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samedi 25 mai 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


L’Organe de Vielsalm du 16 avril 1905 rapporte que, en début de semaine, le greffier provincial et le contrôleur du cadastre se sont rendus à Poteau pour délimiter un terrain resté neutre, se trouvant entre la Prusse et la Belgique, près de la ferme des Mauvaises Pierres.

Suivant celui du 15 avril 1906, il circulerait une pétition pour obtenir la séparation de la section de Salmchâteau et sa création en commune distincte avec Bèche et [La]Comté.

Dans l’Organe du 18 avril 1909 
- par A.R. du 7 avril 1909 M. Jules Lambert est nommé notaire à la résidence de Vielsalm en remplacement de M. Gomez ;
-les travaux de pavage entre Vielsalm et Salmchâteau sont en voie d’exécution. Excellente amélioration pour cette route sur laquelle le trafic est intense ;
- des essais pour le transport des voyageurs  en autobus ont été faits sur le parcours Vielsalm-Lierneux. [Assez curieux quand on sait que le tram ne fonctionne que depuis 5 ans et qu’un service de malle-poste subsistera presque jusque la deuxième guerre, mais par Goronne]

L’Organe du 24 avril 1910 annonce la nomination comme doyen de Vielsalm de Monsieur Hallet, curé à Villers-devant-Orval. Il remplace Monsieur Martilly qui prend sa retraite.
 Celui-ci, semble-t-il ne sera pas regretté par tout le monde !

Vendredi dernier vers 7 heures du soir, un violent incendie s’est déclaré dans le pâté de maisons se trouvant derrière le pensionnat des frères, place du marché [Ces frères allemands ont succédé quelques années aux Sœurs de la Providence parties aux Chars-à-Bœufs dans leur nouveau pensionnat]. Le feu a pris naissance dans la toiture de la maison occupée par J. Erler et s’est propagé à celle de Jules Habotte. Les deux habitations ont été la proie des flammes malgré la promptitude des secours.

A propos encore du tram, le conseil communal, dont le compte rendu est donné par l’Organe du 12 avril 1936, supprime le parcours de Vielsalm-Gare au terminus, l’administration du vicinal faisant remarquer que ce trajet se fait en pure perte, sauf pour le train du cinéma, maintenu.
Ce n’est pas la première fois que le trajet du vicinal entre la gare et le terminus à proximité de la place du marché est mis en cause. Il faudra cependant attendre la guerre pour qu’il soit définitivement et totalement supprimé.

Une grave agression est rapportée dans les éditions des 10 et 17 avril 1910 de l’Organe de Vielsalm : dimanche vers 8h30 du soir un triste individu s’était embusqué à l’entrée de la propriété de Rosée et a arrêté la femme Jeanpierre-Caillet de Petit-Thier. Après une lutte vive, la victime put se sauver et demander l’aide de deux passants. La police s’efforce de mettre la main au collet de ce satyre. Mais huit jours plus tard, le mystère n’était pas encore éclairci malgré que près de quarante personnes eussent été interrogées à la gendarmerie.

                                                                                         Robert NIZET


dimanche 6 septembre 2009

Un peu de Statistique. Comment évolue la population de la Commune de Vielsalm.

(publié dans L’Annonce de Vielsalm, le 31 juillet 1955)

Nous nous sommes livré, dernièrement, à des recherches au sujet de l’évolution de la population de la commune de Vielsalm.
On a exprimé le souhait d’en voir publier quelques résultats.
C’est pourquoi nous communiquons aux lecteurs de ce journal les chiffres qui suivent.
Peut-être ceux-ci se présentent-ils avec une allure un peu sévère. Ils nous paraissent toutefois assez parlants et susceptibles de retenir l’attention.

Naissances, décès et mariages de 1700 à 1950.

