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lundi 28 juillet 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe du 6 juillet 1913 : Au cours de maréchalerie qui s’est donné récemment à Liège, M.Fernand  Dantine de Cahay a été classé 1er avec 69 points sur 80 et M. Alphonse  Nélis de Sart 8ème avec 56 points sur 80.

L’Organe du 7 juillet 1935 : Dimanche dernier François Andrianne, ouvrier carrier de Neuville, 52 ans, quittait sa maison pour aller examiner ses foins. Ne le voyant pas revenir tard dans la soirée, sa femme avertit les voisins qui se mirent vainement à sa recherche. La gendarmerie n’obtint pas plus de résultat et fit appel à la troupe mais, à ce jour, on se perd en conjectures sur le sort du malheureux.

L’Organe du 28 juillet 1935 : vendredi matin, un incendie d’une violence extrême s’est déclaré à Vielsalm-Gare dans deux immeubles habités par Mme et M. Triolet, mère et fils. Les deux maisons ne formaient qu’un immense brasier lorsque les pompiers et la troupe alertés arrivèrent sur les lieux. Le feu qui avait pris par la cheminée s’était tellement vite étendu qu’il fallut se borner à préserver les habitations voisines.

L’Organe du 15 juillet 1934 :  Les gendarmes ont fini par mettre la main au collet du voleur des troncs de l’église et de la grotte de Vielsalm sans parler d’autres méfaits aux environs. C’est un appelé Léon Simonis-Nelles de Spa, électricien-mécanicien, marié, 29 ans. Après avoir nié il a tout avoué et même beaucoup plus qu’on ne le soupçonnait ! 
Messieurs Jean Gomez et Arnold Jeunejean de Vielsalm et Armand Lemaire de Ville-du-Bois ont brillamment réussi l’examen de sorti de l’Athénée Royale [sic] de Stavelot.

L’Organe du 2 août 1914 : Pendant la nuit de vendredi à samedi, la population a été mise sur pied : par suite d’une guerre éventuelle franco-allemande les ordres de mobilisation ont été remis aux intéressés et un grand nombre de rappelés sont partis hier par le premier train pour rejoindre leur régiment respectif. Tous les chevaux de la localité ont été réquisitionnés par la gendarmerie et dirigés vers Marche. L’émotion causée par ces événements est considérable. C’est un va-et-vient continuel dans les magasins et à l’heure actuelle nombreux sont ceux où il ne reste presque plus rien.

[Cette édition du 2 août est la dernière avant la fin de la guerre, pas de parution lors de celle-ci]

L’Organe du 6 août 1933 : Duvivier Gustave, marchand de bois à Vielsalm, peut fournir du charbon de très bonne qualité demi gras, 70% de gros, 180 Frs les 1000kgs en gare. Sur demande, il peut les rendre à domicile à un prix avantageux.


L’Organe du 26 août 1934 : jeudi après-midi, M. Laverdeur  de Salmchâteau était occupé à l’extraction des pierres à la Roche du Hourt lorsqu’un bloc se détacha de la paroi et vint choir sur l’ouvrier. Un voiturier passant par  là chargea le malheureux et l’amena chez le docteur Legros qui ne put que constater le décès. La victime était mariée sans enfant.


                                                                     Robert NIZET

samedi 16 mars 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps



  
Dans l’Organe du 18 février 1906 on annonce la mort de monsieur Auguste Cahay, 76 ans, hôtelier à Vielsalm, veuf en 1ères  noces de Deroitte Marie-Elisabeth et en 2èmes noces de Moreau Lambertine. Dans celui du 8 avril suivant, les études de Mes Gomez et Caprasse annoncent pour cause de décès l’adjudication provisoire d’immeubles à Vielsalm : l’Hôtel de la Station mieux connu sous le nom d’Hôtel Cahay avec annexes, écuries, remises et pré y attenant, joignant la gare de Vielsalm et la rivière La Salm.

