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jeudi 27 août 2015

Vielsalm, Carrière des Houlands, 1909

Groupe de fendeurs.
E. Desaix, Aywaille












Personnages, de gauche à droite : N. PUTZ, de Bèche (2e personnage), Alphonse Caëls, de Salmchâteau (4e personnage, avec chapeau de paille), Alexis Futvoye, de Salmchâteau (5e personnage, debout). Joseph Santkin, de Bèche, Jules Putz, du même lieu, puis Bernard Wilmes, de Bovigny (avec casquette), et un Putz, de Bèche.


À genoux : Hubert Walrand, de Salmchâteau (devant Joseph Santkin), et Ernest Masson, de Salmchâteau (avec chapeau de paille, devant Wilmes.)

mercredi 26 août 2015

Aux ardoisières de Cahay, en 1908

Photo Baccus.
Débitage.
Les deux premiers personnages à gauche sont: les frères Joseph et Julien Malchaire, de Ville-du-Bois.

samedi 8 novembre 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans l’Organe de Vielsalm du 22 décembre 1907 : le point d’arrêt de Cierreux a été cambriolé.  Les bandits ont brisé deux fenêtres pour s’emparer du montant de la recette du jour (40 frs), divers vêtements et menus objets. On ne possède aucun indice permettant de découvrir ces audacieux voleurs.
Le 30 décembre à midi à Neufchâteau il sera procédé à l’adjudication du service de malle-poste entre Hébronval-Regné (arrêt du vicinal de Lierneux) et Laroche par Samrée. [Il semble donc qu’une correspondance était assurée entre ces deux modes de transports ]

Dans l’Organe du 28 novembre  1909 : A Bihain la famille de notre honorable et sympathique bourgmestre M. H.J. Laurent comptant déjà six garçons vient d’être augmentée d’un septième qui selon la coutume sera le filleul du roi [Léopold II].
Mais  le 19 décembre suivant  le journal annonce la mort du Roi  survenue à Laeken à l’âge de 74 ans. Lorsque Léopold II monta sur le trône,  il dit dans son discours aux membres des deux Chambres : Je ne promets pas à la Belgique ni un grand règne ni un grand roi. Il n’a pas tenu cette promesse  car il a rempli son règne de 45 ans de choses qui ont fait la Belgique plus grande et plus estimée.
Toujours dans l’Organe du 19 décembre : A Commanster, un petit « Moresnet » disparaît. Entre autres particularités qui donnent à ce village frontière un cachet original, il possédait en fait une zone de 12 ha située entre les bornes 88 et 96 n’appartenant ni à la Belgique ni à l’Allemagne. Un paysan était venu y installer une petite exploitation agricole que le fisc n’atteignait pas. Mais une dénonciation aux agents des contributions révéla l’anomalie des deux cadastres s’arrêtant en-deçà de cette zone. Après de longues discussions, la cause est aujourd’hui entendue  et la frontière rétablie à celle fixée par le Traité d’Aix-la-Chapelle de 1816. La zone en question revient donc à la section de Beho tout en ayant les honneurs du cadastre prussien. Les habitants du cottage qu’on avait dénommé « Château des Alouettes »,  sont maintenant déchus de leur petite royauté !
Dimanche matin à Salmchâteau, dans le petit chemin qui conduit à La Comté, on a découvert le cadavre du sieur Constant  Delsemme, fabricant de pierres à rasoir,  dont la mort serait due à une congestion provoquée par le froid.
A Bèche, un accident s’est produit dans la carrière dénommée « Gros Thier » : un bloc de pierre s’est détaché et a atteint à la tête le maître ouvrier P. Fraikin. L’état de celui-ci constaté par les docteurs Tilman et Legros serait grave.

L’Organe de Vielsalm du  26 décembre 1909 informe que jeudi a eu lieu en l’église de Vielsalm une messe solennelle pour le repos de notre regretté Roi. Toutes les notabilités ainsi que nos fonctionnaires y étaient représentés et rapporte qu’un terrible accident s’est produit jeudi vers 3 heures ½ à Vielsalm-Gare.


