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mercredi 2 mars 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 30 janvier 1887, deuxième année, n°5.)

AFFAIRES COMMUNALES

Bureau de bienfaisance.

Chaque année, et à tour de rôle, le mandat de l’un des membres du Bureau vient à cesser, et il y a lieu de procéder à une nomination nouvelle ; elle se fait par le Conseil communal d’après une liste double de candidats, que lui présentent simultanément le Bureau et le Collège échevinal. Le membre sortant est indéfiniment rééligible. Cette année, lors du renouvellement partiel, le Conseil communal a fait choix de M. Bruyère, conseiller communal. Le Bureau présentait comme candidats : M. Grosfils, curé de Ville du Bois, membre sortant, et M. Jeunejean ; le Collège avait choisi les mêmes candidats. Il est de tradition constante de renommer le membre sortant ; c’est là, tout à la fois, un acte de reconnaissance pour les services rendus, et de bonne administration : car le membre sortant est déjà au courant des affaires.
Dans le cas actuel, Monsieur le curé de Ville du Bois, président du Bureau, était membre depuis 14 ou 15 ans ; chacun se louait de son zèle et de son dévouement et était convaincu que la reconnaissance de nos administrateurs communaux lui était acquise. D’autre part, la loi ne donne pas au Conseil communal le droit de s’écarter des présentations qui lui sont faites ; il n’est pas rationnel de nommer un conseiller communal membre du Bureau, et cela par la raison bien simple que le Conseil doit contrôler les actes du Bureau, vérifier ses comptes ; où serait le contrôle si les mêmes personnes composent tout à la fois le Conseil communal et le Bureau de bienfaisance ? Il n’y a d’exception que pour le bourgmestre qui assiste de droit aux séances du Bureau.
L’acte posé par le Conseil communal était donc entaché d’une illégalité ; aussi le gouverneur, d’accord avec la Députation, en a-t-il suspendu l’exécution. L’arrêté du gouverneur a été notifié au Conseil dans sa séance du 13 courant. Voir le compte-rendu qui a paru dans notre numéro du 22 courant.


Faits divers

On a tué jeudi, dans les chasses de M. Jacques de Goronne, un superbe cerf de deux ans ; l’animal pesait nonante-cinq kilos et avait la taille d’une vache ardennaise.
Les bois, encore peu développé, n’avaient guère que quinze centimètres de longueur. Les cerf sont rares dans notre canton ; on en signale, il est vrai, un ou deux tous les ans ; mais ce ne sont là que des hôtes passagers de nos bois. Il y a deux ans, nos chasseurs à courre ont poursuivi un de ces animaux qui était venu passer l’été dans nos parages ; mais après une course rapide de plusieurs heures, les chiens et les chevaux ont dû cesser la poursuite : la victoire est restée au cerf.
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Foires de la semaine.

Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et grand-duché de Luxembourg.
Lundi 31 janvier : Salmchâteau.
Mardi 1er février : Houffalize, Fosse (Namur), Ettelbruck (Grand-Duché).
Mercredi 2 février : Florenville, Ferrières, Huy.
Jeudi 3 février : Arlon, Bouillon, Etalle, Hotton, St-Hubert, Hannut, Lierneux, Ouffet.
Vendredi 4 février : Virton.
Samedi 5 février : Bertrix.


ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 19 au 26 janvier.

NAISSANCE : 1.
Marie-Joseph, fille de Bille, Guillaume-Joseph, journalier, et de Rulmont, Marie-Anne, ménagère, son épouse, à Bèche.


† On nous prie d’annoncer la mort de Monsieur Bertrand-Joseph Maréchal, décédé à Goronne, le 25 janvier courant, à l’âge de 87 ans.
Les obsèques solennelles seront célébrées en l’église de Goronne, le vendredi 4 février 1887, à 9 h. du matin.



Annonces :

PREMIERE COMPAGNIE NEERLANDAISE D’ASSURANCE SUR LA VIE contre l’Invalidité et les Accidents.

Capital social : 1,200,000 fr.

