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dimanche 27 avril 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm du 21 mars 1903 donne le compte rendu d’un conseil communal grandguignolesque qui a bien réjoui la nombreuse assistance. En voici quelques morceaux choisis.
Le conseiller Talbot de Ville-du-Bois conteste un sujet qui n’était pas mis à l’ordre du jour :  …lors de mon installation, vous m’avez servi un pied de cochon, je vous servirai un cochon tout entier.
M. Gomez : Serait-ce vous par hasard ?
M. Talbot : Je crois que je suis ici dans une ménagerie.
M. Gomez : Dont vous êtes le principal fauve.
M. Talbot, dans un accès de rage,  agresse alors M. Gomez qui reste calme sous l’avalanche des grossièretés et des calomnies qu’il est impossible à l’éditeur du journal de rapporter.
Rappelé à l’ordre, M. Talbot continue : J’entends vous faire enrager. A M. Gomez : Dis tout ce que tu veux, frère Gomez, on te connaît.
A propos d’une lettre envoyée par le notaire Crepin : C’est un mangeur de bouillon, il était saoul. Pendant la lecture de cette lettre, Talbot se démène d’une façon très violente et frappe à coups de poing sur le pupitre.
Comme il est de nouveau rappelé à l’ordre, Gomez dit : N’insistez pas, M. le Président, cela amuse la galerie et il est heureux qu’il ne se trouve pas dans la salle un garde de la colonie de Lierneux. Et l’autre rétorque : Tais-toi, vieux casseur de bon Dieu, tu as dit que j’étais un sauvage, je le serai.
Comme nos conseils communaux sont policés de nos jours ! Hélas, peut-être ?

Le 18 avril, l’Organe  annonce :
- la nomination comme notaire à la résidence de Vielsalm de J.A. Lambert, candidat notaire à Liège, en remplacement de M. Gomez appelé à d’autres fonctions ;
- les travaux de pavage entre Vielsalm et Salmchâteau sont enfin en voie d’exécution. Ce sera une excellente amélioration pour cette route sur laquelle le trafic est intense ;
- des essais pour le transport des voyageurs en autobus viennent d’être faits sur le parcours Vielsalm-Lierneux. Le trajet assez rude s’est effectué sans panne.
On peut s’étonner de ceci car le tram n’est en service que depuis cinq ans et les véhicules automobiles n’en sont qu’à leur début.

Dans l’Organe du 25 avril  on rapporte qu’on a trouvé au pied du remblai de la ligne de chemin de fer à Trois-Ponts le cadavre du piocheur Servus : jambe droite coupée, bras droit broyé. On suppose qu’il aura été surpris par un train descendant vers Trois-Ponts, soit celui de 19h40,  soit celui de 20h07. Agé de 37 ans, Servus qui habitait Rochelinval,  laisse une veuve et quatre enfants de 11, 9, 7 et 2 ans.


                                                                               Robert NIZET

dimanche 27 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 23 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 4.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM


Compte-rendu de la séance du 13 janvier.

Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.

Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.

CORRESPONDANCE.

Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :

Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,

Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
Vielsalm, le 12 janvier 1887
Monsieur l’éditeur du journal l’Echo de la Salm à Vielsalm.
Dans votre n° du 2 janvier courant, vous publiez le compte-rendu d’une séance tenue par le Conseil communal de Vielsalm le 27 décembre dernier, séance à laquelle je n’ai pas assisté.
Je lis dans ce compte-rendu ce qui suit :
« Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Collège des bourgmestre et échevins de faire confectionner les prétendus plans, devis et cahier des charges prémentionnés. »
Je tiens à faire connaître à vos lecteurs que cette déclaration du Conseil communal, par l’organe de M. Sépult, conseiller, est absolument contraire à la vérité.
Il me suffira pour le démontrer de reproduire ici les termes mêmes de la délibération du 29 mars 1884, qui porte :
Le Conseil décide :
« Qu’il y a lieu de profiter de la construction des écoles de Vielsalm pour comprendre au centre de l’immeuble dont il s’agit ; charge le Collège des bourgmestre et échevins de faire dresser plans et devis de l’ensemble par M. Kupper, architecte provincial à Bastogne ».
C’est en vertu de cette décision votée par cinq membres contre un et deux abstentions, que le gouvernement provincial a chargé M. Cupper d’exécuter les dits plans et devis.
Je lis ensuite dans votre compte-rendu :
« Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les prétendus plans, devis et cahier des charges en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885. »
Par délibération du 7 janvier et du 11 février 1885, le Conseil chargeait M. Loneux d’exécuter les dits plans et devis ; ces délibérations ont été improuvées par la Députation permanente dont la décision a été maintenue sur appel par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 7 septembre 1885.
Dans ces deux délibérations, . Sépult adoptait en principe la confection des plans et devis. Je n’avais pas besoin de faire confectionner les plans et devis en question, dont l’architecte provincial avait été chargé par la Députation permanente, et ce travail n’est pas d’une date aussi récente que veut bien le dire M. Sépult, puisque l’arrêté ministériel qui en charge définitivement l’architecte provincial est encore d’un mois postérieur à cette date.
Votre compte-rendu dit encore :
« Qu’il est regrettable que la Députation n’ait pas autorisé la commune à ester en justice contre la réclamation trop bien fondée de M. l’architecte Cupper. »
Je crois utile de faire connaître à vos lecteurs que le Conseil s’est pourvu en appel de cette décision de la Députation, laquelle a été maintenue par le ministre de l’intérieur le 19 octobre 1886.
Il résulte de tout ce qui précède que le Conseil communal, au lieu d’adopter un système de défense absolument dépourvu de sens commun, s’était tout simplement soumis aux décisions prises par les autorités supérieures compétentes ; il aurait économisé à la caisse communale des frais considérables auxquels va donner lieu le procès Cupper, et ainsi diminué un peu les impôts extraordinaires dont, d’après vous, Monsieur l’éditeur, on se disposerait de frapper les habitants de Rencheux et de Vielsalm.
Vos lecteurs sont trop clairvoyants pour ne pas voir dans votre compte-rendu et dans les réflexions désobligeantes qui l’accompagnent une petite manœuvre électorale.
Je tenais donc de rétablir les faits dans leur réalité, afin que chacun puisse en retirer la part de responsabilité qui lui incombe.
Je terminerai en ajoutant, pour l’édification des contribuables, que les chemins de Bêche et de Burtonville, visés par votre article, n’ont coûté à la commune qu’un tiers des frais de construction et que ces chemins avaient été votés sur la demande des sections intéressées à la majorité du Conseil.
Je compte Monsieur l’Editeur que vous voudrez bien insérer la présente dans votre plus prochain numéro et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Le Bourgmestre, BEAUPAIN.


