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dimanche 6 septembre 2009
Vestiges archéologiques de la commune de Bihain (actuellement Vielsalm).
H. REMY, dans G.S.H.A. n°9 (1978) pp.165-173.
mardi 1 septembre 2009
lundi 31 août 2009
samedi 22 août 2009
Quatre tombelles à bûcher de la Tène à Bovigny.
A. CAHEN-DELHAYE, dans Archeologia belgica, Bruxelles, 1974.
lundi 17 août 2009
Dans le passé du Pays de Salm.
(publié dans le Bulletin du Syndicat d’Initiative de Vielsalm, 1950, n°2)
Irons-nous aujourd’hui faire une petite incursion dans le passé du pays de Salm ?
Le cadre d’une tribune touristique peut bien l’autoriser, et nous permettre ainsi, à grands traits, de connaître mieux notre région, et partant, de l’aimer davantage.
On a tendance à ramener le passé du pays de Salm aux seuls siècles de l’existence du comté du même nom. Sans doute, c’est de cette époque que date la fortune du nom de Salm. Toutefois, l’histoire de la région présente des perspectives plus vastes, et elle offre des données qui nous éclairent bien au-delà de l’existence du comté de Salm.
Le pays est habité depuis longtemps. Des hommes de l’âge néolithique même y ont laissé des vestiges de leur existence. Les polissoirs en arkose amenés à Courtil-Bovigny par feu le Docteur LOMRY en témoignent ; recueillis aux environs de Salmchâteau, ils sont aujourd’hui encastrés dans le mur d’une ferme, comme une preuve permanente de la présence de l’homme préhistorique.
Que le promeneur n’oublie pas de les contempler au passage.
Moins antiques déjà, des peuplades de l’âge de fer nous ont laissé des traces fort marquantes et toujours visibles de leur séjour. Elles ont procédé à l’extraction de l’or le long de plusieurs ruisseaux, particulièrement de celui de Louxibou ; elles ont aussi fabriqué des meules à broyer le grain, notamment près de Salmchâteau et aménagé le retranchement dit « camp romain ». les tertres nombreux de gravier délavé qui nous restent, comme l’enceinte du refuge du Gros-Thier, attestent une vie fort intense. Et les termes mêmes de « Glain » et de « Salm » gardent le souvenir du langage de cette époque.
Quant aux Romains, leur présence a dû se montrer très active dès le début. La grande voie-Reims-Cologne qu’ils créèrent passait aux confins de ce qui est devenu pays de Salm, à Thommen et Saint-Vith. Plusieurs chemins secondaires allant vers l’ouest s’en détachaient, ou couraient vers elle, sillonnant le pays de Salm ; leur tracé subsiste toujours par endroits, et nous pourrions l’indiquer un jour.
Notre opinion est aussi que le début de notre ère a vu l’exploitation sur une grande échelle du Thier-des-Carrières et des Quatre-Vents. Le « camp romain », occupé, y a trouvé son nom actuel.
C’est encore l’époque où se constituent les domaines agricoles connus sous le nom de « villas ». les invasions, dès la fin du IIe siècle, y semèrent des ruines, sans doute comme ailleurs ; mais dans toute la région, ces domaines sont fixés, car ils s’affirment nettement à la période franque et carolingienne qui les a continué : Lierneux, Cherain, Bihain, Thommen, Glain (Bovigny), Amblève, etc. il y a lieu de penser que l’ensemble formé par les actuelles communes de Vielsalm, Petit-Thier, Grand-Halleux, avec les localités de Commanster, Cierreux et Goronne, occupe l’emplacement de deux de ces domaines caractéristiques de l’époque pré-féodale ; de petits groupes d’habitations y existaient, par exemple, Ville-du-Bois, Glain, et peut-être les Halleux.
L’arrivée des moines à Stavelot, avec l’abbé Remacle, devenu saint Remacle, vers 648, ne fut pas sans influencer fortement notre région. Très vite, l’œuvre d’évangélisation fit tâche d’huile.
Des paroisses se constituent dont la vie, pendant des siècles, commandera quantité d’activités et de relations. Il semble bien que ce qui est devenu la paroisse de Salm, comme celle de Glain-Bovigny, a son origine à la période carolingienne. Pendant une vingtaine d’années même, le pays de Salm a dû dépendre de l’abbaye de Stavelot-Malmédy ; mais en 670, à la demande des moines, un accord du 6 septembre réduisit le territoire qu’ils avaient reçu du roi Sigebert III, et le ruisseau d’Ennal constitua, désormais, pour les terres de Stavelot, une portion de leur limite sud.