Assurances sur la vie entière et mixtes. Assurances sur la vie des enfants. Pensions.
Moyennant la modique somme de 5 francs par mois, on peut assurer un très joli capital à ses enfants à toucher à l’âge où ils doivent commencer à se créer une position, ou se constituer soi-même une pension à un âge déterminé.
Outre cela, on reçoit 3 p.c. d’intérêts de son argent.
40 p.c. du bénéfice sont attribués chaque année aux assurés.
Seul agent principal pour le canton de Vielsalm et les environs : LEMAIRE-ELISÉ, à Vielsalm, qui est également agent principal pour la Société : les Fermiers belges Réunis, Société anonyme d’assurances contre la mortalité du bétail et des chevaux.
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H.-J. Pahaut PLOMBIER-ZINGUEUR
Salmchâteau (Vielsalm)
Travail soigné et garanti.
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AVIS
S’adresser à GILLET-FOURGON
Editeur et Secrétaire communal
À VIELSALM
POUR :
1° Assurances contre l’incendie ;
2° Achat d’actions de villes par paiements mensuels ;
3° Obtenir les documents nécessaires pour contracter engagements volontaires avec prime de 1,600 francs ;
4° Déclarations de successions, etc., etc.

dimanche 27 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 23 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 4.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM


Compte-rendu de la séance du 13 janvier.

Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.

Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.

CORRESPONDANCE.

Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :

Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,

Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
Vielsalm, le 12 janvier 1887
Monsieur l’éditeur du journal l’Echo de la Salm à Vielsalm.
Dans votre n° du 2 janvier courant, vous publiez le compte-rendu d’une séance tenue par le Conseil communal de Vielsalm le 27 décembre dernier, séance à laquelle je n’ai pas assisté.
Je lis dans ce compte-rendu ce qui suit :
« Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Collège des bourgmestre et échevins de faire confectionner les prétendus plans, devis et cahier des charges prémentionnés. »
Je tiens à faire connaître à vos lecteurs que cette déclaration du Conseil communal, par l’organe de M. Sépult, conseiller, est absolument contraire à la vérité.
Il me suffira pour le démontrer de reproduire ici les termes mêmes de la délibération du 29 mars 1884, qui porte :
Le Conseil décide :
« Qu’il y a lieu de profiter de la construction des écoles de Vielsalm pour comprendre au centre de l’immeuble dont il s’agit ; charge le Collège des bourgmestre et échevins de faire dresser plans et devis de l’ensemble par M. Kupper, architecte provincial à Bastogne ».
C’est en vertu de cette décision votée par cinq membres contre un et deux abstentions, que le gouvernement provincial a chargé M. Cupper d’exécuter les dits plans et devis.
Je lis ensuite dans votre compte-rendu :
« Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les prétendus plans, devis et cahier des charges en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885. »
Par délibération du 7 janvier et du 11 février 1885, le Conseil chargeait M. Loneux d’exécuter les dits plans et devis ; ces délibérations ont été improuvées par la Députation permanente dont la décision a été maintenue sur appel par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 7 septembre 1885.
Dans ces deux délibérations, . Sépult adoptait en principe la confection des plans et devis. Je n’avais pas besoin de faire confectionner les plans et devis en question, dont l’architecte provincial avait été chargé par la Députation permanente, et ce travail n’est pas d’une date aussi récente que veut bien le dire M. Sépult, puisque l’arrêté ministériel qui en charge définitivement l’architecte provincial est encore d’un mois postérieur à cette date.
Votre compte-rendu dit encore :
« Qu’il est regrettable que la Députation n’ait pas autorisé la commune à ester en justice contre la réclamation trop bien fondée de M. l’architecte Cupper. »
Je crois utile de faire connaître à vos lecteurs que le Conseil s’est pourvu en appel de cette décision de la Députation, laquelle a été maintenue par le ministre de l’intérieur le 19 octobre 1886.
Il résulte de tout ce qui précède que le Conseil communal, au lieu d’adopter un système de défense absolument dépourvu de sens commun, s’était tout simplement soumis aux décisions prises par les autorités supérieures compétentes ; il aurait économisé à la caisse communale des frais considérables auxquels va donner lieu le procès Cupper, et ainsi diminué un peu les impôts extraordinaires dont, d’après vous, Monsieur l’éditeur, on se disposerait de frapper les habitants de Rencheux et de Vielsalm.
Vos lecteurs sont trop clairvoyants pour ne pas voir dans votre compte-rendu et dans les réflexions désobligeantes qui l’accompagnent une petite manœuvre électorale.
Je tenais donc de rétablir les faits dans leur réalité, afin que chacun puisse en retirer la part de responsabilité qui lui incombe.
Je terminerai en ajoutant, pour l’édification des contribuables, que les chemins de Bêche et de Burtonville, visés par votre article, n’ont coûté à la commune qu’un tiers des frais de construction et que ces chemins avaient été votés sur la demande des sections intéressées à la majorité du Conseil.
Je compte Monsieur l’Editeur que vous voudrez bien insérer la présente dans votre plus prochain numéro et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Le Bourgmestre, BEAUPAIN.


