Affichage des articles dont le libellé est exposition de Liège. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exposition de Liège. Afficher tous les articles

samedi 11 janvier 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm du 2 avril 1905 signale qu’un grand attrait à l’Exposition de Liège sera la présence les 12 et 13 mai de la célèbre meute de chasse à courre de Vielsalm que M. Saint Paul de Sinçay, maître d’équipage, a bien voulu promettre d’envoyer et qui fera accourir tous les amateurs de beaux chiens.

Il annonce aussi qu’une cabine téléphonique va être mise incessamment à la disposition des intéressés. Elle sera placée à la poste, dans la salle d’attente.

D’autre part, on demande des apprentis à l’Usine de pierres à aiguiser de M. Gustave jacques à Vielsalm. [ancienne maison Grognard au-dessus du magasin Hubo actuellement]

Le 30 mars 1913, l’Organe rapporte qu’un incendie d’une extrême violence s’est déclaré dimanche soir dans la maison de M. André Monfort à Lierneux. Grâce au prompt secours apporté par M Béchoux, pompier volontaire et au bon fonctionnement du matériel que M. le Directeur de l’asile avait bien voulu mettre à la disposition des sauveteurs, le sinistre a pu être localisé. De la maison incendiée, il ne reste que des ruines. Le parquet de Verviers a sur une plainte anonyme procédé à une enquête. Plusieurs pensionnaires ont été interrogés.

Il est vrai que les Monfort voient régulièrement leurs immeubles partir en fumée !

Le quadruple meurtre de Spa.

L’Organe de Vielsalm du 2 janvier 1910  relate cette horrible tragédie de Spa.
La maison du crime est adossée à la montagne boisée de la Sauvenière en contrebas des routes et comprend un corps de ferme, un corps de logis et un restaurant. Sur le côté, vers la route du Tonnelet, une porte donne sur la cour de la ferme ; devant, vers la route de Spa, l’entrée des granges et des écuries, la porte du restaurant. C’est en ce lieu qu’un horrible forfait a été commis.
Sous un amas de linge, Mme Evrard gisait, inanimée, morte, au milieu d’une mare de sang ; à la tête, d’épouvantables  blessures s’ouvraient, béantes. Le long du mur, le cadavre du petit Evrard, sanglant lui aussi, s’étalait, la tête fracassée. Sur le palier du premier étage, le corps, étendu sur le dos, de la troisième victime, M. Evrard. La chambre de la vieille mère fut ensuite ouverte : sur le lit un cadavre gisait, épouvantablement charcuté. Le chien de garde avait aussi été égorgé.
La police fait d’actives recherches qui, pour l’instant n’ont rien donné.

L’Organe du 3 avril de la même année reparle de l’affaire avec la découverte d’un couteau ensanglanté. Les parents des victimes ayant obtenu l’autorisation de mettre en vente tout ce qui se trouvait dans l’auberge et faisaient donc l’inventaire : ils soulevèrent un tiroir posé sur le comptoir auquel on n’avait jamais touché – négligence impardonnable de l’instruction – et découvrirent un couteau ensanglanté ! Cette découverte a une portée très grande : elle vient consolider les soupçons contre le garçon de  café Louis Julien détenu à la prison d’Amiens. Celui-ci arriva à Spa au moment de la quinzaine de l’aviation, prit pension chez un cafetier de la rue de la Sauvenière puis fut engagé comme garçon de café chez Evrard. Au cours d’une discussion qu’il eut avec un logeur, Julien sortit un jour un poignard de sa poche en disant qu’avec cela il pourrait faire une belle boutonnière. Le témoin a formellement reconnu le poignard en question. Cette découverte a provoqué une grande émotion à Spa où l’on apprécie très sévèrement la façon dont l’instruction a été menée.

Le 29 octobre, l’Organe signale qu’un sinistre quatuor composé de Julien, Jean, Garnier et Kerboriou, ( des déserteurs, interdits de séjour et dépourvus de tout sens moral) a été arrêté en France. La Cour d’Amiens vient de commencer les débats concernant cette affaire.

