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samedi 22 février 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm du 5 février 1911
A Rencheux, les amateurs de concours de chants de coqs ont formé une petite Société qui organise tous les dimanches des concours  qui ont lieu ordinairement un dimanche à Rencheux (café Grandjean) et le suivant à Vielsalm (café Léopold). La commission est formée comme suit : Président, M.J. Duchesne, vice-président, M.L. Delhalle, commissaires, MM. A. Colson, D. Grandjean, T. Archambeau, Secrétaire-trésorier, Jos. Hoffmann.
A Gouvy, une partie de la maison des enfants Manard Mélan s’est écroulée samedi à onze heures : seule une vache a été tuée et les meubles brisés. Dégâts importants.

Le 12 février 1911, toujours à Gouvy,  un incendie s’est déclaré de nuit chez le négociant Dalscheid, d’une violence telle que les habitants n’ont eu que le temps de s’enfuir. Le bétail a été sauvé mais meubles et marchandises ont été la proie des flammes : cent mille francs de dégâts. L’habitation voisine de l’horloger Karelle a été évacuée mais n’a que peu souffert.

Statistique criminelle : de 1900 à 1908, le nombre des individus condamnés pour délits en Belgique variait de 52000 à 52500. En 1909, ce nombre est tombé à 50000 soit 37500 hommes et 12500 femmes. Les récidivistes forment un peu plus de la moitié. C’est entre 21 et 35 ans que les condamnations sont les plus nombreuses ;  on en compte 70 d’enfants de moins de 16 ans et 1611 de jeunes gens de 16 à 18 ans. Ce sont les crimes contre les personnes – meurtres, lésions corporelles volontaires, calomnies et injures - qui ont amené le plus grand nombre de condamnations.

L’Organe du 12 mars 1911 reprend d’un journal arlonnais l’information suivante : La ligne vicinale Manhay-Lierneux est impossible puisque les subsides provinciaux liégeois sont subordonnés à l’utopique tram Lierneux-Stavelot que l’Etat vient de refuser pour la seconde fois.
A Vielsalm, le conseil communal a rejeté par 9 voix contre une la demande d’intervention par subsides proposée par l’Aéro-club de Belgique, et ce par esprit  d’économie  (200 F étaient demandés !),  mais a transmis la demande aux notables de la localité pour former un comité. C’est bien regrettable car ça nous prive de voir affluer un grand nombre d’étrangers qui seraient venus assister aux atterrissages qui devaient avoir lieu aux Grands Champs, donc au centre de Vielsalm. Celle-ci, qui est un endroit très joli, ne fait absolument rien pour attirer l’étranger et une fois qu’une occasion se présente, on la laisse s’échapper. L’étape de Vielsalm est donc supprimée et les concurrents du Circuit atterriront à Stavelot où la demande d’intervention a  été accordée à l’unanimité.

A Deiffelt, un acte de banditisme. Jeudi dernier vers une heure de l’après-midi, un individu s’est introduit chez Nicolas Nockels qui habite une maison isolée aux Trois frontières, sachant que seule une jeune fille de 21 ans était présente. Il la terrassa et tenta de l’étrangler à l’aide d’une corde.  Le père arriva à ce moment et se saisit d’un révolver mais le coup ne partit pas et l’agresseur put s’enfuir poursuivi par le père qui perdit sa trace au Grand-Duché. Grâce au signalement précis, la gendarmerie de Gouvy serait sur une piste sérieuse. Jeunes filles, soyez sur vos gardes car c’est déjà la seconde personne de Deiffelt qui a failli être victime.

Le 19 mars cet individu aurait été formellement reconnu par Nicolas Nockels mais l’instruction se poursuit assez lentement du fait que le coupable présumé s’est réfugié en Allemagne.

Le 26 mars : A Salmchâteau, la Concordia a fêté son président d’honneur, le commandant Jules Laplume qui vient de rentrer après un sixième terme au continent noir. Il est un des plus anciens Africains de Belgique et est actuellement à la tête d’essais intéressants pour l’avenir du pays noir : le dressage des éléphants pour coopérer à la traction animale.

                                                                                     Robert NIZET


jeudi 27 juin 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm nous apprend :

Le 31 mai 1914 : Vincent  Cano, photographe à la gare, prévient que pour raisons familiales, il est forcé de quitter Vielsalm et qu’il ne pourra plus accepter de commandes après le lundi de la Pentecôte.

Le 24 mai 1908 :
 A Commanster, mardi vers 8h du matin, le feu s’est déclaré au domicile des demoiselles Tarchamps, débitantes, immeuble  appartenant aux époux Merget- Tibon. Il n’en reste que les murs.
 A Grand-Halleux, jeudi dernier vers 6h30 du soir, la nommée Josse Marianne, 57 ans, épouse Herman Hubert, cultivateur à Petit-Halleux, a été trouvée pendue dans une chambre à l’étage de son habitation. La malheureuse, malade depuis des années, a mis fin à ses jours à l’aide d’un tablier. L’attention des voisins  a été attirée par le bétail qui réclamait le repas du soir, le mari étant absent.

Le 23 mai 1909 : aujourd’hui à 3 heures, courses vélocypédiques au parc communal de Vielsalm. Les concurrents auront à effectuer le trajet Vielsalm-Grand-Halleux et retour et faire, pendant une heure, le circuit du vélodrome improvisé dans le parc.
Toujours pour les amateurs de cyclisme, on annonce le passage à Vielsalm  le 28 mai prochain du tour de Belgique. Départ à Namur et arrivée à Verviers.

