Sommaire
- L. MARQUET, La Roche-en-Ardenne au XVIIe siècle au temps des guerres, pp. 5-23.
- J. BOSMANS, Aires de faulde et charbonniers en Ardenne: le dramatique incendie d'une hutte de charbonniers, la nuit du 10 au 11 août 1808 à Belheid (Samrée), pp. 25-29.
- M. PETERS, Autour d'une croix de 1877 et d'une chapelle à Beho, pp. 31-34.
- G. BENOIT, Course cycliste endeuillée à Salmchâteau en 1911, pp. 35-36.
- J. DE POTTER/G. ANTOINE/H. D'OTREPPE, Aux origines de la maison De Potter à Gouvy, pp. 37-38.
- J. DETAILLE/B. VAN EERDENBRUGH, Les vestiges d'orpaillage de l'âge du fer en amont de Bèche et dans la forêt domaniale du Grand Bois, pp. 39-47.
- R. NIZET, Les kiosques à musique de Vielsalm, pp. 49-54.
- C. DRAILY/O. VRIELYNCK, La nécropole celte de Courtil "Hastape" dans le groupe nord des tombelles ardennaises, pp. 55-62.
- HONORÉ, Mémoires de la guerre 1914-1918 à Vielsalm, pp. 63-76.
- G. BENOIT, Sur l'exploitation du plomb à Bihain, p. 77.
- GRUEN/BILFINGER, Reconstruction du tunnel de Trois-Ponts en 1940, pp. 79-83.
- V.d.G., Au fil des lectures: Salm à Bruxelles..., p. 85.
- J. THOMAS, De l'argile pour les fours à pains, p. 86.
- J. TOUBON, Quelques ajoutes à propos de Pierre Joseph MONFORT de Lierneux, pp. 88-89.
- V.d.G., Burtonville: la croix Bontemps, p. 90.
- C. LEGROS,A propos de myrtilles, pp. 91-93.
- G. BENOIT, Bovigny - Le docteur (Pierre-François) Lomry (1868-1941), pp. 96-97.
- H. D'OTREPPE, Hier et aujourd'hui: Grand-Menil, p. 98.
- G. BENOIT, La croix Jeanpierre, sous Priesmont, p.100.
Affichage des articles dont le libellé est Bihain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bihain. Afficher tous les articles
lundi 2 juillet 2018
vendredi 6 février 2015
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
L’Organe
du 16 septembre 1906 : Au Congo, les essais de
traction à l’aide d’éléphants ont donné les plus heureux résultats et le
gouvernement poursuit avec une louable ténacité la domestication de ces
pachydermes. C’est au commandant Laplume que cette tâche ingrate avait été
confiée et, malgré les difficultés énormes auxquelles il a dû faire face, il
s’en est tiré avec honneur.
La rubrique de l’état civil annonce la
naissance de Willy, fils de PAQUAY Joseph et de TALBOT Marie-Thérèse.
L’Organe
du 29 août 1909 : À Vielsalm, le
camionneur de la boulangerie Demoulin en rentrant avec son attelage mercredi
soir est tombé dans un des fossés ouverts pour la construction d’un aqueduc en
face de la gendarmerie . Le malheureux a une jambe brisée.
À Salmchâteau un vol de chaussures dont
a été victime M. Winand Gabriel a été commis par deux vagabonds faisant partie
d’une troupe de nomades venue d’Allemagne. La gendarmerie recherche les filous.
Le
26 septembre 1909 : À Courtil, mardi à 6
heures du soir, le tocsin sonne : une épaisse fumée se répand au-dessus de
la maison Schoune où habitent les familles Lefèvre-Schoune et Vve Schoune-Burnay.
En moins d’une heure le feu a réduit cette habitation en un brasier ardent.
C’est la seconde fois en à peu près un an que la Vve Schoune voit
son habitation incendiée. Absente au moment des faits, elle rentre attristée et
désespérée. On dit qu’une partie de ses écus est devenue la proie des
flammes !
Le
3 octobre 1909 : À Beho, M. Bernard,
médecin, un vénérable octogénaire doyen du corps médical luxembourgeois a été
renversé par un cycliste maladroit. Il n’a pas tardé à succomber.
À Bihain, départ aujourd’hui à 11 heures
de la course cycliste organisée par le
cercle de la Vieille Bizance. [ ???]
Le
7 juillet 1912 : À l’Université de Liège,
M. P. Gomez a subi avec distinction l’épreuve du grade légal de candidat
ingénieur.
Le
25 août 1912 : État civil,
décès : BERNARD Léonie-Henriette, 72 ans, rentière veuve de JOTTRAND
Gustave.
Le
31 aout 1913 : État civil,
naissance : Albert-Joseph fils de KOPP Fr et de GRÉS Elise.
Robert
NIZET
samedi 8 novembre 2014
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
Dans
l’Organe de Vielsalm du 22 décembre 1907 : le point d’arrêt de
Cierreux a été cambriolé. Les bandits
ont brisé deux fenêtres pour s’emparer du montant de la recette du jour (40
frs), divers vêtements et menus objets. On ne possède aucun indice permettant
de découvrir ces audacieux voleurs.
Le 30 décembre à midi à Neufchâteau il
sera procédé à l’adjudication du service de malle-poste entre Hébronval-Regné
(arrêt du vicinal de Lierneux) et Laroche par Samrée. [Il semble donc qu’une
correspondance était assurée entre ces deux modes de transports ]
Dans
l’Organe du 28 novembre 1909 :
A Bihain la famille de notre honorable et sympathique bourgmestre M. H.J.
Laurent comptant déjà six garçons vient d’être augmentée d’un septième qui
selon la coutume sera le filleul du roi [Léopold II].
Mais
le 19 décembre suivant le journal annonce la mort du Roi survenue à Laeken à l’âge de 74 ans. Lorsque
Léopold II monta sur le trône, il dit
dans son discours aux membres des deux Chambres : Je ne promets pas à la
Belgique ni un grand règne ni un grand roi. Il n’a pas tenu cette
promesse car il a rempli son règne de 45 ans de choses qui ont fait la
Belgique plus grande et plus estimée.
Toujours dans l’Organe du 19 décembre : A Commanster, un petit
« Moresnet » disparaît. Entre autres particularités qui donnent à ce
village frontière un cachet original, il possédait en fait une zone de 12 ha
située entre les bornes 88 et 96 n’appartenant ni à la Belgique ni à
l’Allemagne. Un paysan était venu y installer une petite exploitation agricole
que le fisc n’atteignait pas. Mais une dénonciation aux agents des
contributions révéla l’anomalie des deux cadastres s’arrêtant en-deçà de cette
zone. Après de longues discussions, la cause est aujourd’hui entendue et
la frontière rétablie à celle fixée par le Traité d’Aix-la-Chapelle de 1816. La
zone en question revient donc à la section de Beho tout en ayant les honneurs
du cadastre prussien. Les habitants du cottage qu’on avait dénommé
« Château des Alouettes »,
sont maintenant déchus de leur petite royauté !
Dimanche matin à Salmchâteau, dans le
petit chemin qui conduit à La Comté, on a découvert le cadavre du sieur
Constant Delsemme, fabricant de pierres
à rasoir, dont la mort serait due à une
congestion provoquée par le froid.
A Bèche, un accident s’est produit dans
la carrière dénommée « Gros Thier » : un bloc de pierre s’est
détaché et a atteint à la tête le maître ouvrier P. Fraikin. L’état de celui-ci
constaté par les docteurs Tilman et Legros serait grave.
L’Organe
de Vielsalm du 26 décembre 1909 informe
que jeudi a eu lieu en l’église de Vielsalm une messe solennelle pour le repos
de notre regretté Roi. Toutes les notabilités ainsi que nos fonctionnaires y
étaient représentés et rapporte qu’un terrible accident s’est produit jeudi
vers 3 heures ½ à Vielsalm-Gare.
