mercredi 23 septembre 2009

Droit de collation des cures.

On appelait autrefois bénéfice une chapelle, ou un autel créé en l'honneur d'un ou plusieurs saints, avec affectation de revenus plus ou moins considérables, à charge de célébrer un certain nombre de messes ou d'offices annuels. Le collateur ou patron était celui qui avait le droit de conférer le bénéfice, de choisir le recteur et de le présenter à l'approbation de l'archidiacre qui l'instituait canoniquement.

Le comte de Salm avait droit de collation à plusieurs cures et vicairies :

- de Salm, vraisemblablement depuis les premiers temps du comté de même nom. On ne sait comment ce droit était venu au comte, la paroisse de Salm étant antérieure au comté.

- de Beho, en 1716 déjà et peut-être un peu auparavant.

D. GUILLEAUME, op. cit., p. 86, et A.E.L., Stav.·My, La date de 1712, qui est celle de la restauration de l'église de Beho, ainsi que les armoiries de Salm, figurent dans la pierre au-dessus de la porte d’entrée.


- de Bovigny, depuis 1717, après le transfert officiel à Bovigny du siège curial de l'ancienne paroisse de Saint-Martin, et du fait que le comte de Salm était propriétaire du sol.

Ce transfert ne fut reconnu par l'autorité diocésaine qu'à la suite de la visite archidiaconale du 7 juillet 1716, et d'une demande du 2 juin 1717 adressée à l'évêque de Liège par les paroissiens. Avant ces dates, la cure de St-Martin était à la collation de l'abbé de Stavelot.

(D. GUILLEAUME, op. cit., p. 132, et L. et P.F. LOMRY, op. cit., pp. 135-138)

Auparavant, la chapelle de Bovigny, qui existait probablement dès lé XV· siècle, était déjà à la collation du seigneur de Salm.

- d'Arbrefontaine, depuis l'érection de la chapellenie du lieu en paroisse au début du XVIIe siècle.

(D. GUILLEAUME, pp. 46-49. - A.E.L., Stav.-My, 1/420 et 1/309)

Ce passage de chapellenie à paroisse a donné lieu, à partir de 1547, à diverses contestations entre l'abbaye de Stavelot et le comte de Salm. Elles durèrent trois quarts de siècle. Le comte finit par détenir seul le droit de collation, une sentence du Conseil de Malines en 1635 ayant tranché la contestation en faveur du comte.

- de Gouvy. Au XVIIIe siècle, le droit de collation de cette cure était alternativement partagé entre le prieur de Houffalize et le comte de Salm.

- le vicariat des Halleux, depuis sa fondation au XVe siècle.

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