Affichage des articles dont le libellé est Lamberty. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lamberty. Afficher tous les articles
dimanche 6 septembre 2009
La guerre des paysans ou "Klepelkrich" en Haute-Ardenne.
A. WARNOTTE, dans G.S.H.A. n°9 (1978) pp.146-164.
Christophe Lamberty (1787-1864), négociant à Vielsalm, et le canal Meuse-Moselle.
J.-P.WEBER, dans G.S.H.A. n°8 (1978) pp.26-29.
mercredi 2 septembre 2009
En marge d’un centenaire. De quelques « sorties » des Echos de la Salm au temps passé.
(publié dans Pays de Salm le 20 octobre 1963)
Vielsalm aura vu, cette année, un événement d’importance pour la vie locale, et peu commun : le centenaire de sa fanfare.
Sous la plume de L.J., « Pays de Salm » a rappelé dernièrement quelques faits caractéristiques à situer aux débuts de la société en question. Nous voudrions y ajouter quelques notes, relatives à des manifestations des « Echos », et que nous ont suggérées des souvenirs et certaines archives. Mais il est entendu qu’elles ne retracent pas, et de loin, toute la vie de la société.
En septembre 1883, la société « Les Echos de la Salm » compte vingt ans déjà. Elle est sans doute bien vivante puisqu’elle organise un festival le 23 septembre, dimanche de la fête locale, accompagné d’une exposition agricole.
A 10 h., les Echos recevaient, à la gare, les sociétés de Clervaux, Pepinster, Bastogne, Houffalize. Puis, en cortège, les cinq sociétés gagnèrent le centre de la localité, avec des flots d’harmonie, tandis que, dit un chroniqueur de l’époque, « de belles couronnes étaient lancées par de charmantes personnes au porte-drapeau de chaque phalange ». le bourgmestre BEAUPAIN souhaita la bienvenue.
A 14 h., arrivée d’un nouveau renfort musical avec la fanfare de Ligneuville et trois sociétés de Stavelot. Et le festival commença. On sait que les Stavelotains chantèrent un cramignon sur Vielsalm. Et l’on s’amusa.
Le dimanche 8 avril 1886, les Echos donnèrent un concert au parc de Hermanmont, à leur président le baron de ROSEE, sous la direction d’Auguste HOFFMAN de Rencheux.
Au programme, notamment « La perle du Nord », polka pour bugle, et « A l’opéra comique », ce qui donna l’occasion d’admirer la virtuosité de plusieurs solistes de grand talent, dont Honoré CAHAY (piston solo), Elisée LEMAIRE (bugle solo), et M. MENTION (baryton).
Plus tard, en 1888, à l’occasion de la Saint-Hubert, la fanfare reprendra le chemin de Hermanmont, pour y offrir un concert sérénade à MM. Les membres de la chasse à courre réunis chez M. le baron de ROSEE. Tous ces messieurs étaient d’ailleurs membres honoraires de la société.
Revenons en 1886. le 18 juin, les Echos recevaient la société « L’Emulation » de Stavelot. Deux mois plus tard, le 15 août, c’est « L’Emulation » qui rendait la politesse, à Stavelot. Vielsalm interpréta quatre morceaux, et put encore faire applaudir ses virtuoses. Au départ, vers 19 h., Vielsalm et Stavelot se fondaient en un magnifique ensemble, entonnant « L’Anversoise », un ronflant pas redoublé. Les 75 exécutants regagnèrent la gare où Salmiens et Stavelotains se séparèrent aux cris de « vive Vielsalm », « vive Stavelot ».
Le 29 juillet 1888, voilà les Echos partis en excursion à Reuland. Des voitures les attendaient à la gare de Gouvy pour assurer le transport jusqu’au lieu de destination. Reuland faisait alors partie de la Prusse et nul doute que le voyage se heurta à plus d’un problème. Mais nous en ignorons les détails.
On en sait un peu davantage de la randonée accomplie six mois plus tard au festival de Herve, le 19 août.
Sous la direction de H. REULAND, Vielsalm emporta une médaille d’or et un prix de 50 francs attribué à la société la plus éloignée.
Il y eut une brillante réception. Mais, après, nos musiciens furent invités à se rendre dans une ferme où ils dégustèrent, tenez-vous bien, 38 fromages et 25 bouteilles de vin. Puis ils donnèrent une sérénade à Louis LAMBERTY, originaire de Vielsalm, et percepteur des postes à Herve ; et on trinqua de nouveau. Le retour ne s’effectua que le lundi soir. Dès la descente à la halte de Rencheux, un joyeux pas redoublé ramena le groupe. Toutefois, la liesse n’était pas terminée ; il y eut encore grand accueil à l’Hôtel de Belle-Vue, chez le commissaire Alexandre HENRARD.
Huit jours plus tard, les 26 et 27 août, grand festival à Vielsalm avec concours agricole.
Y participaient, outre les Echos, les sociétés de fanfare ou de chant de Vielsalm, Ligneuville, Bèche, Reuland, Houffalize, Malmedy (La Fraternité et La Malmédienne), Stavelot (L’Orphée, L’Emulation, Les Artisans réunis). Environ 2 500 personnes assistèrent aux festivités.