Mademoiselle Juliette Brasseur, 20 ans, était
occupée pour le compte de l’hôtelier Poncin (voir la carte postale montrant son
établissement ; peut-être Juliette se trouve-t-elle parmi les
figurants ? A droite, l’arrière de la maison Payon devenue
l’archéoscope.) à rincer du linge au
bord de la Salm [lisez du Glain]. Ne la voyant
pas revenir et ayant trouvé une manne au bord de l’eau et du linge que
celle-ci avait emporté vers l’aval, l’alerte fut donnée et ce n’est que vers 7
heures que l’on aperçut le cadavre de la malheureuse au barrage du moulin
Cottin. Les eaux étant très fortes, on ne put enlever le cadavre qui était pris
entre les montants du barrage. On dut soulever les vannes mais la force de
l’eau emporta la noyée jusqu’au-delà de Grand-Halleux où il ne put être repêché
que le lendemain vendredi.
La victime aurait bien pu être retirée
de l’eau en amont du moulin Cottin mais un vieux préjugé qui malheureusement
existe encore à Vielsalm a arrêté les curieux qui attendaient la gendarmerie
avant de procéder au sauvetage. Disons -le une fois pour toutes, dans un cas
semblable il faut procéder immédiatement au sauvetage et laisser le cadavre sur
les lieux ; en attendant l’arrivée du docteur et de la gendarmerie, on
doit tenter le rappel à la vie au moyen
de la respiration artificielle.
Robert
Nizet
dimanche 4 mai 2014
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
L’Organe de Vielsalm du 3 avril 1910 reparle du drame de Spa signalé le 2 janvier
de la même année : un quadruple assassinat y avait été commis. On vient de
retrouver, trois mois après donc, sur le comptoir du café, dissimulé sous un
tiroir un poignard ensanglanté !
Cette découverte établit d’éloquente manière l’incroyable incurie de
ceux qui ont dirigé cette instruction et la négligence impardonnable qui a
présidé aux premières constatations. C’est alors qu’on faisait l’inventaire en
vue de la vente publique de l’établissement qu’on a fait cette découverte.
A la chasse à courre de Vielsalm, il y a
chaque jour des prises et les Hallali se font presque dans la localité. Samedi
dernier, un magnifique chevreuil est
venu tomber dans les anciennes carrières ouvertes de Cahay suivi bientôt par
trois chiens. La curée s’est faite à l’entrée de Vielsalm.
L’Organe
du 1er mai rapporte un nouvel accident
sur le chemin de fer : le serre-frein Jos. Brasseur en allant prendre son service a été atteint par un wagon vide lancé
sur une voie de manœuvre. Atteint de blessures et de fractures le malheureux a
été transporté à l’hôpital de Stavelot où il est décédé le lendemain. Il y
avait à peine trois mois que sa fille s’était noyée accidentellement dans la
Salm [le Glain].
Dans la même édition on apprend que le
chien des époux Denis Colson, colporteurs
à Vielsalm avait voulu mordre sa maîtresse et l’on suppose que la bête était
atteinte de la rage.
Dans L’Organe de Vielsalm du 14 avril 1912 : depuis 1905 une ligne
vicinale relie Vielsalm et le chemin de fer de Gouvy à Trois-Ponts à Lierneux,
siège de la colonie wallonne d’aliénés. Ce terminus ne donne qu’une
satisfaction relative et le prolongement de la ligne vicinale revient une fois
encore sur le tapis : on voudrait qu’elle aboutisse à Trois-Ponts ou même
à Stavelot. En fait, comme une route
superbe relie Lierneux à Stoumont en
descendant la vallée de la Lienne, c’est cette route que le vicinal suivra.
Venant de Liège, on ne devra donc plus
faire le détour par Trois-Ponts ou Vielsalm et ce nouveau vicinal permettra
d’admirer une des plus ravissantes
vallées de l’Ardenne.
On sait, depuis, que ce projet n’a
jamais été réalisé.
Le
5 mai 1912 : un accident à Lierneux.
Un brave cultivateur nommé Servais, de la Falize, conduisait un bœuf attelé à
un rouleau-plombeur. L’animal s’est effrayé et le rouleau de 300 kg est passé
sur l’homme dont l’état est grave.
L’Organe
du 11 mai 1913 annonce que des courses de motos traverseront
notre localité les 11 et 12 : départ à Bruxelles et arrivée à Spa via Namur, Marche et Bastogne.
Celui du 18 mai annonce le retour du
Congo de C. Denis, fils de M. Denis-Derochette après y avoir séjourné deux ans. Les Echos de
la Salm dont Denis est membre est venu lui souhaiter la bienvenue. Une foule
énorme était massée sur le quai de la gare pour l’accueillir.
Le 25
mai cet « exploit » d’automobilistes est rapporté par L’Organe :
A Bihain, mercredi dernier vers 9h30 du soir , une automobile grise n’ayant pas
de phare et marchant à une vitesse vertigineuse se dirigeait vers Houffalize et
vint foncer sur un troupeau de moutons appartenant à M. Vincent du Bois
St-Jean. Sans faire attention aux cris et aux appels de ce dernier, l’auto
continuait à avancer dans ce troupeau de bêtes apeurées. Le fermier constata que 11 moutons avaient été tués net et 9
autres furent abattus le lendemain. Les auteurs de cette tuerie volontaire
n’ont pas daigné s’arrêter et ont continué en riant. L’enquête menée de concert
par les gendarmeries des Tailles et de Houffalize ont pu amener la découverte
des auteurs de cette sauvagerie.
Robert
NIZET
dimanche 2 mars 2014
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
L’Organe
de Vielsalm du 14 janvier 1912 annonce la
démission de M. Henry Delvaux de Fenffe, gouverneur de la province de Liège dont
les nombreuses interventions lorsqu’il était membre de la Chambre des
représentants étaient à chaque fois rapportées par ce journal.
A Trois-Ponts, à cause du déraillement
d’un train de marchandises au tunnel, tous les trains ont subi du retard. Il a
fallu un jour pour déblayer la voie.
A Burtonville, une association libérale
est en voie de formation. La première réunion se tiendra au local de l’Aurore
le 21 janvier prochain.
Dans l’Organe du 28 janvier 1912 on apprend que la population de
Grand-Halleux a fait une belle réception
à M. Léon Houssa qui rentrait du Congo où il occupait les fonctions de commis
des impôts.
Le 12 février on adjugera à Neufchâteau
le service de malle-poste entre Amberloup et Bertogne et entre Houffalize et
Bertogne.
Dans les carrières de Bihain les
ouvriers s’éclairent avec du carbure. Hier soir Pierre Bidonnet s’approcha d’un
tonneau avec une lampe allumée et provoqua une violente explosion. L’ouvrier
eut la face entièrement brûlée et les yeux sont dangereusement atteints: on
craint qu’il ne perde la vue.
L’Organe
du 17 mars 1912
Les ardoisières sont à l’ordre du jour
depuis le désastre de Warmifontaine où des affaisements de galeries ont provoqué
des écroulements de maisons.
(Carte postale de Warmifontaine : affaissement du sol le 11 mars 1912) .
(Carte postale de Warmifontaine : affaissement du sol le 11 mars 1912) .
A ce sujet il circule dans nos parages le bruit de rachat d'exploitations salmiennes par la Société de Warnifontaine. Si cela est vrai, cette nouvelle sera bien accueillie par nos ouvriers. [?]
A Goronne, deux ménagères avaient laissé leur lessive au pré la nuit : le matin il avait disparu. Une jeune fille de Rencheux aux allures étranges ayant été vue la veille dans les parages, la gendarmerie se rendit chez elle et tout fut retrouvé mais déjà transformé. La personne portait même sur elle certains vêtements volés. C’est, bien sûr, un moyen de se préparer à entrer en ménage à peu de frais.
A Goronne, deux ménagères avaient laissé leur lessive au pré la nuit : le matin il avait disparu. Une jeune fille de Rencheux aux allures étranges ayant été vue la veille dans les parages, la gendarmerie se rendit chez elle et tout fut retrouvé mais déjà transformé. La personne portait même sur elle certains vêtements volés. C’est, bien sûr, un moyen de se préparer à entrer en ménage à peu de frais.
Dans le même village la maison de M.
Delhalle –Kleid a reçu une visite nocturne : le matin toutes les portes étaient
ouvertes. On a retrouvé à quelques
mètres un biberon ayant contenu de la crème et la canne du propriétaire. Un pain,
quelques pièces de lard et un essuie-main ont aussi disparu. Les gendarmeries de Vielsalm et Lierneux s’étant mises en campagne, on découvrit le
voleur à Lierneux, portant encore le pain enveloppé dans l’essuie-main. Honneur
à nos pandores !!