En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.

Faits divers

Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.

Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.

Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.

ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.

NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.

DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.

mercredi 16 février 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 2 janvier 1887, deuxième année, n°1)

Conseil communal de Vielsalm.

Compte-rendu de la séance du 27 décembre 1886.

Étaient présents : MM. Laplume, Sepult, Guillaume, Paquay, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 9 h.45m. du matin.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 21 décembre dernier, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance et des documents approuvés :

1° Du compte communal de 1885, approuvé par la Députation permanente du Conseil provincial le 9 décembre 1886.
En recettes à fr. 60,009 07
En dépenses à fr. 53,399 46
Soit un excédent de recettes de fr. 6,609 61

2° D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique, adressée à M. le gouverneur de la province de Luxembourg le 11 décembre courant, faisant connaître qu’il résulte de l’examen des documents produits à l’appui de la réclamation de l’instituteur M. Jacqmin, qui sollicite paiement du traitement du mois de septembre dernier, qu’il ne peut opposer qu’une fin de non recevoir, le susdit instituteur s’étant vu forcé de donner la démission de ses fonctions, pour des raisons très graves, le 2 août, et que, à la suite d’un commun accord avec l’administration locale, il est resté à son poste jusqu’au 1er septembre, etc.

3° D’une autre dépêche de M. le ministre, en date du 17 décembre courant, prenant la même décision et pour les mêmes motifs, en ce qui concerne la demoiselle Raquet, institutrice gardienne.

4° D’une lettre de M. Hardy, médecin vétérinaire à Houffalize, informant le Conseil qu’il ne veut plus assister aux foires qui se tiennent dans la commune, l’indemnité de 12 francs étant insuffisante ; cependant, qu’au tarif officiel, il consent à y assister.
M. Guillaume fait remarquer que l’indemnité de 12 fr. a été fixée par M. Hardy, alors que le Conseil communal ne voulait lui allouer que 8 fr. pour chaque jour de présence et que ce n’est que sur des instances de l’autorité que le chiffre de 12 fr. lui a été voté.
Le Conseil passe à la continuation des objets à l’ordre du jour.

5° Le Conseil étant appelé à voter un crédit spécial pour paiement d’honoraires à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, et des frais résultés par le jugement du tribunal de Marche en date du 4 décembre courant, qui condamne la commune, M. Sépult demande la parole pour donner lecture du projet de délibération dont la teneur suit :