Le 1 septembre 1889, Stavelot, à son tour, organisa un festial avec 19 sociétés de musique et de chant. Vielsalm y fit excellente figure avec 30 exécutants sous la direction de H.REULAND, et il offrit aux auditeurs deux morceaux choisis « Venise », boléro, et un « Grand pot pourri ».
A une fanfare, il faut un kiosque. A Vielsalm, les Echos en réclamaient un à cor et à cris, ne pouvant, sur la grand-place, présenter leur savoir-faire qu’avec les pieds dans la poussière ou la pierraille.
En 1888 enfin, le Conseil communal en décida la construction. On ne l’étrenna toutefois qu’à la Saint-Gengoux de 1891. mais c’est en septembre de la même année, à la Saint-Lambert, qu’il fut vraiment inauguré avec un festival auquel participèrent 13 sociétés de musique.


Le kiosque de Vielsalm.
Les manifestations paroissiales aussi, maintes fois, n’ont pas manqué d’être rehaussées du concours de la fanfare.
N’en citons qu’une, spéciale. Le 29 décembre 1892 eut lieu l’installation du nouveau curé-doyen, M. MARTILLY, succédant à M. BONNECOMPAGNIE. La fanfare fut au poste, exécutant trois morceaux devant le nouveau pasteur. Bien sûr, cela valut, aux musiciens, un rafraîchissement au presbytère.
Le 16 juin 1894, voilà nos musiciens partis en excursion à Anvers.
Au kiosque de la Place d’Armes, sous la direction d’Auguste HOFFMAN, un concert présenta aux Anversois : « Fantaisie sur la mascotte », « Bouquet de lilas », « Une soirée chez les hannetons », « Begique-Congo ». on logea aux bords de l’Escaut.
Le lendemain, excursion à Flessingue. Comme à Herve en 1888, on fut reçu par un « Samiot », Norbert DIDERICH, ingénieur civil, l’un des premiers pionniers du Congo d’où il était revenu à Vielsalm le 30 avril 1893. quelle réception on lui avait faite, à laquelle les Echos avaient pris bonne part ! A Anvers, DIDERICH se souvint généreusement de ses amis salmiens.
Et les Echos continuèrent de participer à bien des manifestations, dont plusieurs à Stavelot, telle, en 1895, le cinquantenaire de la société « La Bourgeoise », avec 48 sociétés diverses. Les Echos s’y présentèrent avec 42 exécutants.
Avec le temps, ils approchaient, eux aussi, du cinquantenaire. On le préparait avec fervent espoir pour le 23 août 1914. En mai précédent, le Conseil communal vota un subside de mille francs à cet effet.
Hélas ! tous les projets furent anéantis au 4 août. La guerre, de quatre longues années, imposa silence complet aux cuivres. Mais, à l’armistice, quelle exubérance pour célébrer la liberté ! On se souvient encore de cette époque-là, de la vogue du pas redoublé « Les hommes bleus », que notre fanfare avait inscrit à son répertoire.
Nous arrêtons ici ce très modeste relevé de quelques « sorties » d’une belle société de chez nous, en lui souhaitant de fêter un jour avec éclat un second centenaire.
Vielsalm aura vu, cette année, un événement d’importance pour la vie locale, et peu commun : le centenaire de sa fanfare.
Sous la plume de L.J., « Pays de Salm » a rappelé dernièrement quelques faits caractéristiques à situer aux débuts de la société en question. Nous voudrions y ajouter quelques notes, relatives à des manifestations des « Echos », et que nous ont suggérées des souvenirs et certaines archives. Mais il est entendu qu’elles ne retracent pas, et de loin, toute la vie de la société.
En septembre 1883, la société « Les Echos de la Salm » compte vingt ans déjà. Elle est sans doute bien vivante puisqu’elle organise un festival le 23 septembre, dimanche de la fête locale, accompagné d’une exposition agricole.
A 10 h., les Echos recevaient, à la gare, les sociétés de Clervaux, Pepinster, Bastogne, Houffalize. Puis, en cortège, les cinq sociétés gagnèrent le centre de la localité, avec des flots d’harmonie, tandis que, dit un chroniqueur de l’époque, « de belles couronnes étaient lancées par de charmantes personnes au porte-drapeau de chaque phalange ». le bourgmestre BEAUPAIN souhaita la bienvenue.
A 14 h., arrivée d’un nouveau renfort musical avec la fanfare de Ligneuville et trois sociétés de Stavelot. Et le festival commença. On sait que les Stavelotains chantèrent un cramignon sur Vielsalm. Et l’on s’amusa.
Le dimanche 8 avril 1886, les Echos donnèrent un concert au parc de Hermanmont, à leur président le baron de ROSEE, sous la direction d’Auguste HOFFMAN de Rencheux.
Au programme, notamment « La perle du Nord », polka pour bugle, et « A l’opéra comique », ce qui donna l’occasion d’admirer la virtuosité de plusieurs solistes de grand talent, dont Honoré CAHAY (piston solo), Elisée LEMAIRE (bugle solo), et M. MENTION (baryton).