La naissance du comté de Salm remonte aux environs de l’an 1000. Un document daté de 1034-35 en atteste l’existence par la mention « comes Gisilbertus de Salmo ». toutefois, la famille de ce comte Gislebert, arrière-petit-fils de Sigefroid le fondateur de la maison de Luxembourg, devait déjà se trouver dans le pays à la fin du Xe siècle.
Ayant campé leur forteresse, face au pays de Stavelot, sur un promontoire rocheux aujourd’hui déformé et devenu le berceau de Vielsalm, les seigneurs qui prirent le nom de SALM, ( du ruisseau tout proche de leur demeure) arrondirent peu à peu leur territoire, absorbant Arbrefontaine, puis tout le domaine de Glain (Bovigny), poussant jusqu’à Beho, Gouvy, Rettigny.
Le canton actuel de Vielsalm, sauf une partie de la commune de Beho, correspond à peu près à cet ancien territoire. Quant à la demeure seigneuriale, celle de Vielsalm fut abandonnée au début du XIVe siècle, au profit d’une nouvelle, à 3 kilomètres vers le sud. Néanmoins, les comtes finirent par ne plus résider dans le pays vers la moitié du XVIe siècle, et ils laissèrent à un haut officier le soin d’y gérer leurs affaires.
Le régime français et l’annexion de la Belgique à la France par un décret du 9 vendémiaire an IV (1 octobre 1795) mirent fin à l’ancien comté de Salm ; il avait duré huit siècles.
Au cours des siècles, la population salmienne s’était développée de façon assez sensible. En 1659, le comté comprenait 485 feux.
L’agriculture surtout y constituait la base des ressources et de l’activité. Après les ravages du XVIIe siècle, le travail et le développement des relations avaient amené une prospérité marquante, bien que le trafic se dirigeât davantage vers Stavelot et Malmédy. Proches.
C’est alors, en 1775, que le spirituel De FELLER, passant dans le pays, jugea que ses habitants étaient « d’un bon naturel, pleins de religion et de probité, officieux et polis ».
Depuis, pourquoi auraient-ils changé ?
Gaston REMACLE
Ndlr :
Cet article a été republié dans L’Annonce de Vielsalm, du 12 novembre 1950.
Irons-nous aujourd’hui faire une petite incursion dans le passé du pays de Salm ?
Le cadre d’une tribune touristique peut bien l’autoriser, et nous permettre ainsi, à grands traits, de connaître mieux notre région, et partant, de l’aimer davantage.
On a tendance à ramener le passé du pays de Salm aux seuls siècles de l’existence du comté du même nom. Sans doute, c’est de cette époque que date la fortune du nom de Salm. Toutefois, l’histoire de la région présente des perspectives plus vastes, et elle offre des données qui nous éclairent bien au-delà de l’existence du comté de Salm.
Le pays est habité depuis longtemps. Des hommes de l’âge néolithique même y ont laissé des vestiges de leur existence. Les polissoirs en arkose amenés à Courtil-Bovigny par feu le Docteur LOMRY en témoignent ; recueillis aux environs de Salmchâteau, ils sont aujourd’hui encastrés dans le mur d’une ferme, comme une preuve permanente de la présence de l’homme préhistorique.
Que le promeneur n’oublie pas de les contempler au passage.
Moins antiques déjà, des peuplades de l’âge de fer nous ont laissé des traces fort marquantes et toujours visibles de leur séjour. Elles ont procédé à l’extraction de l’or le long de plusieurs ruisseaux, particulièrement de celui de Louxibou ; elles ont aussi fabriqué des meules à broyer le grain, notamment près de Salmchâteau et aménagé le retranchement dit « camp romain ». les tertres nombreux de gravier délavé qui nous restent, comme l’enceinte du refuge du Gros-Thier, attestent une vie fort intense. Et les termes mêmes de « Glain » et de « Salm » gardent le souvenir du langage de cette époque.
Quant aux Romains, leur présence a dû se montrer très active dès le début. La grande voie-Reims-Cologne qu’ils créèrent passait aux confins de ce qui est devenu pays de Salm, à Thommen et Saint-Vith. Plusieurs chemins secondaires allant vers l’ouest s’en détachaient, ou couraient vers elle, sillonnant le pays de Salm ; leur tracé subsiste toujours par endroits, et nous pourrions l’indiquer un jour.
Notre opinion est aussi que le début de notre ère a vu l’exploitation sur une grande échelle du Thier-des-Carrières et des Quatre-Vents. Le « camp romain », occupé, y a trouvé son nom actuel.