« En ce qui concerne la section de Vielsalm, « Le Conseil communal, après avoir revu ses délibérations des 2 juillet 1885, 24 juillet 1886 et 6 septembre 1886, déclare que la commune ne paiera que contrainte et forcée la somme de fr. 1,385-50, réclamée par M. Cupper, architecte, pour confection de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., d’un bâtiment à usage d’écoles communales à Vielsalm ;
» Qu’il se réserve d’exercer en temps opportun, contre qui de droit, une action en répétition, conformément à l’article 1235 du Code civil ;
» Qu’il est regrettable que la Députation permanente n’ait pas autorisé le Conseil communal à ester en justice pour faire trancher par le tribunal la question de droit, qui restera toujours pendante aussi longtemps qu’elle n’aura pas été soumise à l’appréciation des tribunaux ;
» Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Conseil des bourgmestre et échevins à faire confectionner les prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., prémentionnés :
» Qu’il n’existe pas au livre des délibérations du Conseil des bourgmestre et échevins, ni au livre de correspondances de la commune, aucune trace de commande ;
» Que le Conseil des bourgmestre et échevins, en vertu de prétendue autorisation du Conseil communal, aurait fait la commande à M. Cupper de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., dont il s’agit ;
» Qu’il avait toujours été entendu au Conseil communal que l’on ne construirait pas un nouveau bâtiment d’écoles communales à Vielsalm aussi longtemps que la commune ne serait pas largement subsidiée par le gouvernement ;
» Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les plans, devis, cahier des charges, etc., etc., en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885 ;
» Que, d’un autre côté, M. Cupper n’avait pas le droit de surprendre un jugement condamnant un paiement de la somme de fr. 1,385-80, contre la commune qui n’était pas pourvue d’une autorisation d’ester en justice et qui, dans ce cas, se trouvait placée dans la position d’un mineur, lequel ne peut poser aucun acte valable sans l’intervention des tuteurs et du conseil de famille ;
» Que ce jugement est donc radicalement nul ;
» Que le Conseil proteste, au nom de la commune, contre ces procédés arbitraires et frustratoires, et qu’il fait toutes ses réserves pour relever en temps et lieu, comme il le mérite, ces procédés à la Turque ;
» Et en ce qui concerne la section de Ville-du-Bois,
» Le Conseil communal déclare pour la troisième fois que la commune ne s’est jamais refusé de payer à M. Cupper, architecte, la somme de fr. 282-48 pour confection de plans et devis pour la construction d’un logement pour l’instituteur communal à Ville-du-Bois ;
» Qu’il était donc inutile d’actionner en justice la commune pour obtenir le paiement de cette somme ;
» Que le jugement surpris contre elle pour la section de Ville-du-Bois est aussi nul à son égard ;
» Que le Conseil communal pour la section de Ville-du-Bois proteste également contre ces procédés vexatoires ;
» Le tout sans préjudices à tous autres droits, dus et action de la commune et ici formellement réservés. »
Cette délibération, mise aux voix, est votée par tous les membres présents.

6° Le Conseil ajourne sa décision à une autre séance pour le paiement des frais d’entretien de l’indigent Larondelle.

7° Même décision pour la demande en concession d’un excédant de la voirie par la famille Henrard.

8° Idem pour les impositions communales ou emprunts.

9° Décide qu’il y a lieu de porter au budget de 1887 les sommes nécessaires à rembourser à des particuliers pour frais de distributions d’eau à domicile.

10° Par trois abstentions et trois voix contre l’approbation, rejette le compte de l’église de Ville-du-Bois pour 1885.
MM. Laplume, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean s’abstiennent.
MM. Sépult, Guillaume et Paquay votent contre l’approbation du dit compte.

11° Approuve le dossier et l’état des frais de M. le commissaire-voyer, concernant l’établissement d’une seconde distribution d’eau à Neuville.
Le Conseil se constitue à huis-clos.

12° Ajourne sa décision à prendre concernant l’enquête faite à charge de la maîtresse de couture de Neuville et décide que celle-ci devra se présenter à la prochaine séance pour donner des explications.

13° Nomme membre du Bureau de bienfaisance M. Jean-Joseph Bruyère, conseiller communal, en remplacement de M. le curé Grosfils.

14° Réintègre dans ses fonctions d’institutrice la dame Jacqmin, née Duhem.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 ½ heures du matin.


NÉCROLOGIE.

