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dimanche 27 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 23 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 4.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM


Compte-rendu de la séance du 13 janvier.

Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.

Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.

CORRESPONDANCE.

Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :

Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,

Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
Vielsalm, le 12 janvier 1887
Monsieur l’éditeur du journal l’Echo de la Salm à Vielsalm.
Dans votre n° du 2 janvier courant, vous publiez le compte-rendu d’une séance tenue par le Conseil communal de Vielsalm le 27 décembre dernier, séance à laquelle je n’ai pas assisté.
Je lis dans ce compte-rendu ce qui suit :
« Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Collège des bourgmestre et échevins de faire confectionner les prétendus plans, devis et cahier des charges prémentionnés. »
Je tiens à faire connaître à vos lecteurs que cette déclaration du Conseil communal, par l’organe de M. Sépult, conseiller, est absolument contraire à la vérité.
Il me suffira pour le démontrer de reproduire ici les termes mêmes de la délibération du 29 mars 1884, qui porte :
Le Conseil décide :
« Qu’il y a lieu de profiter de la construction des écoles de Vielsalm pour comprendre au centre de l’immeuble dont il s’agit ; charge le Collège des bourgmestre et échevins de faire dresser plans et devis de l’ensemble par M. Kupper, architecte provincial à Bastogne ».
C’est en vertu de cette décision votée par cinq membres contre un et deux abstentions, que le gouvernement provincial a chargé M. Cupper d’exécuter les dits plans et devis.
Je lis ensuite dans votre compte-rendu :
« Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les prétendus plans, devis et cahier des charges en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885. »
Par délibération du 7 janvier et du 11 février 1885, le Conseil chargeait M. Loneux d’exécuter les dits plans et devis ; ces délibérations ont été improuvées par la Députation permanente dont la décision a été maintenue sur appel par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 7 septembre 1885.
Dans ces deux délibérations, . Sépult adoptait en principe la confection des plans et devis. Je n’avais pas besoin de faire confectionner les plans et devis en question, dont l’architecte provincial avait été chargé par la Députation permanente, et ce travail n’est pas d’une date aussi récente que veut bien le dire M. Sépult, puisque l’arrêté ministériel qui en charge définitivement l’architecte provincial est encore d’un mois postérieur à cette date.
Votre compte-rendu dit encore :
« Qu’il est regrettable que la Députation n’ait pas autorisé la commune à ester en justice contre la réclamation trop bien fondée de M. l’architecte Cupper. »
Je crois utile de faire connaître à vos lecteurs que le Conseil s’est pourvu en appel de cette décision de la Députation, laquelle a été maintenue par le ministre de l’intérieur le 19 octobre 1886.
Il résulte de tout ce qui précède que le Conseil communal, au lieu d’adopter un système de défense absolument dépourvu de sens commun, s’était tout simplement soumis aux décisions prises par les autorités supérieures compétentes ; il aurait économisé à la caisse communale des frais considérables auxquels va donner lieu le procès Cupper, et ainsi diminué un peu les impôts extraordinaires dont, d’après vous, Monsieur l’éditeur, on se disposerait de frapper les habitants de Rencheux et de Vielsalm.
Vos lecteurs sont trop clairvoyants pour ne pas voir dans votre compte-rendu et dans les réflexions désobligeantes qui l’accompagnent une petite manœuvre électorale.
Je tenais donc de rétablir les faits dans leur réalité, afin que chacun puisse en retirer la part de responsabilité qui lui incombe.
Je terminerai en ajoutant, pour l’édification des contribuables, que les chemins de Bêche et de Burtonville, visés par votre article, n’ont coûté à la commune qu’un tiers des frais de construction et que ces chemins avaient été votés sur la demande des sections intéressées à la majorité du Conseil.
Je compte Monsieur l’Editeur que vous voudrez bien insérer la présente dans votre plus prochain numéro et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Le Bourgmestre, BEAUPAIN.


En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.

Faits divers

Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.

Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.

Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.

ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.

NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.

DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.

lundi 21 février 2011

Organe de Vielsalm

( Dimanche 16 janvier 1887, deuxième année, n°3.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM.


Le Conseil était convoqué pour le jeudi 13 janvier 1887, à 2 ½ heures de relevée.
Objets figurant à l’ordre du jour :
1° Approbation du procès-verbal de la séance du 27 décembre 1886 ;
2° Communication de la correspondance ;
3° Communication de l’arrêté de la Députation permanente qui maintient celui de M. le gouverneur suspendant l’exécution de la délibération du Conseil du 27 décembre, relativement à la nomination de M. J.J. Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance ;
4° Communication du procès-verbal de vérification de la caisse, 4e trimestre 1886 ;
5° Tous les objets ajournés et portés sur les lettres des 14 et 21 décembre.
L’abondance des matières nous oblige à postposer le compte-rendu de cette séance.


On nous écrit de Houffalize :


L’Echo de la Salm essaie, dans son numéro de dimanche dernier, de donner une réponse à notre article paru le 23 décembre dans l’Organe de Vielsalm, au sujet de l’hospice de Houffalize. Cette réponse un peu plus mal torchée que l’article du 5 décembre paru dans ses colonnes, répète exactement la même chose, soutient la même idée biscornue, savoir :
Que c’est à l’attitude énergique des libéraux de la Députation que les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice !
Dites-nous donc, Echo, les tours de force opérés par ces bons libéraux de la Députation pour doter les pauvres de la ville de cet établissement de bienfaisance ! Vous affirmez la gratuitement des prétentions qui ont sans doute besoin de quelques preuves. Je vous citais dernièrement les personnes à qui les pauvres de Houffalize devront le bienfait de l’hospice. Pourriez-vous me prouver le contraire ? Gageons que vous ne pourriez en dire autant de vos bons libéraux de la Députation.
Pour finir, permettez que je vous pose cette petite question : Ne serait-ce pas, par hasard, quelque libéral de la Députation qui aurait écrit, dans un but intéressé sans doute, votre article du 5 décembre ?
Réponse, s’il vous plaît.


COMPTE-RENDU de l’assemblée générale de la Société de secours mutuels LA FRATERNITE DE VIELSALM, du 9 janvier 1887.

Le bureau était composé de MM. H.J. Piront, président ; P.J. Bontemps, vice-président ; J.L. Louis, H.J. Nicolay, Constant Delsemme, administrateurs, tous membres effectifs, et Gillet, secrétaire, membre honoraire.
Les membres réunis étaient au nombre de 65.
On remarquait au premier rang de l’assemblée MM. Le baron de Jacquier de Rosée, conseiller provincial, et le vicomte Demanet de Biesme, rentier à Vielsalm, membres protecteurs.
M. Gillet, secrétaire, procède à l’appel nominal et remet à chacun des membres répondant une carte de membre effectif.
M. Piront, président, déclare la séance ouverte et accorde la parole à M. le secrétaire pour donner lecture d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne et du rapport de la Commission permanente des Sociétés de secours mutuels du royaume sur l’examen des statuts du royaume sur l’examen des statuts de la Société La Fraternité établie à Vielsalm, en instance pour obtenir la reconnaissance légale, et qui propose quelques modifications aux statuts arrêtés en assemblée générale le 18 juillet 1886.
L’assemblée générale, à l’unanimité des membres présents, adopte sans observations les modifications proposées par la Commission sus-nommée, celles-ci étant avantageuses à la Société.
Il est ensuite procédé à la nomination par scrutin secret de deux membres administrateurs en remplacement de MM. J. Hens et H.J. Evrard, démissionnaires.
M. Joseph Freyens, de Ville-du-Bois, obtient 58 suffrages.
M. Louis Cola, de Bèche, obtient 57 suffrages.
M. V. Pierre obtient 1 suffrage.
M. J.B. Louis obtient 1 suffrage.
Cinq bulletins blancs nt été trouvés dans l’urne.