En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.

Faits divers

Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.

Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.

Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.

ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.

NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.

DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.

lundi 21 février 2011

Organe de Vielsalm

( Dimanche 16 janvier 1887, deuxième année, n°3.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM.


Le Conseil était convoqué pour le jeudi 13 janvier 1887, à 2 ½ heures de relevée.
Objets figurant à l’ordre du jour :
1° Approbation du procès-verbal de la séance du 27 décembre 1886 ;
2° Communication de la correspondance ;
3° Communication de l’arrêté de la Députation permanente qui maintient celui de M. le gouverneur suspendant l’exécution de la délibération du Conseil du 27 décembre, relativement à la nomination de M. J.J. Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance ;
4° Communication du procès-verbal de vérification de la caisse, 4e trimestre 1886 ;
5° Tous les objets ajournés et portés sur les lettres des 14 et 21 décembre.
L’abondance des matières nous oblige à postposer le compte-rendu de cette séance.


On nous écrit de Houffalize :


L’Echo de la Salm essaie, dans son numéro de dimanche dernier, de donner une réponse à notre article paru le 23 décembre dans l’Organe de Vielsalm, au sujet de l’hospice de Houffalize. Cette réponse un peu plus mal torchée que l’article du 5 décembre paru dans ses colonnes, répète exactement la même chose, soutient la même idée biscornue, savoir :
Que c’est à l’attitude énergique des libéraux de la Députation que les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice !
Dites-nous donc, Echo, les tours de force opérés par ces bons libéraux de la Députation pour doter les pauvres de la ville de cet établissement de bienfaisance ! Vous affirmez la gratuitement des prétentions qui ont sans doute besoin de quelques preuves. Je vous citais dernièrement les personnes à qui les pauvres de Houffalize devront le bienfait de l’hospice. Pourriez-vous me prouver le contraire ? Gageons que vous ne pourriez en dire autant de vos bons libéraux de la Députation.
Pour finir, permettez que je vous pose cette petite question : Ne serait-ce pas, par hasard, quelque libéral de la Députation qui aurait écrit, dans un but intéressé sans doute, votre article du 5 décembre ?
Réponse, s’il vous plaît.


COMPTE-RENDU de l’assemblée générale de la Société de secours mutuels LA FRATERNITE DE VIELSALM, du 9 janvier 1887.

Le bureau était composé de MM. H.J. Piront, président ; P.J. Bontemps, vice-président ; J.L. Louis, H.J. Nicolay, Constant Delsemme, administrateurs, tous membres effectifs, et Gillet, secrétaire, membre honoraire.
Les membres réunis étaient au nombre de 65.
On remarquait au premier rang de l’assemblée MM. Le baron de Jacquier de Rosée, conseiller provincial, et le vicomte Demanet de Biesme, rentier à Vielsalm, membres protecteurs.
M. Gillet, secrétaire, procède à l’appel nominal et remet à chacun des membres répondant une carte de membre effectif.
M. Piront, président, déclare la séance ouverte et accorde la parole à M. le secrétaire pour donner lecture d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne et du rapport de la Commission permanente des Sociétés de secours mutuels du royaume sur l’examen des statuts du royaume sur l’examen des statuts de la Société La Fraternité établie à Vielsalm, en instance pour obtenir la reconnaissance légale, et qui propose quelques modifications aux statuts arrêtés en assemblée générale le 18 juillet 1886.
L’assemblée générale, à l’unanimité des membres présents, adopte sans observations les modifications proposées par la Commission sus-nommée, celles-ci étant avantageuses à la Société.
Il est ensuite procédé à la nomination par scrutin secret de deux membres administrateurs en remplacement de MM. J. Hens et H.J. Evrard, démissionnaires.
M. Joseph Freyens, de Ville-du-Bois, obtient 58 suffrages.
M. Louis Cola, de Bèche, obtient 57 suffrages.
M. V. Pierre obtient 1 suffrage.
M. J.B. Louis obtient 1 suffrage.
Cinq bulletins blancs nt été trouvés dans l’urne.