A Bovigny, pendant que deux enfants
prenaient leurs ébats dans la cuisine, une ménagère déposa une marmite d’eau bouillante
sur le parquet : un bambin tomba dedans et fut affreusement brûlé. M. le
Curé appelé en toute hâte donna au petit
des soins empressés qui calmèrent immédiatement ses souffrances. [ Un curé rebouteux ? Il n’y a pas
incompatibilité !]
La nécrologie mentionne le décès à
Vielsalm le 15 mars de Madame Julie
Cahay [première] épouse de M. Victor
Jeunejean [mon grand-père maternel] .
Robert
NIZET
samedi 23 novembre 2013
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
Le
18 novembre 1906 : Monsieur Lucien
Remacle, agent du Comité spécial du Katanga, décoré de l’Etoile de service de
l’Etat indépendant du Congo est décédé le 26 septembre dernier à l’âge de 36
ans. Son premier départ pour le pays noir datait de juin 1898.
Le
14 novembre 1909 : Lundi dernier, le tram
partant de Vielsalm à 5 h 4 m a renversé une charrette à bras se trouvant sur
la ligne du vicinal en face de la scierie Denis à Vielsalm-Station. Le
propriétaire du véhicule s’est vu contraint à payer 50 frs de dommage pour
dégradation à la locomotive.
Le
10 novembre 1911 : À Regné, les habitants
ont été, jeudi 7 écoulé, très étonnés de voir atterrir [sic] un ballon de
dimensions respectables monté par deux personnes de nationalité allemande.
Le
9 novembre 1913 : Dimanche dernier vers 7
heures du soir deux automobiles arrivant en sens inverse et appartenant, l’une
à M. Van Praet de Bruxelles et l’autre à un automobiliste allemand, voulurent
se croiser dans la rue de Neuville actuellement encombrée
de matériaux de construction. Les chauffeurs vinrent s’immobiliser contre les
tas de pierres. L’auto de M.Van Praet put tant bien que mal continuer sa route.
Il n’en fut pas de même de la seconde voiture qui, ayant l’avant défoncé, dut
être garée chez M. Gillis. Il n’y eut pas d’accident de personne à déplorer.
Le
23 novembre 1913 : À Salmchâteau, lundi
dernier dans l’après-midi, Mme Vve Futvoye rinçait son linge dans la rivière la salm [le Glain] lorsque son pied
glissa et elle tomba à l’eau. A l’appel d’une autre femme, un dénommé Winand
accourut et parvint à ramener la malheureuse sur la berge. Des soins immédiats
lui furent prodigués et on parvint non sans peine à la ranimer. Cette personne
de 69 ans est restée alitée plusieurs jours mais est actuellement hors de danger.
La Saint-Clément : après les fêtes
somptueuses du « Rallye-
Vielsalm », voici les réjouissances plus modestes mais plus vives du
monde ouvrier. Dimanche prochain sera consacré au culte de saint Clément,
patron des ardoisiers auxquels se joignent les ouvriers de la pierre. Le dur
labeur de ces braves procure au pays de Salm des ressources considérables et y
crée un bien-être familial. Salmchâteau sera particulièrement en liesse et La Concordia
réjouira la population par ses
accords harmonieux.
Mais la fête sera ternie car, à Bihain,
un de ces ouvriers de la pierre, M. Husquet était occupé à vouloir faire descendre
un banc de pierre lorsque celui-ci se détacha et vint s’abattre sur le
malheureux qui eut la jambe écrasée. Le docteur appelé d’urgence dut se
résoudre à faire amputer le membre : on conduisit le malheureux en voiture
à Bruxelles.
A Bra sur Lienne, un braconnier de
Lansival a été surpris hier par un garde-pêche et arrêté : c’est un
récidiviste, H.S., connu pour dévaster les rivières du coin.
Le
19 novembre 1933 : À Gouvy, un train coupe
un homme en deux. On a découvert à l’entrée de la station le cadavre mutilé
d’un cultivateur de Gouvy, Clotuche Fr., 40 ans, célibataire. Le malheureux,
faisant partie de la fanfare, avait participé aux festivités de l’anniversaire
de l’Armistice. Ayant sans doute bu plus que de raison, il s’était pris de
querelle avec un ouvrier de la localité. Qu’advint-il ensuite, on ne sait, mais
un train le surprit sur la voie et le coupa littéralement en deux à hauteur de la
poitrine.
Robert NIZET
vendredi 25 octobre 2013
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
Le
24 novembre 1907 :
Une belle
course à Vielsalm entre deux sportmen (Comte de Jonghe et Comte Arnould
d’Oultremont) et pour un pari de plusieurs milliers de francs. Le second avait
parié que son cheval avec une voiture dite « américaine » rallierait
Spa en 1 heure et 30 minutes. Pari gagné en 1heure et 16 minutes sous les
acclamations d’une foule enthousiaste et suivi d’un goûter chez le maître
d’équipage de Sinçay.
A Courtil un incendie dû probablement à la
malveillance détruit complètement deux
habitations logeant les familles Quoilin, Jacquet et Winant et jette 15
personnes dont 10 enfants sur le pavé à l’époque la plus dure de l’année.
A Bihain, il
est question d’instituer une école ménagère. Les futurs cordons bleus pourront
apprendre à faire de bon café, à cuire les œufs et les pommes de terre et à
détester l’eau de vie. Ces jeunes filles apprendront aussi que dans un jardin
on peut cultiver autre chose que des choux et des poireaux.
Le
17 novembre 1907 :
Un accident de vélo à Bovigny : le dénommé R.
de Halconreux a renversé près de Sterpigny un vieillard de 73 ans qui a eu le
bras foulé et de nombreuses contusions à la figure. Il a reçu les soins du
Docteurt Bozet de Limerlé.
A Hébronval, un troupeau de 3 vaches, 3 génisses et 2 veaux
a disparu pendant un moment d’absence du propriétaire. Celui-ci et la
gendarmerie ont battu le pays toute la nuit sans succès dans un brouillard
intense. Ce n’est que trois jours plus tard qu’on retrouva les bêtes sur le pic
de Colanhan !
Le
15 septembre 1908 :
Création du
Libre-Échange à Lierneux, revue destinée aux collectionneurs de cartes postales.
La directrice qui habite Lierneux s’est donné pour mission de servir d’intermédiaire
entre les amateurs des cinq parties du monde en publiant leurs adresses dans sa
revue. Elle donne en outre d’utiles conseils dans ses causeries et chroniques
« philocartistes ». [On dit maintenant « cartophiles »].
Les collectionneurs trouvent encore actuellement des
cartes revêtues du cachet « Libre-Echange ».
On
annonce que sur les pressantes sollicitations de ses amis et d’une bonne partie
de la population de la région M. Robert Malherbe a décidé de rentrer définitivement au pays natal et d’y
exercer la profession de barbier-coiffeur-parfumeur. Il nous revient dans une maison
appartenant à M. Théophile Duvivier. L’ouverture
de son salon moderne conforme à l’hygiène se fera le 19 courant, veille de la
kermesse.
Le 27 septembre
1908
Visite
princière à Vielsalm. La princesse Clémentine est venue dans le plus strict
incognito et a été reçue à la villa « Chez nous », propriété de
M. le Vicomte de Jonghe( voir carte postale). Après une visite des Equipages
Rallye -Vielsalm, la Princesse est
repartie en auto pour Spa.
Aux
Eaux et Forêts, Alfred Denis, garde à
Tinseubois, vient d’être promu au grade
de brigadier-forestier et est remplacé par Gustave Rondeux, fils du sympathique
brigadier H.Rondeux qui part à la retraite.
Aux
Tailles, vendredi dernier, deux chevaux appartenant à M.Nizet d’Ottré ont été enlisés
en voulant traverser les fanges. Grâce
au dévouement de la gendarmerie [ Les gendarmes, à cette époque, étaient mis à
toutes les sauces !] et de 15 hommes requis par celle-ci les malheureuses
bêtes ont pu être retirées de leur fâcheuse position.
Robert
NIZET
mardi 2 juillet 2013
mardi 22 septembre 2009
Cuves baptismales "romanes" en arkose.
H. d'OTREPPE de BOUVETTE, dans G.S.H.A. n°13 (1980) pp.75-81.
dimanche 20 septembre 2009
Une heure avec le curé de Bihain.