 Mademoiselle Juliette Brasseur, 20 ans, était occupée pour le compte de l’hôtelier Poncin (voir la carte postale montrant son établissement ; peut-être Juliette se trouve-t-elle parmi les figurants ? A droite, l’arrière de la maison Payon devenue l’archéoscope.)  à rincer du linge au bord de la Salm [lisez du Glain]. Ne la voyant  pas revenir et ayant trouvé une manne au bord de l’eau et du linge que celle-ci avait emporté vers l’aval, l’alerte fut donnée et ce n’est que vers 7 heures que l’on aperçut le cadavre de la malheureuse au barrage du moulin Cottin. Les eaux étant très fortes, on ne put enlever le cadavre qui était pris entre les montants du barrage. On dut soulever les vannes mais la force de l’eau emporta la noyée jusqu’au-delà de Grand-Halleux où il ne put être repêché que le lendemain vendredi.
La victime aurait bien pu être retirée de l’eau en amont du moulin Cottin mais un vieux préjugé qui malheureusement existe encore à Vielsalm a arrêté les curieux qui attendaient la gendarmerie avant de procéder au sauvetage. Disons -le une fois pour toutes, dans un cas semblable il faut procéder immédiatement au sauvetage et laisser le cadavre sur les lieux ; en attendant l’arrivée du docteur et de la gendarmerie, on doit tenter le rappel à la vie  au moyen de la respiration artificielle.


                                                                               Robert Nizet

lundi 28 juillet 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe du 6 juillet 1913 : Au cours de maréchalerie qui s’est donné récemment à Liège, M.Fernand  Dantine de Cahay a été classé 1er avec 69 points sur 80 et M. Alphonse  Nélis de Sart 8ème avec 56 points sur 80.

L’Organe du 7 juillet 1935 : Dimanche dernier François Andrianne, ouvrier carrier de Neuville, 52 ans, quittait sa maison pour aller examiner ses foins. Ne le voyant pas revenir tard dans la soirée, sa femme avertit les voisins qui se mirent vainement à sa recherche. La gendarmerie n’obtint pas plus de résultat et fit appel à la troupe mais, à ce jour, on se perd en conjectures sur le sort du malheureux.

L’Organe du 28 juillet 1935 : vendredi matin, un incendie d’une violence extrême s’est déclaré à Vielsalm-Gare dans deux immeubles habités par Mme et M. Triolet, mère et fils. Les deux maisons ne formaient qu’un immense brasier lorsque les pompiers et la troupe alertés arrivèrent sur les lieux. Le feu qui avait pris par la cheminée s’était tellement vite étendu qu’il fallut se borner à préserver les habitations voisines.

L’Organe du 15 juillet 1934 :  Les gendarmes ont fini par mettre la main au collet du voleur des troncs de l’église et de la grotte de Vielsalm sans parler d’autres méfaits aux environs. C’est un appelé Léon Simonis-Nelles de Spa, électricien-mécanicien, marié, 29 ans. Après avoir nié il a tout avoué et même beaucoup plus qu’on ne le soupçonnait ! 
Messieurs Jean Gomez et Arnold Jeunejean de Vielsalm et Armand Lemaire de Ville-du-Bois ont brillamment réussi l’examen de sorti de l’Athénée Royale [sic] de Stavelot.

L’Organe du 2 août 1914 : Pendant la nuit de vendredi à samedi, la population a été mise sur pied : par suite d’une guerre éventuelle franco-allemande les ordres de mobilisation ont été remis aux intéressés et un grand nombre de rappelés sont partis hier par le premier train pour rejoindre leur régiment respectif. Tous les chevaux de la localité ont été réquisitionnés par la gendarmerie et dirigés vers Marche. L’émotion causée par ces événements est considérable. C’est un va-et-vient continuel dans les magasins et à l’heure actuelle nombreux sont ceux où il ne reste presque plus rien.