Une des plus honorables familles de Sterpigny vient de nouveau d’être frappée dans ses plus chères affections. Il y a trois mois à peine, elle répandait ses larmes sur le plus jeune de ses membres qui, après avoir brillamment terminé ses humanités au petit Séminaire de Bastogne, à la veille d’entrer en philosophie, est entré dans le Ciel. Quinze jours plus tard, une nièce, perle de vertu, mourait victime de son dévouement.
Aujourd’hui, la famille verse ses pleurs sur la tombe de son chef, d’un époux bien-aimé, du père le plus tendre et le plus dévoué, de M. Jean-Joseph Dantine, bourgmestre de la commune de Cherain, pieusement décédé à Sterpigny, à l’âge de 63 ans, le 25 décembre dernier, à minuit, juste à l’heure où les chrétiens célèbrent la naissance de l’Enfant Jésus.
Epoux et père chrétien, il n’a vécu que pour les siens, non-seulement en leur prodiguant tout ce qui est nécessaire, utile, agréable dans l’ordre temporel, mais surtout en prenant un soin spécial, scrupuleux de leurs intérêts spirituels.
Son amour pour ses propres enfants, à un moment donné, en 1879, s’est étendu sur tous les enfants de Sterpigny, et immédiatement il a créé une école pour les petits-frères de Jésus.
A la tête de cette école s’est trouvé son fils aîné, dont le mérite ne peut être contesté par personne. M. François Dantine devient instituteur volontaire et non salarié ; en 1882, sa tâche est terminée et son père s’impose de nouveaux sacrifices pour que de l’école il passe à l’autel.
Ces quelques mots suffisent pour juger M. Dantine comme chef de famille et comme chrétien.
Successivement conseiller communal, échevin et bourgmestre de la commune de Cherain, M. Dantine a toujours rempli consciencieusement les différents mandats que lui ont confiés ses honorables concitoyens de Cherain, Rettigny, Sterpigny, Vaux et Brizy.
Le service solennel pour le repos de l’âme du défunt sera célébré en l’église paroissiale de Sterpigny le lundi 17 janvier courant, à 10 heures du matin.


Etat-Civil de Vielsalm

Du 22 au 29 décembre.

NAISSANCE : 0.

DECES : 1.

Augustine-Victoria Wampach, âgée de 41 jours, fille de Jean-Servais Wampach et de Marie-Louise Moreau, de Vielsalm.

MARIAGE ET PUBLICATION : 0.


Annonces :

PREMIERE COMPAGNIE NEERLANDAISE D’ASSURANCE SUR LA VIE contre l’Invalidité et les Accidents.

Capital social : 1,200,000 fr.

Assurances vie entière, mixtes et dotales, Rentes viagères, Pensions, Assurance individuelle contre les accidents de toute nature.
Polices du Voyage à 5 francs par an, « 40 p.c. du bénéfice attribués aux assurés ».
Pour tous renseignements, s’adresser, à M. Lemaire-Elisé. de Vielsalm, agent principal pour le canton de Vielsalm et les environs.

jeudi 10 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 28 novembre 1886, Première année n° 3)

Les premiers numéros de notre journal ont obtenu un véritable succès ; nous avons reçu de nombreux témoignages de sympathie, de précieux encouragements. Nous remercions de tout cœur nos honorables correspondants de l’intérêt qu’ils veulent bien porter à notre œuvre. Comme nous l’avons dit, nous n’entendons pas nous mêler aux discussions politiques, sauf peut-être dans certains cas spéciaux où il s’agirait d’intérêts directs de notre arrondissement ; en tout cas, nous ne nous départirons pas de la plus grande modération et d’une absolue impartialité.
Notre but principal est d’offrir au public un choix de lectures agréables et instructives.
Nos articles seront donc des plus variés : nous voulons que la lecture de notre journal soit tout à la fois un agréable et utile passe-temps. Nous nous sommes assurés un certain nombre de collaborateurs ; nous accueillerons d’ailleurs volontiers les articles que l’on voudra bien nous envoyer, pourvu qu’ils rentrent dans notre cadre ; nous faisons même appel à nos jeunes littérateurs.
Toutefois, nous rappelons ici ce que nous disions dans notre premier numéro, c’est un recueil catholique que nous fondons, et nous repousserions de nos colonnes tout ce qui ne serait pas digne de ce titre. La Rédaction.