En conséquence, MM. Jos. Freyens et Louis Cola sont proclamés membres administrateurs.
Les membres effectuent ensuite le paiement des cotisations arriérées et de janvier.
La séance est levée à 3 ½ heures de relevée.
Pendant cette réunion, la cordialité n’a cessé de régner parmi les membres de différentes conditions, tous étaient heureux de se retrouver.
La situation de la Société est des plus brillantes et cette œuvre de bienfaisance est des plus prospère, grâce à l’intervention de Messieurs les membres protecteurs, qui ont si bien compris le but de l’institution. Honneur donc à ceux-ci et remerciements au nom de la Commission et des braves membres effectifs.
La Société se compose de :
25 membres protecteurs,
1 ,, honoraire,
82 ,, effectifs.
118


Milice. Levée de 1887.
EXEMPTIONS ET DISPENSES.
COMMISSIONS CANTONALES

MM. les commissaires d’arrondissement de Bastogne et de Marche ont fixé comme suit la réunion des membres de chacune des Commissions qu’ils sont appelés à présider :
Arrondissement de Bastogne.
8e canton, à Bastogne, le lundi 21 février, à 10 heures du matin.
9e canton, à Fauvillers, le mardi 22 février, à midi.
10e canton, à Houffalize, le jeudi 24 février, à 2 heures de relevée.
11e canton, à Sibret, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
12e canton, à Vielsalm, le mardi 1er mars, à 10 heures du matin.
Arrondissement de Marche.
13e canton, à Barvaux, le samedi 26 février, à 1 heure de relevée.
15e canton, à Marche, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
14e canton, à Laroche, le jeudi 3 mars, à 10 heures du matin.

FIXATION DES SESSIONS DES CONSEILS.
M. le gouverneur de la province de Luxembourg a fixé les sessions des Conseils de milice comme suit, chaque séance à dix heures du matin :
Bastogne, 8e canton, à Bastogne, en la salle de la justice de paix, le lundi 14 mars.
Fauvillers, 9e canton, et Sibret, 11e canton, idem, le mardi 15 mars.
Houffalize, 10e canton, idem, le mercredi 16 mars.
Vielsalm, 12e canton, idem, le jeudi 17 mars.
Barvaux, 13e canton, à Marche, à l’Hôtel-de-ville, le lundi 14 mars.
Laroche, 14e canton, idem, le mardi 15 mars.
Marche, 15e canton, idem, le mercredi 16 mars.


Faits divers.
Foires de la semaine. Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché.
Lundi 17, Bastogne, Marche.
Mardi 18, Neufchâteau, Vielsalm, Ettelbruck (Grand-Duché).
Mercredi 19, Stavelot.
Vendredi 21, Florennes.


ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 5 au 12 janvier.

NAISSANCE : Julienne, fille de Louis-Jos. Colla, ouvrier ardoisier, et de Catherine-Thérèse Léonard, ménagère à Bèche.

DECES : Marguerite-Victorine Bruyère, âgée de 44 ans, ménagère, épouse de Jean-Joseph Archambeau, de Comté.


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mercredi 16 février 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 2 janvier 1887, deuxième année, n°1)

Conseil communal de Vielsalm.

Compte-rendu de la séance du 27 décembre 1886.

Étaient présents : MM. Laplume, Sepult, Guillaume, Paquay, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 9 h.45m. du matin.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 21 décembre dernier, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance et des documents approuvés :

1° Du compte communal de 1885, approuvé par la Députation permanente du Conseil provincial le 9 décembre 1886.
En recettes à fr. 60,009 07
En dépenses à fr. 53,399 46
Soit un excédent de recettes de fr. 6,609 61

2° D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique, adressée à M. le gouverneur de la province de Luxembourg le 11 décembre courant, faisant connaître qu’il résulte de l’examen des documents produits à l’appui de la réclamation de l’instituteur M. Jacqmin, qui sollicite paiement du traitement du mois de septembre dernier, qu’il ne peut opposer qu’une fin de non recevoir, le susdit instituteur s’étant vu forcé de donner la démission de ses fonctions, pour des raisons très graves, le 2 août, et que, à la suite d’un commun accord avec l’administration locale, il est resté à son poste jusqu’au 1er septembre, etc.

3° D’une autre dépêche de M. le ministre, en date du 17 décembre courant, prenant la même décision et pour les mêmes motifs, en ce qui concerne la demoiselle Raquet, institutrice gardienne.

4° D’une lettre de M. Hardy, médecin vétérinaire à Houffalize, informant le Conseil qu’il ne veut plus assister aux foires qui se tiennent dans la commune, l’indemnité de 12 francs étant insuffisante ; cependant, qu’au tarif officiel, il consent à y assister.
M. Guillaume fait remarquer que l’indemnité de 12 fr. a été fixée par M. Hardy, alors que le Conseil communal ne voulait lui allouer que 8 fr. pour chaque jour de présence et que ce n’est que sur des instances de l’autorité que le chiffre de 12 fr. lui a été voté.
Le Conseil passe à la continuation des objets à l’ordre du jour.

