Le record de 1481 déclare « que la chasse du Seigneur est a sa volonté de toute manière », mais les masuiers peuvent aller chasser « au renard, vescheux, mardres, et singulés ».
Le comte tenait beaucoup à l'usage exclusif de ce droit. Il le rappelle à plusieurs reprises.
Particulièrement, le 15 octobre 1750, le comte Charles-Antoine édicte de Vienne une ordonnance spéciale à ce sujet. Il y remarque d'abord le fait « que quantité de sujets de notre comté de Salm tant emploiés que particuliers se présument de chasser et pêcher... de leur pure et propre authorité, et à leur bon plaisir, et par là détruisants toute sorte de gibiers et poissons ». Il défend ensuite « très sérieusement à tous et un chacun de quelle condition et qualité qu'ils soient de chasser à l'avenir ou faire chasser, pêcher ou faire pêcher ... sans notre permission ou celle de notre grand baillif bien expresse ».
Il ordonne « à tous forestiers, sergeans, et autres emploiés de veiller exactement à l’observation de cette ». Il ordonne également aux « particuliers et emploiés » qui « pour tant mieux seconder leux excès sont munis des chiens d’arrêt et courans », qu’ « ils auront à s’en défaire … à peine qu’il sera agi à leurs charges, et que leurs chiens trouvés ou rencontrés seront saisis ou tués ; il est de même ordonné à tous et un chacun qui ont chiens mâtins de leurs mettre des billons d’un pié et demi de longueur ».
(CS 1749-1753/195)
pour ce qui est de la pêche, le comte se réservait la pêche dans le Glain, dénommé d’ailleurs « eau bannale » ; mais dans les plus petits ruisseaux, sans les mettre à sec, les sujets pouvaient prendre poissons pour leur consommation mais non pour la vente.
La transaction de 1752 confirma ces dispositions.
Plus tard, la chasse et la pêche furent exploités en location et selon hausse.
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jeudi 24 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
Les terres du château. Les étangs.
Comme annexe du premier château de Salm, un domaine agricole avait été créé à Hermanmont, constituant la ferme seigneuriale. Il a subsisté jusqu’à la fin du comté et comportait alors 25 ha. 51a.
(Au sujet de Hermanmont, voir G. REMACLE, Aux origines du comté de Salm. Le bien seigneurial de Hermanmont, dans B.I.A.LUX., 1973, pp.3-4)
D’abord exploité certainement pour le compte du château, plus tard il l’a été en location. Celle-ci rapportait annuellement 70 écus au XVIIIe siècle, et 80 à la fin du siècle.
(E.TANDEL, Les communes luxembourgeoises, t.IV, p.656, et document n°14 au chapitre XVII)
Le 1er mars 1699, le comte François-Guillaume laissait le bien en ferme au haut-officier Henri WIROTTE pour 50 écus annuels.
Nous parlons de cet endroit, plus loin, au chapitre sur les localités.
Le château près de Salmchâteau avait, lui aussi, une annexe, le joignant ; la propriété mesurait 16 ha. 15a. 77ca. À la fin du régime, terres et bois. Le seigneur ne résidant plus au château, les terres finirent également par être exploitées en location ; vers 1670, pour 2 muids, 3 stiers, 3 quartes, 1 melay de seigle, et le double en avoine.
Le seigneur possédait en outre quelques pièces de biens-fonds dans différents villages.
Les étangs. Au XVIIIe siècle, le seigneur disposait de 8 étangs, dans lesquels, il se réservait strictement la pêche : 2 à Hermanmont, 1 au moulin d’Arbrefontaine, 1 à Sâm-li-vivî, 1 à Salmchâteau, 2 à Halconreux, 1 à Bèche.
Les villageois devaient intervenir pour l’entretien de ces étangs.
(Au sujet de Hermanmont, voir G. REMACLE, Aux origines du comté de Salm. Le bien seigneurial de Hermanmont, dans B.I.A.LUX., 1973, pp.3-4)
D’abord exploité certainement pour le compte du château, plus tard il l’a été en location. Celle-ci rapportait annuellement 70 écus au XVIIIe siècle, et 80 à la fin du siècle.
(E.TANDEL, Les communes luxembourgeoises, t.IV, p.656, et document n°14 au chapitre XVII)
Le 1er mars 1699, le comte François-Guillaume laissait le bien en ferme au haut-officier Henri WIROTTE pour 50 écus annuels.
Nous parlons de cet endroit, plus loin, au chapitre sur les localités.
Le château près de Salmchâteau avait, lui aussi, une annexe, le joignant ; la propriété mesurait 16 ha. 15a. 77ca. À la fin du régime, terres et bois. Le seigneur ne résidant plus au château, les terres finirent également par être exploitées en location ; vers 1670, pour 2 muids, 3 stiers, 3 quartes, 1 melay de seigle, et le double en avoine.
Le seigneur possédait en outre quelques pièces de biens-fonds dans différents villages.
Les étangs. Au XVIIIe siècle, le seigneur disposait de 8 étangs, dans lesquels, il se réservait strictement la pêche : 2 à Hermanmont, 1 au moulin d’Arbrefontaine, 1 à Sâm-li-vivî, 1 à Salmchâteau, 2 à Halconreux, 1 à Bèche.
Les villageois devaient intervenir pour l’entretien de ces étangs.
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