C’est encore l’époque où se constituent les domaines agricoles connus sous le nom de « villas ». les invasions, dès la fin du IIe siècle, y semèrent des ruines, sans doute comme ailleurs ; mais dans toute la région, ces domaines sont fixés, car ils s’affirment nettement à la période franque et carolingienne qui les a continué : Lierneux, Cherain, Bihain, Thommen, Glain (Bovigny), Amblève, etc. il y a lieu de penser que l’ensemble formé par les actuelles communes de Vielsalm, Petit-Thier, Grand-Halleux, avec les localités de Commanster, Cierreux et Goronne, occupe l’emplacement de deux de ces domaines caractéristiques de l’époque pré-féodale ; de petits groupes d’habitations y existaient, par exemple, Ville-du-Bois, Glain, et peut-être les Halleux.
L’arrivée des moines à Stavelot, avec l’abbé Remacle, devenu saint Remacle, vers 648, ne fut pas sans influencer fortement notre région. Très vite, l’œuvre d’évangélisation fit tâche d’huile.
Des paroisses se constituent dont la vie, pendant des siècles, commandera quantité d’activités et de relations. Il semble bien que ce qui est devenu la paroisse de Salm, comme celle de Glain-Bovigny, a son origine à la période carolingienne. Pendant une vingtaine d’années même, le pays de Salm a dû dépendre de l’abbaye de Stavelot-Malmédy ; mais en 670, à la demande des moines, un accord du 6 septembre réduisit le territoire qu’ils avaient reçu du roi Sigebert III, et le ruisseau d’Ennal constitua, désormais, pour les terres de Stavelot, une portion de leur limite sud.
La naissance du comté de Salm remonte aux environs de l’an 1000. Un document daté de 1034-35 en atteste l’existence par la mention « comes Gisilbertus de Salmo ». toutefois, la famille de ce comte Gislebert, arrière-petit-fils de Sigefroid le fondateur de la maison de Luxembourg, devait déjà se trouver dans le pays à la fin du Xe siècle.
Ayant campé leur forteresse, face au pays de Stavelot, sur un promontoire rocheux aujourd’hui déformé et devenu le berceau de Vielsalm, les seigneurs qui prirent le nom de SALM, ( du ruisseau tout proche de leur demeure) arrondirent peu à peu leur territoire, absorbant Arbrefontaine, puis tout le domaine de Glain (Bovigny), poussant jusqu’à Beho, Gouvy, Rettigny.
Le canton actuel de Vielsalm, sauf une partie de la commune de Beho, correspond à peu près à cet ancien territoire. Quant à la demeure seigneuriale, celle de Vielsalm fut abandonnée au début du XIVe siècle, au profit d’une nouvelle, à 3 kilomètres vers le sud. Néanmoins, les comtes finirent par ne plus résider dans le pays vers la moitié du XVIe siècle, et ils laissèrent à un haut officier le soin d’y gérer leurs affaires.
Le régime français et l’annexion de la Belgique à la France par un décret du 9 vendémiaire an IV (1 octobre 1795) mirent fin à l’ancien comté de Salm ; il avait duré huit siècles.
Au cours des siècles, la population salmienne s’était développée de façon assez sensible. En 1659, le comté comprenait 485 feux.
L’agriculture surtout y constituait la base des ressources et de l’activité. Après les ravages du XVIIe siècle, le travail et le développement des relations avaient amené une prospérité marquante, bien que le trafic se dirigeât davantage vers Stavelot et Malmédy. Proches.
C’est alors, en 1775, que le spirituel De FELLER, passant dans le pays, jugea que ses habitants étaient « d’un bon naturel, pleins de religion et de probité, officieux et polis ».
Depuis, pourquoi auraient-ils changé ?
Gaston REMACLE
Ndlr :
Cet article a été republié dans L’Annonce de Vielsalm, du 12 novembre 1950.
mercredi 29 juillet 2009
A travers l’histoire régionale, Vielsalm et ses environs :
(publié dans ?; le 28 octobre 1978)
Au temps de la préhistoire.
On appelle préhistoriques, les temps sur lesquels on n’est renseigné par aucun document écrit et précédant l’ère chrétienne. On se bas alors, pour connaître cette époque, sur des vestiges matériels. Ceux-ci ne manquent pas dans notre région ; ils permettent d’admettre qu’elle a été habitée déjà depuis fort longtemps et même par une population très active. De l’examen de ces vestiges, on peut conclure qu’ils se rapportent pour la plupart aux derniers siècles avant J.-C., ce qu’on appelle l’époque de la Tène, ou l’âge du fer, et qui a vu dans nos régions des populations celtiques.
Voici quelques-uns de ces vestiges.
Ndlr:
Cet article a déjà été publié, morcelé, de 1972 à 1974, sous la rubrique "Connaissons notre région".
Au temps de la préhistoire.