5° Le Conseil étant appelé à voter un crédit spécial pour paiement d’honoraires à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, et des frais résultés par le jugement du tribunal de Marche en date du 4 décembre courant, qui condamne la commune, M. Sépult demande la parole pour donner lecture du projet de délibération dont la teneur suit :

« En ce qui concerne la section de Vielsalm, « Le Conseil communal, après avoir revu ses délibérations des 2 juillet 1885, 24 juillet 1886 et 6 septembre 1886, déclare que la commune ne paiera que contrainte et forcée la somme de fr. 1,385-50, réclamée par M. Cupper, architecte, pour confection de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., d’un bâtiment à usage d’écoles communales à Vielsalm ;
» Qu’il se réserve d’exercer en temps opportun, contre qui de droit, une action en répétition, conformément à l’article 1235 du Code civil ;
» Qu’il est regrettable que la Députation permanente n’ait pas autorisé le Conseil communal à ester en justice pour faire trancher par le tribunal la question de droit, qui restera toujours pendante aussi longtemps qu’elle n’aura pas été soumise à l’appréciation des tribunaux ;
» Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Conseil des bourgmestre et échevins à faire confectionner les prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., prémentionnés :
» Qu’il n’existe pas au livre des délibérations du Conseil des bourgmestre et échevins, ni au livre de correspondances de la commune, aucune trace de commande ;
» Que le Conseil des bourgmestre et échevins, en vertu de prétendue autorisation du Conseil communal, aurait fait la commande à M. Cupper de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., dont il s’agit ;
» Qu’il avait toujours été entendu au Conseil communal que l’on ne construirait pas un nouveau bâtiment d’écoles communales à Vielsalm aussi longtemps que la commune ne serait pas largement subsidiée par le gouvernement ;
» Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les plans, devis, cahier des charges, etc., etc., en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885 ;
» Que, d’un autre côté, M. Cupper n’avait pas le droit de surprendre un jugement condamnant un paiement de la somme de fr. 1,385-80, contre la commune qui n’était pas pourvue d’une autorisation d’ester en justice et qui, dans ce cas, se trouvait placée dans la position d’un mineur, lequel ne peut poser aucun acte valable sans l’intervention des tuteurs et du conseil de famille ;
» Que ce jugement est donc radicalement nul ;
» Que le Conseil proteste, au nom de la commune, contre ces procédés arbitraires et frustratoires, et qu’il fait toutes ses réserves pour relever en temps et lieu, comme il le mérite, ces procédés à la Turque ;
» Et en ce qui concerne la section de Ville-du-Bois,
» Le Conseil communal déclare pour la troisième fois que la commune ne s’est jamais refusé de payer à M. Cupper, architecte, la somme de fr. 282-48 pour confection de plans et devis pour la construction d’un logement pour l’instituteur communal à Ville-du-Bois ;
» Qu’il était donc inutile d’actionner en justice la commune pour obtenir le paiement de cette somme ;
» Que le jugement surpris contre elle pour la section de Ville-du-Bois est aussi nul à son égard ;
» Que le Conseil communal pour la section de Ville-du-Bois proteste également contre ces procédés vexatoires ;
» Le tout sans préjudices à tous autres droits, dus et action de la commune et ici formellement réservés. »
Cette délibération, mise aux voix, est votée par tous les membres présents.

6° Le Conseil ajourne sa décision à une autre séance pour le paiement des frais d’entretien de l’indigent Larondelle.

7° Même décision pour la demande en concession d’un excédant de la voirie par la famille Henrard.

8° Idem pour les impositions communales ou emprunts.

9° Décide qu’il y a lieu de porter au budget de 1887 les sommes nécessaires à rembourser à des particuliers pour frais de distributions d’eau à domicile.

10° Par trois abstentions et trois voix contre l’approbation, rejette le compte de l’église de Ville-du-Bois pour 1885.
MM. Laplume, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean s’abstiennent.
MM. Sépult, Guillaume et Paquay votent contre l’approbation du dit compte.

11° Approuve le dossier et l’état des frais de M. le commissaire-voyer, concernant l’établissement d’une seconde distribution d’eau à Neuville.
Le Conseil se constitue à huis-clos.

12° Ajourne sa décision à prendre concernant l’enquête faite à charge de la maîtresse de couture de Neuville et décide que celle-ci devra se présenter à la prochaine séance pour donner des explications.

13° Nomme membre du Bureau de bienfaisance M. Jean-Joseph Bruyère, conseiller communal, en remplacement de M. le curé Grosfils.

14° Réintègre dans ses fonctions d’institutrice la dame Jacqmin, née Duhem.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 ½ heures du matin.


NÉCROLOGIE.