Plus tard, en 1888, à l’occasion de la Saint-Hubert, la fanfare reprendra le chemin de Hermanmont, pour y offrir un concert sérénade à MM. Les membres de la chasse à courre réunis chez M. le baron de ROSEE. Tous ces messieurs étaient d’ailleurs membres honoraires de la société.
Revenons en 1886. le 18 juin, les Echos recevaient la société « L’Emulation » de Stavelot. Deux mois plus tard, le 15 août, c’est « L’Emulation » qui rendait la politesse, à Stavelot. Vielsalm interpréta quatre morceaux, et put encore faire applaudir ses virtuoses. Au départ, vers 19 h., Vielsalm et Stavelot se fondaient en un magnifique ensemble, entonnant « L’Anversoise », un ronflant pas redoublé. Les 75 exécutants regagnèrent la gare où Salmiens et Stavelotains se séparèrent aux cris de « vive Vielsalm », « vive Stavelot ».
Le 29 juillet 1888, voilà les Echos partis en excursion à Reuland. Des voitures les attendaient à la gare de Gouvy pour assurer le transport jusqu’au lieu de destination. Reuland faisait alors partie de la Prusse et nul doute que le voyage se heurta à plus d’un problème. Mais nous en ignorons les détails.
On en sait un peu davantage de la randonée accomplie six mois plus tard au festival de Herve, le 19 août.
Sous la direction de H. REULAND, Vielsalm emporta une médaille d’or et un prix de 50 francs attribué à la société la plus éloignée.
Il y eut une brillante réception. Mais, après, nos musiciens furent invités à se rendre dans une ferme où ils dégustèrent, tenez-vous bien, 38 fromages et 25 bouteilles de vin. Puis ils donnèrent une sérénade à Louis LAMBERTY, originaire de Vielsalm, et percepteur des postes à Herve ; et on trinqua de nouveau. Le retour ne s’effectua que le lundi soir. Dès la descente à la halte de Rencheux, un joyeux pas redoublé ramena le groupe. Toutefois, la liesse n’était pas terminée ; il y eut encore grand accueil à l’Hôtel de Belle-Vue, chez le commissaire Alexandre HENRARD.
Huit jours plus tard, les 26 et 27 août, grand festival à Vielsalm avec concours agricole.
Y participaient, outre les Echos, les sociétés de fanfare ou de chant de Vielsalm, Ligneuville, Bèche, Reuland, Houffalize, Malmedy (La Fraternité et La Malmédienne), Stavelot (L’Orphée, L’Emulation, Les Artisans réunis). Environ 2 500 personnes assistèrent aux festivités.
Le 1 septembre 1889, Stavelot, à son tour, organisa un festial avec 19 sociétés de musique et de chant. Vielsalm y fit excellente figure avec 30 exécutants sous la direction de H.REULAND, et il offrit aux auditeurs deux morceaux choisis « Venise », boléro, et un « Grand pot pourri ».
A une fanfare, il faut un kiosque. A Vielsalm, les Echos en réclamaient un à cor et à cris, ne pouvant, sur la grand-place, présenter leur savoir-faire qu’avec les pieds dans la poussière ou la pierraille.
En 1888 enfin, le Conseil communal en décida la construction. On ne l’étrenna toutefois qu’à la Saint-Gengoux de 1891. mais c’est en septembre de la même année, à la Saint-Lambert, qu’il fut vraiment inauguré avec un festival auquel participèrent 13 sociétés de musique.


Le kiosque de Vielsalm.
Les manifestations paroissiales aussi, maintes fois, n’ont pas manqué d’être rehaussées du concours de la fanfare.
N’en citons qu’une, spéciale. Le 29 décembre 1892 eut lieu l’installation du nouveau curé-doyen, M. MARTILLY, succédant à M. BONNECOMPAGNIE. La fanfare fut au poste, exécutant trois morceaux devant le nouveau pasteur. Bien sûr, cela valut, aux musiciens, un rafraîchissement au presbytère.
Le 16 juin 1894, voilà nos musiciens partis en excursion à Anvers.
Au kiosque de la Place d’Armes, sous la direction d’Auguste HOFFMAN, un concert présenta aux Anversois : « Fantaisie sur la mascotte », « Bouquet de lilas », « Une soirée chez les hannetons », « Begique-Congo ». on logea aux bords de l’Escaut.
Le lendemain, excursion à Flessingue. Comme à Herve en 1888, on fut reçu par un « Samiot », Norbert DIDERICH, ingénieur civil, l’un des premiers pionniers du Congo d’où il était revenu à Vielsalm le 30 avril 1893. quelle réception on lui avait faite, à laquelle les Echos avaient pris bonne part ! A Anvers, DIDERICH se souvint généreusement de ses amis salmiens.
Et les Echos continuèrent de participer à bien des manifestations, dont plusieurs à Stavelot, telle, en 1895, le cinquantenaire de la société « La Bourgeoise », avec 48 sociétés diverses. Les Echos s’y présentèrent avec 42 exécutants.
Avec le temps, ils approchaient, eux aussi, du cinquantenaire. On le préparait avec fervent espoir pour le 23 août 1914. En mai précédent, le Conseil communal vota un subside de mille francs à cet effet.