Le 19 novembre, on apprend que Julien, condamné à la peine capitale s’est pourvu en cassation et que les trois autres qui ont eu la chance d’y échapper vont être dirigés vers le bagne de Cayenne. Le 10 décembre, l’Organe précise que ce pourvoi est rejeté et le 31 décembre  que Julien a vu sa peine de mort commuée en travaux forcés à perpétuité : il sauve ainsi sa tête. Fin de l’affaire, donc, réglée en moins d’un an !


                                                                               Robert NIZET

jeudi 14 novembre 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Le 5 novembre 1905 :  La traditionnelle messe de la saint Hubert a été  célébrée samedi matin à 10 heures. Outre les membres très nombreux de la société de  chasse à courre Rallye Vielsalm et leur famille, une affluence assez considérable de monde y assistait. A l’issue de l’office, ces hardis Nemrods ont continué à honorer le bienheureux patron. Des automobilistes les ont transportés au lieu de rendez-vous. Le soir a eu lieu le banquet à la Villa des Dragons, résidence du Grand veneur  M. Gaston de Sinçay.

Les récompenses à l’Exposition de Liège : Agriculture, médaille d’or à Romain Nikelmann de Salmchâteau ; Eaux et Forêts, médaille de bronze à Joseph Stark ; Commerce, médaille de bronze aux Carrière et scierie de schiste ardoisier de la Salm de Frédéric Jacques.

Le 4 novembre 1906 : Encore la Saint-Hubert et un article pour ainsi dire copié-collé par rapport à l’an passé.

Le 1er novembre 1908 : Entre Vielsalm et Salmchâteau le viaduc enjambe la Salm [le Glain] et la route vers Luxembourg grâce à un viaduc composé autrefois de quatre arches : les deux du milieu occupées par la rivière tandis que celle de la rive gauche donne passage à un sentier et celle de la rive droite à la grand’ route. Or, à cet endroit la route forme un S coupé dans le milieu par le viaduc.  L’arche est large de 4 m à peine et donne passage au chemin de fer vicinal, aux nombreuses [Déjà ?] automobiles, aux attelages, aux bestiaux et aux passants qui empruntent cette route très fréquentée. Cette situation étant pleine de danger, il fut décidé d’ouvrir l’an dernier une deuxième arche pour la route dans le remblai qui supporte la ligne. Les travaux ont bien tardé et à ce jour on attend toujours l’ouverture de cette nouvelle arche bien que seuls quelques mètres cubes de terre doivent encore être déplacés.

Le 7 novembre 1909 : l’automobile d’un de nos sympathiques sportmann [sic] de la chasse à courre a écrasé, lundi dernier, le chien de M. Gillis. Le propriétaire a été largement rémunéré.

Pour le compte rendu de la saint Hubert, nouveau copié-collé des années précédentes. [Parfois mots pour mots !]

Le 5 novembre 1911 : Il a été expédié de la gare de Vielsalm depuis le 1er octobre jusqu’à ce jour plus de 150 wagons de pommes de terre à destination de l’étranger et des principales villes de Belgique. Le prix moyen étant de 8 Fr sur gare, cela représente une valeur de plus de 90.000 Fr récupérés par nos braves cultivateurs. Et  pour l’Etat, un denier fort appréciable. Si l’on considère également pour cette période les nombreux chargements d’ardoises, de pierres à rasoir et d’autres matériaux de source régionale, avec les arrivées, il est aisé de constater l’importance du trafic comme l’insuffisance du personnel. Il faudra tenir compte de ceci dans les dispositions qui seront déterminées au mois de février lors de la reprise par l’Etat de la ligne de Trois-Ponts au Grand-Duché. Avec les aménagements spéciaux des gares de ce réseau, il est déjà décidé que les haltes de Rencheux et Cierreux seront munies de bâtiments décents en béton armé d’un type nouveau. C’est déjà quelque chose dans un pays où la pierre abonde, mais voilà, ce serait un peu trop économique !

