Sommaire
- L. MARQUET, La Roche-en-Ardenne au XVIIe siècle au temps des guerres, pp. 5-23.
- J. BOSMANS, Aires de faulde et charbonniers en Ardenne: le dramatique incendie d'une hutte de charbonniers, la nuit du 10 au 11 août 1808 à Belheid (Samrée), pp. 25-29.
- M. PETERS, Autour d'une croix de 1877 et d'une chapelle à Beho, pp. 31-34.
- G. BENOIT, Course cycliste endeuillée à Salmchâteau en 1911, pp. 35-36.
- J. DE POTTER/G. ANTOINE/H. D'OTREPPE, Aux origines de la maison De Potter à Gouvy, pp. 37-38.
- J. DETAILLE/B. VAN EERDENBRUGH, Les vestiges d'orpaillage de l'âge du fer en amont de Bèche et dans la forêt domaniale du Grand Bois, pp. 39-47.
- R. NIZET, Les kiosques à musique de Vielsalm, pp. 49-54.
- C. DRAILY/O. VRIELYNCK, La nécropole celte de Courtil "Hastape" dans le groupe nord des tombelles ardennaises, pp. 55-62.
- HONORÉ, Mémoires de la guerre 1914-1918 à Vielsalm, pp. 63-76.
- G. BENOIT, Sur l'exploitation du plomb à Bihain, p. 77.
- GRUEN/BILFINGER, Reconstruction du tunnel de Trois-Ponts en 1940, pp. 79-83.
- V.d.G., Au fil des lectures: Salm à Bruxelles..., p. 85.
- J. THOMAS, De l'argile pour les fours à pains, p. 86.
- J. TOUBON, Quelques ajoutes à propos de Pierre Joseph MONFORT de Lierneux, pp. 88-89.
- V.d.G., Burtonville: la croix Bontemps, p. 90.
- C. LEGROS,A propos de myrtilles, pp. 91-93.
- G. BENOIT, Bovigny - Le docteur (Pierre-François) Lomry (1868-1941), pp. 96-97.
- H. D'OTREPPE, Hier et aujourd'hui: Grand-Menil, p. 98.
- G. BENOIT, La croix Jeanpierre, sous Priesmont, p.100.
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lundi 2 juillet 2018
samedi 8 novembre 2014
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
Dans
l’Organe de Vielsalm du 22 décembre 1907 : le point d’arrêt de
Cierreux a été cambriolé. Les bandits
ont brisé deux fenêtres pour s’emparer du montant de la recette du jour (40
frs), divers vêtements et menus objets. On ne possède aucun indice permettant
de découvrir ces audacieux voleurs.
Le 30 décembre à midi à Neufchâteau il
sera procédé à l’adjudication du service de malle-poste entre Hébronval-Regné
(arrêt du vicinal de Lierneux) et Laroche par Samrée. [Il semble donc qu’une
correspondance était assurée entre ces deux modes de transports ]
Dans
l’Organe du 28 novembre 1909 :
A Bihain la famille de notre honorable et sympathique bourgmestre M. H.J.
Laurent comptant déjà six garçons vient d’être augmentée d’un septième qui
selon la coutume sera le filleul du roi [Léopold II].
Mais
le 19 décembre suivant le journal annonce la mort du Roi survenue à Laeken à l’âge de 74 ans. Lorsque
Léopold II monta sur le trône, il dit
dans son discours aux membres des deux Chambres : Je ne promets pas à la
Belgique ni un grand règne ni un grand roi. Il n’a pas tenu cette
promesse car il a rempli son règne de 45 ans de choses qui ont fait la
Belgique plus grande et plus estimée.
Toujours dans l’Organe du 19 décembre : A Commanster, un petit
« Moresnet » disparaît. Entre autres particularités qui donnent à ce
village frontière un cachet original, il possédait en fait une zone de 12 ha
située entre les bornes 88 et 96 n’appartenant ni à la Belgique ni à
l’Allemagne. Un paysan était venu y installer une petite exploitation agricole
que le fisc n’atteignait pas. Mais une dénonciation aux agents des
contributions révéla l’anomalie des deux cadastres s’arrêtant en-deçà de cette
zone. Après de longues discussions, la cause est aujourd’hui entendue et
la frontière rétablie à celle fixée par le Traité d’Aix-la-Chapelle de 1816. La
zone en question revient donc à la section de Beho tout en ayant les honneurs
du cadastre prussien. Les habitants du cottage qu’on avait dénommé
« Château des Alouettes »,
sont maintenant déchus de leur petite royauté !