Hélas ! tous les projets furent anéantis au 4 août. La guerre, de quatre longues années, imposa silence complet aux cuivres. Mais, à l’armistice, quelle exubérance pour célébrer la liberté ! On se souvient encore de cette époque-là, de la vogue du pas redoublé « Les hommes bleus », que notre fanfare avait inscrit à son répertoire.
Nous arrêtons ici ce très modeste relevé de quelques « sorties » d’une belle société de chez nous, en lui souhaitant de fêter un jour avec éclat un second centenaire.
dimanche 30 août 2009
Les secrétaires communaux de Vielsalm.
(publié dans L’Annonce de Vielsalm le 4 juin 1976)
C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’a été créée la commune de Vielsalm.
Celle-ci a-t-elle disposé dès ce moment d’un fonctionnaire chargé spécialement des écritures et ce qui peut s’appeler un secrétaire ?
Le budget communal de 1809 et celui des années voisines prévoyait bien une dépense pour le traitement d’un secrétaire de mairie.
Mais aucun nom de fonctionnaire de ce genre ne nous est connu, et il semble bien d’ailleurs que le travail d’un secrétariat communal à ce moment devait être assez minime et, qu’en fait, pour la commune de Vielsalm, le maire ou son adjoint l’assurait du moins pour les choses courantes.
La première indication que nous avons pu recueillir au sujet de l’existence réelle d’un secrétaire communal est du 3 novembre 1823. À cette date, le Conseil communal jugeait que l’administration de la commune demandait beaucoup de travail et il proposait de porter au budget de 1824 une somme de 60 florins pour le traitement d’un secrétaire.
À partir de 1825, on peut établir la liste des personnes qui ont rempli les fonctions de secrétaire de la dite commune.
En 1825, François-Joseph HUBERTY est nommé secrétaire par arrêté royal du 12 août.
En 1827, Jean-Nicolas-Joseph ARCHAMBEAU, de Provedroux, est nommé par arrêté royal du 22 avril. Il prête serment devant le Conseil communal le 31 mai 1827.
En 1830, le 14 juillet, Jean-Nicolas ARCHAMBEAU donne sa démission. Pierre-Joseph JACQUES, notaire, est désigné pour continuer provisoirement les fonctions.
Le 11 décembre suivant, le Conseil charge le bourgmestre Christophe LAMBERTY de cumuler les deux fonctions.
En 1831, le 5 février, Jean-Henri ROUCHE, de Salmchâteau, est nommé. Il démissionne le 7 avril 1833. De 1836 à 1866, il sera bourgmestre de la commune, tenant à son domicile même, durant plusieurs années, les séances du Conseil communal et les cérémonies de mariage.
Le 1er juin 1833, nomination de Jean-Bernard LAMBERTY, de Vielsalm, au traitement de 100 florins par an. Il est en même temps instituteur communal.
En 1837, J.-B. LAMBERTY ayant quitté Vielsalm, Jean-Nicolas ORBAN, ancien bourgmestre, est installé comme secrétaire, le 15 février.
En 1849, le 12 septembre, ORBAN ayant démissionné, le Conseil nomme Jean-Guillaume LEBARON, de Vielsalm.
En 1858, LEBARON démissionne. Le 13 mai, il est remplacé par Jean-Bernard LAMBERTY, précité, qui est revenu à Vielsalm comme instituteur en 1838.
En 1872, LAMBERTY, âgé de 66 ans, a démissionné. Le 21 décembre, le Conseil nomme Armand GILLET, originaire de Seraing, auparavant clerc de notaire à Vielsalm. Il est au traitement annuel de 1 000 frs., porté à 1 400 en 1880.
En 1900, A. GILLET étant décédé le 2 février, le Conseil nomme, le 10 juin, Ernest-Joseph LEDUC, de Vielsalm. Il est admis à la retraite en 1939.
De 1939 à 1947, les fonctions sont exercées par plusieurs intérimaires ; MM. Adolphe DEMOULIN, de Vielsalm, puis Jean DOOME, de Saint-Vith, pendant plusieurs années, dont celles de guerre et à partir du 16 novembre 1940, et Georges HAGUINET, de Neuville.
En 1947, 25 mai, nomination de Albert JEUNEJEAN, de Ville-du-Bois, qui entre en fonctions le 1er août 1947. Il est admis à la retraite en 1972.
Le 9 octobre 1972, nomination de Mme Yvette PAQUAY-VERAGHEM, de Ville-du-Bois, actuellement en fonctions.
SOURCES D’INFORMATIONS :
A.C. Vielsalm : Procès-verbaux du Conseil municipal et du Conseil communal de Vielsalm.
A.E.L. : F.F., liasse 1547 ; F. hollandais, liasse 1967.
A.P. Vielsalm.
C’est en vertu des dispositions de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qu’a été créée la commune de Vielsalm.
Celle-ci a-t-elle disposé dès ce moment d’un fonctionnaire chargé spécialement des écritures et ce qui peut s’appeler un secrétaire ?
Le budget communal de 1809 et celui des années voisines prévoyait bien une dépense pour le traitement d’un secrétaire de mairie.