[Cette édition du 2 août est la dernière avant la fin de la guerre, pas de parution lors de celle-ci]

L’Organe du 6 août 1933 : Duvivier Gustave, marchand de bois à Vielsalm, peut fournir du charbon de très bonne qualité demi gras, 70% de gros, 180 Frs les 1000kgs en gare. Sur demande, il peut les rendre à domicile à un prix avantageux.


L’Organe du 26 août 1934 : jeudi après-midi, M. Laverdeur  de Salmchâteau était occupé à l’extraction des pierres à la Roche du Hourt lorsqu’un bloc se détacha de la paroi et vint choir sur l’ouvrier. Un voiturier passant par  là chargea le malheureux et l’amena chez le docteur Legros qui ne put que constater le décès. La victime était mariée sans enfant.


                                                                     Robert NIZET

jeudi 19 juin 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe du 30 juin 1912 signale l’accident mortel survenu à l’ardoisière des Corbeaux à Cahay et qui a couté la vie à l’ouvier de fond Blanjean de Bèche et un autre accident à Lierneux. Le camionneur Lugens de la fabrique de sodas Motte de Lierneux a été grièvement blessé à la figure par une ruade du cheval qu’il conduisait.

L’Organe du 8 juin 1913 rapporte qu’aux Tailles dans la nuit du 4 au 5 trois individus paraissant être des nomades ont traversé le village ayant au préalable enlevé du linge appartenant à M. Dalcette. Celui-ci les a poursuivis un temps sans pouvoir les rattraper.

Dans l ’Organe du 22 juin 1913, des catastrophes naturelles.
À Lierneux, un violent orage a causé des dégâts formidables aux récoltes, principalement de pommes de terre, mais aussi des victimes. Après avoir renversé trois personnes se trouvant au café Ernest Massaux, le fluide électrique est allé déchiqueter un poteau téléphonique se trouvant à une dizaine de mètres de la maison. Sur le haut du village, une cheminée a été renversée et une chèvre littéralement électrocutée et divers arbres ont été atteints.
À Lavaux, la fermière du point du jour après de longs efforts a pu sauver ses porcelets qui avaient été entraînés par le torrent dans le sous-sol de la maison.
A Sart-Hennard, les récoltes ont été ravagées par la grêle.

On apprend dans l’Organe du 29 juin 1913 que le major Alphonse Jacques est promu au grade de lieutenant-colonel au 13ème de Ligne en garnison à Liège.
[ Il est toujours à ce poste lors de la déclaration de guerre  le 4 août suivant.]
La rubrique Etat civil  nous apprend la naissance de Suzanne-Hortense-Marie-Thérèse fille de Leduc E. et de Mersch Marie. [Elle deviendra la femme d’Adolphe Demoulin]

L’Organe du 7 juin 1914  reprend du Journal de liège  le magnifique résultat obtenu par notre concitoyen Georges Paquay à la course de motocyclettes de 665 km qu’il organisait les 31 mai et  1er juin. Le dimanche et le lundi,  il remporte le 3ème prix et termine second au classement général.  Au contrôle de Vielsalm tenu par M. Jeunejean il était passé premier et fut ovationné par une foule importante.

Dans L’Organe du 21 juin 1914 :
A Deiffelt, jeudi dernier, les habitants ont été témoins  du départ d’un aéroplane vers Arlon où un groupe d’aviateurs belges procèdent actuellement à des reconnaissances, tout comme à Bastogne d’ailleurs.
À Commanster, un violent orage s’est abattu dimanche. Madame Dujardin qui venait de soigner son bétail sortait de l’étable lorsque la foudre y tomba et foudroya trois bêtes. Madame Dujardin a été légèrement commotionnée.
À Brux-Lierneux, un gamin qui se rendait à l’école  a introduit sa langue dans sa gourde et ne put l’en faire sortir ! Un passant tenta de l’aider, en vain, et le conduisit chez le Dr Leusch qui dut scier le goulot de la gourde pour libérer la langue de cet imprudent.