Dimanche matin à Salmchâteau, dans le
petit chemin qui conduit à La Comté, on a découvert le cadavre du sieur
Constant Delsemme, fabricant de pierres
à rasoir, dont la mort serait due à une
congestion provoquée par le froid.
A Bèche, un accident s’est produit dans
la carrière dénommée « Gros Thier » : un bloc de pierre s’est
détaché et a atteint à la tête le maître ouvrier P. Fraikin. L’état de celui-ci
constaté par les docteurs Tilman et Legros serait grave.
L’Organe
de Vielsalm du 26 décembre 1909 informe
que jeudi a eu lieu en l’église de Vielsalm une messe solennelle pour le repos
de notre regretté Roi. Toutes les notabilités ainsi que nos fonctionnaires y
étaient représentés et rapporte qu’un terrible accident s’est produit jeudi
vers 3 heures ½ à Vielsalm-Gare.
Mademoiselle Juliette Brasseur, 20 ans, était
occupée pour le compte de l’hôtelier Poncin (voir la carte postale montrant son
établissement ; peut-être Juliette se trouve-t-elle parmi les
figurants ? A droite, l’arrière de la maison Payon devenue
l’archéoscope.) à rincer du linge au
bord de la Salm [lisez du Glain]. Ne la voyant
pas revenir et ayant trouvé une manne au bord de l’eau et du linge que
celle-ci avait emporté vers l’aval, l’alerte fut donnée et ce n’est que vers 7
heures que l’on aperçut le cadavre de la malheureuse au barrage du moulin
Cottin. Les eaux étant très fortes, on ne put enlever le cadavre qui était pris
entre les montants du barrage. On dut soulever les vannes mais la force de
l’eau emporta la noyée jusqu’au-delà de Grand-Halleux où il ne put être repêché
que le lendemain vendredi.
La victime aurait bien pu être retirée
de l’eau en amont du moulin Cottin mais un vieux préjugé qui malheureusement
existe encore à Vielsalm a arrêté les curieux qui attendaient la gendarmerie
avant de procéder au sauvetage. Disons -le une fois pour toutes, dans un cas
semblable il faut procéder immédiatement au sauvetage et laisser le cadavre sur
les lieux ; en attendant l’arrivée du docteur et de la gendarmerie, on
doit tenter le rappel à la vie au moyen
de la respiration artificielle.
Robert
Nizet
dimanche 27 février 2011
Organe de Vielsalm
(Dimanche 23 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 4.)
CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM
Compte-rendu de la séance du 13 janvier.
Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.
Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.
CORRESPONDANCE.
Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :
Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,
Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.
Faits divers
Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.
Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.
Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.
ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.
NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.
DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.
CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM
Compte-rendu de la séance du 13 janvier.
Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.
Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.
CORRESPONDANCE.
Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :
Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,
Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
Vielsalm, le 12 janvier 1887
Monsieur l’éditeur du journal l’Echo de la Salm à Vielsalm.
Dans votre n° du 2 janvier courant, vous publiez le compte-rendu d’une séance tenue par le Conseil communal de Vielsalm le 27 décembre dernier, séance à laquelle je n’ai pas assisté.
Je lis dans ce compte-rendu ce qui suit :
« Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Collège des bourgmestre et échevins de faire confectionner les prétendus plans, devis et cahier des charges prémentionnés. »
Je tiens à faire connaître à vos lecteurs que cette déclaration du Conseil communal, par l’organe de M. Sépult, conseiller, est absolument contraire à la vérité.
Il me suffira pour le démontrer de reproduire ici les termes mêmes de la délibération du 29 mars 1884, qui porte :
Le Conseil décide :
« Qu’il y a lieu de profiter de la construction des écoles de Vielsalm pour comprendre au centre de l’immeuble dont il s’agit ; charge le Collège des bourgmestre et échevins de faire dresser plans et devis de l’ensemble par M. Kupper, architecte provincial à Bastogne ».