(publié dans L’Annonce de Vielsalm, le 3 février 1952)
En septembre 1901, après quelques années de professorat à St-Louis et un stage de vicariat à Couvin, M. l’abbé F. CLAISE était nommé curé de Bihain.
Né à Rogery en 1871, sur la rive droite de la Salm, il connut dès sa jeunesse le recueillement des longs hivers, les brouillards, la neige et le froid. Les fagnes de Bihain ne l’effraient pas. Il y travaille pendant 50 ans et c’est là que bientôt ses paroissiens et ses amis célébreront son jubilé de pastorat.
Passé les rochers chaotiques du val de Salmchâteau, la route de la Baraque Fraiture monte vers la région des Fagnes. Très vite se révèle l’âme d’un autre monde. Durant la longue saison des brumes hivernales, ou, en juin, dans le moutonnement des houppes soyeuses des linaigrettes, ou encore devant les mauves tapis de bruyère et de tourbe, le rêve du voyageur flotte par-dessus l’immense solitude sauvage qui s’étend entre Regné, Hébronval, Bihain, Petites Tailles et la Pisserote. De cette étendue se dégagent l’effroi, le mystère et la mort.
L’œil n’y découvre aucun repère. C’est l’anéantissement, l’effort inculte des courts mois d’été dans le sourire éphémère et les multiples regards d’une étrange flore subalpine.
Dans cette lande déserte, entre 600 et 614 m. d’altitude, est blotti dans un bouquet d’arbres le presbytère de Bihain. Vieille maison ramassée sur elle-même, aux murs épais, îlot paisible entouré d’une mer de lichens. Partout l’eau dort entre l’argile et le gazon. Derrière la grille du jardin, une pelouse bien tondue, des parterres de fleurs, des rideaux frais aux fenêtres, une porte massive, c’est l’entrée accueillante et grave de la demeure d’un patriarche.
Au salon, murs, armoires, appuis de fenêtres et de cheminées, tout, jusqu’au vieux bahut de chêne, rappelle les souvenirs d’une longue vie : portrait de l’abbé BODSON, chanoine à 96 ans, ancien curé de Rogery, qui vers 1883, initia le petit François aux secrets de la langue de Cicéron ; photos des séminaristes de Bastogne d’avant 1900 ; figures des Papes, de Pie IX à Pie XII, des évêques de Namur, de nombreux confrères, et surtout une multitude de Vierges, statues rapportées de pèlerinages variés, Vierges de Belgique et de France, et, à la place d’honneur, N.-D. de Lourdes, où il fut onze fois.
Un voyage à Lourdes ? D’un pas menu mais toujours alerte, M. le curé s’en va vers l’armoire-bibliothèque, en retire un grand registre : le livre de comptabilité journalière tenu depuis son arrivée à Bihain. La vie était rude en 1901. Ennemi des dettes, le jeune prêtre dresse chaque jour le bilan des dépenses et des recettes. La lecture des premiers feuillets de ce document financier évoque un temps de petits sous péniblement gagnés et parcimonieusement dépensés.
Canards, lièvres, grives, sangliers et chevreuils relevaient parfois le menu de la cure.
La misère était grande dans cette paroisse ouvrière des Fagnes. Avec 250 fr. de traitement trimestriel et 2 fr. d’honoraires par messe, le curé s’ingéniait à équilibrer son budget. Ce n’était pas facile. Après s’être fait architecte, il passa manœuvre à la construction de son église.
Les docteurs MICHAUX, LEGROS, de Vielsalm, LEJEUNE, de Lierneux, visitaient rarement, à pied ou à cheval, ce village sans téléphone et rues d’accès. Ils furent tout heureux de trouver en l’abbé CLAISE un homme expert dans l’art d’Esculape, d’un diagnostic quasi infaillible, habile dans le choix des remèdes et dans les premiers soins à donner aux malades.
Le presbytère se transforma en pharmacie. Son curé acquit la réputation d’un médecin des âmes autant que des corps.
Il est un prêtre aimé, le savant que l’on consulte, le guérisseur qui distribue gratuitement la santé, le bâtisseur de la Maison de Dieu et du peuple. Peuple d’ouvriers qui, pendant 10 et 12 h. par jour, pour un salaire de 2,50 fr. peinaient dans les carrières ou s’acharnaient sur une terre souvent ingrate.
En 1901, Bihain compte 509 habitants. Jusqu’en 1914, l’exploitation des pierres à rasoir, sous la direction d’ingénieurs bavarois, occupe une partie des ouvriers de la région. Les autres découpent la tourbe des Fagnes et la vendent 25 fr. le chariot.
L’invasion d’août 1914 cause à Bihain une catastrophe dont les répercussions se ressentent encore aujourd’hui. La plupart des carrières sont abandonnées le matériel inondé et les galeries effondrées. Après 1919, impossible de les remettre en état ni de récupérer leur matériel. Des familles entières sans gagne-pain se résignent à l’exode. La guerre de 1940 accentue plus douloureusement encore le malheur de 1914. L’offensive des Ardennes réduit en poussière une partie du village. Dans les quelques carrières restées actives, la pierre se fait rare, le prix d’extraction ne permet plus de concurrencer sur le marché les pierres artificielles. Sans maisons, sans meubles, à quoi bon rester dans un village aussi déshérité ? On part vers les grandes villes : Liège et Verviers ; les jeunes hommes se casent dans les douanes, la gendarmerie et autres services administratifs.
« Ma paroisse, me dit le Curé, n’a pas péri du fait de la dénatalité. Elle compte des familles de 10 et 12 enfants. Il n’y a plus de travail pour eux ici. Le lendemain de leur mariage, les jeunes hommes s’en vont ailleurs. À 90 ans, je deviens le curé d’une colonie de vieux célibataires ».
Les Fagnes ne nourrissent pas les hommes. En un demi-siècle, Bihain est passé de 500 à 260 habitants.
L’abbé François CLAISE ne désespère cependant pas de l’avenir de Bihain. L’œuvre de ses 50 ans de pastorat n’a pas été vaine. Animé d’un véritable esprit social, il a changé la mentalité qui régnait dans sa paroisse avant 1900. Il est l’ancêtre. Les gamins qui écoutèrent ses premières leçons de catéchismes ont aujourd’hui 60 ans. Il est demeuré au milieu d’eux, ses ouvriers, ses paysans, ses Fagnards, les conseillant, les soulageant, leur donnant Dieu.
Les festivités de son jubilé de 50 ans de pastorat sont remises à plus tard. Le Curé n’a pas voulu quitter les siens avant que sa tâche ne soit achevée. Il a voulu que sur l’immensité morne des Fagnes, l’église de Bihain s’élève toute renouvelée, lumineux témoin de la Vie.

A.E.D.
En septembre 1901, après quelques années de professorat à St-Louis et un stage de vicariat à Couvin, M. l’abbé F. CLAISE était nommé curé de Bihain.
Né à Rogery en 1871, sur la rive droite de la Salm, il connut dès sa jeunesse le recueillement des longs hivers, les brouillards, la neige et le froid. Les fagnes de Bihain ne l’effraient pas. Il y travaille pendant 50 ans et c’est là que bientôt ses paroissiens et ses amis célébreront son jubilé de pastorat.
Passé les rochers chaotiques du val de Salmchâteau, la route de la Baraque Fraiture monte vers la région des Fagnes. Très vite se révèle l’âme d’un autre monde. Durant la longue saison des brumes hivernales, ou, en juin, dans le moutonnement des houppes soyeuses des linaigrettes, ou encore devant les mauves tapis de bruyère et de tourbe, le rêve du voyageur flotte par-dessus l’immense solitude sauvage qui s’étend entre Regné, Hébronval, Bihain, Petites Tailles et la Pisserote. De cette étendue se dégagent l’effroi, le mystère et la mort.
L’œil n’y découvre aucun repère. C’est l’anéantissement, l’effort inculte des courts mois d’été dans le sourire éphémère et les multiples regards d’une étrange flore subalpine.
Dans cette lande déserte, entre 600 et 614 m. d’altitude, est blotti dans un bouquet d’arbres le presbytère de Bihain. Vieille maison ramassée sur elle-même, aux murs épais, îlot paisible entouré d’une mer de lichens. Partout l’eau dort entre l’argile et le gazon. Derrière la grille du jardin, une pelouse bien tondue, des parterres de fleurs, des rideaux frais aux fenêtres, une porte massive, c’est l’entrée accueillante et grave de la demeure d’un patriarche.