En 1809, 150F. ; 150 en 1813 ; 180 en 1814 ; 200 en 1815. En 1815 et 1816 notamment, le maire J.-Nicolas ORBAN signe un reçu à son nom, d’une somme reçue « pour le Secrétaire de la mairie et frais de bureau du maire »
(Fonds hollandais)
Mais aucun nom de fonctionnaire de ce genre ne nous est connu, et il semble bien d’ailleurs que le travail d’un secrétariat communal à ce moment devait être assez minime et, qu’en fait, pour la commune de Vielsalm, le maire ou son adjoint l’assurait du moins pour les choses courantes.
La première indication que nous avons pu recueillir au sujet de l’existence réelle d’un secrétaire communal est du 3 novembre 1823. À cette date, le Conseil communal jugeait que l’administration de la commune demandait beaucoup de travail et il proposait de porter au budget de 1824 une somme de 60 florins pour le traitement d’un secrétaire.
À partir de 1825, on peut établir la liste des personnes qui ont rempli les fonctions de secrétaire de la dite commune.
En 1825, François-Joseph HUBERTY est nommé secrétaire par arrêté royal du 12 août.
En 1827, Jean-Nicolas-Joseph ARCHAMBEAU, de Provedroux, est nommé par arrêté royal du 22 avril. Il prête serment devant le Conseil communal le 31 mai 1827.
En 1830, le 14 juillet, Jean-Nicolas ARCHAMBEAU donne sa démission. Pierre-Joseph JACQUES, notaire, est désigné pour continuer provisoirement les fonctions.
Le 11 décembre suivant, le Conseil charge le bourgmestre Christophe LAMBERTY de cumuler les deux fonctions.
En 1831, le 5 février, Jean-Henri ROUCHE, de Salmchâteau, est nommé. Il démissionne le 7 avril 1833. De 1836 à 1866, il sera bourgmestre de la commune, tenant à son domicile même, durant plusieurs années, les séances du Conseil communal et les cérémonies de mariage.
Le 1er juin 1833, nomination de Jean-Bernard LAMBERTY, de Vielsalm, au traitement de 100 florins par an. Il est en même temps instituteur communal.
En 1837, J.-B. LAMBERTY ayant quitté Vielsalm, Jean-Nicolas ORBAN, ancien bourgmestre, est installé comme secrétaire, le 15 février.
En 1849, le 12 septembre, ORBAN ayant démissionné, le Conseil nomme Jean-Guillaume LEBARON, de Vielsalm.
En 1858, LEBARON démissionne. Le 13 mai, il est remplacé par Jean-Bernard LAMBERTY, précité, qui est revenu à Vielsalm comme instituteur en 1838.
En 1872, LAMBERTY, âgé de 66 ans, a démissionné. Le 21 décembre, le Conseil nomme Armand GILLET, originaire de Seraing, auparavant clerc de notaire à Vielsalm. Il est au traitement annuel de 1 000 frs., porté à 1 400 en 1880.
En 1900, A. GILLET étant décédé le 2 février, le Conseil nomme, le 10 juin, Ernest-Joseph LEDUC, de Vielsalm. Il est admis à la retraite en 1939.
De 1939 à 1947, les fonctions sont exercées par plusieurs intérimaires ; MM. Adolphe DEMOULIN, de Vielsalm, puis Jean DOOME, de Saint-Vith, pendant plusieurs années, dont celles de guerre et à partir du 16 novembre 1940, et Georges HAGUINET, de Neuville.
En 1947, 25 mai, nomination de Albert JEUNEJEAN, de Ville-du-Bois, qui entre en fonctions le 1er août 1947. Il est admis à la retraite en 1972.
Le 9 octobre 1972, nomination de Mme Yvette PAQUAY-VERAGHEM, de Ville-du-Bois, actuellement en fonctions.
SOURCES D’INFORMATIONS :
A.C. Vielsalm : Procès-verbaux du Conseil municipal et du Conseil communal de Vielsalm.
A.E.L. : F.F., liasse 1547 ; F. hollandais, liasse 1967.
A.P. Vielsalm.
samedi 22 août 2009
Les notaires de Salm et Vielsalm.
publié dans Glain et Salm, n°1 (1974), pp.31-38.
samedi 1 août 2009
Anciennes maisons de Vielsalm. (2)
(publié dans Pays de Salm, le 27 février 1966)
parlons aujourd’hui d’une autre maison, toute remplie de bien des souvenirs de Vielsalm si elle pouvait nous les exprimer.
Certes, son aspect n’est plus celui de sa jeunesse ; elle a été amplement complétée, aménagée aussi pour des fins nouvelles, et même sa façade a changé d’allure. Toutefois, il lui demeure certaines portions chargées d’ans.
Il s’agit de l’école St-Joseph.
En 1637 ou un peu avant, s’installe à Vielsalm Jean RUTH. Encore un étranger au pays. Il devient greffier du comté, et le premier acte rédigé de son écriture – mais quelle écriture, indéchiffrable à première vue ! – est du 30 novembre 1637.
Un document dira de lui, un peu plus tard : « estranger ny at grands moyens, vive honnestement de sa charge ».
Où s’est-il installé car, depuis 1636 la moitié de la localité est en ruines à la suite d’un vaste incendie allumé par des troupes hollandaises.