En conséquence, MM. Jos. Freyens et Louis Cola sont proclamés membres administrateurs.
Les membres effectuent ensuite le paiement des cotisations arriérées et de janvier.
La séance est levée à 3 ½ heures de relevée.
Pendant cette réunion, la cordialité n’a cessé de régner parmi les membres de différentes conditions, tous étaient heureux de se retrouver.
La situation de la Société est des plus brillantes et cette œuvre de bienfaisance est des plus prospère, grâce à l’intervention de Messieurs les membres protecteurs, qui ont si bien compris le but de l’institution. Honneur donc à ceux-ci et remerciements au nom de la Commission et des braves membres effectifs.
La Société se compose de :
25 membres protecteurs,
1 ,, honoraire,
82 ,, effectifs.
118


Milice. Levée de 1887.
EXEMPTIONS ET DISPENSES.
COMMISSIONS CANTONALES

MM. les commissaires d’arrondissement de Bastogne et de Marche ont fixé comme suit la réunion des membres de chacune des Commissions qu’ils sont appelés à présider :
Arrondissement de Bastogne.
8e canton, à Bastogne, le lundi 21 février, à 10 heures du matin.
9e canton, à Fauvillers, le mardi 22 février, à midi.
10e canton, à Houffalize, le jeudi 24 février, à 2 heures de relevée.
11e canton, à Sibret, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
12e canton, à Vielsalm, le mardi 1er mars, à 10 heures du matin.
Arrondissement de Marche.
13e canton, à Barvaux, le samedi 26 février, à 1 heure de relevée.
15e canton, à Marche, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
14e canton, à Laroche, le jeudi 3 mars, à 10 heures du matin.

FIXATION DES SESSIONS DES CONSEILS.
M. le gouverneur de la province de Luxembourg a fixé les sessions des Conseils de milice comme suit, chaque séance à dix heures du matin :
Bastogne, 8e canton, à Bastogne, en la salle de la justice de paix, le lundi 14 mars.
Fauvillers, 9e canton, et Sibret, 11e canton, idem, le mardi 15 mars.
Houffalize, 10e canton, idem, le mercredi 16 mars.
Vielsalm, 12e canton, idem, le jeudi 17 mars.
Barvaux, 13e canton, à Marche, à l’Hôtel-de-ville, le lundi 14 mars.
Laroche, 14e canton, idem, le mardi 15 mars.
Marche, 15e canton, idem, le mercredi 16 mars.


Faits divers.
Foires de la semaine. Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché.
Lundi 17, Bastogne, Marche.
Mardi 18, Neufchâteau, Vielsalm, Ettelbruck (Grand-Duché).
Mercredi 19, Stavelot.
Vendredi 21, Florennes.


ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 5 au 12 janvier.

NAISSANCE : Julienne, fille de Louis-Jos. Colla, ouvrier ardoisier, et de Catherine-Thérèse Léonard, ménagère à Bèche.

DECES : Marguerite-Victorine Bruyère, âgée de 44 ans, ménagère, épouse de Jean-Joseph Archambeau, de Comté.


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Bernard WILMÈS A SALMCHATEAU
Représentant de commerce pour la maison A. Guillaume-Leclercq, rue Méan, 25, Liège.
Vins, Liqueurs & Denrées coloniales.
Vente par abonnement ou au comptant pour la maison Nicolas Stard, de Bruxelles.
Toiles, Draps & Tissus.
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LES Fermiers Belges Réunis. Société anonyme d’assurance CONTRE LA Mortalité du Bétail et des Chevaux.
Capital social : 150,000 fr.
Qui sera porté à deux millions de fr.
Assurances des animaux appartenant aux espèces bovines et chevalines employés à l’agriculture.
La Société paie immédiatement ses sinistres, ce qui permet au cultivateur de remplacer ses animaux sans perte de temps ni d’argent.
Pour tous renseignements s’adresser à M. Lemaire-Elisé, à Vielsalm, agent principal de la Compagnie.

mercredi 2 septembre 2009

En marge d’un centenaire. De quelques « sorties » des Echos de la Salm au temps passé.