Au salon, murs, armoires, appuis de fenêtres et de cheminées, tout, jusqu’au vieux bahut de chêne, rappelle les souvenirs d’une longue vie : portrait de l’abbé BODSON, chanoine à 96 ans, ancien curé de Rogery, qui vers 1883, initia le petit François aux secrets de la langue de Cicéron ; photos des séminaristes de Bastogne d’avant 1900 ; figures des Papes, de Pie IX à Pie XII, des évêques de Namur, de nombreux confrères, et surtout une multitude de Vierges, statues rapportées de pèlerinages variés, Vierges de Belgique et de France, et, à la place d’honneur, N.-D. de Lourdes, où il fut onze fois.
Un voyage à Lourdes ? D’un pas menu mais toujours alerte, M. le curé s’en va vers l’armoire-bibliothèque, en retire un grand registre : le livre de comptabilité journalière tenu depuis son arrivée à Bihain. La vie était rude en 1901. Ennemi des dettes, le jeune prêtre dresse chaque jour le bilan des dépenses et des recettes. La lecture des premiers feuillets de ce document financier évoque un temps de petits sous péniblement gagnés et parcimonieusement dépensés.
En 1905, Bihain-Lourdes, aller-retour : 62 fr. ;
La pension complète à l’Hôtel du Sacré-Cœur, eau chaude et ascenseur : 7 fr. ;
La façon d’une soutane avec doublure et boutons : 14 fr. ;
des chaussures chez GABRIEL, à Vielsalm : 14 fr. ;
Des bottines en veau, tout ce qu’il y a de chic, chez CABUS, à Namur : 15,40 fr. ;
1 litre de lait :0,20 fr. ;
1 kilo de café avec 6 œufs : 1,40 fr. ;
pour un dîner de fête où rosbeaf, saucisson, jambon étaient servis copieusement à une douzaine de personnes la note se monte à 9,50 fr. ;
9 000 ardoises de Ville-du-Bois, voiturage compris : 429 fr. ;
4 gros poèles de Couvin avec 30 p.c. de réduction 169,50 fr. ;
chez LECROMBS, à Rogery, 4 gros jambons fumés : 50,60 fr. ;
Un abonnement de 5 jours sur tout le réseau belge : 14,50 fr. ;
Chez MATHURIN, à Houffalize, 6 paires de bas : 11,90 fr.
Un chapeau castor : 16 fr.
2 poulets : 16 fr.
2 tonnes de charbon rendues à domicile : 70 fr.
On allait à Liège pour 2,50 fr.
Un permis de chasse : 45 fr.
Canards, lièvres, grives, sangliers et chevreuils relevaient parfois le menu de la cure.
La misère était grande dans cette paroisse ouvrière des Fagnes. Avec 250 fr. de traitement trimestriel et 2 fr. d’honoraires par messe, le curé s’ingéniait à équilibrer son budget. Ce n’était pas facile. Après s’être fait architecte, il passa manœuvre à la construction de son église.
Les docteurs MICHAUX, LEGROS, de Vielsalm, LEJEUNE, de Lierneux, visitaient rarement, à pied ou à cheval, ce village sans téléphone et rues d’accès. Ils furent tout heureux de trouver en l’abbé CLAISE un homme expert dans l’art d’Esculape, d’un diagnostic quasi infaillible, habile dans le choix des remèdes et dans les premiers soins à donner aux malades.
Le presbytère se transforma en pharmacie. Son curé acquit la réputation d’un médecin des âmes autant que des corps.
Il est un prêtre aimé, le savant que l’on consulte, le guérisseur qui distribue gratuitement la santé, le bâtisseur de la Maison de Dieu et du peuple. Peuple d’ouvriers qui, pendant 10 et 12 h. par jour, pour un salaire de 2,50 fr. peinaient dans les carrières ou s’acharnaient sur une terre souvent ingrate.
En 1901, Bihain compte 509 habitants. Jusqu’en 1914, l’exploitation des pierres à rasoir, sous la direction d’ingénieurs bavarois, occupe une partie des ouvriers de la région. Les autres découpent la tourbe des Fagnes et la vendent 25 fr. le chariot.
L’invasion d’août 1914 cause à Bihain une catastrophe dont les répercussions se ressentent encore aujourd’hui. La plupart des carrières sont abandonnées le matériel inondé et les galeries effondrées. Après 1919, impossible de les remettre en état ni de récupérer leur matériel. Des familles entières sans gagne-pain se résignent à l’exode. La guerre de 1940 accentue plus douloureusement encore le malheur de 1914. L’offensive des Ardennes réduit en poussière une partie du village. Dans les quelques carrières restées actives, la pierre se fait rare, le prix d’extraction ne permet plus de concurrencer sur le marché les pierres artificielles. Sans maisons, sans meubles, à quoi bon rester dans un village aussi déshérité ? On part vers les grandes villes : Liège et Verviers ; les jeunes hommes se casent dans les douanes, la gendarmerie et autres services administratifs.
« Ma paroisse, me dit le Curé, n’a pas péri du fait de la dénatalité. Elle compte des familles de 10 et 12 enfants. Il n’y a plus de travail pour eux ici. Le lendemain de leur mariage, les jeunes hommes s’en vont ailleurs. À 90 ans, je deviens le curé d’une colonie de vieux célibataires ».
Les Fagnes ne nourrissent pas les hommes. En un demi-siècle, Bihain est passé de 500 à 260 habitants.
L’abbé François CLAISE ne désespère cependant pas de l’avenir de Bihain. L’œuvre de ses 50 ans de pastorat n’a pas été vaine. Animé d’un véritable esprit social, il a changé la mentalité qui régnait dans sa paroisse avant 1900. Il est l’ancêtre. Les gamins qui écoutèrent ses premières leçons de catéchismes ont aujourd’hui 60 ans. Il est demeuré au milieu d’eux, ses ouvriers, ses paysans, ses Fagnards, les conseillant, les soulageant, leur donnant Dieu.
Les festivités de son jubilé de 50 ans de pastorat sont remises à plus tard. Le Curé n’a pas voulu quitter les siens avant que sa tâche ne soit achevée. Il a voulu que sur l’immensité morne des Fagnes, l’église de Bihain s’élève toute renouvelée, lumineux témoin de la Vie.

A.E.D.
Son Excellence Mgr Charue à Vielsalm.
(publié dans L’Avenir du Luxembourg, le 3 avril 1952)
Mardi matin, à 7 h.15, Monseigneur l’Evêque de Namur célébrait la messe dans le baraquement de Vielsalm. De nombreuses personnes, averties de son arrivée dans la paroisse, y assistaient.
Après la messe, Son Excellence assista au catéchisme préparatoire à la communion solennelle et se plut à interroger les enfants sur la leçon du jour. Malgré leur émotion, gamins et gamines répondirent de leur mieux, certains même très bien.
Vers 9 h.30, Monseigneur se rendait à Ville-du-Bois dans la chambre funéraire de M. l’abbé François CLAISE, curé de Bihain. Il pria quelques instants devant le corps de celui qui était l’un des plus anciens prêtres du diocèse et il s’entretint ensuite avec les deux demoiselles PAQUAY, parentes du défunt.
Dans la matinée, Son Excellence visita le baraquement de Petit-Thier ; elle monta enfin jusqu’aux casernes de Rencheux, où plusieurs soldats reçurent le sacrement de Confirmation de sa main.
Mardi matin, à 7 h.15, Monseigneur l’Evêque de Namur célébrait la messe dans le baraquement de Vielsalm. De nombreuses personnes, averties de son arrivée dans la paroisse, y assistaient.
Après la messe, Son Excellence assista au catéchisme préparatoire à la communion solennelle et se plut à interroger les enfants sur la leçon du jour. Malgré leur émotion, gamins et gamines répondirent de leur mieux, certains même très bien.
Vers 9 h.30, Monseigneur se rendait à Ville-du-Bois dans la chambre funéraire de M. l’abbé François CLAISE, curé de Bihain. Il pria quelques instants devant le corps de celui qui était l’un des plus anciens prêtres du diocèse et il s’entretint ensuite avec les deux demoiselles PAQUAY, parentes du défunt.
