demeure, le mort devait être bien refroidi.

Gaston REMACLE

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