On appelle préhistoriques, les temps sur lesquels on n’est renseigné par aucun document écrit et précédant l’ère chrétienne. On se bas alors, pour connaître cette époque, sur des vestiges matériels. Ceux-ci ne manquent pas dans notre région ; ils permettent d’admettre qu’elle a été habitée déjà depuis fort longtemps et même par une population très active. De l’examen de ces vestiges, on peut conclure qu’ils se rapportent pour la plupart aux derniers siècles avant J.-C., ce qu’on appelle l’époque de la Tène, ou l’âge du fer, et qui a vu dans nos régions des populations celtiques.
Voici quelques-uns de ces vestiges.
- Le camp dit abusivement « romain » au sommet du Gros-Thier entre Bèche et Salmchâteau. Il n’a rien de « romain » ; il a été édifié pour servir de refuge et de défense aux populations de ce temps-là.
- Plusieurs tombes ont été découvertes et fouillées sur le territoire de la commune de Bovigny et aux abords, livrant des poteries, anneaux et bracelets, une hache.
- Autre vestige : des pierre taillées en forme de fève de café, d’environ 40 cm. De longueur et destinées à servir de meules à broyer le grain. On en retrouve encore sur le banc d’arkose qui va des Quatre-Vents (Neuville) vers l’est, ainsi que près de Provedroux ; on a dû en fabriquer des quantités considérables.
- Une longue série d’excavations pour l’extraction de la pierre d’arkose constitue un indice encore de cette époque. Partant des environs de Joubiéval, on la retrouve à l’est des Quatre-Vents, puis plus loin au-delà des Mauvaises-Pierres (Petit-Thier). On ne peut que lui donner un âge d’environ deux millénaires.
- Entre autres, deux noms antiques de cours d’eau de la région témoignent aussi de la présence celtique. Il s’agit de GLAIN et SALM, deux termes que l’on rencontre dans toute l’Europe. Termes hydronimiques, c’est-à-dire désignant de l’eau. GLAIN se rapporte à « eau brillante » ; SALM à « eau un peu trouble ».
- Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable.
- On sait que la Gaule a été jadis un des pays grands producteurs d’or. César en a tiré des sommes considérables ; elles lui ont permis de conquérir Rome où l’abondance d’or, après la guerre des Gaules, fit tomber le rapport de valeur de l’or à l’argent de 1/11,91 en 150 à 1/8,39 en 50 avant J.-C.
- D’autres vestiges plus anciens encore ont été trouvés non loin de notre région. Par exemple, des haches en pierre polie, près de Gouvy, près de Baclain, entre Hébronval et Bihain en 1947.
Ndlr:
Cet article a déjà été publié, morcelé, de 1972 à 1974, sous la rubrique "Connaissons notre région".
lundi 27 juillet 2009
Connaissons notre région. (VIII)
(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)
Au temps de la préhistoire (suite).
Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable. On sait que la Gaule a été jadis un des pays grands producteurs d’or. César en a tiré des sommes considérables ; elles lui ont permis de conquérir Rome où l’abondance d’or, après la guerre des Gaules, fit tomber le rapport de valeur de l’or à l’argent de 1/11,91 en 150 à 1/8,39 en 50 avant J.-C.
D’autres vestiges plus anciens encore ont été trouvés non loin de notre région.
Gaston REMACLE
Au temps de la préhistoire (suite).
Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable. On sait que la Gaule a été jadis un des pays grands producteurs d’or. César en a tiré des sommes considérables ; elles lui ont permis de conquérir Rome où l’abondance d’or, après la guerre des Gaules, fit tomber le rapport de valeur de l’or à l’argent de 1/11,91 en 150 à 1/8,39 en 50 avant J.-C.
D’autres vestiges plus anciens encore ont été trouvés non loin de notre région.
Gaston REMACLE
Connaissons notre région. (VII)
(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)
Au temps de la préhistoire (suite).
Autre vestige : des pierre taillées en forme de fève de café, d’environ 40 cm. De longueur et destinées à servir de meules à broyer le grain. On en retrouve encore sur le banc d’arkose qui va des Quatre-Vents (Neuville) vers l’est, ainsi que près de Provedroux ; on a dû en fabriquer des quantités considérables.
Une longue série d’excavations pour l’extraction de la pierre d’arkose constitue un indice encore de cette époque. Partant des environs de Joubiéval, on la retrouve à l’est des Quatre-Vents, puis plus loin au-delà des Mauvaises-Pierres (Petit-Thier). On ne peut que lui donner un âge d’environ deux millénaires.
Entre autres, deux noms antiques de cours d’eau de la région témoignent aussi de la présence celtique. Il s’agit de GLAIN et SALM, deux termes que l’on rencontre dans toute l’Europe. Termes hydronimiques, c’est-à-dire désignant de l’eau. GLAIN se rapporte à « eau brillante » ; SALM à « eau un peu trouble ».