Les terrains situés à cet endroit étaient propriété depuis l’origine du cadastre et jusqu’en 1889 de Charles-Joseph Otte, cultivateur, puis après son décès, de sa veuve Joséphine Olivier, rentière.
 En 1890, cette propriété passe à Auguste Cahay, négociant en bois puis hôtelier. C’est donc lui qui entre 1890 et 1893 construisit là une maison à usage d’hôtel qu’il agrandira au moins une fois.
(Cahay fut élu aux élections du 15 octobre 1899 comme conseiller de la commune de Vielsalm, élection invalidée par la Députation Permanente du fait que le domicile dudit Cahay entre la gare et la rivière est situé sur le territoire de Rencheux !)
Le tout mis à prix à 22.300 Fr a été adjugé après différentes enchères pour 22.600 Fr à la fille du défunt, Julie, épouse assistée de Monsieur Victor Jeunejean, marchand de bestiaux.
Le couple Jeunejean-Cahay n’exploite cet hôtel (ayant porté plusieurs dénominations) que moins de trois ans car dès 1909, il appartient à Joseph Molhan-Renard, transporteur en malles-poste et hôtelier établi en face.

Deux avis dans l’Organe attirent inévitablement l’attention  quand on compare leur contenu à ce que nous connaissons actuellement.
Le 22 février 1914 le journal nous apprend en effet que le bureau des postes de Vielsalm sera ouvert les dimanches et jours fériés de 9 à 10 heures !
Le 5 avril de la même année, la Chambre de commerce nous informe que, comme suite à ses démarches, le bureau de la poste qui fermait à 6 heures du soir restera dorénavant ouvert jusque 7 heures !

 Quand on sait qu’à la même époque et encore bien plus tard, un envoi posté à Vielsalm dans la matinée était distribué à Bruxelles ou à Liège vers 16 ou 17 heures le même jour, que deux tournées par jour avaient lieu et une encore le dimanche, on peut se poser des questions sur l’efficacité actuelle de ce qui est malgré tout toujours considéré comme un service public.
                                               ***


Les premières courses automobiles organisées dès 1884 se déroulèrent de ville à ville mais les accidents causés par le passage de ces épreuves dans les localités populeuses, l’augmentation des vitesses atteintes et la recherche du nouveau firent naître l’idée de courir en circuit fermé. Elle prit forme, pour la première fois, en Belgique, avec le Circuit des Ardennes tracé autour de Bastogne. Il eut lieu de 1902 à 1907 et était l’équivalent de nos courses actuelles de Formule 1.
Peu d’entre vous le savent, sans doute. Il s’agissait donc d’un évènement mondial déplaçant les foules ( voir, pour les plus curieux, notamment, le n°16 de Glain et Salm, Haute Ardenne)  qui, on va le voir, engendrait donc de la jalousie chez certains.

L’Organe de Vielsalm  du 2 février 1908 reprenait l’information suivante du journal L’Auto : Je puis vous annoncer de façon formelle que le Circuit des Ardennes changera cette année d’itinéraire. Nous avons été trop longtemps accoutumés à la façon par trop commerciale des Ardennais et particulièrement des gens de Bastogne. En plus la ville de Spa paraît devenir le vrai centre sportif de la Belgique et (…) peut-être pourrait-on  aménager dans ses environs un circuit idéal.

L’Organe du 23 février  dévoile ce nouveau circuit : Trois-Ponts- Basse-Bodeux-Chevron- Werbomont- Baraque de Fraiture- Salmchâteau-Vielsalm-Trois-Ponts, soit 64 km à travers les Ardennes dans ce qu’elles ont de plus charmant et de plus pittoresque. L’article insiste sur la qualité des routes, le peu d’agglomérations traversées, l’absence de passage à niveau. Les autorités locales seraient très favorables à la course.

Mais tous ces espoirs seront déçus.
Tout d’abord le Circuit des Ardennes 1908 n’aura pas lieu : trop peu de concurrents s’étaient inscrits.
Ensuite, le projet de nouveau circuit fera long feu : il faudra attendre en 1920 la découverte du site de l’Eau rouge et la possibilité qu’il offre de constituer ce qui deviendra le Circuit national de Francorchamps. A ce moment, le Circuit des Ardennes de Bastogne n’est plus que souvenirs et regrets.