                                                                               Robert NIZET

dimanche 2 mars 2014

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

L’Organe de Vielsalm du 14 janvier 1912 annonce la démission  de M. Henry Delvaux de Fenffe, gouverneur de la province de Liège dont les nombreuses interventions lorsqu’il était membre de la Chambre des représentants étaient à chaque fois rapportées par ce journal.
A Trois-Ponts, à cause du déraillement d’un train de marchandises au tunnel, tous les trains ont subi du retard. Il a fallu un jour pour déblayer la voie.
A Burtonville, une association libérale est en voie de formation. La première réunion se tiendra au local de l’Aurore le 21 janvier prochain.

Dans l’Organe du 28 janvier 1912 on apprend que la population de Grand-Halleux  a fait une belle réception à M. Léon Houssa qui rentrait du Congo où il occupait les fonctions de commis des impôts.
Le 12 février on adjugera à Neufchâteau le service de malle-poste entre Amberloup et Bertogne et entre Houffalize et Bertogne.
Dans les carrières de Bihain les ouvriers s’éclairent avec du carbure. Hier soir Pierre Bidonnet s’approcha d’un tonneau avec une lampe allumée et provoqua une violente explosion. L’ouvrier eut la face entièrement brûlée et les yeux sont dangereusement atteints: on craint qu’il ne perde la vue.

L’Organe du 17 mars 1912 
Les ardoisières sont à l’ordre du jour depuis le désastre de Warmifontaine où des affaisements de galeries ont provoqué des écroulements de maisons.


(Carte postale de Warmifontaine : affaissement du sol le 11 mars 1912) .

A ce sujet il circule dans nos parages le bruit de rachat d'exploitations salmiennes par la Société de Warnifontaine. Si cela est vrai, cette nouvelle sera bien accueillie par nos ouvriers. [?]
A Goronne, deux ménagères avaient laissé leur lessive au pré la nuit : le matin il avait disparu. Une jeune fille de Rencheux aux allures étranges ayant été vue la veille dans les parages, la gendarmerie se rendit chez elle et tout fut retrouvé mais déjà transformé. La personne portait même sur elle certains vêtements volés. C’est, bien sûr, un moyen de se préparer à entrer en ménage à peu de frais.   
Dans le même village la maison de M. Delhalle –Kleid a reçu une visite nocturne : le matin toutes les portes étaient ouvertes. On a retrouvé  à quelques mètres un biberon ayant contenu de la crème  et la canne du propriétaire. Un pain, quelques pièces de lard et un essuie-main ont aussi disparu. Les gendarmeries  de Vielsalm et Lierneux  s’étant mises en campagne, on découvrit le voleur à Lierneux, portant encore le pain enveloppé dans l’essuie-main. Honneur à nos pandores !!
A Bovigny, pendant que deux enfants prenaient leurs ébats dans la cuisine, une ménagère déposa une marmite d’eau bouillante sur le parquet : un bambin tomba dedans et fut affreusement brûlé. M. le Curé  appelé en toute hâte donna au petit des soins empressés qui calmèrent immédiatement ses souffrances.  [ Un curé rebouteux ? Il n’y a pas incompatibilité !]
La nécrologie mentionne le décès à Vielsalm le 15 mars  de Madame Julie Cahay  [première] épouse de M. Victor Jeunejean [mon grand-père maternel] .

                                                                                         Robert NIZET


jeudi 19 septembre 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans L’Organe de Vielsalm

Du 14 août 1910 : Samedi dernier, l’ouvrier ardoisier J. Muller de Neuville a aperçu au fond d’une ancienne fosse d’extraction le corps d’un homme : le cadavre relevé en présence de la Justice fut reconnu pour le dénommé Putz Fr. -Jos. de Bêche, marié et père de 8 enfants. On suppose qu’il se sera égaré et  tombé dans ce précipice d’une hauteur de 80 mètres. Son pied gauche était déchaussé et sa chaussette se trouvait à 10 m. du cadavre, le veston, manche droite retroussée, à 15 m. Le cadavre était complètement replié sur lui-même, la figure complètement enfoncée, jambe et bras droit cassés. La police a conclu à un accident.