(publié dans Pays de Salm le 20 octobre 1963)

Vielsalm aura vu, cette année, un événement d’importance pour la vie locale, et peu commun : le centenaire de sa fanfare.
Sous la plume de L.J., « Pays de Salm » a rappelé dernièrement quelques faits caractéristiques à situer aux débuts de la société en question. Nous voudrions y ajouter quelques notes, relatives à des manifestations des « Echos », et que nous ont suggérées des souvenirs et certaines archives. Mais il est entendu qu’elles ne retracent pas, et de loin, toute la vie de la société.


En septembre 1883, la société « Les Echos de la Salm » compte vingt ans déjà. Elle est sans doute bien vivante puisqu’elle organise un festival le 23 septembre, dimanche de la fête locale, accompagné d’une exposition agricole.
A 10 h., les Echos recevaient, à la gare, les sociétés de Clervaux, Pepinster, Bastogne, Houffalize. Puis, en cortège, les cinq sociétés gagnèrent le centre de la localité, avec des flots d’harmonie, tandis que, dit un chroniqueur de l’époque, « de belles couronnes étaient lancées par de charmantes personnes au porte-drapeau de chaque phalange ». le bourgmestre BEAUPAIN souhaita la bienvenue.
A 14 h., arrivée d’un nouveau renfort musical avec la fanfare de Ligneuville et trois sociétés de Stavelot. Et le festival commença. On sait que les Stavelotains chantèrent un cramignon sur Vielsalm. Et l’on s’amusa.

Le dimanche 8 avril 1886, les Echos donnèrent un concert au parc de Hermanmont, à leur président le baron de ROSEE, sous la direction d’Auguste HOFFMAN de Rencheux.
Au programme, notamment « La perle du Nord », polka pour bugle, et « A l’opéra comique », ce qui donna l’occasion d’admirer la virtuosité de plusieurs solistes de grand talent, dont Honoré CAHAY (piston solo), Elisée LEMAIRE (bugle solo), et M. MENTION (baryton).

Plus tard, en 1888, à l’occasion de la Saint-Hubert, la fanfare reprendra le chemin de Hermanmont, pour y offrir un concert sérénade à MM. Les membres de la chasse à courre réunis chez M. le baron de ROSEE. Tous ces messieurs étaient d’ailleurs membres honoraires de la société.

Revenons en 1886. le 18 juin, les Echos recevaient la société « L’Emulation » de Stavelot. Deux mois plus tard, le 15 août, c’est « L’Emulation » qui rendait la politesse, à Stavelot. Vielsalm interpréta quatre morceaux, et put encore faire applaudir ses virtuoses. Au départ, vers 19 h., Vielsalm et Stavelot se fondaient en un magnifique ensemble, entonnant « L’Anversoise », un ronflant pas redoublé. Les 75 exécutants regagnèrent la gare où Salmiens et Stavelotains se séparèrent aux cris de « vive Vielsalm », « vive Stavelot ».

Le 29 juillet 1888, voilà les Echos partis en excursion à Reuland. Des voitures les attendaient à la gare de Gouvy pour assurer le transport jusqu’au lieu de destination. Reuland faisait alors partie de la Prusse et nul doute que le voyage se heurta à plus d’un problème. Mais nous en ignorons les détails.

On en sait un peu davantage de la randonée accomplie six mois plus tard au festival de Herve, le 19 août.
Sous la direction de H. REULAND, Vielsalm emporta une médaille d’or et un prix de 50 francs attribué à la société la plus éloignée.
Il y eut une brillante réception. Mais, après, nos musiciens furent invités à se rendre dans une ferme où ils dégustèrent, tenez-vous bien, 38 fromages et 25 bouteilles de vin. Puis ils donnèrent une sérénade à Louis LAMBERTY, originaire de Vielsalm, et percepteur des postes à Herve ; et on trinqua de nouveau. Le retour ne s’effectua que le lundi soir. Dès la descente à la halte de Rencheux, un joyeux pas redoublé ramena le groupe. Toutefois, la liesse n’était pas terminée ; il y eut encore grand accueil à l’Hôtel de Belle-Vue, chez le commissaire Alexandre HENRARD.

