dimanche 13 septembre 2009

À Saint-Martin (Bovigny).

(publié le 7 décembre 1978)

Entre Rogery et Bovigny, sur un plateau dans la forêt, se dresse isolée une chapelle. L’endroit est connu sous le nom de « Saint-Martin ».

C’est le centre antique d’une paroisse régionale, devenue maintenant « de Bovigny ».

Elle portait à l’origine le nom de paroisse « Glain », du nom d’un ancien domaine auquel elle appartenait. Elle est signalée déjà dans un document de 814, mais il n’est pas douteux qu’à ce moment elle existait déjà depuis pas mal de temps.
Elle comprenait le territoire de la commune de Bovigny, sauf Cierreux qui dépendait de Salm. En des textes latins, elle est dénommée « de Glaniaco » en 814 et 950. Plus tard, au XIIe siècle, on la désigne sous le nom de « Saint-Martin », du nom du patron.

À la suite d’événements malheureux de toutes sortes, guerres, ravages, épidémies, aux XIVe et XVe siècles, le curé de la paroisse finit par devoir abandonner son presbytère non loin de l’église, et son séjour à Bovigny, de provisoire d’abord, devint peu à peu définitif. Le 2 juin 1717, la chose fut régularisée et le titre d’église paroissiale de Saint-Martin fut transféré à la « chapelle » de Bovigny. Le bâtiment, qui vraisemblablement était alors fort défectueux, finit par tomber en ruines. Toutefois, en 1850, l’abbé DEBRA, curé de Bovigny, fit construire la chapelle actuelle, sur l’emplacement de l’ancien édifice ; elle est connue sous le nom de « chapelle N.D. des Malades ».





Il n’y a jamais eu d’habitation à côté de la chapelle, qui est toujours restée isolée. Le presbytère se trouvait au bas de la côte conduisant à la chapelle, près de la rivière.

Gaston REMACLE

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