Bientôt, il effectue plusieurs achats, en 1643, 1651, de parts de maisons, à Jean MIDO, à Jean le CHARLIER, à Balthasar ROBERT… ; toutes se situent à l’endroit de l’actuelle école St-Joseph.
Jean fait alors, sans doute, table rase de ces constructions et, en 1656 déjà, il a « une maison bastie par le même greffier située sur le marché à la Vielsalm ».
Peu auparavant, il a épousé Anne, fille de Gérard d’EYSDEN, haut-officier du comté de Salm, dont il aura 11 enfants, à partir de 1641.il devient aussi, après quelque temps, officier du comté de Manderscheid Kayl.
Il vivait encore le 31 janvier 1661, date de son second mariage à Salm.
Gérard, son premier fils, né en 1642, lui succéda dans les fonctions de greffier de Salm, déjà en 1670.
Lui aussi, comme son père, rechercha une alliance qui pouvait le pousser loin. Il fixa son choix sur une fille du haut-officier de Salm à ce moment, c’est-à-dire Marie Gertrude fille de Guillaume HALL.
15 enfants naquirent de ce mariage, tous baptisés à Vielsalm. Ainsi habitée, la maison RUTH devait certes bourdonner comme une ruche et avoir déjà une certaine ampleur.
Génération suivante. Les enfants de Gérard RUTH se sont peu à peu dispersés. La maison de Vielsalm devient, en indivision, propriété de trois d’entre eux : Eric Adolphe, Jeanne Elisabeth, célibataire et Isabelle décédée vers 1750.
Depuis longtemps déjà, la propriété joignant la maison est constituée.
Elle s’étend depuis le « marché jusqu’au sentier qui va derrier la maison de Belveaux » (la dite maison BELVEAUX est à l’origine des bâtiments groupant les demeures actuelles de MM. LEROT et GODFRAIND).
Il faut s’arrêter un peu ici à Eric Adolphe, personnage dont l’activité a marqué fortement la vie du comté de Salm durant une partie du 18e siècle.
Il est né en 1693. il épousa, le 29 septembre 1738, sa voisine Marguerite HONVELEZ dont il eut un fils et une fille.
Fils et petit-fils de greffiers de Salm, petit-fils et arrière-petit-fils de haut-officier de Salm, filleul aussi d’un autre haut-officier, Eric Adolphe FOCCART (le prénom Eric Adolphe imitait celui du comte de Salm Eric Adolphe, décédé en 1673), le jeune RUTH se trouvait ainsi placé à l’entrée de la vie sur une voie que l’on devine. Rien d’étonnant donc de le voir devenir échevin de Salm, greffier, puis haut-officier même après son parrain, de 1726 à son décès en 1762. on lui reconnaissait un beau talent de parole et d’écriture, qu’appréciait son seigneur.
De sa maison, au haut du « marché » à Vielsalm, Eric-Adolphe orientait et commandait les destinées du comté de Salm. Ce ne fut pas sans heurts et sans diversité. C’est l’époque des grands procès des sujets de Salm contre leur seigneur, et le passage aussi de troupes étrangères à plusieurs reprises. RUTH joua ici un rôle un peu particulier dont nous avons conté ailleurs (voir l’ouvrage « Vielsalm et ses environs ») quelques péripéties, et vous y renvoyons.
Aucun des enfants d’Eric Adolphe ne reprit la maison paternelle, d’ailleurs en indivision. Le fils, Gérard Joseph, quitta Vielsalm pour passer à Luxembourg et, homme de loi, y devint secrétaire du Conseil provincial de justice.
Signalons en passant ce détail, en digression. A Luxembourg, le petit-fils de Gérard Joseph, c’est-à-dire Antoine RUTH (né en 1802), docteur en droit, fut condamné à mort, par contumace, par la Cour d’Assises du Grand-Duché le 6 février 1833, parce qu’il s’était rallié au Gouvernement de Bruxelles de 1830. il fut cependant amnistié peu après, devint procureur du Roi à Neufchâteau, puis de 1844 à 1849, professeur de droit civil à l’Université de Liège. Il mourut du choléra en 1849.
A Vielsalm, le 3 avril 1767, l’un des indivisaires, Jeanne Elisabeth, sœur d’Eric Adolphe, fit donation de sa part à sa nièce Marie Jeanne HARTER, veuve LAMBERTY (dont la mère était Marie Gertrude RUTH, sœur de Jeanne Elisabeth. Devenue veuve, M.J. HARTER, dont le mari était officier de Cronenbourg, était revenue à Vielsalm avec ses quatre enfants.
Possédant désormais le tiers de la maison qui nous intéresse ici, sa famille finit par en avoir la totale propriété. Et le fils Jean Christophe LAMBERTY est bien « possesseur de la maison de feu Monsieur l’officier RUTH », dit un document de 1789. toutefois, une pierre toujours visible au mur de façade (au-dessus du calvaire) porte l’inscription « C.L. 1777 »).
Jean Chrisptophe, lui aussi, n’est pas le premier venu. Né en 1743, décédé en 1809. juriste. Prévôt du comté de Salm de 1780 jusqu’à la fin du comté. Mayeur de Gouvy nommé par le comte Sigismond le 20 octobre 1779. premier maire de la commune de Vielsalm ( sa pierre tombale est encastrée dans le mur d’enceinte de l’église de Vielsalm).