Une des plus honorables familles de Sterpigny vient de nouveau d’être frappée dans ses plus chères affections. Il y a trois mois à peine, elle répandait ses larmes sur le plus jeune de ses membres qui, après avoir brillamment terminé ses humanités au petit Séminaire de Bastogne, à la veille d’entrer en philosophie, est entré dans le Ciel. Quinze jours plus tard, une nièce, perle de vertu, mourait victime de son dévouement.
Aujourd’hui, la famille verse ses pleurs sur la tombe de son chef, d’un époux bien-aimé, du père le plus tendre et le plus dévoué, de M. Jean-Joseph Dantine, bourgmestre de la commune de Cherain, pieusement décédé à Sterpigny, à l’âge de 63 ans, le 25 décembre dernier, à minuit, juste à l’heure où les chrétiens célèbrent la naissance de l’Enfant Jésus.
Epoux et père chrétien, il n’a vécu que pour les siens, non-seulement en leur prodiguant tout ce qui est nécessaire, utile, agréable dans l’ordre temporel, mais surtout en prenant un soin spécial, scrupuleux de leurs intérêts spirituels.
Son amour pour ses propres enfants, à un moment donné, en 1879, s’est étendu sur tous les enfants de Sterpigny, et immédiatement il a créé une école pour les petits-frères de Jésus.
A la tête de cette école s’est trouvé son fils aîné, dont le mérite ne peut être contesté par personne. M. François Dantine devient instituteur volontaire et non salarié ; en 1882, sa tâche est terminée et son père s’impose de nouveaux sacrifices pour que de l’école il passe à l’autel.
Ces quelques mots suffisent pour juger M. Dantine comme chef de famille et comme chrétien.
Successivement conseiller communal, échevin et bourgmestre de la commune de Cherain, M. Dantine a toujours rempli consciencieusement les différents mandats que lui ont confiés ses honorables concitoyens de Cherain, Rettigny, Sterpigny, Vaux et Brizy.
Le service solennel pour le repos de l’âme du défunt sera célébré en l’église paroissiale de Sterpigny le lundi 17 janvier courant, à 10 heures du matin.


Etat-Civil de Vielsalm

Du 22 au 29 décembre.

NAISSANCE : 0.

DECES : 1.

Augustine-Victoria Wampach, âgée de 41 jours, fille de Jean-Servais Wampach et de Marie-Louise Moreau, de Vielsalm.

MARIAGE ET PUBLICATION : 0.


Annonces :

PREMIERE COMPAGNIE NEERLANDAISE D’ASSURANCE SUR LA VIE contre l’Invalidité et les Accidents.

Capital social : 1,200,000 fr.

Assurances vie entière, mixtes et dotales, Rentes viagères, Pensions, Assurance individuelle contre les accidents de toute nature.
Polices du Voyage à 5 francs par an, « 40 p.c. du bénéfice attribués aux assurés ».
Pour tous renseignements, s’adresser, à M. Lemaire-Elisé. de Vielsalm, agent principal pour le canton de Vielsalm et les environs.

samedi 12 février 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 19 décembre 1886, première année, n°6.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM.


Le Conseil est convoqué en séance publique, en la maison communale, pour le mardi 21 décembre courant, à 2 heures précises de relevée, à l’effet de statuer sur les objets suivants :
1° Lecture et approbation du procès-verbal de la séance du 24 novembre dernier :
2° Communication de la correspondance ;
3° Demande d’un crédit spécial au budget de 1886 pour payer l’état des frais de M. Cupper, architecte provincial, et ceux du procès ;
4° Communication du procès-verbal d’enquête à charge de la maîtresse de couture de Neuville ;
5° Liquidation de la note des frais d’entretien de l’indigent Larondelle ;
6° Nomination d’un membre du Bureau de bienfaisance, M. Clément Jeunejean n’acceptant pas ;
7° Demande en concession d’un excédant de voirie par Mme veuve Henrard et ses enfants ;
8° Impositions communales ou emprunts pour couvrir les 12,736 fr. 79 centimes de déficit des sections ;
9° Demande d’un crédit spécial pour rembourser à des particuliers des frais de distributions d’eau à domicile.
10° Décision à prendre concernant la proposition de la nomination d’une institutrice à Ville-du-Bois, M. le curé Grosfils consentant à céder son local pour l’école.


Dans cent ans d’ici.