C’est en vertu de cette décision votée par cinq membres contre un et deux abstentions, que le gouvernement provincial a chargé M. Cupper d’exécuter les dits plans et devis.
Je lis ensuite dans votre compte-rendu :
« Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les prétendus plans, devis et cahier des charges en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885. »
Par délibération du 7 janvier et du 11 février 1885, le Conseil chargeait M. Loneux d’exécuter les dits plans et devis ; ces délibérations ont été improuvées par la Députation permanente dont la décision a été maintenue sur appel par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 7 septembre 1885.
Dans ces deux délibérations, . Sépult adoptait en principe la confection des plans et devis. Je n’avais pas besoin de faire confectionner les plans et devis en question, dont l’architecte provincial avait été chargé par la Députation permanente, et ce travail n’est pas d’une date aussi récente que veut bien le dire M. Sépult, puisque l’arrêté ministériel qui en charge définitivement l’architecte provincial est encore d’un mois postérieur à cette date.
Votre compte-rendu dit encore :
« Qu’il est regrettable que la Députation n’ait pas autorisé la commune à ester en justice contre la réclamation trop bien fondée de M. l’architecte Cupper. »
Je crois utile de faire connaître à vos lecteurs que le Conseil s’est pourvu en appel de cette décision de la Députation, laquelle a été maintenue par le ministre de l’intérieur le 19 octobre 1886.
Il résulte de tout ce qui précède que le Conseil communal, au lieu d’adopter un système de défense absolument dépourvu de sens commun, s’était tout simplement soumis aux décisions prises par les autorités supérieures compétentes ; il aurait économisé à la caisse communale des frais considérables auxquels va donner lieu le procès Cupper, et ainsi diminué un peu les impôts extraordinaires dont, d’après vous, Monsieur l’éditeur, on se disposerait de frapper les habitants de Rencheux et de Vielsalm.
Vos lecteurs sont trop clairvoyants pour ne pas voir dans votre compte-rendu et dans les réflexions désobligeantes qui l’accompagnent une petite manœuvre électorale.
Je tenais donc de rétablir les faits dans leur réalité, afin que chacun puisse en retirer la part de responsabilité qui lui incombe.
Je terminerai en ajoutant, pour l’édification des contribuables, que les chemins de Bêche et de Burtonville, visés par votre article, n’ont coûté à la commune qu’un tiers des frais de construction et que ces chemins avaient été votés sur la demande des sections intéressées à la majorité du Conseil.
Je compte Monsieur l’Editeur que vous voudrez bien insérer la présente dans votre plus prochain numéro et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.
Le Bourgmestre, BEAUPAIN.
En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.
Faits divers
Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.
Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.
Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.
ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.
NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.
DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.
dimanche 6 septembre 2009
jeudi 3 septembre 2009
Les chefs de ménage de La Comté, Salmchâteau, Bèche, Rencheux et Petit-Thier en 1659.
(publié dans L’Annonce de Vielsalm, le 3 février 1952)
Les noms des chefs de ménage mentionnés ci-après sont tous ceux qui figurent, pour les localités en question, au recensement de 1659 au comté de Salm.
Afin d’éviter les longueurs, nous n’avons pas repris, pour chacun d’entre eux, le texte complet les concernant, mais seulement l’une ou l’autre particularité caractéristique.
Il y a lieu de remarquer encore que presque tous vivaient du travail agricole, du moins partiellement ; la profession indiquée pour certains dans le texte qui suit n’est en réalité, dans les cas envisagés, qu’une profession dont le caractère secondaire en fait précisément une particularité propre à l’individu cité.
Les noms figurant sous la dénomination de « Bexhe » comprennent également les chefs de ménage de Gotalle. Ainsi, par exemple, « Henri Le doulx ». on sait que Gotalle, aujourd’hui désert, se trouve sur le versant sud du Thier-des-Ardoisières, entre la crête des Quatre-Vents et Bèche.
Au XVIIe siècle, il comptait 4 ou 5 ménages, à notre avis.