Dans la matinée, Son Excellence visita le baraquement de Petit-Thier ; elle monta enfin jusqu’aux casernes de Rencheux, où plusieurs soldats reçurent le sacrement de Confirmation de sa main.
Les funérailles de M. le curé de Bihain.
(publié dans L’Avenir du Luxembourg, le 4 avril 1952)
Mercredi matin, à Ville-du-Bois, dans la chambre funéraire, dans le cortège, à l’offrande pendant la messe, près de huit cents personnes sont venues témoigner à M. le Curé de Bihain leur reconnaissance. N’avait-il pas été le prêtre aimé de tous ? Et c’est son caractère sacerdotal et uniquement celui-là qu’il avait demandé qu’on rappelle à ses funérailles.
Sur son cercueil et au pied du catafalque, on ne voyait pas les innombrables décorations dont il avait été gratifié à juste titre pendant les hostilités de 1914-1918 et 1940-1945. Son patriotisme avait toujours été marqué de cette grandeur qui exclut la haine mais se dévoue jusqu’au risque de la vie pour la sauvegarde des libertés traditionnelles. On ne voyait pas non plus les centaines de lettres de gratitude qu’au cours de sa longue carrière il avait reçues de ceux qui lui devaient la santé du corps, un secours d’argent ou l’octroi d’une situation.
Seuls, la chasuble, l’étole, le calice, le bréviaire et la barrette rappelaient ce qu’il avait été avant tout : un prêtre, et un saint prêtre, qui, dès 1901, apportait dans ses contacts avec les hommes un sens social, plutôt rare à cette époque et qui pouvait paraître audacieux.
Dans le chœur de l’église, avait pris place Mgr Van ZUYLEN, évêque coadjuteur de Liège, un grand ami du défunt, qui avait passé les années de sa jeunesse et ses vacances d’étudiant à la cure de Bihain.
Mgr l’Evêque de Namur était venu la veille à Ville-du-Bois prier près du corps de l’abbé François CLAISE, l’un des plus anciens curés du diocèse.
Derrière Mgr Van ZUYLEN, plus de soixante prêtres se pressaient : parmi les principaux : MM. les Supérieurs du Petit Séminaire de Bastogne et de l’Institut Saint-Remacle de Stavelot, MM. les Doyens d’Houffalize, de Vielsalm, de Barvaux, d’Erezée et de Stavelot. M. l’abbé LEGROS, inspecteur de l’enseignement diocésain.
Parmi les personnalités civiles : M. J. MERGET, député ; le comte Ch. de LIMBURG STIRUM, ancien sénateur et propriétaire de Bois Saint-Jean ; M. le baron Van ZUYLEN d’Argenteau ; des députés provinciaux, de nombreux bourgmestres, échevins et conseillers de la région.
Avant la messe, des degrés de l’autel, pour répondre à la volonté du défunt et au désir exprimé par la famille, M. le Doyen d’Houffalize remercia publiquement M. le curé de Regné qui avait assuré le service de la paroisse de Bihain pendant la maladie de l’abbé CLAISE, et M. le curé de Ville-du-Bois qui s’était dépensé jour et nuit au chevet de son nouveau paroissien mourant.
Il dit en quelques mots la sainteté du prêtre qui nous quitte, prêtre fidèle à sa foi, fidèle à son sacerdoce, fidèle à sa paroisse.
Fidèle à sa paroisse, l’abbé CLAISE a voulu l’être dans la mort. Né à Rogery en 1871, ayant aujourd’hui encore de nombreux parents dans sa paroisse natale et à Vielsalm, Ville-du-Bois, Commanster, Bovigny et Beho, il a choisi pour son dernier repos de cimetière de Bihain ; c’est là qu’il veut rester, parmi ceux qu’il a aidés à bien mourir pendant les cinquante et une années de son pastorat.
Après la messe, célébrée par M. le Curé de Ville-du-Bois, assisté des curés de Fraiture et d’Ottré, et un frugal repas terminé, le cortège funéraire prit la route de Bihain.
À l’église, M. le Doyen d’Houffalize chanta une dernière absoute.
Au cimetière, avant que le cercueil ne descende dans la tombe, trois discours furent prononcés. M. DACO, au nom du Conseil de Fabrique, rappela avec émotion comment l’abbé François CLAISE avait apporté pendant plus de cinquante ans, dans la solitude des Fagnes, la présence du Christ : il en avait refait les gestes, redit les paroles et, comme Lui, dévoré du zèle de la Maison de Dieu, avait construit, puis restauré après la tourmente de l’offensive, une belle église.
M. le Bourgmestre, au nom de la commune, exprima les regrets unanimes de la population de n’avoir pu célébrer, l’an dernier, le jubilé des cinquante ans de pastorat de l’abbé CLAISE. Et pourtant, quelle reconnaissance ses administrés ne lui devaient-ils pas ! Le curé de Bihain s’était fait tout à tous. Tous ses paroissiens étaient ses enfants. Tous l’entouraient de respect et d’affection. Son presbytère leur était ouvert. Les conseils éclairés sortis de la bouche de cet homme de Dieu ne seront jamais oubliés.
Un enfant de l’école et du catéchisme, au nom de ses petits compagnons, dit merci à celui qui, comme le Divin Maître, avait été l’ami des enfants.

La figure douce, souriante et cependant volontaire du curé de Bihain se détachant sur un fond de nuages bas et tourmentés, telle qu’on la voit sur la photographie parue mardi dernier dans « L’Avenir du Luxembourg » n’est pas prête de disparaître de la mémoire des gens de la vallée de la Salm et des hauteurs des Fagnes de Bihain. Ses parents savent que l’héritage de ce prêtre n’est pas fait de pièces que ronge la rouille et que mordent les vers. Sur le souvenir de ses 56 ans de sacerdoce et de son jubilé de 50 ans de pastorat à Bihain, il n’avait pas énuméré tous ses travaux ; une prière livrait tout son secret, l’amour de toute sa vie. […]
A.E.D.
Mercredi matin, à Ville-du-Bois, dans la chambre funéraire, dans le cortège, à l’offrande pendant la messe, près de huit cents personnes sont venues témoigner à M. le Curé de Bihain leur reconnaissance. N’avait-il pas été le prêtre aimé de tous ? Et c’est son caractère sacerdotal et uniquement celui-là qu’il avait demandé qu’on rappelle à ses funérailles.
Sur son cercueil et au pied du catafalque, on ne voyait pas les innombrables décorations dont il avait été gratifié à juste titre pendant les hostilités de 1914-1918 et 1940-1945. Son patriotisme avait toujours été marqué de cette grandeur qui exclut la haine mais se dévoue jusqu’au risque de la vie pour la sauvegarde des libertés traditionnelles. On ne voyait pas non plus les centaines de lettres de gratitude qu’au cours de sa longue carrière il avait reçues de ceux qui lui devaient la santé du corps, un secours d’argent ou l’octroi d’une situation.
Seuls, la chasuble, l’étole, le calice, le bréviaire et la barrette rappelaient ce qu’il avait été avant tout : un prêtre, et un saint prêtre, qui, dès 1901, apportait dans ses contacts avec les hommes un sens social, plutôt rare à cette époque et qui pouvait paraître audacieux.
Dans le chœur de l’église, avait pris place Mgr Van ZUYLEN, évêque coadjuteur de Liège, un grand ami du défunt, qui avait passé les années de sa jeunesse et ses vacances d’étudiant à la cure de Bihain.
Mgr l’Evêque de Namur était venu la veille à Ville-du-Bois prier près du corps de l’abbé François CLAISE, l’un des plus anciens curés du diocèse.
Derrière Mgr Van ZUYLEN, plus de soixante prêtres se pressaient : parmi les principaux : MM. les Supérieurs du Petit Séminaire de Bastogne et de l’Institut Saint-Remacle de Stavelot, MM. les Doyens d’Houffalize, de Vielsalm, de Barvaux, d’Erezée et de Stavelot. M. l’abbé LEGROS, inspecteur de l’enseignement diocésain.
Parmi les personnalités civiles : M. J. MERGET, député ; le comte Ch. de LIMBURG STIRUM, ancien sénateur et propriétaire de Bois Saint-Jean ; M. le baron Van ZUYLEN d’Argenteau ; des députés provinciaux, de nombreux bourgmestres, échevins et conseillers de la région.