Gaston REMACLE
Au temps de la préhistoire (suite).
Autre vestige : des pierre taillées en forme de fève de café, d’environ 40 cm. De longueur et destinées à servir de meules à broyer le grain. On en retrouve encore sur le banc d’arkose qui va des Quatre-Vents (Neuville) vers l’est, ainsi que près de Provedroux ; on a dû en fabriquer des quantités considérables.
Une longue série d’excavations pour l’extraction de la pierre d’arkose constitue un indice encore de cette époque. Partant des environs de Joubiéval, on la retrouve à l’est des Quatre-Vents, puis plus loin au-delà des Mauvaises-Pierres (Petit-Thier). On ne peut que lui donner un âge d’environ deux millénaires.
Entre autres, deux noms antiques de cours d’eau de la région témoignent aussi de la présence celtique. Il s’agit de GLAIN et SALM, deux termes que l’on rencontre dans toute l’Europe. Termes hydronimiques, c’est-à-dire désignant de l’eau. GLAIN se rapporte à « eau brillante » ; SALM à « eau un peu trouble ».
Gaston REMACLE
Connaissons notre région. (VI)
(série d’articles publiés dans « Les Annonces de l ‘Ourthe » ( ?) en 1972-1974)
Au temps de la préhistoire.
On appelle préhistoriques, les temps sur lesquels on n’est renseigné par aucun document écrit et précédant l’ère chrétienne. On se bas alors, pour connaître cette époque, sur des vestiges matériels. Ceux-ci ne manquent pas dans notre région ; ils permettent d’admettre qu’elle a été habitée déjà depuis fort longtemps et même par une population très active. De l’examen de ces vestiges, on peut conclure qu’ils se rapportent pour la plupart aux derniers siècles avant J.-C., ce qu’on appelle l’époque de la Tène, ou l’âge du fer, et qui a vu dans nos régions des populations celtiques. Voici quelques-uns de ces vestiges.
Gaston REMACLE
Au temps de la préhistoire.
On appelle préhistoriques, les temps sur lesquels on n’est renseigné par aucun document écrit et précédant l’ère chrétienne. On se bas alors, pour connaître cette époque, sur des vestiges matériels. Ceux-ci ne manquent pas dans notre région ; ils permettent d’admettre qu’elle a été habitée déjà depuis fort longtemps et même par une population très active. De l’examen de ces vestiges, on peut conclure qu’ils se rapportent pour la plupart aux derniers siècles avant J.-C., ce qu’on appelle l’époque de la Tène, ou l’âge du fer, et qui a vu dans nos régions des populations celtiques. Voici quelques-uns de ces vestiges.
- Le camp dit abusivement « romain » au sommet du Gros-Thier entre Bèche et Salmchâteau. Il n’a rien de « romain » ; il a été édifié pour servir de refuge et de défense aux populations de ce temps-là.
- Plusieurs tombes ont été découvertes et fouillées sur le territoire de la commune de Bovigny et aux abords, livrant des poteries, anneaux et bracelets, une hache.
Gaston REMACLE
dimanche 26 juillet 2009
Tombes.
À l’ouest et au sud-est de Courtil-Bovigny, on a découvert une quarantaine de tertres funéraires situés à divers endroits, le long d’un très vieux chemin venant de la région de Les Tailles et allant vers Audrange.
Pierre LOMRY, ainsi que le Service des fouilles de l’Etat, et d’autres chercheurs, ont exploré plusieurs de ces tombelles. Diverses poteries, des anneaux et bracelets, une hache en fer, ont été exhumés.
(E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restauration et de reconstitution, Bruxelles, 1928, pp.1204, 265-266 ; et notes de LOMRY ; A. MARCHAL, Un vase de l’âge du fer provenant de Courtil (Bovigny), dans B.I.A.LUX, 1952, pp.82-84.)
Selon les caractéristiques de ces objets, les tombes en question paraissent bien appartenir la plupart à la fin de l’âge du fer.
En mai 1964, près de Gouvy, deux tombes se révélant de l’âge celtique ont été fouillées avec succès, livrant des vases et des anneaux en fer. Elles faisaient partie d’un ensemble de six, près d’un vieux chemin.
( M. MEUNIER, Six sépultures d’époques différentes sur le territoire des counes de Cherain et de Limerlé, dans Ardenne et Famenne, 1965-2.)
Ndlr :
O. GRAULICH, Salm en Ardenne, 1994, p.41, signale les tombes dans les villages de Courtil, Rogery, Halconreux et Honvelez.
Pierre LOMRY, ainsi que le Service des fouilles de l’Etat, et d’autres chercheurs, ont exploré plusieurs de ces tombelles. Diverses poteries, des anneaux et bracelets, une hache en fer, ont été exhumés.