Ainsi qu’on le verra, Bas-Château est signalé comme distinct de Salmchâteau. [ texte figurant dans l’article, mais annulé ultérieurement par G. REMACLE : Il correspond à peu près à ce qui est actuellement « Basseville » à Salmchâteau]. Les données des archives prouvent qu’au XVIIe siècle, et bien plus tard encore, Bas-Château et Salmchâteau étaient considérés comme groupements réellement distincts.
Comté
Servais Malsoult ardoissier
Jean de la Comté chartier
Servais Lalloux hottelier
Thomas maçon de son art
Vefve Everard
Jean Malsoult chartier
Vefve Jean Lalloux
Vefve Henri Lalloux
Nicolas Gile
Balduyn Counet, faiseur d’ardoisse de chassis.
Bas Château « ou bascourt du Chasteau »
Jean Lhoest
Haus
Denis le Begue faiseur de pierre à rasoires
Poncin monourier pauvre
Art Diederich manouvrier
Lesquels possèdent comme ils déclarent en bien que leur demeure et sont obligé particulièrement au Chasteau.
Salmchâteau
George Aisquine
Noel Blendeff
Henri Weron
Vefve Denis Vehin
Vefve Wynand Piette
Pire Sunchine
Vefve Jean Sergeant
Salentin gros Jean gaigne sa vie avec la hotte
Jean Gontrand
Guilleaulme Servais messagier et manouvrier
Henri la Plume charton, voiture continuellement du costé de Luxembourg
Vefve Emmanuel son fils cherton, voiture continuellement du costé de Luxembourg
Willeme Delvaulx revendeur de bierre
Jean Everard, gaigne son pain par ses bras
Piette
Vefve Laurent Abinet
Willeme la Plume revendeur de bierre
Gérard le Begue faiseur de pierre
Jean grand Collet faiseur de pierres
Toussainct Musnier, musnier de son art
Bexhe
Jean Colla ardoissier
Herman le Begue
Pasqueau Claultier
Henri Le Doulx
George le Begue
Gille Colchon
Vefve Jean Begon
Anthoine Scheff
Grand Henri ardoissier
Jean Dedrich ardoissier
Herman Dessus Leau ardoissier
Hubert Pierre
Claes le Coppe alias mareschal faiseur de pierre
Henri Dochamps ardoissier
Ryncheux
Bertrand Gengulph
Jean Willemme
Hubert Deprez masson de son art
Jean Pirotte masson de son art
Vefve Jean Servais texheresse de son art
Henri le Moisne
Henri Morsomme eschevin
Léonard Moret mendiant avec une hotte parmi les pays estrangiers
Jean Hubert n’at rien
Vefve Piron Albert
Henroset
Bertrand Gérard
Henri Piron ardoissier
Jean Moisne
Vefve Frecon
Vefve Jean Jacque
Vefve Bertrand Gengoulph
Jean le Qu’eulx
Collet del Neuville
Petitierme
Jean Mareschal manouvrier
Jean groz Henri
Henri Israel
Vefve Mathy le Soye
Mathy Jaspar
Henri Marette
Henri Mareschal
Henri Englebert
Jacques Englebert
Henri Jean du Pont
Remacle Mathy Jehennett
Vefve Jacque de Fosse
Vefve Colla Bartholomé
Vefve Jean Lysbeth
Jean Lambert
Jean Mathy Remacle
Jean Martin
Barthélemy le Saint
Vefve Henri Collinet
Collas Guilliaulme hottelier
Gaston REMACLE
Les noms des chefs de ménage mentionnés ci-après sont tous ceux qui figurent, pour les localités en question, au recensement de 1659 au comté de Salm.
Afin d’éviter les longueurs, nous n’avons pas repris, pour chacun d’entre eux, le texte complet les concernant, mais seulement l’une ou l’autre particularité caractéristique.
Il y a lieu de remarquer encore que presque tous vivaient du travail agricole, du moins partiellement ; la profession indiquée pour certains dans le texte qui suit n’est en réalité, dans les cas envisagés, qu’une profession dont le caractère secondaire en fait précisément une particularité propre à l’individu cité.