                                                                                     Robert NIZET



lundi 31 décembre 2012

Dans l’Organe de Vielsalm il y a bien longtemps


L’Annonce de Vielsalm que vous avez en main, que vous attendez impatiemment dès le mercredi pour certains, que vous lisez de A à Z, que vous prêtez à l’un ou à l’autre et que vous commentez avec vos amis et connaissances est le seul journal édité et imprimé à Vielsalm, et ce depuis 1903 (ou à peu près). Il n’en a pas toujours été ainsi puisque d’autres ont existé dont L’organe de Vielsalm ( et de l’arrondissement de Bastogne) depuis la fin 1886 jusqu’au début de 1940. Il était édité et imprimé par Armand puis Gaston Gillet et, pour terminer, dans l’actuelle rue du Vieux Marché à l’emplacement de la fleuriste Chantal Post. Beaucoup se souviennent encore de la construction en bois qui était en même temps un studio photographique puisque les Gillet nous ont laissé une grande quantité de photos et de cartes postales en plus des imprimés de toutes sortes.

Monsieur L.G. de Vielsalm est l’heureux propriétaire de nombreuses années de L’Organe reliées ou non et me permet de les consulter. Je l’en remercie vivement. Toutefois, il lui manque les premières années, les plus intéressantes peut-être, qu’il a prêtées il y a quelques années. L’emprunteur a malheureusement oublié de les restituer. La lecture de ces lignes lui rappelleront de le faire : il n’est jamais trop tard.

Les Archives de l’Etat à Arlon possèdent les années 1886 à 1934 et Georges Benoît a commencé à publier sur son très riche site (Tapez simplement Vielsalm et ses environs) des résumés de ces journaux pour les années 1886 et 1887. La rubrique qui débute aujourd’hui ne compte pas lui couper l’herbe sous le pied ni lui faire de la concurrence.

                                                                                            Robert NIZET

L’Organe du dimanche 3 décembre 1905
Le compte-rendu de la séance du conseil communal où il est beaucoup question de chemins occupe toute la première page et les 2/5 de la seconde et la chronique régionale est très restreinte. Le plus intéressant se trouve dans les deux pages de publicités et d’annonces diverses. L’éditeur signale que l’Organe sera envoyé gratuitement jusqu’au 31 décembre aux personnes souscrivant à un abonnement pour l’année 1906. C’est toujours actuellement le cas, mais pour l’Annonce. Une publicité que l’on va retrouver durant des semaines sinon des mois affirme que la prospérité attend tout travailleur de bonne volonté au Canada : on donne gratuitement des fermes de 64ha. Il serait intéressant de savoir si des gens de la région se sont laissés tenter. Si quelqu’un a des informations sur le sujet, elles sont les bienvenues.
A Limerlé, des femmes et des jeunes filles voyageant isolément étaient l’objet d’agressions souvent brutales de la part d’un jeune homme de la localité. Il faut croire que la passion de ce personnage l’a poussé un peu trop loin dans ses entreprenantes poursuites car le Parquet de Marche est descendu sur place et a entendu plusieurs témoins.

L’Organe du dimanche 2 décembre 1906 signale qu’un violent incendie a complètement réduit en cendres l’habitation de Charles Guillaume, cabaretier à Cahay. Tout le mobilier a été la proie des flammes et c’est à grand peine que les sinistrés ont pu se sauver.
Avis est donné aux miliciens appelés à participer au tirage au sort de 1907 et qui ont l’intention de s’assurer d’un remplaçant peuvent dès maintenant déposer la caution de 200 francs chez le receveur de l’enregistrement. Ça ne leur laissait guère de temps pour constituer une cagnotte !
 Le Café de la Place est à remettre pour le 1er janvier prochain. Là aussi il ne fallait pas traîner !

Po rire
-         Qui lihofe don so l’Organe qui vos estos si attentif, dimande Henri à Hubert.
-         -Les marièdjes.
-         Quèle idé ?
-         Po vèye si s’marèye pu d’hommes qui d’feumes !
Une blague qui n’est vraiment plus d’actualité depuis que le mariage a été étendu aux homosexuels.