On nous fait remarquer que les différents accidents à l’éclairage électrique de Vielsalm sont dus à la malveillance. Un triste sire s’amuse à lancer dans les lignes des morceaux de fil de fer qui établissent des courts circuits. La police est informée.

A Grand- Halleux, jeudi dernier, un triste accident s’est produit pendant l’office : une partie  du jubé s’est effondrée et trois personnes ont été atteintes par des débris de plâtre. La bousculade qui s’en est suivie n’a heureusement pas fait de victime.

A Vielsalm, le dimanche 29 octobre, au cercle St Gengoux, Mgr Pottier, camérier secret du pape est venu donner une conférence. La salle était bondée. [Pas étonnant, avec une telle personnalité !]

Le 3 novembre 1912 : Innovation de taille cette année pour la messe de la Saint Hubert : elle sera chantée par des artistes amateurs. Pour le reste, habituel copié-collé. Même chose dans l’édition du  2 novembre 1913.

                                                                                     Robert NIZET


mercredi 17 juillet 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

On lit dans L’Organe de Vielsalm

du 23 juillet 1905 : Les exposants de Vielsalm et des environs à l’Exposition internationale de Liège sont : les carrières et scieries hydrauliques des schistes ardoisiers de la Salm de Frédéric Jacques ; la S.A des Ardoisières réunies ; Augustin Orban ; les pierres ouvrées de la Salm, fabrication de pierres à aiguiser de Salmchâteau ; les Carrières de pierres à aiguiser de Gustave Jacques à Vielsalm ; Joseph Starck, horloges et collection de bois.

Un épouvantable orage s’est abattu sur tout le canton dimanche vers 3 heures : une véritable trombe d’eau accompagnée d’une chute de grêlons mêlés de morceaux de glace a dévasté les récoltes de céréales et de fruits, brisé les vitres des fenêtres et abîmé les toitures. Pas d’accident de personne mais dégâts très importants donc. Le bâtiment de la douane allemande à Poteau a eu tous ses carreaux brisés : on en compte 82 !

du 30 juillet 1905 : dans la nuit du 27 au 28 un violent incendie s’est déclaré dans la brasserie appartenant à Adelin Renard à Vielsalm-Station. Le feu aurait pris naissance dans le foin entreposé à l’étage. Les pompiers ont dû commencer par déterrer la bouche à feu de la distribution d’eau qui était recouverte d’une couche de terre de plus de 40 cm ! Sauf quelques exceptions, ces bouches sont toutes dans le même état. A qui incombe ce manque de prévoyance ? Pendant ce temps, le feu faisait rage et s’était propagé à la maison Jacob et à l’ancien café Landurcy. Les pompiers se sont bornés à préserver les maisons Evrard, Thunus et Nélis. Il ne reste que des murs noircis.

du 28 juillet 1907 : les résultats d’une course cycliste organisée lundi dernier par un groupe d’amateurs. 1er prix : Maréchal de Sprimont ; 2ème prix : Thys ; 3ème prix : Hensenne ; 4ème prix : Fern. Evrard ; 5ème prix : Omer François, tous de Vielsalm.

En revenant jeudi dernier de la course d’automobiles de Bastogne [Circuit des Ardennes] un touriste propriétaire de la voiture portant le n° 1390 a écrasé un chien appartenant à Jos. Andrianne de Commanster. L’accident a eu lieu route de Grand-Halleux et la gendarmerie a procédé à l’enquête d’usage !

Un pénible accident s’est déroulé jeudi dernier au village de sart. Une folle, hantée d’idée de suicide, s’est jetée sous le tram lors de son passage vers 9h20 en face de la maison Viance. Le tram roulait à belle allure et la femme eut la tête horriblement broyée. La police a conclu à la non responsabilité des employés du vicinal.

du 12 juillet 1908 : A Deiffelt, le ballon « Dusseldorf » a atterri jeudi à 12h45 après avoir quitté Bonn à 9h25 à une température de 20°.

