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dimanche 23 août 2015

Le moulin de Hermanmont (Vielsalm), détruit en 1916.

Le moulin de Hermanmont.

Le début de la construction est des environs de 1875. Le bâtiment devait d’abord servir à établir un système de pression d’eau destinée au parc du château de Hermanmont. Un moulin à farine l’a complété. Il était à deux tournants et la roue était au niveau du sol.

En août 1877, Henri-Joseph Minguet y est signalé comme meunier (+ 1899), puis ses neveux Edmond et Auguste Minguet, jusqu’en 1915, année de la destruction du bâtiment par les autorités allemandes pour la construction du pont du chemin de fer.

(d'après les notes de Gaston Remacle)

dimanche 19 octobre 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Un article de l’Organe de Vielsalm du 13 octobre 1907 intéressera incontestablement les ornithologues et d’une façon générale ceux qui se passionnent pour la gent ailée et qui pourront comparer avec ce que l’on connaît un siècle plus tard.
Le commencement du mois d’octobre coïncide avec le départ, le retour ou le passage de nombreux oiseaux migrateurs. Les pies grièches quittent nos parages vers cette époque, sauf la pie grièche vigilante qui n’émigre pas.
Quant aux alouettes, quoiqu’elles ne disparaissent jamais de nos contrées, il s’en fait en ce moment des migrations partielles. Des sarcelles et les canards siffleurs arriveront dans quelques jours, de même que le milan royal dont l’apparition coïncide avec celle des bécasses.
Vers le 15, passage automnal des grives françaises, signe ordinaire que la bonne saison de la grive commune est près de finir ; les bécasses et les bécassines séjournent plus longtemps. La dernière semaine d’octobre est marquée par une troisième arrivée de canards.

Dans l’Organe du 7 novembre 1909  on apprend que l’Automobile  [sic] d’un de nos sympathiques sportmann  [re-sic] de la chasse à courre a écrasé lundi dernier le chien de M.Gillis mais que celui-ci a été largement rémunéré. Dans celui du 14 novembre : lundi dernier le tram partant de Vielsalm  à 5h04 a renversé une charrette à bras se trouvant sur les rails en face de la scierie Denis à Vielsalm-Station. Le propriétaire du véhicule s’est vu contraint de payer 50 Frs de dommage pour dégradations à la locomotive.

Le 27 novembre 1910  il est de nouveau question de l’attentat de Hermanmont dont il a été question précédemment : le principal inculpé , F.Louis, a été renvoyé  des fins de la  poursuite par jugement rendu au tribunal correctionnel de Marche.

Le 24 novembre 1907 :
 Une belle course à Vielsalm entre deux sportmen (Comte de Jonghe et Comte Arnould d’Oultremont) et pour un pari de plusieurs milliers de francs. Le second avait parié que son cheval avec une voiture dite « américaine » rallierait Spa en 1 heure et 30 minutes. Pari gagné en 1 heure et 16 minutes sous les acclamations d’une foule enthousiaste et suivi d’un goûter chez le maître d’équipage de Sinçay.

A Courtil un incendie dû probablement à la malveillance détruit  complètement deux habitations logeant les familles Quoilin, Jacquet et Winant et jette 15 personnes dont 10 enfants sur le pavé à l’époque la plus dure de l’année.

A Bihain,  il est question d’instituer une école ménagère. Les futurs cordons bleus pourront apprendre à faire du bon café, à cuire les œufs et les pommes de terre et à détester l’eau de vie. Ces jeunes filles apprendront aussi que dans un jardin on peut cultiver autre chose que des choux et des poireaux.

Le 17 novembre 1907 :
Un accident de vélo à Bovigny : le dénommé R. de Halconreux a renversé près de Sterpigny un vieillard de 73 ans qui a eu le bras foulé et de nombreuses contusions à la figure. Il a reçu les soins du Docteurt Bozet de Limerlé.