                                                                                              (A suivre)

jeudi 3 septembre 2009

Les chefs de ménage de Vielsalm et Priesmont en 1659.

(publié dans L’Annonce de Vielsalm, le 23 décembre 1951)

à la moitié du XVIIe siècle, le pays de Luxembourg auquel le comté de Salm appartenait, était complètement dévasté.
Une terrible épidémie en 1636, les misères de la guerre de Trente ans avec d’inouïes déprédations commises par les régiments lorrains, polonais, allemands, l’avaient totalement ruiné et y avaient causé des milliers de victimes.
En 1656, le Conseil provincial fit procéder à un relevé de la population.
Toutefois, l’émigration prit des proportions tellement alarmantes, du moins dans certaines régions, que très vite le recensement de 1656 ne pouvait plus servir de base à la répartition des charges publiques et qu’un nouveau dénombrement était devenu nécessaire. Le Conseil provincial du Luxembourg l’ordonna le 24 décembre 1658.

Au comté de Salm, il fut exécuté en janvier 1659.
Ce recensement constitue la liste, par village, de tous les chefs de famille, avec indication de leur situation matérielle. Celle-ci n’était pas brillante, bien qu’à notre avis son caractère sombre y paraisse avoir été exagéré pour notre région.
Nous en donnons ci-après ce qui concerne Vielsalm et Priesmont, soit au total 39 chefs de ménage.
N’y sont pas repris « Salentin Pierrez » mayeur, et « Lambert Raymundi », substitué clerc juré ; ce qui donne, pour Vielsalm et Priesmont, 39+2 = 41 chefs de ménage à la date de 1659.
Priesmont est représenté dans ce nombre par trois noms : Henri Bertoing, Jean de Priestmont, MathieuWirotte : les autres sont de Vielsalm.

Voici le texte en question, dont la copie a été prise directement sur manuscrit ; l’orthographe est conforme à celle du document original.

Vielle Salme

Henri le Grusee revendeur de bierre ensemence demi journée de seigle at environ d’une bonne chartée de foin, un cheval, une vasche, deux bestes a laine, et doit par affirmation et en conscience cent et cincquant patacons.

Jean Georis pauper.

Jean Estienne mendiant.

Estienne mendiant.

Henri musnier pauvre compagnon ensemence environ un quart de journée de seigle, at demi chartée de foin, un jeusne cheval à nourcon, une vasche à nourcon et doit par affirmation et en conscience plus de 30 patacons.

Matthieu le Queulx pauvre veillard de sa jeunesse serviteur ensemence demi quart de journée de seigle, loue dans lallemagne du foin pour nourrir un cheval vieu, pour querir du bois pour ses voisins, et est (à son serment) chargé plus de cent daller de debtes.

Nicolas Gérard mercenier selon son art, ensemence par an environ deux journées de seigle, at une chartée de foin at un cheval, deux vasches, et doit à son serment et conscience plus de cent patacons.

Vefve Gengulphe Trisset du vivant de son marit tavernier, ensemence par an un quart de journée de seigle, at une chartée de foin, at une vasche et doit plus de cent et cinquante patacons par sa conscience et affirmation.

Henri le Quatte laboureur ensemence par an demi journée ou environ de seigle, at environ demi chartée de foin, un cheval de nulle valeur, une vasche, et doit plus de cent patacons par sa conscience et affirmation.

Gérard Barthelemi jeusne homme cherton ensemence par an un quart de journée de seigle, at un cheval fort vieu, une vasche.

Leonard Hourri tavernier ensemence par an environ demi journée de seigle, at environ une chartée de foin, un jeusne cheval, deux vasches, et doit plus de deux cents patacons par affirmation.

Jean Englebert tavernier ensemence par an demi journée de seigle, at une charée de foin, un cheval, deux vasches, six bestes à laine, at affirmé par serment et conscience debvoir bien deux patacons à pays de Stavelot.

Jean Moset mendiant.

Nicolas Blaise charton ensemence par an un quart de journée de seigle, at demi chartée de foin, un cheval, une vasche à nourcon, deux bestes à laine aussi à nourcon et doit par affirmation et en sa conscience environ deux cent patacons.