(E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restauration et de reconstitution, Bruxelles, 1928, pp.1204, 265-266 ; et notes de LOMRY ; A. MARCHAL, Un vase de l’âge du fer provenant de Courtil (Bovigny), dans B.I.A.LUX, 1952, pp.82-84.)
Selon les caractéristiques de ces objets, les tombes en question paraissent bien appartenir la plupart à la fin de l’âge du fer.
En mai 1964, près de Gouvy, deux tombes se révélant de l’âge celtique ont été fouillées avec succès, livrant des vases et des anneaux en fer. Elles faisaient partie d’un ensemble de six, près d’un vieux chemin.
( M. MEUNIER, Six sépultures d’époques différentes sur le territoire des counes de Cherain et de Limerlé, dans Ardenne et Famenne, 1965-2.)
Ndlr :
O. GRAULICH, Salm en Ardenne, 1994, p.41, signale les tombes dans les villages de Courtil, Rogery, Halconreux et Honvelez.
Polissoirs.
(mise-à-jour le 06/09/09)
Dans le mur extérieur d’une ferme de Courtil qui a appartenu à la famille LOMRY, près de la chapelle, sont encastrés deux larges blocs d’arkose. Ils proviennent des environs de Salmchâteau et ont été amenés à Courtil par le docteur LOMRY.
L’un mesure environ 1 m. X 0,80 ; l’autre, un peu davantage.
Chacun d’eux comporte des rainures de diverses dimensions, atteignant jusqu’à 17 cm. de longueur, 1 cm. De largeur et 0,6 cm de profondeur.
Il s’agit de polissoirs antiques. Selon l’étude dont ils ont été l’objet, il convient de les dater, non pas de l’âge néolithique, mais également de l’âge du fer.


Les polissoirs de Courtil. (photographies de Gaby LALLEMAND)
(A. MARCHAL, À propos des polissoirs de Courtil, dans B.I.A.LUX., pp.69-73.)
Ndlr:
1) P.LEJEUNE relate la découverte de 2 polissoirs d'arkose entre Cahay et Neuville.
(P. LEJEUNE, "Polissoirs" d'arkose (Cahay-Neuville), dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.81-82)
Dans le mur extérieur d’une ferme de Courtil qui a appartenu à la famille LOMRY, près de la chapelle, sont encastrés deux larges blocs d’arkose. Ils proviennent des environs de Salmchâteau et ont été amenés à Courtil par le docteur LOMRY.
L’un mesure environ 1 m. X 0,80 ; l’autre, un peu davantage.
Chacun d’eux comporte des rainures de diverses dimensions, atteignant jusqu’à 17 cm. de longueur, 1 cm. De largeur et 0,6 cm de profondeur.
Il s’agit de polissoirs antiques. Selon l’étude dont ils ont été l’objet, il convient de les dater, non pas de l’âge néolithique, mais également de l’âge du fer.
Les polissoirs de Courtil. (photographies de Gaby LALLEMAND)
(A. MARCHAL, À propos des polissoirs de Courtil, dans B.I.A.LUX., pp.69-73.)
Ndlr:
1) P.LEJEUNE relate la découverte de 2 polissoirs d'arkose entre Cahay et Neuville.
(P. LEJEUNE, "Polissoirs" d'arkose (Cahay-Neuville), dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.81-82)
Mines d’or.
(mise-à-jour le 22/09/09)
Le long de plusieurs ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou, celui de Bèchefa, ainsi qu’à la source de Vîfsâm, on constate la présence de quantité de tertres irréguliers. Ils appartiennent à une bande qui s’étend du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève.
Ces monticules recouverts de végétation, sont de toutes formes et de toutes dimensions. Ils apparaissent nettement comme étant d’origine artificielle.
Les archéologues reconnaissent ces amoncellements comme des résidus de délavage aurifère. Ils situent leur origine à l’âge du fer.
La quantité de tertres provenant ainsi de ces travaux d’orpailleurs n’a pu se réaliser que moyennant la manipulation d’un volume considérable de terre et de gravier. Elle suppose la présence d’une population déjà importante et fort active.
(Cfr. C. DUBOIS, Antiques mines d’or en Ardenne, dans B.I.A.L. 1952, pp.65 et sq. ; et J. BASTIN, Anciennes mines d’or dans l’Ardenne septentrionale, Spa, 1942.)
Ndlr :
1) Dans L'Avenir de Stavelot du 29 décembre 1895, on lit que "depuis qu'on a trouvé de l'or à Poteau, des recherches ont été faites à Salmchâteau. Messieurs NICKELMAN en ont trouvé également en assez grande quantité dans un de leurs terrains. Plusieurs Allemands ont fait la demande, à plusieurs de nos propriétaires, de concessions de terres".