A Hébronval,  un troupeau de 3 vaches, 3 génisses et 2 veaux a disparu pendant un moment d’absence du propriétaire. Celui-ci et la gendarmerie ont battu le pays toute la nuit sans succès dans un brouillard intense. Ce n’est que trois jours plus tard qu’on retrouva les bêtes sur le pic de Colanhan .
                                                                                         Robert NIZET


jeudi 8 août 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm nous tient au courant de toutes  les petites nouvelles du coin :

Le 21 juillet 1912 : Notre sympathique G. Paquay vient de remporter une médaille d’or et un diplôme d’honneur à la course de régularité pour motocyclettes Paris-Liège.

Le 27 juillet 1913 : les coureurs indépendants du Circuit provincial organisé par le vélodrome de Jupille et le comité des fêtes d’Ayeneux traverseront notre localité lundi prochain vers 1h de l’après-midi.

Le 26 juillet 1914 : A Grand-Halleux, au Vélodrome de la Salm, des courses ont eu lieu le 19 écoulé sous les applaudissements frénétiques d’une foule passionnée et avec le concours de la société de fanfares. Classement de la première course : 1er : Lanuit, 2ème : Jeunejean, 3ème : Gilson, tous de Grand-Halleux, 4ème : Hoffmann de Rencheux, 5ème : Baccus de Grand-Halleux.

La nécrologie nous apprend que jeudi dernier ont été célébrées les funérailles de Constant Paquay. Une foule énorme y assistait, preuve certaine de l’estime acquit [sic] par le regretté défunt.

Le 9 juillet 1933 : Sur le circuit de Stavelot-Francorchamps se courra dimanche le Grand Prix de Belgique vitesse automobile. Le départ sera donné à 13h et les concurrents devront boucler 40 fois le circuit. Seront en présence la Maserati de Zehender, les 4 Bugatti de Varzi, Williams, Dreyfus et Lehoux, les 5 Alfa-Roméo de Nuvolari, Wimille, Markewich, Chiron et Moll.
Cette liste d’engagés ne correspond pas tout à fait à la grille de départ figurant dans les livres de références.

A Vielsalm, le vendredi 7 juillet vers 11h30 Alexandre Claude pêchait au ruisseau près de l’étang du Baron de Rosée au Tienne Messe. De loin, il lui sembla apercevoir un baigneur dans ledit étang mais en s’approchant il se rendit compte que c’était un noyé. Il s’agissait en fait d’une femme en laquelle on reconnut vite Léa Gothal, épouse de Constant Putz, camionneur à la boulangerie Demoulin. Le corps était vêtu d’un pantalon blanc et d’un cache corset, comme pour le bain. Les vêtements étaient déposés dans la cabine au bord de l’eau. Comme elle vomissait de la nourriture on suppose qu’elle a voulu aller se baigner après son déjeuner et qu’elle a été prise de congestion. Âgée de 23 ans, elle était mariée depuis 4 ans et n’avait pas d’enfant.

Le 1er juillet 1934 : le meunier François Heinskyll de Regné a été découvert mort, lundi, dans son moulin. Ce moulin est en construction et seule la roue motrice est montée. Le cadavre était au fond du trou de cette roue et portait plusieurs plaies béantes. On se perd en conjecture sur cette mort qui paraît étrange.

Le 8 juillet 1934 : vendredi après-midi un pénible accident est survenu sur le tronçon de la route en réfection devant la propriété  Misson. Un cycliste, M. Renard de Rencheux, s’était engagé dans le couloir déjà réfectionné lorsque la camionnette de M. Caëls de Rencheux survint par derrière et heurta le cycliste qui fut violemment projeté sur la chaussée. Il fut promptement dirigé vers la clinique de Trois-Ponts : on craint une fracture du crâne.

A Ville-du-Bois, vendredi dans l’après-midi, Melle Remacle  était allée traire dans les champs. Les vaches rendues furieuses par le chien qui l’accompagnait se lancèrent sur elle et s’acharnèrent. Aux cris poussés par la victime, des personnes travaillant aux environs accoururent et eurent toutes les peines à la délivrer. Le docteur Misson, mandé, a réservé son diagnostic.
                                                                                                                                                                                                     Robert NIZET


jeudi 10 septembre 2009

Les terres du château. Les étangs.