Les noms figurant sous la dénomination de « Bexhe » comprennent également les chefs de ménage de Gotalle. Ainsi, par exemple, « Henri Le doulx ». on sait que Gotalle, aujourd’hui désert, se trouve sur le versant sud du Thier-des-Ardoisières, entre la crête des Quatre-Vents et Bèche.
Au XVIIe siècle, il comptait 4 ou 5 ménages, à notre avis.
Ainsi qu’on le verra, Bas-Château est signalé comme distinct de Salmchâteau. [ texte figurant dans l’article, mais annulé ultérieurement par G. REMACLE : Il correspond à peu près à ce qui est actuellement « Basseville » à Salmchâteau]. Les données des archives prouvent qu’au XVIIe siècle, et bien plus tard encore, Bas-Château et Salmchâteau étaient considérés comme groupements réellement distincts.
Comté
Servais Malsoult ardoissier
Jean de la Comté chartier
Servais Lalloux hottelier
Thomas maçon de son art
Vefve Everard
Jean Malsoult chartier
Vefve Jean Lalloux
Vefve Henri Lalloux
Nicolas Gile
Balduyn Counet, faiseur d’ardoisse de chassis.
Bas Château « ou bascourt du Chasteau »
Jean Lhoest
Haus
Denis le Begue faiseur de pierre à rasoires
Poncin monourier pauvre
Art Diederich manouvrier
Lesquels possèdent comme ils déclarent en bien que leur demeure et sont obligé particulièrement au Chasteau.
Salmchâteau
George Aisquine
Noel Blendeff
Henri Weron
Vefve Denis Vehin
Vefve Wynand Piette
Pire Sunchine
Vefve Jean Sergeant
Salentin gros Jean gaigne sa vie avec la hotte
Jean Gontrand
Guilleaulme Servais messagier et manouvrier
Henri la Plume charton, voiture continuellement du costé de Luxembourg
Vefve Emmanuel son fils cherton, voiture continuellement du costé de Luxembourg
Willeme Delvaulx revendeur de bierre
Jean Everard, gaigne son pain par ses bras
Piette
Vefve Laurent Abinet
Willeme la Plume revendeur de bierre
Gérard le Begue faiseur de pierre
Jean grand Collet faiseur de pierres
Toussainct Musnier, musnier de son art
Bexhe
Jean Colla ardoissier
Herman le Begue
Pasqueau Claultier
Henri Le Doulx
George le Begue
Gille Colchon
Vefve Jean Begon
Anthoine Scheff
Grand Henri ardoissier
Jean Dedrich ardoissier
Herman Dessus Leau ardoissier
Hubert Pierre
Claes le Coppe alias mareschal faiseur de pierre
Henri Dochamps ardoissier
Ryncheux
Bertrand Gengulph
Jean Willemme
Hubert Deprez masson de son art
Jean Pirotte masson de son art
Vefve Jean Servais texheresse de son art
Henri le Moisne
Henri Morsomme eschevin
Léonard Moret mendiant avec une hotte parmi les pays estrangiers
Jean Hubert n’at rien
Vefve Piron Albert
Henroset
Bertrand Gérard
Henri Piron ardoissier
Jean Moisne
Vefve Frecon
Vefve Jean Jacque
Vefve Bertrand Gengoulph
Jean le Qu’eulx
Collet del Neuville
Petitierme
Jean Mareschal manouvrier
Jean groz Henri
Henri Israel
Vefve Mathy le Soye
Mathy Jaspar
Henri Marette
Henri Mareschal
Henri Englebert
Jacques Englebert
Henri Jean du Pont
Remacle Mathy Jehennett
Vefve Jacque de Fosse
Vefve Colla Bartholomé
Vefve Jean Lysbeth
Jean Lambert
Jean Mathy Remacle
Jean Martin
Barthélemy le Saint
Vefve Henri Collinet
Collas Guilliaulme hottelier
Gaston REMACLE
dimanche 30 août 2009
mardi 28 juillet 2009
Meules.
(mise-à-jour le 06/08/2013)
De nos jours encore, on retrouve sur le sol, près de Bèche, aux environs de Burtonville, comme dans la forêt entre ce village et Tinseubois, et plus loin encore, des meules de moulin en arkose à différents degrés d’achèvement. Nous en avons examiné plus de septante.