Huit jours plus tard, les 26 et 27 août, grand festival à Vielsalm avec concours agricole.
Y participaient, outre les Echos, les sociétés de fanfare ou de chant de Vielsalm, Ligneuville, Bèche, Reuland, Houffalize, Malmedy (La Fraternité et La Malmédienne), Stavelot (L’Orphée, L’Emulation, Les Artisans réunis). Environ 2 500 personnes assistèrent aux festivités.

Le 1 septembre 1889, Stavelot, à son tour, organisa un festial avec 19 sociétés de musique et de chant. Vielsalm y fit excellente figure avec 30 exécutants sous la direction de H.REULAND, et il offrit aux auditeurs deux morceaux choisis « Venise », boléro, et un « Grand pot pourri ».

A une fanfare, il faut un kiosque. A Vielsalm, les Echos en réclamaient un à cor et à cris, ne pouvant, sur la grand-place, présenter leur savoir-faire qu’avec les pieds dans la poussière ou la pierraille.
En 1888 enfin, le Conseil communal en décida la construction. On ne l’étrenna toutefois qu’à la Saint-Gengoux de 1891. mais c’est en septembre de la même année, à la Saint-Lambert, qu’il fut vraiment inauguré avec un festival auquel participèrent 13 sociétés de musique.





Le kiosque de Vielsalm.


Les manifestations paroissiales aussi, maintes fois, n’ont pas manqué d’être rehaussées du concours de la fanfare.
N’en citons qu’une, spéciale. Le 29 décembre 1892 eut lieu l’installation du nouveau curé-doyen, M. MARTILLY, succédant à M. BONNECOMPAGNIE. La fanfare fut au poste, exécutant trois morceaux devant le nouveau pasteur. Bien sûr, cela valut, aux musiciens, un rafraîchissement au presbytère.

Le 16 juin 1894, voilà nos musiciens partis en excursion à Anvers.
Au kiosque de la Place d’Armes, sous la direction d’Auguste HOFFMAN, un concert présenta aux Anversois : « Fantaisie sur la mascotte », « Bouquet de lilas », « Une soirée chez les hannetons », « Begique-Congo ». on logea aux bords de l’Escaut.
Le lendemain, excursion à Flessingue. Comme à Herve en 1888, on fut reçu par un « Samiot », Norbert DIDERICH, ingénieur civil, l’un des premiers pionniers du Congo d’où il était revenu à Vielsalm le 30 avril 1893. quelle réception on lui avait faite, à laquelle les Echos avaient pris bonne part ! A Anvers, DIDERICH se souvint généreusement de ses amis salmiens.

Et les Echos continuèrent de participer à bien des manifestations, dont plusieurs à Stavelot, telle, en 1895, le cinquantenaire de la société « La Bourgeoise », avec 48 sociétés diverses. Les Echos s’y présentèrent avec 42 exécutants.
Avec le temps, ils approchaient, eux aussi, du cinquantenaire. On le préparait avec fervent espoir pour le 23 août 1914. En mai précédent, le Conseil communal vota un subside de mille francs à cet effet.
Hélas ! tous les projets furent anéantis au 4 août. La guerre, de quatre longues années, imposa silence complet aux cuivres. Mais, à l’armistice, quelle exubérance pour célébrer la liberté ! On se souvient encore de cette époque-là, de la vogue du pas redoublé « Les hommes bleus », que notre fanfare avait inscrit à son répertoire.

Nous arrêtons ici ce très modeste relevé de quelques « sorties » d’une belle société de chez nous, en lui souhaitant de fêter un jour avec éclat un second centenaire.