Nous vivons véritablement dans un siècle de merveilles. Comme nous avons perfectionné depuis quelques années toutes les inventions qui ont pour but l’amélioration de notre condition terrestre !
Les bateaux à vapeur, les locomotives, le télégraphe électrique, le téléphone, les machines à tisser, la photographie, l’emploi du gaz, les fourneaux, les poêles ont changé l’aspect de la vie humaine.
Partout, enfin, nous voyons le progrès et les grandes réformes sociales.
Ce progrès ne peut pas s’arrêter, il continuera et prendra chaque année une importance nouvelle.
Écartons le voile qui nous cache l’avenir, et voyons quelques-unes des choses qui sont réservées à l’homme.
D’aujourd’hui en cent ans, les rues de nos grandes villes seront pavées en fer et les camions et les chariots seront trainés par la vapeur.
Le fermier labourera son champ, sèmera et coupera son blé, me battra à l’aide de l’électricité ; il économisera ainsi 50 p.c. de travail et de temps.
Le voyageur qui voudra se rendre dans les pays d’Outre-Mer montera dans un ballon et, ainsi, n’aura plus à craindre la rage des tempêtes. S’il a une distance moins grande à parcourir, il attachera sur ses épaules sa machine volante, et, ouvrant ses ailes, il sera plus heureux qu’Icare dans ses excursions aériennes.
La correspondance ne sera plus expédiée par chemin de fer, car ce mode de transport sera bien trop lent pour l’époque.
Déjà, à Londres, on se sert, pour les petits paquets, de chariots miniatures que l’on pousse à travers des tubes, tout comme le boulet lancé par un canon.
Lorsque ces petits chariots seront devenus d’un usage général, il est bien probable qu’on en fera de plus grands qui seront organisés pour le transport des voyageurs.
C’est un fait bien connu que le son se communique à travers les tubes. D’après ce principe, les villes seront approvisionnées de musique comme elles le sont de gaz. L’orgue, ou tout autre instrument, sera placé dans la ville et des tuyaux le mettront en communication avec les maisons.
Pour avoir de la musique, on n’aura qu’à ouvrir un robinet.
On pourra ainsi assister, à Vielsalm, à un concert donné à Paris.
Quoique nous soyons déjà familiarisés avec l’extérieur des planètes, nous levons encore vers le ciel des regards pleins d’une ardente curiosité.
Nous avons un vague pressentiment que le firmament qui s’étend sur nos têtes contient quelque chose de plus que des corps non habités. Et nous croirions volontiers que ces corps célestes peuvent être le séjour d’une race d’êtres semblables à nous.
Pourquoi n’y aurait-il pas des habitants, qui, grâce à une vue plus perçante ou à des lunettes plus fortes, nous observent pendant que, occupés de nos progrès, nous attendons impatiemment le moment ou nos instruments plus perfectionnés nous permettrons de répondre à leurs signaux ?
Puisque la même lumière tombe sur eux et sur nous et que les rayons sont réfléchis d’une planète à l’autre, qui sait si notre monde ne pourra pas communiquer avec les planètes ? Alors l’échange de la pensée se ferait avec la rapidité de l’éclair dans tous les mondes éclairés par le soleil.
Le passé a vu de brillants succès en médecine, cependant il nous est permis d’espérer qu’il viendra un temps où une connaissance plus parfaite de la médecine et des maladies, de meilleures habitudes et une vie plus pure, permettront aux hommes de vivre aussi longtemps qu’avant le déluge.
Et puisque la science, jointe à l’art, a su remplacer par des parties artificielles presque toutes les parties du corps, est-il déraisonnable de supposer que l’on pourra rendre à l’homme cassé par l’âge sa première jeunesse ?
Les exigences de la société deviennent de jour en jour si impérieuses que dans cent ans nos dames seront obligées de passer tout leur temps à s’habiller, à faire des visites et à s’acquitter des devoirs de leur profession.
Afin de leur permettre d’employer ainsi leur temps, on inventera sans doute une machine pour faire les travaux du ménage.
L’homme de ménage en se levant le matin, n’aura qu’à toucher un bouton et une étincelle électrique allumera le gaz du poêle.
Alors l’homme de ménage (car alors, il n’y aura plus de femmes de ménage) passera une ceinture et servira le café, battra les œufs, fera cuire la viande et griller le pain. Il passe une autre ceinture et les assiettes sortent bruyamment du buffet : la table est mise.
Le repas terminé, une autre roue tourne, les assiettes sont lavées, l’appartement est balayé et aéré, les meubles sont époussetés et mis en ordre : le travail du matin est terminé.
La dame peut sortir pour aller voter, visiter un malade, ou plaider un procès.
Dans la soirée, l’homme de ménage passe une autre ceinture et l’on voit s’avancer une machine munie de plusieurs bras.
Elle prend les enfants l’un après l’autre, les met dans un baquet où elle les lave vigoureusement pendant dix ou quinze minutes, puis elle les lance dans leur lit.
Le travail de la journée est ainsi terminé : on a économisé du temps et personne ne s’est mis en colère.
Cette machine n’aura pas de faiblesse à satisfaire ; elle n’aura besoin ni de passer les dimanches dehors ni de recevoir ses cousins à la maison.
Elle n’aura pas de parents pauvres faisant toujours les yeux doux au beurre, au sucre et à la farine.
Et maintenant, lecteurs bienveillants, laissez-moi vous souhaitez de vivre encore cent ans pour que vous puissiez voir le glorieux accomplissement de toutes ces choses.

AURORA.

Etat-Civil de Vielsalm

Du 8 au 15 décembre.

NAISSANCE : 1.
Gustave-Julien-Joseph, fils de Evrard, Henri-Joseph, ouvrier ardoisier, et de Lemaire, Anne-Marie-Lambertine-Virginie, ménagère, à Ville-du-Bois.

DECES : 0.

MARIAGE : 1.
Englebert, Eugène, âgé de 34 ans, cultivateur, avec Talbot, Marie-Joseph-Victorine, âgée de 31 ans, sans profession, à Ville-du-Bois.

Annonces :

Société d’Assurances CONTRE L’INCENDIE L’UNION BELGE Fondée en 1824, dont le siège est établi place de l’Industrie, 29, à Bruxelles.
Agent principal à Vielsalm : A. GILLET, secrétaire communal.

jeudi 10 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 28 novembre 1886, Première année n° 3)

Les premiers numéros de notre journal ont obtenu un véritable succès ; nous avons reçu de nombreux témoignages de sympathie, de précieux encouragements. Nous remercions de tout cœur nos honorables correspondants de l’intérêt qu’ils veulent bien porter à notre œuvre. Comme nous l’avons dit, nous n’entendons pas nous mêler aux discussions politiques, sauf peut-être dans certains cas spéciaux où il s’agirait d’intérêts directs de notre arrondissement ; en tout cas, nous ne nous départirons pas de la plus grande modération et d’une absolue impartialité.
Notre but principal est d’offrir au public un choix de lectures agréables et instructives.
Nos articles seront donc des plus variés : nous voulons que la lecture de notre journal soit tout à la fois un agréable et utile passe-temps. Nous nous sommes assurés un certain nombre de collaborateurs ; nous accueillerons d’ailleurs volontiers les articles que l’on voudra bien nous envoyer, pourvu qu’ils rentrent dans notre cadre ; nous faisons même appel à nos jeunes littérateurs.
Toutefois, nous rappelons ici ce que nous disions dans notre premier numéro, c’est un recueil catholique que nous fondons, et nous repousserions de nos colonnes tout ce qui ne serait pas digne de ce titre. La Rédaction.