Il ne s’agit plus ici de meules ovoïdes, du type préhistorique ; mais elles sont plus grandes, circulaires, d’environ 1 m. de diamètre, avec un trou au centre.

Meule découverte entre Beaufays et Burtonville.
Des meules de même type se rencontrent aussi en nombre important aux environs d’Ondenval et Thirimont au pays de Malmedy, et aux environs de Joubiéval, sur le même banc d’arkose que celui des environs de Burtonville.
(G. REMACLE, Les meules en arkose, dans Ardenne et Famenne, 1960 ; C. DUBOIS, Vestiges antiques dans les cantons de Malmedy et de Saint-Vith, dans Folklore Stavelot-Malmedy, 1947, p.16.)

Dans l’ensemble, elles ont dû faire l’objet d’une activité considérable, basée sur une connaissance approfondie de la forêt, quantité de blocs épars ayant servi à la fabrication sur place de ces meules.
L’industrie de ces pierres ne peut se situer qu’à l’époque romaine.

Meule à Sart-Lierneux (il y en avait 2 autres au même endroit).

Meule abandonnée en cours de façonnage au Bois St-Jean; diamètre 1,24 m.
(photographies de Gaston REMACLE)
Ndlr:
1) Quand a cessé la fabrication de ces meules ? Christophe de GERNICHAMPS, pasteur de Villers-Ste-Gertrude, dans son histoire de St-Symètre (1625) déclara à propos du comté de Salm " D'avantage ce territoir à ce bonheur qu'il produit des pierres de moulin [...]"...
2) une meule a été découverte à La Bedine vers 1976.
(P.LEJEUNE, Une meule à La Bèdine, dans G.S.H.A. n°6 (1977) pp.75-76)
De nos jours encore, on retrouve sur le sol, près de Bèche, aux environs de Burtonville, comme dans la forêt entre ce village et Tinseubois, et plus loin encore, des meules de moulin en arkose à différents degrés d’achèvement. Nous en avons examiné plus de septante.
Il ne s’agit plus ici de meules ovoïdes, du type préhistorique ; mais elles sont plus grandes, circulaires, d’environ 1 m. de diamètre, avec un trou au centre.

Meule découverte entre Beaufays et Burtonville.
Des meules de même type se rencontrent aussi en nombre important aux environs d’Ondenval et Thirimont au pays de Malmedy, et aux environs de Joubiéval, sur le même banc d’arkose que celui des environs de Burtonville.
(G. REMACLE, Les meules en arkose, dans Ardenne et Famenne, 1960 ; C. DUBOIS, Vestiges antiques dans les cantons de Malmedy et de Saint-Vith, dans Folklore Stavelot-Malmedy, 1947, p.16.)

Dans l’ensemble, elles ont dû faire l’objet d’une activité considérable, basée sur une connaissance approfondie de la forêt, quantité de blocs épars ayant servi à la fabrication sur place de ces meules.
L’industrie de ces pierres ne peut se situer qu’à l’époque romaine.

Meule à Sart-Lierneux (il y en avait 2 autres au même endroit).

Meule abandonnée en cours de façonnage au Bois St-Jean; diamètre 1,24 m.
(photographies de Gaston REMACLE)
Ndlr:
1) Quand a cessé la fabrication de ces meules ? Christophe de GERNICHAMPS, pasteur de Villers-Ste-Gertrude, dans son histoire de St-Symètre (1625) déclara à propos du comté de Salm " D'avantage ce territoir à ce bonheur qu'il produit des pierres de moulin [...]"...
2) une meule a été découverte à La Bedine vers 1976.
(P.LEJEUNE, Une meule à La Bèdine, dans G.S.H.A. n°6 (1977) pp.75-76)
lundi 27 juillet 2009
Connaissons notre région. (VIII)
(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)
Au temps de la préhistoire (suite).
Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable. On sait que la Gaule a été jadis un des pays grands producteurs d’or. César en a tiré des sommes considérables ; elles lui ont permis de conquérir Rome où l’abondance d’or, après la guerre des Gaules, fit tomber le rapport de valeur de l’or à l’argent de 1/11,91 en 150 à 1/8,39 en 50 avant J.-C.