(P. LEJEUNE, De l'or à Grand-Halleux et Salmchâteau, dans G.S.H.A. n°7 (1977) pp.71-72)
2) O. GRAULICH, Salm en Ardenne, 1994, p.40, cite encore le ruisseau de Rolayi, près du village de Petites Tailles, le Glain en aval de Grand-Halleux.
Il s’interroge néanmoins sur l’attribution de certains des monticules artificiels à l’activité d’orpaillage, par rapport à l’absence d’or dans les sépultures celtes environnantes, ce qui est pertinent.
3) A. CAHEN-DELHAYE écrit que la nécropole de Mormont (Wibrin) livra, fait rarissime, une paire de petites boucles d'oreille en or.
(Quatre tombelles de La Tène à Wibrin, dans Archaeologia belgica, n°196, 1977)
4) P. LEJEUNE donne un autre lieu de découverte d'or, aux abords du gué du ruisseau de Cièrfa et de la vôye di Rodjri, à 1 km. au nord-est de la ferme du Vivî. Il livre aussi un article de 1895, où l'on parle de la découverte d'or près de Petit-Thier.
(P. LEJEUNE, De l"or au "Vivî", à Petit-Thier et ailleurs, dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.82-83)
5) J.-M. DUMONT, Orpaillage celtique à l'époque de La Tène au plateau des Tailles, dans G.S.H.A. n°13 (1980) pp.42-45.
Le long de plusieurs ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou, celui de Bèchefa, ainsi qu’à la source de Vîfsâm, on constate la présence de quantité de tertres irréguliers. Ils appartiennent à une bande qui s’étend du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève.
Ces monticules recouverts de végétation, sont de toutes formes et de toutes dimensions. Ils apparaissent nettement comme étant d’origine artificielle.
Les archéologues reconnaissent ces amoncellements comme des résidus de délavage aurifère. Ils situent leur origine à l’âge du fer.
La quantité de tertres provenant ainsi de ces travaux d’orpailleurs n’a pu se réaliser que moyennant la manipulation d’un volume considérable de terre et de gravier. Elle suppose la présence d’une population déjà importante et fort active.
(Cfr. C. DUBOIS, Antiques mines d’or en Ardenne, dans B.I.A.L. 1952, pp.65 et sq. ; et J. BASTIN, Anciennes mines d’or dans l’Ardenne septentrionale, Spa, 1942.)
Ndlr :
1) Dans L'Avenir de Stavelot du 29 décembre 1895, on lit que "depuis qu'on a trouvé de l'or à Poteau, des recherches ont été faites à Salmchâteau. Messieurs NICKELMAN en ont trouvé également en assez grande quantité dans un de leurs terrains. Plusieurs Allemands ont fait la demande, à plusieurs de nos propriétaires, de concessions de terres".
(P. LEJEUNE, De l'or à Grand-Halleux et Salmchâteau, dans G.S.H.A. n°7 (1977) pp.71-72)
2) O. GRAULICH, Salm en Ardenne, 1994, p.40, cite encore le ruisseau de Rolayi, près du village de Petites Tailles, le Glain en aval de Grand-Halleux.
Il s’interroge néanmoins sur l’attribution de certains des monticules artificiels à l’activité d’orpaillage, par rapport à l’absence d’or dans les sépultures celtes environnantes, ce qui est pertinent.
3) A. CAHEN-DELHAYE écrit que la nécropole de Mormont (Wibrin) livra, fait rarissime, une paire de petites boucles d'oreille en or.
(Quatre tombelles de La Tène à Wibrin, dans Archaeologia belgica, n°196, 1977)
4) P. LEJEUNE donne un autre lieu de découverte d'or, aux abords du gué du ruisseau de Cièrfa et de la vôye di Rodjri, à 1 km. au nord-est de la ferme du Vivî. Il livre aussi un article de 1895, où l'on parle de la découverte d'or près de Petit-Thier.
(P. LEJEUNE, De l"or au "Vivî", à Petit-Thier et ailleurs, dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.82-83)
5) J.-M. DUMONT, Orpaillage celtique à l'époque de La Tène au plateau des Tailles, dans G.S.H.A. n°13 (1980) pp.42-45.
mercredi 22 juillet 2009
1. L’âge de la pierre.
Des vestiges de l’âge de la pierre témoignent de la présence humaine près du pays de Salm.
À Samrée, en 1890, une hache polie fut trouvée dans une tourbière de la forêt Saint-Jean.
(C. DUBOIS, Le Luxembourg préhistorique et protohistorique, dans A.I.A.LUX. 1939, p.5 et Antiques mines d'or en Ardenne, dans B.I.A.LUX. 1952)
À Baclain, à l’endroit dénommé « so Gharcy », aisni qu’à Chabrehez, Pierre LOMRY, de Courtil, découvrit d’autres spécimens.