Le 10 avril 1910 : La course inter-club organisée à Lierneux a vu 8 partants au départ, course très dure en raison du nombre de côtes. Oscar Massoz est arrivé premier avec 10 minutes d’avance sur le second Joseph Massoz. On le voit, le cyclisme était un sport fort pratiqué dans la région.

Notre police est sur les dents et s’efforce de mettre la main au collet du triste individu qui dimanche vers 8 h30 du soir s’était embusqué  à l’entrée de la propriété de Rosée et a agressé la femme Jeanpierre-Caillet de  Petit-Thier. La semaine suivante, malgré les infatigables recherches et l’audition d’une quarantaine de personnes, le mystère n’était pas éclairci.

Le 1er mai 1910 :
A Vielsalm, dimanche dernier, a eu lieu la manifestation d’adieu organisée à l’occasion du départ de M. Martilly, curé-doyen. [Tout le monde ne regrette pas celui-ci !]
-A Bovigny, on va réparer le pont mais, si la rumeur dit vrai, on veut lui conserver son grand défaut [non précisé].
- Un accident de chemin de fer : Jos. Brasseur de Vielsalm, le serre-frein du dépôt de Trois-Ponts se rendant au train pour y prendre son service a été atteint par un wagon vide lancé sur une voie de manœuvre. Transporté  à  l’hôpital de Stavelot il y est décédé le lendemain. Il y a trois mois à peine que la fille de la victime s’était noyée accidentellement dans la Salm.
- Le chien des époux Denis Colson, colporteurs à Vielsalm, a dû être abattu : il avait voulu mordre sa maîtresse et on suppose qu’il était atteint  de la rage.
Le 1er juin 1913 : jeudi dernier a eu lieu l’enterrement de Eugène Thonard. Une foule énorme le conduisait à sa dernière demeure. Il était le propriétaire de l’Hôtel Belle Vue, vice-président des Echos de la Salm et président de la société colombophile Le Ramier. Il n’avait que 31 ans et était l’époux de Léontine Jeunejean qui gérera seule leur réputé hôtel durant de longues années.
 Son frère Jean Thonard était décédé il y a peu de temps en pleine jeunesse également.

                                                                               
                                                                                  Robert NIZET

samedi 25 mai 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


L’Organe de Vielsalm du 16 avril 1905 rapporte que, en début de semaine, le greffier provincial et le contrôleur du cadastre se sont rendus à Poteau pour délimiter un terrain resté neutre, se trouvant entre la Prusse et la Belgique, près de la ferme des Mauvaises Pierres.

Suivant celui du 15 avril 1906, il circulerait une pétition pour obtenir la séparation de la section de Salmchâteau et sa création en commune distincte avec Bèche et [La]Comté.

Dans l’Organe du 18 avril 1909 
- par A.R. du 7 avril 1909 M. Jules Lambert est nommé notaire à la résidence de Vielsalm en remplacement de M. Gomez ;
-les travaux de pavage entre Vielsalm et Salmchâteau sont en voie d’exécution. Excellente amélioration pour cette route sur laquelle le trafic est intense ;
- des essais pour le transport des voyageurs  en autobus ont été faits sur le parcours Vielsalm-Lierneux. [Assez curieux quand on sait que le tram ne fonctionne que depuis 5 ans et qu’un service de malle-poste subsistera presque jusque la deuxième guerre, mais par Goronne]

L’Organe du 24 avril 1910 annonce la nomination comme doyen de Vielsalm de Monsieur Hallet, curé à Villers-devant-Orval. Il remplace Monsieur Martilly qui prend sa retraite.
 Celui-ci, semble-t-il ne sera pas regretté par tout le monde !

Vendredi dernier vers 7 heures du soir, un violent incendie s’est déclaré dans le pâté de maisons se trouvant derrière le pensionnat des frères, place du marché [Ces frères allemands ont succédé quelques années aux Sœurs de la Providence parties aux Chars-à-Bœufs dans leur nouveau pensionnat]. Le feu a pris naissance dans la toiture de la maison occupée par J. Erler et s’est propagé à celle de Jules Habotte. Les deux habitations ont été la proie des flammes malgré la promptitude des secours.

A propos encore du tram, le conseil communal, dont le compte rendu est donné par l’Organe du 12 avril 1936, supprime le parcours de Vielsalm-Gare au terminus, l’administration du vicinal faisant remarquer que ce trajet se fait en pure perte, sauf pour le train du cinéma, maintenu.
Ce n’est pas la première fois que le trajet du vicinal entre la gare et le terminus à proximité de la place du marché est mis en cause. Il faudra cependant attendre la guerre pour qu’il soit définitivement et totalement supprimé.

Une grave agression est rapportée dans les éditions des 10 et 17 avril 1910 de l’Organe de Vielsalm : dimanche vers 8h30 du soir un triste individu s’était embusqué à l’entrée de la propriété de Rosée et a arrêté la femme Jeanpierre-Caillet de Petit-Thier. Après une lutte vive, la victime put se sauver et demander l’aide de deux passants. La police s’efforce de mettre la main au collet de ce satyre. Mais huit jours plus tard, le mystère n’était pas encore éclairci malgré que près de quarante personnes eussent été interrogées à la gendarmerie.

                                                                                         Robert NIZET