Le sympathique Alphonse Jacques vient d’être promu au grade de commandant en second de l’Ecole militaire belge.

du 26 juillet 1908 : à Salmchâteau, un terrible accident de vélo. Vendredi vers 9h du soir, Mr Brunson a été trouvé évanoui sur la route de Provèdroux. On suppose qu’il a fait une chute, la descente étant très dangereuse. Ramené chez lui en voiture, on a constaté plusieurs blessures à la tête et aux mains. Son état inspire de vives inquiétudes.

                                                                               Robert NIZET


jeudi 13 juin 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans l’Organe du 23 avril 1905 on annonce que l’ouverture officielle de l’Exposition de Liège aura lieu le 27 avril prochain au nom de sa majesté le Roi par le prince Albert et la princesse Elisabeth. Gros événement à proximité de chez nous et l’Organe y consacrera de nombreuses colonnes au fil des mois.

Au marché du 18 dernier étaient exposés 60 bœufs, 130 bouvillons, 170 vaches, 160 génisses, 95 cochons, 310 porcelets.  Ont été vendus : 35 bœufs,  85 bouvillons, 95 vaches, 80 cochons et 200 porcelets.
 Un millier de bêtes réparties sur la place du marché et dans la rue de la station [devenue de ce fait rue du Vieux Marché] : imaginez l’encombrement et l’animation que ça devait être !

Le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique est d’avis que certaines communes abusent un peu des grandes vacances en fermant les écoles primaires pendant plus d’un mois et demi ! Si ces abus persistaient, ces communes pourraient être privées de subsides.

A Beho, à proximité du château des Concessions, un jeune homme était occupé à promener sur un champ nouvellement ensemencé un rouleau-plombeur tiré par deux chevaux qui se sont soudainement effrayés et emballés. Après une course de cent mètres, un cheval s’abattit, entraînant sur lui le lourd rouleau. Finalement, conducteur et bêtes s’en sont tirés indemnes mais l’instrument est démoli.

Le 22 avril 1906 :
Dimanche dernier, le feu a complètement dévasté le bois se trouvant le long du chemin de Vielsalm à Salmchâteau, en lieu- dit thier des carrières, sur une étendue de 200 mètres. On croit à une malveillance et la gendarmerie s’est rendue sur les lieux.

Le 25 avril 1909, à Grand-Halleux, le chef piocheur Noël de Trois-Ponts a trouvé le piocheur Servus à l’état de cadavre au pied du remblais de la ligne de chemin de fer. Il avait la jambe droite coupée au-dessus de la cheville et le bras droit affreusement broyé ; le pied était resté dans la voie. On suppose qu’il a été surpris par un des  trains descendant vers Trois-Ponts : le « marchandises » à 19h40 ou le « voyageurs » à 20h07.
Servus habitait Rochelinval(Wanne), était âgé de 37 ans, avait une femme et quatre enfants de 11, 9, 7 et 2 ans.


L’Organe du 23 avril 1911 signale un fait sortant de l’ordinaire. A Bovigny, la semaine dernière, Antoine Poncin, cultivateur, défrichait un terrain au lieu-dit «  o l’hy djardin » lorsqu’il a mis à nu une sépulture franque des plus anciennes. Il déterra ainsi une urne noire aux côtes saillantes, une soucoupe en terre et des cendres avec un morceau d’os calciné. Le tout a été remis au Dr Lomry, féru d’archéologie. Ce n’est pas la première fois qu’une telle découverte est faite dans les environs de ce village.


                                                                               Robert NIZET

mardi 7 mai 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


L’Organe de Vielsalm du 9 avril 1905 donne les informations sur le prix d’entrée (1fr) et les abonnements à l’Exposition de Liège dont l’ouverture approche. Les abonnements acquis dès à présent permettent en outre la visite des travaux préparatoires. L’abonnement ordinaire coûtera 20 frs ; pour les actionnaires, 15 frs ; pour les militaires de tous grades en fonction ou à la retraite, leur femme et leurs enfants, 10frs. La demande doit être accompagnée d’une photo format carte de visite sur carton dur.