À l’Ardenne Centrale

Nos sincères remerciements à notre confrère aîné de l’Ardenne Centrale, pour ses souhaits de bienvenue.
L’Organe de Vielsalm sera toujours heureux de combattre à ses côtés pour la bonne cause, non seulement dans le canton de Vielsalm, mais dans d’autres parties de l’arrondissement de Bastogne.

À l’Annonce de Stavelot.

L’Organe de Vielsalm et de l’arrondissement de Bastogne adresse à son confrère stavelotain ses remerciements bien sincères pour ses souhaits de bienvenue.



Compte-rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm du 24 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche, Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, conseillers, et Gillet, secrétaire.

La séance est ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil entend et approuve après lecture le procès-verbal de la séance du 4 novembre courant. – Décide qu’il y a lieu de modifier les chiffres du budget de l’école gardienne et de ramener les recettes et dépenses à 1,279 francs.
Le secrétaire communal donne lecture d’une dépêche de M. le Gouverneur de la province faisant remarquer que la nomination des maîtresses de couture appartient au Conseil communal, qui a le droit de les révoquer aux termes de l’instruction ministérielle du 1er avril 1886, et que c'est à lui à s’entourer des renseignements nécessaires et de statuer ensuite si oui ou non, il y a lieu de révoquer la maîtresse de couture de Neuville.
Le Conseil charge le Collège d’établir une enquête après laquelle il décidera.
Le Conseil par quatre voix contre deux, nomme membre du Bureau de bienfaisance, en remplacement de M. Grosfils, membre sortant, M. Jennesseau Clément, propriétaire à Ville-du-Bois.
Tous les autres objets sont ajournés à une autre séance.
La séance est levée à 3 ½ de relevée.

M. le Gouverneur du Luxembourg a transmis à toutes les communes de la province la circulaire suivante :
Arlon, le 3 novembre 1886
Aux Administrations communales.
J’ai eu l’occasion de constater que, dans certaines communes de la province, les subsides accordés par l’État et la province pour le service de l’enseignement primaire reçoivent une autre affectation que celle qui leur est attribuée par le budget spécial des écoles.
Il en résulte que souvent les receveurs communaux se trouvent dans l’impossibilité de solder des dépenses urgentes, telles que le traitement des membres du personnel enseignant, etc.
Je crois devoir vous rappeler, Messieurs, que les fonds destinés à l’enseignement sont spécialement affectés aux dépenses de ce service et ne peuvent, sous aucun prétexte, être employés à une autre destination.
J’invite Messieurs les receveurs communaux à refuser d’acquitter, au moyen des fonds destinés à l’enseignement, tous les mandats concernant d’autres dépenses qui leur seraient présentés.
Le Gouverneur Signé : P de Gerlache.




Nécrologie

Le 21 novembre courant est décédée à Bovigny Madame Anne-Marie Hurdebise, âgée de 62 ans, épouse de Monsieur Antoine Verdin.
Ses obsèques solennelles, suivies de l’enterrement, ont eu lieu en l’église de Bovigny, le 24 dito, au milieu d’une affluence considérable de personnes, qui ont voulu rendre hommage à la belle âme de la défunte.



État Civil de Vielsalm du 18 au 25 novembre 1886.

Naissances : 3
Augustine-Victoria, fille de Wampach Jean Servais, cultivateur, et de Moreau Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Jules-Julien-Joseph, fils de Fraikin Julien-Joseph, pépiniériste, et de Parmentier Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Ernest-Michel, fils de Parmentier Jean-Joseph, cultivateur, et de Neuville Marie-Nicole, son épouse, de Rencheux.

Décès : 2
Gaillard Jean-Joseph, âgé de 83 ans, sans profession, à Rencheux.
Baccus Alphonse, âgé de 42 ans, facteur des postes, à Vielsalm.

dimanche 30 janvier 2011

Organe de Vielsalm

(dimanche 14 novembre 1886 Première année, n° 1)


Compte rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm en date du 4 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Paquay, Bruyère, Masson-Gillis ; Goffinet, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance fut ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil communal entend la lecture et approuve le procès-verbal de la séance précédente du 15 octobre 1886.
Il s’occupe ensuite des objets portés à l’ordre du jour :

1. Reçoit communication d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne du 21 octobre 1886, faisant observer au Conseil qu’il est de règle de ne fixer les subsides pour travaux que lorsqu’un projet, dûment instruit, est soumis à l’approbation de l’autorité compétente.

2. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province du 20 octobre écoulé, informant le Conseil qu’il n’y a pas lieu, de la part de l’autorité supérieure, en présence du résultat de l’enquête à laquelle il a été procédé par l’inspection scolaire, de donner d’autre suite à la plainte formée contre la maîtresse de couture de Neuville et est invité à statuer sur le maintien de la maîtresse dont il s’agit, en conformité des articles 84 et 85 de la loi communale.
Le Conseil décide qu’il y a lieu de procéder à une nouvelle enquête, celle qui a été prétendument tenue étant insuffisante ; demande à ce que les parents, les enfants et les administrateurs communaux y soient entendus.

3. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province en date du 27 octobre 1886, invitant le Conseil communal à prendre des mesures en vue de réaliser les sommes prévues en recettes aux art. 7 et 43 du budget de la commune pour 1886 et qui sont nécessaires pour équilibrer les recettes et les dépenses communales.
Les ressources à réaliser se répartissent entre les sections de la manière suivante :
Section de Bèche fr. 5,014 93
Section de Burtonville fr. 3,418 83
Section de Neuville fr. 1,190 57
Section de Salmchâteau fr. 2,383 29
Section de Ville-du-Bois fr. 729 17
Soit fr. 12,736 79

Le conseil ajourne sa décision à la prochaine séance.

4. De l’approbation par la députation permanente du Conseil provincial des actes de concessions de terrains au cimetière de Vielsalm au profit des familles Mention et Lerusse, dudit lieu.

5. D’une lettre de la Dame Jacmin, née Duhem, institutrice en disponibilité pour cause de maladie, informant le Conseil qu’elle désire reprendre ses fonctions à partir du 1er décembre prochain.

6. D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique du 19 octobre dernier, faisant connaître au Conseil communal qu’il n’est pas possible d’accueillir favorablement son recours au Roi contre le refus d’autorisation d’ester en justice pour s’opposer au paiement des honoraires réclamés par M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, du chef de la rédaction d’un projet de construction d’école.

7. Le Conseil arrête les budgets scolaires en recettes et en dépenses, savoir
Écoles primaires fr. 13,603 00
École gardienne fr 1,887 65
Écoles d’adultes fr 810 00
Soit fr 16,300 65

8. Le Conseil approuve le procès verbal d’adjudication des travaux et fournitures d’entretien à exécuter en 1887 à la voirie vicinale au profit de MM. Gabriel, Hubert, de Goronne, et Lejeune, Guillaume, de Salmchâteau, pour une somme totale de 2,117 francs.

9. Émet un avis défavorable sur les réclamations des instituteur et sous-institutrice gardienne, démissionnaires à la date du 1er septembre et tendant à avoir paiement des émoluments attachés aux susdites fonctions pour le mois des vacances.

10. Charge le Collège échevinal de consulter Me Léon Alexandre, avocat à Marche, sur la valeur des actes de cession à la commune de la fontaine dite Gaussoin, et si la dame Bruyère, née Clémentine Damberty, a droit à l’exemption de la taxe imposée par le règlement sur les distributions d’eau à domicile.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 heures de relevée.



Faits divers


C’est aujourd’hui que MM. Les membres effectifs de la Société de secours mutuels La Fraternité de Vielsalm se réunissent pour verser leurs cotisations mensuelles.
Il paraîtrait que la Commission est décidée à ne plus admettre de nouveaux membres effectifs aussitôt le chiffre cent atteint, résultat qui est à la veille d’être obtenu.
Avis aux retardataires soucieux de l’avenir, cette Société étant appelée à rendre les plus grands services à l’ouvrier ne jouissant pas d’un revenu suffisant pour parer aux misères de la vie.

La Saint-Clément.
Personne ici ne l’ignore, Saint-Clément est le patron de tous nos ardoisiers, maçons et ouvriers en …pierre de taille, à rasoir, etc.
Cet anniversaire est toujours joyeusement fêté dans notre canton. Le joli village de Salmchâteau est en pleine animation ce grand jour ; tous ses habitants endimanchés se livrent à maintes réjouissances.
Bien des bouteilles sortent pleines de vie de la cave et y retournent à l’état de cadavre.
Nous donnerons dimanche prochain un compte-rendu de cette fête.

Nous apprenons que, grâce aux démarches de M. Van Hoorde, représentant de notre arrondissement, M. le ministre des chemins de fer a décidé qu’à partir du 1er décembre prochain le train partant de Bastogne le matin vers 4 heures continuera jusqu’à Vielsalm, où il arrivera à 5 heures 15 minutes, pour en repartir à 5h.21 et arriver à Bastogne à 6h.30


État Civil de Vielsalm
Du 4 au 11 novembre 1886
NAISSANCE : 0

DÉCÈS : 1
Enfant présenté sans vie du sexe masculin, de Starck Joseph, horloger, et de Choffray Marie-Françoise-Angélique, son épouse, à Vielsalm.

MARIAGE : 1
Jeunejean Jean-François, cultivateur, âgé de 36 ans, et Dantine Marie-Lucie-Victorine, sans profession, âgée de 24 ans, domiciliés à Ville-du-Bois.

PUBLICATION DE MARIAGE.
Arasse Guillaume-Joseph, âgé de 30 ans, sans profession, domicilié à Grand-Halleux, et Barbette Anne-Thérèse, âgée de 29 ans, sans profession, domiciliée à Salmchâteau.