D’autres vestiges plus anciens encore ont été trouvés non loin de notre région.
Gaston REMACLE
Au temps de la préhistoire (suite).
Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable. On sait que la Gaule a été jadis un des pays grands producteurs d’or. César en a tiré des sommes considérables ; elles lui ont permis de conquérir Rome où l’abondance d’or, après la guerre des Gaules, fit tomber le rapport de valeur de l’or à l’argent de 1/11,91 en 150 à 1/8,39 en 50 avant J.-C.
D’autres vestiges plus anciens encore ont été trouvés non loin de notre région.
Gaston REMACLE
dimanche 26 juillet 2009
Le vieux moulin de Salmchâteau est démoli.
(publié dans …, le 26 août 1962)
Situé à la Basse-Ville, le vieux moulin vient de disparaître, ayant cédé ses pierres vénérables pour la construction d’un nouvel édifice.
L’offensive des Ardennes l’avait fort malmené ; dépourvu de toit, il n’en restait guère que des murs branlants.
C’était autrefois, jusqu’en 1795, l’un des moulins banaux du comté de Salm, à l’usage exclusif des habitants de Salmchâteau, Bèche et Comté. On peut faire remonter son origine au quatorzième siècle ; il aurait donc l’âge respectable d’environ six cents ans.
Sous le régime de la banalité, il était exploité en fermage. La valeur de celui-ci était fixée en grain. Par exemple, vers 1770, le meunier prenait le moulin à bail pour 23 muids de seigle par an – le muid valait 250 litres environ –.
Un peu plus tard, le fermage fut réduit en valeur d’argent, soit 55 écus.
À la Révolution française, le moulin fut séquestré ainsi que les autres moulins du comté de Salm (d’Arbrefontaine, de Cierreux, de Grand-Halleux, de Halconreux, de Vielsalm). Il devenait ainsi propriété de l’Etat.
Nous étions alors, jusqu’en 1815, sous la domination française.
Vers 1810, l’Etat français procéda à la vente de nombreux biens provenant des séquestres ; parmi eux le vieux moulin de Salmchâteau. Il fut acheté par Jean-François OTTE, de Vielsalm, en 1809, pour la somme de 6 300 fr. J.-F. OTTE avait acheté également d’autres biens séquestrés, parmi lesquels le domaine de Hermanmont pour 11 000 fr. et le moulin de Vielsalm pour 9 025 fr.
La famille OTTE et sa descendance a gardé le moulin de Salmchâteau jusqu’à vers 1920 ; puis elle l’a revendu à ce moment à M. OFFERGELD, de Vielsalm.
Jusqu’à cette dernière vente, il a servi de moulin à farine. M. OFFERGELD l’a utilisé pour son industrie de pierres à rasoir.
Après l’offensive des Ardennes, il a cessé son activité.
Voici maintenant le nom de quelques meuniers.
En 1561, Pierre.
En 1575, Henri.
En 1589, Pierre.
En 1617, Thomas.
En 1656, Toussaint.
En 1665, Bertrand, décédé en 1670.
Après 1720 et pendant de nombreuses années, Henri LEMAIRE, originaire de Ligneuville (dont descend M. Henri LEMAIRE de Bèche), puis son fils, Jean-Henri.
Vers 1770 et après, Jean-François FRÉÇON.
En 1796, Henri NOEL.
En 1846, et après Arnold WERGIFOSSE, originaire de Grivegnée.
La famille PAQUAY-CUVEILLEZ de Vielsalm a été la dernière à exploiter le moulin à farine.
Le 15 décembre 1861, à 8 heures du matin, un accident mortel se produisit au moulin. Jean-Arnold, âgé de 14 ans, fils du meunier WERGIFOSSE gardait le moulin en l’absence de son père. À quoi s’occupait-il ? Il se fit prendre par un engrenage, eut un bras arraché, la tête fendue, et fut tué sur le coup.