Retour du Congo : le commandant Alphonse Jacques de la mission d’étude du chemin de fer du Katanga se trouvait à bord de l’Anversville arrivé à Anvers le 3 avril dernier. Il était descendu à Southampton et est revenu par Ostende. Son boy Abdallah l’accompagne. [Précisons pour les tintinophiles que ce n’est pas le même Abdallah, fils de l’émir Mohammed Ben Kalisch Ezab et  cher au capitaine Haddock]. C’est déjà la septième fois que ce négro [sic] vient en Europe. M. Jacques nous est revenu bien portant.

Dans l’édition du 8 avril 1906 il est question de divers travaux auxquels le ministre promet son soutien : construction d’un égoût, pavage de la partie de la route Sedan-Malmedy entre Vielsalm et Salmchâteau et nouvelle voie de chargement du vicinal Lierneux-Vielsalm à la gare de Vielsalm




La pompe située au bas de la place du marché fait l’objet d’articles récurrents.

  
Le 3 juin 1906 : Estudientina – La visite des Etudiants des Mines de L’Université a été, comme les années précédentes, marquée par la culbute de pompe se trouvant au bas de la place du marché.

Le 6 avril 1913 : le passage des étudiants en notre localité a encore été marqué par quelques exploits drolatiques. Ils s’en sont de nouveau pris à notre pauvre borne fontaine, l’ont arrachée, décapitée et sont partis en emportant la partie supérieure. Tout cela accompagné de cris, de chants et de discours. Il paraîtrait que le larcin se trouve à Stavelot à la disposition de notre administration communale.

Le 26 avril 1914 : dans la nuit de lundi à mardi les étudiants liégeois, suivant leur traditionnelle habitude sont venus faire visite aux habitants de Vielsalm et surtout à notre fameuse pompe de la place du marché. Pour la trente-unième [sic] fois cette dernière a été malmenée et en fin de compte portée sur le kiosque au milieu d’un charivari très animé. Selon leur coutume ils sont arrivés le lendemain matin pour lui rendre leurs derniers hommages, malheureusement leur espoir fut déçu, la pompe avait été soustraite à leur extravagance. Cette fumisterie durera-t-elle jusqu’à la consommation des siècles ou fera-t-on disparaître ou placer moins en vue cette pauvre persécutée ?

Chaque année à pareille époque, l’Organe rapporte des faits similaires.
 Lu sur une carte éditée par Ernotte-Colson avec la légende « Vielsalm-Grand’Place » et envoyée le 24 mai 1905 : Mon cher Marcel. Ci-dessus [avec une flèche] la pompe que nous avons fichue par terre dès notre arrivée à 5 heures à Vielsalm ; un superbe jet d’eau s’élève sur la place. Ebahissement général des naturels. Léon.
Les « naturels », c’est nos grands-parents !

Maintenant (en 2013)  que la place est de nouveau pourvue d’une fontaine, cette tradition pourrait, ne trouvez-vous pas, être remise à l’honneur ?  Je compte glisser l’idée à l’un ou l’autre président d’étudiants toujours à la recherche de tours à jouer !

Dans l’Organe du 3 avril 1910 : Nous  savons de la meilleure source que nous sommes sur le point d’obtenir un train venant de Gouvy vers 4h40, allant jusque Grand-Halleux sans arrêt, puis, retournant de là à 5h25 pour s’arrêter partout et donner la correspondance à Gouvy vers Libramont à 6h05. Nous savons aussi que M. le chef de station de Vielsalm a donné un avis défavorable. Allons, MM. les intéressés de Vielsalm, tâchez de faire changer d’avis notre brave chef de station. [qui, à l’époque, était J.C. Goffart]