Avant la messe, des degrés de l’autel, pour répondre à la volonté du défunt et au désir exprimé par la famille, M. le Doyen d’Houffalize remercia publiquement M. le curé de Regné qui avait assuré le service de la paroisse de Bihain pendant la maladie de l’abbé CLAISE, et M. le curé de Ville-du-Bois qui s’était dépensé jour et nuit au chevet de son nouveau paroissien mourant.
Il dit en quelques mots la sainteté du prêtre qui nous quitte, prêtre fidèle à sa foi, fidèle à son sacerdoce, fidèle à sa paroisse.
Fidèle à sa paroisse, l’abbé CLAISE a voulu l’être dans la mort. Né à Rogery en 1871, ayant aujourd’hui encore de nombreux parents dans sa paroisse natale et à Vielsalm, Ville-du-Bois, Commanster, Bovigny et Beho, il a choisi pour son dernier repos de cimetière de Bihain ; c’est là qu’il veut rester, parmi ceux qu’il a aidés à bien mourir pendant les cinquante et une années de son pastorat.
Après la messe, célébrée par M. le Curé de Ville-du-Bois, assisté des curés de Fraiture et d’Ottré, et un frugal repas terminé, le cortège funéraire prit la route de Bihain.
À l’église, M. le Doyen d’Houffalize chanta une dernière absoute.
Au cimetière, avant que le cercueil ne descende dans la tombe, trois discours furent prononcés. M. DACO, au nom du Conseil de Fabrique, rappela avec émotion comment l’abbé François CLAISE avait apporté pendant plus de cinquante ans, dans la solitude des Fagnes, la présence du Christ : il en avait refait les gestes, redit les paroles et, comme Lui, dévoré du zèle de la Maison de Dieu, avait construit, puis restauré après la tourmente de l’offensive, une belle église.
M. le Bourgmestre, au nom de la commune, exprima les regrets unanimes de la population de n’avoir pu célébrer, l’an dernier, le jubilé des cinquante ans de pastorat de l’abbé CLAISE. Et pourtant, quelle reconnaissance ses administrés ne lui devaient-ils pas ! Le curé de Bihain s’était fait tout à tous. Tous ses paroissiens étaient ses enfants. Tous l’entouraient de respect et d’affection. Son presbytère leur était ouvert. Les conseils éclairés sortis de la bouche de cet homme de Dieu ne seront jamais oubliés.
Un enfant de l’école et du catéchisme, au nom de ses petits compagnons, dit merci à celui qui, comme le Divin Maître, avait été l’ami des enfants.

La figure douce, souriante et cependant volontaire du curé de Bihain se détachant sur un fond de nuages bas et tourmentés, telle qu’on la voit sur la photographie parue mardi dernier dans « L’Avenir du Luxembourg » n’est pas prête de disparaître de la mémoire des gens de la vallée de la Salm et des hauteurs des Fagnes de Bihain. Ses parents savent que l’héritage de ce prêtre n’est pas fait de pièces que ronge la rouille et que mordent les vers. Sur le souvenir de ses 56 ans de sacerdoce et de son jubilé de 50 ans de pastorat à Bihain, il n’avait pas énuméré tous ses travaux ; une prière livrait tout son secret, l’amour de toute sa vie. […]
A.E.D.
jeudi 10 septembre 2009
Les manquements aux usages. Un aspect de la vie sociale dans le parler de Bihain (3).
C. HABAY, dans G.S.H.A. n°11 (1979), pp.5-8.
lundi 7 septembre 2009
Tombes.
(mise-à-jour, 22/09/09)
Plusieurs sépultures de cette période ont été retrouvées à différents endroits de la région :
- Au nord du village de Honvelez, feu le Dr. LOMRY en a découvert dont les fouilles lui ont fourni divers vases.
- Il en a également fouillé à Russêmont (entre Bovigny et Rogery) et découvert quelques autres à plusieurs endroits de la commune : Hastape, Fa de Glain, Maihîre, Hî djârdin.
( E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restaurations et de reconstitutions, Bruxelles, 1928, p.204 ; P. LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, p.382. ; Et témoignages divers)
- En 1950, en la commune de Bovigny encore, une tombe a été mise au jour au lieu-dit « devant le bois » et une autre « so l’hî djârdin », toutes deux contenant une urne cinéraire avec cendres ; à ce dernier endroit, Antoine PONCIN, de Courtil, dégagea aussi, en avril 1911, une autre tombe renfermant divers objets.
(Témoignages recueillis ; L’Organe de Vielsalm du 23 avril 1911 ; P. LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, p.382)
- Entre Ville-du-Bois et Petit-Thier, en 1915, lors de la réfection d’un vieux chemin, les ouvriers mirent au jour une de ces tombes, avec poteries diverses ; en haut de la côte, à droite.
(Témoignage des ouvriers. Une de ces poteries existait encore en 1950)


(poterie découverte à Ville-du-Bois, en 1915, daté par S.N.F. des années 70/80)
- Une découverte du même genre a été faite sur le territoire de la commune de Grand-Halleux, à gauche du chemin montant vers Farnières, en novembre 1892, ainsi que derrière Goronne vers 1909.
(L’Organe de Vielsalm ; L’Annonce de Stavelot ; et témoignages oraux divers. Près de Farnières, au lieu-dit « sur les sarts », c’est 14 tombes que M. HEYDEN de Petit-Halleux aurait dégagées en labourant. Elles contenaient divers objets, poteries, monnaies, marteau, une perle, une bague avec inscriptions VIVAS MI…, des ossements.)
- Une autre encore, selon témoignages que Gaston REMACLE a recueillis, non loin de Sart-Lierneux, vers 1890, aux endroits dénommés « so les chèyîres » et « petit manhay ».
- Enfin en 1901, 1904 et 1911, un ensemble de trente loculi contenant des cendres et des poteries rouges a été fouillé entre Hébronval et Bihain, au lieu-dit Les minières.
( D. GUILLEAUME, L’archidiaconé d’Ardenne dans l’ancien diocèse de Liège, Liège, 1913, p.97 ; P.LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, pp.383-384 ; E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restaurations et de reconstitutions, Bruxelles, 1928, p.214)
- Et à Gwèrnal (Goronne). Une tombe romaine, près de Goronne, au lieu-dit « Gwèrnal » (témoignage de Gustave JACQUES, le 3 octobre 1965)
- Et au Persay ( ?), voir JOTTRAND La vallée de la Salm, 1869.
Ndlr :
1) P. LEJEUNE, dans Tombes (romaines ?) à Bihain, G.S.H.A. n°8 (1978), p.81, signale la découverte entre 1918 et 1940, d’un caveau constitué de dalles de schiste, dans un champ près du lieu-dit Mananhé, sur la rive gauche du ruisseau de Bihain. De même, un autre caveau fut fouillé, en 1938, par M. BRUNSON, dans le vieux chemin qui relie Bihain à Courtil, non loin du lieu-dit so l’combe, sur la rive gauche du ruisseau de Rolayî (Langlire).
2) L. RENARD, Cimetière belgo-romain à Bihain, dans B.I.A.L., XXXVI, 1906, p.277.
3) P. LEJEUNE, Une tombe romaine à Goronne, dans G.S.H.A. n°9 (1978) p.184.
4) P. LEJEUNE, La nécropole romaine du "Pêrzê" (Ste-Marie-Salmchâteau), dans G.S.H.A. n°12 (1980) pp.43-51.
5) P. LEJEUNE, Le ou les groupes de tombes d'époque romaine à Grand-Halleux ?, dans G.S.H.A. n°12 (1980), pp.88-89.
6) P. LEJEUNE, La nécropole d'époque romaine du "Pêrzê" (Salmchâteau). Confirmation, dans G.S.H.A. n°13 (1980) p.82.
7) H. REMY, Poteries provenant de la nécropole romaine du "Pêrzê" à Salmchâteau, (avec photographies), dans G.S.H.A. n°13 (1980), pp.82-83.
Plusieurs sépultures de cette période ont été retrouvées à différents endroits de la région :
- Au nord du village de Honvelez, feu le Dr. LOMRY en a découvert dont les fouilles lui ont fourni divers vases.