Gaston REMACLE
Ndlr :
D’après des notes de G. REMACLE, le nouvel édifice construit avec les pierres du moulin est la chapelle de Bèche. Il ajoute un meunier entre NOEL et WERGIFOSSE : Vers 1835 et après : Henri-Joseph LAPLUME, de Salmchâteau. Il ajoute, d’après les papiers PAQUAY, qu’en 1890-1895, Constant PAQUAY-CUVELLIEZ louait le moulin à M. OLIVIER, de Recogne, pour 650 frs. par an.
Situé à la Basse-Ville, le vieux moulin vient de disparaître, ayant cédé ses pierres vénérables pour la construction d’un nouvel édifice.
L’offensive des Ardennes l’avait fort malmené ; dépourvu de toit, il n’en restait guère que des murs branlants.
C’était autrefois, jusqu’en 1795, l’un des moulins banaux du comté de Salm, à l’usage exclusif des habitants de Salmchâteau, Bèche et Comté. On peut faire remonter son origine au quatorzième siècle ; il aurait donc l’âge respectable d’environ six cents ans.
Sous le régime de la banalité, il était exploité en fermage. La valeur de celui-ci était fixée en grain. Par exemple, vers 1770, le meunier prenait le moulin à bail pour 23 muids de seigle par an – le muid valait 250 litres environ –.
Un peu plus tard, le fermage fut réduit en valeur d’argent, soit 55 écus.
À la Révolution française, le moulin fut séquestré ainsi que les autres moulins du comté de Salm (d’Arbrefontaine, de Cierreux, de Grand-Halleux, de Halconreux, de Vielsalm). Il devenait ainsi propriété de l’Etat.
Nous étions alors, jusqu’en 1815, sous la domination française.
Vers 1810, l’Etat français procéda à la vente de nombreux biens provenant des séquestres ; parmi eux le vieux moulin de Salmchâteau. Il fut acheté par Jean-François OTTE, de Vielsalm, en 1809, pour la somme de 6 300 fr. J.-F. OTTE avait acheté également d’autres biens séquestrés, parmi lesquels le domaine de Hermanmont pour 11 000 fr. et le moulin de Vielsalm pour 9 025 fr.
La famille OTTE et sa descendance a gardé le moulin de Salmchâteau jusqu’à vers 1920 ; puis elle l’a revendu à ce moment à M. OFFERGELD, de Vielsalm.
Jusqu’à cette dernière vente, il a servi de moulin à farine. M. OFFERGELD l’a utilisé pour son industrie de pierres à rasoir.
Après l’offensive des Ardennes, il a cessé son activité.
L'ancien moulin de Salmchâteau.
Voici maintenant le nom de quelques meuniers.
En 1561, Pierre.
En 1575, Henri.
En 1589, Pierre.
En 1617, Thomas.
En 1656, Toussaint.
En 1665, Bertrand, décédé en 1670.
Après 1720 et pendant de nombreuses années, Henri LEMAIRE, originaire de Ligneuville (dont descend M. Henri LEMAIRE de Bèche), puis son fils, Jean-Henri.
Vers 1770 et après, Jean-François FRÉÇON.
En 1796, Henri NOEL.
En 1846, et après Arnold WERGIFOSSE, originaire de Grivegnée.
La famille PAQUAY-CUVEILLEZ de Vielsalm a été la dernière à exploiter le moulin à farine.
Le 15 décembre 1861, à 8 heures du matin, un accident mortel se produisit au moulin. Jean-Arnold, âgé de 14 ans, fils du meunier WERGIFOSSE gardait le moulin en l’absence de son père. À quoi s’occupait-il ? Il se fit prendre par un engrenage, eut un bras arraché, la tête fendue, et fut tué sur le coup.
Gaston REMACLE
Ndlr :
D’après des notes de G. REMACLE, le nouvel édifice construit avec les pierres du moulin est la chapelle de Bèche. Il ajoute un meunier entre NOEL et WERGIFOSSE : Vers 1835 et après : Henri-Joseph LAPLUME, de Salmchâteau. Il ajoute, d’après les papiers PAQUAY, qu’en 1890-1895, Constant PAQUAY-CUVELLIEZ louait le moulin à M. OLIVIER, de Recogne, pour 650 frs. par an.
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