Sur base des actes officiels, le nombre de naissances, décès et mariages concernant le territoire de l’actuelle commune de Vielsalm a été relevé, par année, aussi loin que possible dans le passé.
Le tableau ci-après récapitule, par dizaines d’années, ces nombres annuels. Les colonnes 2, 3 et 5 donnent respectivement, pour chaque décade envisagée, le nombre de naissances, décès et mariages. Les nombres de la colonne 4 constituent l’excédent des naissances sur les décès.
Quant aux nombres de la colonne 6, ils sont les quotients de la division du nombre de naissances par celui des mariages.



Ce tableau pourrait faire l’objet de nombreux commentaires. Bornons-nous à quelques remarques :

a) Le mouvement des naissances marque une progression continue jusqu’à 1910. Après cette date, non seulement il se ralentit, mais il manifeste un recul continu. Pour la décade 1941-1950, le nombre de naissance retombe ainsi à ce qu’il était il y a 180 ans, vers 1780, alors que la population est actuellement plus élevée qu’à la fin du dix-huitième siècle.

b) Si le nombre de décès présente, lui aussi, une diminution depuis 1910, il reste toutefois au niveau des années 1861-1870, lorsque les naissances atteignaient déjà un chiffre relativement élevé.
Sans doute, l’année 1945 (fin de l’offensive von RUNDSTEDT) a été mauvaise en ce qui concerne les décès, avec 130 décès. Néanmoins, ce dernier chiffre ne dépasse que d’environ 65 les chiffres correspondants moyens des années voisines ; son incidence sur l’ensemble de la décade 1941-1950 a peu d’importance.

c) L’allure de l’excédent des naissances sur les décès s’est modifiée en conséquence. Si, pour la quarantaine d’années 1871-1910, il est de 297 + 217 + 196 + 328 = 1 038, pour la quarantaine suivante, 1911-1950, il n’est plus que de 59 + 137 + 84 – 91 = 189. Soit une différence de 1 038 – 189 = 849.

N’est-ce-pas frappant alors que la population de la commune n’a pas diminué, comme on le verra ci-dessous.

À remarquer également que les années 1941-1950 se soldent par un déficit de 91.

d) Quant aux mariages, dans l’ensemble, leur progression est continue. Elle ne correspond donc pas de façon parallèle à celui des naissances. Les nombres de la colonne 6 sont, à cet égard, suggestifs. Jusqu’à 1910, ils indiquent une forte natalité ; après cette date, leur diminution va jusqu’à la moitié au moins de celui des années antérieures.

La population du territoire de la commune.

Les éléments qui viennent d’être signalés prennent plus de lumière encore par comparaison avec la population totale du territoire de la commune.
Voici, à ce sujet, quelques indications :

1659 : Sur le territoire en question, on recense 183 ménages, soit, en tenant compte de la forte natalité de l’époque, une population d’environ 950 personnes.

1823 : 2 362 habitants pour la commune y compris Petit-Thier et Goronne, ou environ 1 950 habitants sans ces deux localités.

1836 : Le nombre de 2 362 est passé à 2 974, ou environ 2 500 sans Petit-Thier et Goronne.

1847 : 531 feux, ou environ 2 500 habitants.

1874 : 2 880.

1900 : 3 525 habitants, avec 681 feux.

1910 : 3 747, avec 830 feux.

1922 : 3 533.

1930 : 3 492.

1935 : 4 121.

1947 : 3 763.

1954 : 3 980.


Ici encore, la progression a été continue jusqu’aux environs de 1910. Après quoi, elle a subi des variations diverses. Au total, l’augmentation est de peu d’importance.
Il faudrait d-faire état également, pourrait-on penser, des entrées et des sorties de la commune par changement de résidence. À notre avis, il n’y a pas lieu d’exagérer cet élément. Les calculs que nous avons effectués donnent comme résultat, pour le total des années 1901 à 1954, un excédent de sorties de la commune de 267 ; c’est inférieur notamment au nombre de 849 signalé ci-dessus.

La population des sections de la commune.

L’évolution de notre population se nuance davantage si l’on considère les diverses sections de la commune.
Certaines présentent une diminution sensible, d’autres une augmentation sérieuse. Il y a là également un phénomène qui mériterait réflexion.