- Il en a également fouillé à Russêmont (entre Bovigny et Rogery) et découvert quelques autres à plusieurs endroits de la commune : Hastape, Fa de Glain, Maihîre, Hî djârdin.
( E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restaurations et de reconstitutions, Bruxelles, 1928, p.204 ; P. LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, p.382. ; Et témoignages divers)
- En 1950, en la commune de Bovigny encore, une tombe a été mise au jour au lieu-dit « devant le bois » et une autre « so l’hî djârdin », toutes deux contenant une urne cinéraire avec cendres ; à ce dernier endroit, Antoine PONCIN, de Courtil, dégagea aussi, en avril 1911, une autre tombe renfermant divers objets.
(Témoignages recueillis ; L’Organe de Vielsalm du 23 avril 1911 ; P. LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, p.382)
- Entre Ville-du-Bois et Petit-Thier, en 1915, lors de la réfection d’un vieux chemin, les ouvriers mirent au jour une de ces tombes, avec poteries diverses ; en haut de la côte, à droite.
(Témoignage des ouvriers. Une de ces poteries existait encore en 1950)


(poterie découverte à Ville-du-Bois, en 1915, daté par S.N.F. des années 70/80)
- Une découverte du même genre a été faite sur le territoire de la commune de Grand-Halleux, à gauche du chemin montant vers Farnières, en novembre 1892, ainsi que derrière Goronne vers 1909.
(L’Organe de Vielsalm ; L’Annonce de Stavelot ; et témoignages oraux divers. Près de Farnières, au lieu-dit « sur les sarts », c’est 14 tombes que M. HEYDEN de Petit-Halleux aurait dégagées en labourant. Elles contenaient divers objets, poteries, monnaies, marteau, une perle, une bague avec inscriptions VIVAS MI…, des ossements.)
- Une autre encore, selon témoignages que Gaston REMACLE a recueillis, non loin de Sart-Lierneux, vers 1890, aux endroits dénommés « so les chèyîres » et « petit manhay ».
- Enfin en 1901, 1904 et 1911, un ensemble de trente loculi contenant des cendres et des poteries rouges a été fouillé entre Hébronval et Bihain, au lieu-dit Les minières.
( D. GUILLEAUME, L’archidiaconé d’Ardenne dans l’ancien diocèse de Liège, Liège, 1913, p.97 ; P.LOMRY, Découverte de quelques tombes anciennes et interprétation concordante de quelques mots dans un coin des Hautes-Ardennes, dans A.I.A.LUX., 1911, pp.383-384 ; E. RAHIR, Vingt-cinq années de recherches, de restaurations et de reconstitutions, Bruxelles, 1928, p.214)
- Et à Gwèrnal (Goronne). Une tombe romaine, près de Goronne, au lieu-dit « Gwèrnal » (témoignage de Gustave JACQUES, le 3 octobre 1965)
- Et au Persay ( ?), voir JOTTRAND La vallée de la Salm, 1869.
Ndlr :
1) P. LEJEUNE, dans Tombes (romaines ?) à Bihain, G.S.H.A. n°8 (1978), p.81, signale la découverte entre 1918 et 1940, d’un caveau constitué de dalles de schiste, dans un champ près du lieu-dit Mananhé, sur la rive gauche du ruisseau de Bihain. De même, un autre caveau fut fouillé, en 1938, par M. BRUNSON, dans le vieux chemin qui relie Bihain à Courtil, non loin du lieu-dit so l’combe, sur la rive gauche du ruisseau de Rolayî (Langlire).
2) L. RENARD, Cimetière belgo-romain à Bihain, dans B.I.A.L., XXXVI, 1906, p.277.
3) P. LEJEUNE, Une tombe romaine à Goronne, dans G.S.H.A. n°9 (1978) p.184.
4) P. LEJEUNE, La nécropole romaine du "Pêrzê" (Ste-Marie-Salmchâteau), dans G.S.H.A. n°12 (1980) pp.43-51.
5) P. LEJEUNE, Le ou les groupes de tombes d'époque romaine à Grand-Halleux ?, dans G.S.H.A. n°12 (1980), pp.88-89.
6) P. LEJEUNE, La nécropole d'époque romaine du "Pêrzê" (Salmchâteau). Confirmation, dans G.S.H.A. n°13 (1980) p.82.
7) H. REMY, Poteries provenant de la nécropole romaine du "Pêrzê" à Salmchâteau, (avec photographies), dans G.S.H.A. n°13 (1980), pp.82-83.
dimanche 6 septembre 2009
Vestiges archéologiques de la commune de Bihain (actuellement Vielsalm).
H. REMY, dans G.S.H.A. n°9 (1978) pp.165-173.
Bénitier roman (?) à Bihain.
A.W./ P. LEJEUNE, dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.84-85.
Une photo est publiée dans G.S.H.A. n°9 (1978) p.182.
Une photo est publiée dans G.S.H.A. n°9 (1978) p.182.
Les manquements aux usages. Un aspect de la vie sociale dans le parler de Bihain (2).
C. HABAY, dans G.S.H.A. n°8 (1978), pp.57-63.
Les dénombrements de 1604 et de 1611 de la mairie de Malempré.
C.LAURENT, dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.33-37.
Nos communes.
(publié le 1er février 1979)
La récente fusion des communes a fait disparaître plusieurs d’entre elles, dans notre région.
C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’avaient été créées les communes de Grand-Halleux, Arbrefontaine, Vielsalm, comme les communes voisines de Beho, Bovigny, Lierneux.
Depuis lors, et jusqu’au 31 décembre 1977, les limites de la commune de Grand-Halleux n’avaient pas changé, et cette commune comptait 2 484 hectares, 32 ares, 88 centiares.
La commune d’Arbrefontaine, elle, s’était agrandie de la section de Goronne détachée de Vielsalm le 1 janvier 1853, selon une loi votée le 11 novembre 1852 à la Chambre des Représentants et le 3 décembre suivant au Sénat ; ainsi, Arbrefontaine mesurait 2 051 ha., 24 a.,65 ca.
Depuis le 31 décembre 1977, Goronne a été rattaché à la nouvelle commune de Vielsalm.
Vielsalm perdit encore, à partir du 1 janvier 1848, ce qui devint la commune de Petit-Thier, soit 1 907 ha.,19a., 35 ca., selon une loi du 10 mars 1847.
Ainsi, la commune de Vielsalm était ramenée à 5 468 ha., à l’origine, à 2 848 ha., 57 a., 57 ca.
Actuellement, après sa fusion récente avec les anciennes communes de Bihain, Grand-Halleux, Petit-Thier, une partie de la commune de Lierneux, et les localités de Commanster et Goronne, elle mesure 11 885 hectares, avec 6 700 habitants.
Gaston REMACLE
La récente fusion des communes a fait disparaître plusieurs d’entre elles, dans notre région.
C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’avaient été créées les communes de Grand-Halleux, Arbrefontaine, Vielsalm, comme les communes voisines de Beho, Bovigny, Lierneux.
Depuis lors, et jusqu’au 31 décembre 1977, les limites de la commune de Grand-Halleux n’avaient pas changé, et cette commune comptait 2 484 hectares, 32 ares, 88 centiares.
La commune d’Arbrefontaine, elle, s’était agrandie de la section de Goronne détachée de Vielsalm le 1 janvier 1853, selon une loi votée le 11 novembre 1852 à la Chambre des Représentants et le 3 décembre suivant au Sénat ; ainsi, Arbrefontaine mesurait 2 051 ha., 24 a.,65 ca.
Depuis le 31 décembre 1977, Goronne a été rattaché à la nouvelle commune de Vielsalm.
Vielsalm perdit encore, à partir du 1 janvier 1848, ce qui devint la commune de Petit-Thier, soit 1 907 ha.,19a., 35 ca., selon une loi du 10 mars 1847.
Ainsi, la commune de Vielsalm était ramenée à 5 468 ha., à l’origine, à 2 848 ha., 57 a., 57 ca.
Actuellement, après sa fusion récente avec les anciennes communes de Bihain, Grand-Halleux, Petit-Thier, une partie de la commune de Lierneux, et les localités de Commanster et Goronne, elle mesure 11 885 hectares, avec 6 700 habitants.
Gaston REMACLE
Inscription à :
Articles (Atom)