Comme annexe du premier château de Salm, un domaine agricole avait été créé à Hermanmont, constituant la ferme seigneuriale. Il a subsisté jusqu’à la fin du comté et comportait alors 25 ha. 51a.
(Au sujet de Hermanmont, voir G. REMACLE, Aux origines du comté de Salm. Le bien seigneurial de Hermanmont, dans B.I.A.LUX., 1973, pp.3-4)

D’abord exploité certainement pour le compte du château, plus tard il l’a été en location. Celle-ci rapportait annuellement 70 écus au XVIIIe siècle, et 80 à la fin du siècle.
(E.TANDEL, Les communes luxembourgeoises, t.IV, p.656, et document n°14 au chapitre XVII)

Le 1er mars 1699, le comte François-Guillaume laissait le bien en ferme au haut-officier Henri WIROTTE pour 50 écus annuels.

Nous parlons de cet endroit, plus loin, au chapitre sur les localités.

Le château près de Salmchâteau avait, lui aussi, une annexe, le joignant ; la propriété mesurait 16 ha. 15a. 77ca. À la fin du régime, terres et bois. Le seigneur ne résidant plus au château, les terres finirent également par être exploitées en location ; vers 1670, pour 2 muids, 3 stiers, 3 quartes, 1 melay de seigle, et le double en avoine.

Le seigneur possédait en outre quelques pièces de biens-fonds dans différents villages.

Les étangs. Au XVIIIe siècle, le seigneur disposait de 8 étangs, dans lesquels, il se réservait strictement la pêche : 2 à Hermanmont, 1 au moulin d’Arbrefontaine, 1 à Sâm-li-vivî, 1 à Salmchâteau, 2 à Halconreux, 1 à Bèche.

Les villageois devaient intervenir pour l’entretien de ces étangs.

samedi 5 septembre 2009

À propos de « La Bouvière » à Hermanmont.

(publié dans L’Annonce de Vielsalm, le 3 décembre 1976)

En wallon, la dénomination est à l’bovîre. Ce terme rappelle certain usage d’ordre agricole au temps passé.
L’endroit est situé en face de la maison J. ARNOLD-GROSJEAN, route de Hermanmont, et au sud du bien de Hermanmont où, récemment, on vient de construire une série de maisons.

D’après le recensement cadastral de 1766 (tabelles aux Arch. De l’Etat, Arlon, et autres documents), cette « bouvière », comme celle de Priesmont, était une étendue pour l’exploitation agricole et à la disposition de certaines personnes, chacune pour une étendue déterminée, mais seulement de mai à la Saint-Jacques (25 juillet) ou jusqu’à l’enlèvement de la récolte si la parcelle occupée était en labour. La date du 25 juillet marquait normalement la fin de la fenaison et l’enlèvement du foin.

Ainsi, par exemple, dans la « bouvière » de Hermanmont, en 1766, seuls certains habitants de Ville-du-Bois pouvaient en disposer : Gengoux RUAL pour 64 verges carrées (la verge comptée à 24 pieds de longueur, soit environ 50 m2 pour la verge carrée), Pierre ENGLEBERT pour 45 verges, Joseph REMACLE pour 30 verges, etc.

Après la Saint-Jacques ou l’enlèvement d’une autre récolte éventuelle, ces personnages étaient « exclus » de la dite étendue, et « seule » la « cense de Hermanmont » avait droit de pâturage.

Une « bouvière » se trouvait également près de Priesmont, derrière le château actuel VERHAEGEN-DE NAEYER. Elle était fort grande, allant, d’est en ouest, « entre les deux chemins ». le recensement de 1766 donne les noms, ainsi que l’étendue envisagée pour chacun d’eux, de dix personnes, toutes de Ville-du-Bois, qui pouvaient disposer ici d’une parcelle jusqu’à la Saint-Jacques ou l’enlèvement de la récolte. Après la récolte du foin ou autre denrée, seule « la communauté de Priesmont » avait « droit de pâturage », en 1766, il se trouvait dans cette communauté « 21 chevaux, 20 bêtes à cornes, 251 moutons pour le parcours » dans la dite « bouvière ».
Le pâturage en question n’était donc pas une vaine pâture, à la disposition de quiconque, mais il était réservé à une ou plusieurs personnes.

Gaston REMACLE