Henri Jean Evrard boucher de son mestier, ensemence par an un quart de journée de seigle, at environ demi chartée de foin, deux vasches et doit par affirmation et en sa conscience environ soisante patacons.

Jean Georis pauvre compaignon et malade ensemence demi quart de journée de seigle, at demi chartée de foin, deux bestes à nourcon et doit par affirmation plus de trengt patacons.

Robert mendiant.

Philippe Wyrotte pauper.

Vefve Bertoing mendiant.

Vefve Renard mendiant.

Collet Rosseau ardoissier et cherton ensemence par an environ d’une journée de seigle, at environ une chartée et demi de foin, deux chevaulx, quattre vasches, saise bestes à laine, at dit en sa conscience et serment devoir environ deux cent patacons.

Vefve Léonard Jean Jehenne ensemence par an un quart de journée de seigle, at une chartée de foin, deux vasches et doit environ cincquant patacons par son serment et conscience.

Vefve Jean de Failly pauvre vefve n’at que sa demeure.

Michiel Bertholet mareschal n’ensemence rien, at une chartée de foin, deux vasches, doit six patacons par affirmation.

Francoy Rossea cherton at ensemencé un quart de journée de terre, at une chartée de foin, deux chevaulx, une vasche et doit par sa conscience et serment comme il déclare plus de cent patacons, et sa demeure, et tout ce qu’il at dans ce pays n’est que par louvaig.

Jean Bertholet mareschal de son art ensemence par an un quart et demi de journée de seigle, at une chartée de foin, deux vasches, huict bestes à laine, et doit par affirmation et en conscience 25 patacons.

Bartholomi Gomé pauvre veillard et ardoissier de son art at une vasche et loue le foin pour la nourrir et doit bien saise patacons par affirmation.

Jean Anthoine Belvâ forestier, ensemence environ un quart de journée de seigle, at une chartée de foin, ung cheval a nourcon, une vasche, six bestes à laine, at affirmé par serment et conscience debvoir plus de nonante patacons.

Henri Bertoing de Priestmont pauvre ardoissier et sa maison n’est sienne.

Jean de Priestmont fort pauvre et cherton, ensemence un quart de journée de seigle, at un cheval a nourcon, deux vasches aussi à nourcon, quattre bestes à laine à nourcon et déclare à son serment et en conscience debvoir plus de 200 patacons.

Mathieu Wyrotte de Priestmont brasseur ensemence environ une journée de seigle, at deux chartées de foin, deux chevaulx, quattre vasches, vingt bestes à laine et doit par affirmation plus de six cents patacons.

François Delhez vendeur de bierre ensemence demi journée de seigle, at une chartée de foin, un cheval, une vasche, douze nestes à laine et par affirmation et en conscience doit bien quattre cent patacons.

Jean Abinet musnier de son mestier ensemence par an un quart de journée de seigle, at demi chartée de foin, un cheval, une vasche, at affirmé par serment et en conscience debvoir plus de 50 patacons.

Vefve Philippe ensmence demi journée de seigle at une chartée de foin, un cheval à nourcon, une vasche et doit par affirmation plus de soixante patacons.

George Philippe sergeant de justice ensemence par an un quart de journée de seigle, at demi chartée de foin une vasche et doit par affirmation bien 26 patacons.

Du Bois procureur d’office ensemence demi journée de seigle, at une charée de foin, un cheval, deux vasches, traize bestes à laine doit environ 135 patacons.

Wilhemme maréchal de son mestier ensemence par an petit demi iournée de seigle, at une chartée de foin, un petit cheval, une vasche et doit par affirmation plus de 24 patacons.

Léonard de Caheau ardoissier ensemence environ un quart de journée de seigle, at une chartée de foin, un petit cheval, une vasche.

Jean Ruth, Clerc Juré de la Justice du Comté de Salm a tous iour jouis de la franchise comme n’estant comprins au dénombrement cy devant ou du passé et ce en vertu de la franchise des Clercsjurés précédent ont heu et de tout temps.

A titre de comparaison, nous publierons prochainement des indications analogues à celles qui précèdent et concernant Vielld-du-Bois.

Gaston REMACLE