Il mourut après une maladie de six jours. Il avait épousé, le 4 août 1772, Catherine Thérèse OTTE, fille de Jean Bernard OTTE, mayeur de Salm. Neuf enfants.
Après 1809, Jean François Noël, fils de Jean Christophe, continua d’habiter au même endroit, finalement avec sa fille Philippine jusqu’en 1853.
A partir de ce moment, la famille abandonne sa résidence et la maison va bientôt prendre une autre destination.

En 1854, c’est le moment de la création de la chasse à courre à Vielsalm. Le comte de CORNELISSEM, venant de Spa, hébergeant sa petite meute et ses chevaux depuis quelques mois dans la maison « Sépult », les transféra à l’ancienne maison RUTH. CORNELISSEM, lui, n’y résidera qu’en pied-à-terre, mais non certains membres de son personnel.

Cela dura jusqu’en 1860, quand une demoiselle LAMBERTY, restée propriétaire de l’immeuble, le légua aux religieuses de la Providence qui y installèrent une école pour filles en 1862.


Désormais, la vieille maison, qui peu à peu subira une toilette nouvelle et des agrandissements, servira à des fins scolaires.
En 1909, les religieuses bâtirent le « Pensionnat du Sacré-Cœur » que l’on connaît. Les bâtiments « sur le marché » furent cédés à des religieux allemands qui y établirent un pensionnat. (L’école libre des filles continua de trouver place dans le bâtiment, sauf une petite interruption en 1909 et 1910)
La fin de la guerre de 1914-1918 amena le départ des religieux allemands et le bâtiment fut repris par les œuvres scolaires paroissiales de Vielsalm. C’est donc l’actuelle école St-Joseph, où l’école libre des garçons a rejoint celle des filles en septembre 1919.
Encore un détail.
La propriété créée il y a trois siècles par Jean RUTH est restée, à vrai dire, intacte. Elle s’étend toujours depuis la place du « marché jusqu’à la ruelle derrière la maison Bellevaux ».
Gaston REMACLE
parlons aujourd’hui d’une autre maison, toute remplie de bien des souvenirs de Vielsalm si elle pouvait nous les exprimer.
Certes, son aspect n’est plus celui de sa jeunesse ; elle a été amplement complétée, aménagée aussi pour des fins nouvelles, et même sa façade a changé d’allure. Toutefois, il lui demeure certaines portions chargées d’ans.
Il s’agit de l’école St-Joseph.
En 1637 ou un peu avant, s’installe à Vielsalm Jean RUTH. Encore un étranger au pays. Il devient greffier du comté, et le premier acte rédigé de son écriture – mais quelle écriture, indéchiffrable à première vue ! – est du 30 novembre 1637.
Un document dira de lui, un peu plus tard : « estranger ny at grands moyens, vive honnestement de sa charge ».
Où s’est-il installé car, depuis 1636 la moitié de la localité est en ruines à la suite d’un vaste incendie allumé par des troupes hollandaises.
Bientôt, il effectue plusieurs achats, en 1643, 1651, de parts de maisons, à Jean MIDO, à Jean le CHARLIER, à Balthasar ROBERT… ; toutes se situent à l’endroit de l’actuelle école St-Joseph.
Jean fait alors, sans doute, table rase de ces constructions et, en 1656 déjà, il a « une maison bastie par le même greffier située sur le marché à la Vielsalm ».
Peu auparavant, il a épousé Anne, fille de Gérard d’EYSDEN, haut-officier du comté de Salm, dont il aura 11 enfants, à partir de 1641.il devient aussi, après quelque temps, officier du comté de Manderscheid Kayl.
Il vivait encore le 31 janvier 1661, date de son second mariage à Salm.
Gérard, son premier fils, né en 1642, lui succéda dans les fonctions de greffier de Salm, déjà en 1670.
Lui aussi, comme son père, rechercha une alliance qui pouvait le pousser loin. Il fixa son choix sur une fille du haut-officier de Salm à ce moment, c’est-à-dire Marie Gertrude fille de Guillaume HALL.
15 enfants naquirent de ce mariage, tous baptisés à Vielsalm. Ainsi habitée, la maison RUTH devait certes bourdonner comme une ruche et avoir déjà une certaine ampleur.
Génération suivante. Les enfants de Gérard RUTH se sont peu à peu dispersés. La maison de Vielsalm devient, en indivision, propriété de trois d’entre eux : Eric Adolphe, Jeanne Elisabeth, célibataire et Isabelle décédée vers 1750.
Depuis longtemps déjà, la propriété joignant la maison est constituée.
Elle s’étend depuis le « marché jusqu’au sentier qui va derrier la maison de Belveaux » (la dite maison BELVEAUX est à l’origine des bâtiments groupant les demeures actuelles de MM. LEROT et GODFRAIND).
Il faut s’arrêter un peu ici à Eric Adolphe, personnage dont l’activité a marqué fortement la vie du comté de Salm durant une partie du 18e siècle.
Il est né en 1693. il épousa, le 29 septembre 1738, sa voisine Marguerite HONVELEZ dont il eut un fils et une fille.