Bornons-nous à quelques notes :

En avril 1847, les 531 feux de la commune se répartissaient comme suit :

Bêche, 42
Burtonville, 41
Comté, 15
Neuville et Cahay, 80
Rencheux, 66
Salmchâteau, 81
Vielsalm, Priesmont et Hermanmont, 102
Ville-du-Bois, 104


En octobre 1876, ces nombres étaient respectivement devenus : 572, 46, 42, 13, 87, 61, 88, 133, 102.
Pour le dernier demi)siècle, le tableau suivant peut être dressé, donnant le nombre d’habitants par localité :




À remarquer que Vielsalm comprend ici ce qu’on appelle communément le quartier de la gare qui, en 1914 encore, était considéré à part dans les divers recensements, et sous le nom de « Pont des Perches ». la population de ce quartier comprenait en 1896, 31 personnes ; en 1900, 44 ; en 1910, 158.

Encore une fois, tous ces chiffres pourraient faire l’objet de nombreux commentaires et éveiller bien des réflexions.

Ne méritent-ils pas l’attention de tous ceux qu’intéressent l’avenir et la prospérité de notre belle commune ?

Gaston REMACLE

La "commune" d'Otré et ses minières.

P. LEJEUNE, dans G.S.H.A. n°9 (1978) pp.100-108.

Nos communes.

(publié le 1er février 1979)

La récente fusion des communes a fait disparaître plusieurs d’entre elles, dans notre région.
C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’avaient été créées les communes de Grand-Halleux, Arbrefontaine, Vielsalm, comme les communes voisines de Beho, Bovigny, Lierneux.
Depuis lors, et jusqu’au 31 décembre 1977, les limites de la commune de Grand-Halleux n’avaient pas changé, et cette commune comptait 2 484 hectares, 32 ares, 88 centiares.
La commune d’Arbrefontaine, elle, s’était agrandie de la section de Goronne détachée de Vielsalm le 1 janvier 1853, selon une loi votée le 11 novembre 1852 à la Chambre des Représentants et le 3 décembre suivant au Sénat ; ainsi, Arbrefontaine mesurait 2 051 ha., 24 a.,65 ca.
Depuis le 31 décembre 1977, Goronne a été rattaché à la nouvelle commune de Vielsalm.
Vielsalm perdit encore, à partir du 1 janvier 1848, ce qui devint la commune de Petit-Thier, soit 1 907 ha.,19a., 35 ca., selon une loi du 10 mars 1847.
Ainsi, la commune de Vielsalm était ramenée à 5 468 ha., à l’origine, à 2 848 ha., 57 a., 57 ca.
Actuellement, après sa fusion récente avec les anciennes communes de Bihain, Grand-Halleux, Petit-Thier, une partie de la commune de Lierneux, et les localités de Commanster et Goronne, elle mesure 11 885 hectares, avec 6 700 habitants.

Gaston REMACLE

lundi 27 juillet 2009

Connaissons notre région. (XIII)

(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)

Nos communes.

C’est en vertu de la loi du 28 pluviose an VIII (17 février 1800), qu’ont été créées les communes de Grand-Halleux, Arbrefontaine, Vielsalm, comme les communes coisines de Beho, Bovigny, Lierneux. Depuis lors, les limites de la commune de Grand-Halleux n’ont pas changé et cette commune compte toujours 2 484 hectares. La commune d’Arbrefontaine, elle, s’est agrandie de la section de Goronne, détachée de Vielsalm le 1 janvier 1853, selon une loi votée le 11 novembre 1852 à la Chambre des représentants et le 3 décembre suivant au Sénat ; la commune mesure actuellement 2 051 ha. ; Vielsalm perdit encore, à partir du 1 janvier 1848, ce qui est devenu la commune de Petit-Thier, selon une loi du 10 mars 1847 ; la commune de Petit-Thier a une superficie de 1 907 ha. La commune de Vielsalm qui à l’origine mesurait 5 468 ha., en compte encore 2 848 ha.

Gaston REMACLE