À l’Ardenne Centrale

Nos sincères remerciements à notre confrère aîné de l’Ardenne Centrale, pour ses souhaits de bienvenue.
L’Organe de Vielsalm sera toujours heureux de combattre à ses côtés pour la bonne cause, non seulement dans le canton de Vielsalm, mais dans d’autres parties de l’arrondissement de Bastogne.

À l’Annonce de Stavelot.

L’Organe de Vielsalm et de l’arrondissement de Bastogne adresse à son confrère stavelotain ses remerciements bien sincères pour ses souhaits de bienvenue.



Compte-rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm du 24 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche, Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, conseillers, et Gillet, secrétaire.

La séance est ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil entend et approuve après lecture le procès-verbal de la séance du 4 novembre courant. – Décide qu’il y a lieu de modifier les chiffres du budget de l’école gardienne et de ramener les recettes et dépenses à 1,279 francs.
Le secrétaire communal donne lecture d’une dépêche de M. le Gouverneur de la province faisant remarquer que la nomination des maîtresses de couture appartient au Conseil communal, qui a le droit de les révoquer aux termes de l’instruction ministérielle du 1er avril 1886, et que c'est à lui à s’entourer des renseignements nécessaires et de statuer ensuite si oui ou non, il y a lieu de révoquer la maîtresse de couture de Neuville.
Le Conseil charge le Collège d’établir une enquête après laquelle il décidera.
Le Conseil par quatre voix contre deux, nomme membre du Bureau de bienfaisance, en remplacement de M. Grosfils, membre sortant, M. Jennesseau Clément, propriétaire à Ville-du-Bois.
Tous les autres objets sont ajournés à une autre séance.
La séance est levée à 3 ½ de relevée.

M. le Gouverneur du Luxembourg a transmis à toutes les communes de la province la circulaire suivante :
Arlon, le 3 novembre 1886
Aux Administrations communales.
J’ai eu l’occasion de constater que, dans certaines communes de la province, les subsides accordés par l’État et la province pour le service de l’enseignement primaire reçoivent une autre affectation que celle qui leur est attribuée par le budget spécial des écoles.
Il en résulte que souvent les receveurs communaux se trouvent dans l’impossibilité de solder des dépenses urgentes, telles que le traitement des membres du personnel enseignant, etc.
Je crois devoir vous rappeler, Messieurs, que les fonds destinés à l’enseignement sont spécialement affectés aux dépenses de ce service et ne peuvent, sous aucun prétexte, être employés à une autre destination.
J’invite Messieurs les receveurs communaux à refuser d’acquitter, au moyen des fonds destinés à l’enseignement, tous les mandats concernant d’autres dépenses qui leur seraient présentés.
Le Gouverneur Signé : P de Gerlache.




Nécrologie

Le 21 novembre courant est décédée à Bovigny Madame Anne-Marie Hurdebise, âgée de 62 ans, épouse de Monsieur Antoine Verdin.
Ses obsèques solennelles, suivies de l’enterrement, ont eu lieu en l’église de Bovigny, le 24 dito, au milieu d’une affluence considérable de personnes, qui ont voulu rendre hommage à la belle âme de la défunte.



État Civil de Vielsalm du 18 au 25 novembre 1886.

Naissances : 3
Augustine-Victoria, fille de Wampach Jean Servais, cultivateur, et de Moreau Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Jules-Julien-Joseph, fils de Fraikin Julien-Joseph, pépiniériste, et de Parmentier Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Ernest-Michel, fils de Parmentier Jean-Joseph, cultivateur, et de Neuville Marie-Nicole, son épouse, de Rencheux.

Décès : 2
Gaillard Jean-Joseph, âgé de 83 ans, sans profession, à Rencheux.
Baccus Alphonse, âgé de 42 ans, facteur des postes, à Vielsalm.