Fils et petit-fils de greffiers de Salm, petit-fils et arrière-petit-fils de haut-officier de Salm, filleul aussi d’un autre haut-officier, Eric Adolphe FOCCART (le prénom Eric Adolphe imitait celui du comte de Salm Eric Adolphe, décédé en 1673), le jeune RUTH se trouvait ainsi placé à l’entrée de la vie sur une voie que l’on devine. Rien d’étonnant donc de le voir devenir échevin de Salm, greffier, puis haut-officier même après son parrain, de 1726 à son décès en 1762. on lui reconnaissait un beau talent de parole et d’écriture, qu’appréciait son seigneur.
De sa maison, au haut du « marché » à Vielsalm, Eric-Adolphe orientait et commandait les destinées du comté de Salm. Ce ne fut pas sans heurts et sans diversité. C’est l’époque des grands procès des sujets de Salm contre leur seigneur, et le passage aussi de troupes étrangères à plusieurs reprises. RUTH joua ici un rôle un peu particulier dont nous avons conté ailleurs (voir l’ouvrage « Vielsalm et ses environs ») quelques péripéties, et vous y renvoyons.
Aucun des enfants d’Eric Adolphe ne reprit la maison paternelle, d’ailleurs en indivision. Le fils, Gérard Joseph, quitta Vielsalm pour passer à Luxembourg et, homme de loi, y devint secrétaire du Conseil provincial de justice.
Signalons en passant ce détail, en digression. A Luxembourg, le petit-fils de Gérard Joseph, c’est-à-dire Antoine RUTH (né en 1802), docteur en droit, fut condamné à mort, par contumace, par la Cour d’Assises du Grand-Duché le 6 février 1833, parce qu’il s’était rallié au Gouvernement de Bruxelles de 1830. il fut cependant amnistié peu après, devint procureur du Roi à Neufchâteau, puis de 1844 à 1849, professeur de droit civil à l’Université de Liège. Il mourut du choléra en 1849.
A Vielsalm, le 3 avril 1767, l’un des indivisaires, Jeanne Elisabeth, sœur d’Eric Adolphe, fit donation de sa part à sa nièce Marie Jeanne HARTER, veuve LAMBERTY (dont la mère était Marie Gertrude RUTH, sœur de Jeanne Elisabeth. Devenue veuve, M.J. HARTER, dont le mari était officier de Cronenbourg, était revenue à Vielsalm avec ses quatre enfants.
Possédant désormais le tiers de la maison qui nous intéresse ici, sa famille finit par en avoir la totale propriété. Et le fils Jean Christophe LAMBERTY est bien « possesseur de la maison de feu Monsieur l’officier RUTH », dit un document de 1789. toutefois, une pierre toujours visible au mur de façade (au-dessus du calvaire) porte l’inscription « C.L. 1777 »).
Jean Chrisptophe, lui aussi, n’est pas le premier venu. Né en 1743, décédé en 1809. juriste. Prévôt du comté de Salm de 1780 jusqu’à la fin du comté. Mayeur de Gouvy nommé par le comte Sigismond le 20 octobre 1779. premier maire de la commune de Vielsalm ( sa pierre tombale est encastrée dans le mur d’enceinte de l’église de Vielsalm).
Il mourut après une maladie de six jours. Il avait épousé, le 4 août 1772, Catherine Thérèse OTTE, fille de Jean Bernard OTTE, mayeur de Salm. Neuf enfants.
Après 1809, Jean François Noël, fils de Jean Christophe, continua d’habiter au même endroit, finalement avec sa fille Philippine jusqu’en 1853.
A partir de ce moment, la famille abandonne sa résidence et la maison va bientôt prendre une autre destination.

En 1854, c’est le moment de la création de la chasse à courre à Vielsalm. Le comte de CORNELISSEM, venant de Spa, hébergeant sa petite meute et ses chevaux depuis quelques mois dans la maison « Sépult », les transféra à l’ancienne maison RUTH. CORNELISSEM, lui, n’y résidera qu’en pied-à-terre, mais non certains membres de son personnel.

Cela dura jusqu’en 1860, quand une demoiselle LAMBERTY, restée propriétaire de l’immeuble, le légua aux religieuses de la Providence qui y installèrent une école pour filles en 1862.


Désormais, la vieille maison, qui peu à peu subira une toilette nouvelle et des agrandissements, servira à des fins scolaires.
En 1909, les religieuses bâtirent le « Pensionnat du Sacré-Cœur » que l’on connaît. Les bâtiments « sur le marché » furent cédés à des religieux allemands qui y établirent un pensionnat. (L’école libre des filles continua de trouver place dans le bâtiment, sauf une petite interruption en 1909 et 1910)
La fin de la guerre de 1914-1918 amena le départ des religieux allemands et le bâtiment fut repris par les œuvres scolaires paroissiales de Vielsalm. C’est donc l’actuelle école St-Joseph, où l’école libre des garçons a rejoint celle des filles en septembre 1919.
Encore un détail.
La propriété créée il y a trois siècles par Jean RUTH est restée, à vrai dire, intacte. Elle s’étend toujours depuis la place du « marché jusqu’à la ruelle derrière la maison Bellevaux ».
Gaston REMACLE
Inscription à :
Articles (Atom)