                                                                                         Robert NIZET 

mercredi 10 avril 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


Il est question dans L’Organe de Vielsalm du 19 mars 1905 de la grande exposition de Liège de 1905: les halles ne seront pas accessibles après la chute du jour. Mais comme l’enceinte est ouverte jusqu’à 11 heures du soir, il faut éclairer les jardins et diverses attractions. De surcroît il faut compter sur un éclairage à la hauteur des progrès de la science et donnant aux jardins un aspect gai et accueillant. Une entente est donc intervenue entre les exposants de chaudières et de dynamos : ils seront les producteurs de la force électrique nécessaire. Pour l’éclairage des façades on a adopté un  moyen ingénieux : on projettera la lumière électrique sur leur surface claire de façon à les faire surgir de la nuit comme des palais de rêve.

On annonce aussi que le chef de l’expédition du chemin de fer du Katanga, le capitaine Alphonse Jacques, vient de s’embarquer à Boma, accompagné de ses deux adjoints, pour rentrer au pays.

Dans l’Organe du 15 mars 1914 : un million de francs a été mis en circulation en pièces d’or à l’effigie du Roi Albert. L’auteur de la gravure a réussi un profil très décoratif de notre roi.

Vendredi dernier à Petit-Thier, l’habitation de l’instituteur Servais a été l’objet d’une tentative de cambriolage. L’auteur, qui est connu de la gendarmerie  et dont  le nom est tu par déférence vis-à-vis de sa famille, a emporté un révolver et quelques paperasses. Celles-ci ont été renvoyées par expresse [sic] de Grand-Halleux à leur propriétaire.

Le parc communal est doté pour quelques temps d’un établissement de « Ringking » : il s’agit de ce sport moderne (patins à roulettes)  qui fait si grande fureur dans les villes. Pour une fois, Vielsalm a donc la veine de voir arriver dans ses murs cette attraction qui ne manque ni de difficultés ni d’adresse. Avis aux amateurs de culbutes magistrales !

L’Organe du 7 mars 1908  reprend un article de la Revue Belge et Coloniale où il est question du commandant Laplume.
Grand, sec comme une trique, d’humeur toujours joyeuse, acclimaté comme pas un, le commandant Laplume est bien le colonial qui s’est complètement fait à l’ambiance africaine ; dédaigneux du casque  encombrant, on le rencontre, par le soleil le plus vif, le chef couvert seulement d’un fez.
Mais Laplume n’est pas seulement un chasseur d’éléphant, un dresseur d’une patience angélique.
Parti pour la première fois le 6 novembre 1892 comme sergent, il rentrait en 1898 après avoir été deux fois au Nil et un peu partout chef de poste dans l’ouest de l’Uele.
C’est lui qui, abandonné au combat par son peloton apeuré, resta seul bien en vue de l’ennemi pour donner le change à ceux-ci en feignant de commander ses hommes, détournant ainsi une attaque contre la colonne Chaltin en marche ; c’est encore lui qui, pour tuer le temps, se mit à noter le nombre de minutes qu’il fallait aux ennemis pour recharger leurs canons !
En juillet 1899 il fut envoyé au Congo pour commencer le dressage des éléphants. Après avoir été examiner les procédés utilisés au Gabon, il entama la domestication des pachydermes à Kira-Vungu et à son retour en Belgique quatre ans plus tard il en avait déjà domestiqué douze.  Retourné en 1904 il en retrouva huit et finit par réunir un troupeau de 28 bêtes capables de tirer la charrue et de  transporter des matériaux. Pendant ce nouveau séjour il délivra  plus de quatre mille esclaves qu’il renvoya dans leur foyer.
Carrière bien remplie dont Laplume passé du grade de sergent à celui de capitaine-commandant peut s’enorgueillir à juste titre.

Rappelons que Jules-Henri Laplume était né le 16 novembre 1866 à Salmchâteau et qu’après des études d’instituteur, il s’engagea à l’armée puis au service de l’Etat indépendant du Congo. Il est l’auteur de plusieurs études sur l’élevage des éléphants.

                                                                                     Robert NIZET