(P. LOMRY, Découvertes de quelques tombes anciennes, dans A.I.A.LUX., p.383, et notes diverses)
Il y a recueilli aussi, dans la commune de Bovigny, trois racloirs en silex et un polissoir portatif.
Une autre hache en pierre a été trouvée, près de Gouvy, par M. PAQUAY.
( Cfr. Ardenne et Famenne, 1965-1, p.52.)
En 1947, Armand BURNOTTE, de Hébronval, en procédant au curage d’une source entre Hébronval et Bihain, non loin d’un chemin antique, mit au jour une hache en silex fort bien conservée.
Ces signes d’humanité prouvent la présence à demeure d’une population néolithique il y a plusieurs millénaires. Population très minime, mais qui a dû sans doute parcourir toute la région.
Ndlr :
1) P. LEJEUNE, dans G.S.H.A., n°3, 1975, p.66, précise que la hache polie de Bihain, trouvée par BURNOTTE, au «Tièr di Règné», le fut en avril 1946. Que cette découverte, avec un croquis a été publiée dans Archéologie, 1974-2, pp.65-66.
2) P. LEJEUNE, dans G.S.H.A., n°45, 1996, p.96, fait état de la découverte dans les années 1980, d'une seconde hache polie, non loin du site de la découverte de Bihain.
3) C. LEGROS, dans G.S.H.A., n°42, 1995, pp.119-121, signale la découverte (dans les années 1950 ?), d'une hache polie à Rochelinval, confiée au musée de Logbiermé, actuellement au musée de Wanne.
4) H. REMY, dans G.S.H.A., n°9 (1978) pp.166-167, signale des éclats de silex taillés, des éclats de débitage et des fragments de couteau au Laid-Bois, près de la Baraque de Fraiture.
5) A. de LOE, Fouilles à Bihain (prov. de Luxembourg), dans Bull. Musées royaux arts décr. et industr., 2e série II, 1909, p.12.
6) F. LOESS, Les mardelles de Bihain, dans A.I.A.LUX., XLV, 1910, p.380.
À Samrée, en 1890, une hache polie fut trouvée dans une tourbière de la forêt Saint-Jean.
(C. DUBOIS, Le Luxembourg préhistorique et protohistorique, dans A.I.A.LUX. 1939, p.5 et Antiques mines d'or en Ardenne, dans B.I.A.LUX. 1952)
À Baclain, à l’endroit dénommé « so Gharcy », aisni qu’à Chabrehez, Pierre LOMRY, de Courtil, découvrit d’autres spécimens.
(P. LOMRY, Découvertes de quelques tombes anciennes, dans A.I.A.LUX., p.383, et notes diverses)
Il y a recueilli aussi, dans la commune de Bovigny, trois racloirs en silex et un polissoir portatif.
Une autre hache en pierre a été trouvée, près de Gouvy, par M. PAQUAY.
( Cfr. Ardenne et Famenne, 1965-1, p.52.)
En 1947, Armand BURNOTTE, de Hébronval, en procédant au curage d’une source entre Hébronval et Bihain, non loin d’un chemin antique, mit au jour une hache en silex fort bien conservée.
Ces signes d’humanité prouvent la présence à demeure d’une population néolithique il y a plusieurs millénaires. Population très minime, mais qui a dû sans doute parcourir toute la région.
Ndlr :
1) P. LEJEUNE, dans G.S.H.A., n°3, 1975, p.66, précise que la hache polie de Bihain, trouvée par BURNOTTE, au «Tièr di Règné», le fut en avril 1946. Que cette découverte, avec un croquis a été publiée dans Archéologie, 1974-2, pp.65-66.
2) P. LEJEUNE, dans G.S.H.A., n°45, 1996, p.96, fait état de la découverte dans les années 1980, d'une seconde hache polie, non loin du site de la découverte de Bihain.
3) C. LEGROS, dans G.S.H.A., n°42, 1995, pp.119-121, signale la découverte (dans les années 1950 ?), d'une hache polie à Rochelinval, confiée au musée de Logbiermé, actuellement au musée de Wanne.
4) H. REMY, dans G.S.H.A., n°9 (1978) pp.166-167, signale des éclats de silex taillés, des éclats de débitage et des fragments de couteau au Laid-Bois, près de la Baraque de Fraiture.
5) A. de LOE, Fouilles à Bihain (prov. de Luxembourg), dans Bull. Musées royaux arts décr. et industr., 2e série II, 1909, p.12.
6) F. LOESS, Les mardelles de Bihain, dans A.I.A.LUX., XLV, 1910, p.380.
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