Le 21 août 1910 : La myrtille, ce savoureux fruit forestier fait depuis quelques temps l’objet d’une très sérieuse et très lucrative exportation vers la capitale et d’autres grandes villes du pays. Nombre de familles pauvres trouvent dans la cueillette de cette baie un revenu supplémentaire qui, pour ne pas se chiffrer par des milles et des cents, représente néanmoins pour le budget du ménage un appoint qui n’est pas à dédaigner.

Le 20 août 1911 : À l’École moyenne de Stavelot, on extrait du palmarès le nom de quelques concitoyens qui se sont distingués pendant l’année d’étude 1910-1911 :
-à l’examen de sortie : François Gaston et Dussart Marcel, avec grand fruit, tous deux de Vielsalm ;
-2ème année d’études : Remacle Henri et Buy Henri , tous deux de Vielsalm;
-1ère année d’études : Théophile Malchaire de Neuville.

À Hébronval, un violent incendie s’est déclaré le 14 août chez M. Lejeune, maréchal ferrant. Le feu d’une violence inouïe a détruit le corps de logis, les écuries, les remises, une meule de foin et du bois de chauffage. Seul le mobilier du rez-de-chaussée a pu être sauvé grâce à l’initiative du commandant de gendarmerie des Tailles.

À Fraiture, un vol a été commis chez M. Léonard-Sevrin. Les escarpes ont enlevé une montre et une tabatière, valeur approximative 60 francs.

Le 4 août 1912 : Dimanche dans l’après-midi la voiture conduite par Mr Menu d’Argenteau a fait panache dans un des nombreux virages qui sillonnent la route de Vielsalm à Gouvy. Se trouvaient dans l’auto, outre le conducteur, son épouse et sa demoiselle et un couple d’amis. Recueillies par une auto de passage les victimes furent conduites à Gouvy pour recevoir les soins des docteurs Warland et Bozet. Mme Menu a succombé des suites de ses blessures.

Le 24 août 1913 : Le 31 août prochain, Salmchâteau-Villégiature fêtera sa fondation par des festivités dont le clou sera le corso fleuri à 3 h et le soir à 7h un cortège lumière qui parcourra les rues de la localité.
La formidable randonnée Liège-Paris-Liège (840km) avait réuni les 15, 16 et 17 derniers 92 concurrents. Notre sympathique camarade Georges Paquay a remporté le premier  prix en régularité, le premier prix en vitesse en palier [ ?] et le premier prix en vitesse en côte, ce qui lui donne le premier prix au classement général. Son équipe Singer enlève la coupe offerte par le Baron de Crawhez.


                                                                                         Robert NIZET

jeudi 14 février 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


La première page de l’Organe du 29 janvier 1905 est presque intégralement consacrée à une réforme de l’orthographe. Déjà ! Les débats à l’Académie sont vifs et concernent principalement le redoublement des consonnes. De nombreux exemples sont donnés mais il semble bien qu’il faudra attendre presque un siècle pour que la plupart de ces règles soient entérinées mais toujours pas appliquées de façon générale !

La chronique régionale de l’Organe du 26 janvier 1913 commence par un accident mortel à la carrière dite « des Houlands ». (Les ateliers de ce siège d’exploitation étaient situés plus ou moins à l’endroit de la maison de Monsieur et Madame Michel Counson, rue des Ardoisières)  Deux ouvriers, les nommés Félix Cottin de Salmchâteau (21 ans) et Maillard Louis de Bêche (qui peut-être figurent sur cette carte postale prise quatre ans avant les faits ?) étaient occupés à battre mine pour faire descendre par mesure de prudence un bloc qui menaçait de se détacher de la voûte. Ils avaient à peine commencé que le bloc vint s’abattre à quelques pas d’eux, écrasant dans sa chute  F. Cottin et blessant grièvement L. Maillard. L’enterrement de la victime a eu lieu vendredi dernier au milieu d’une grande affluence de monde. Une couronne fut déposée sur sa tombe au nom du personnel de la société des Ardoisières réunies de la Salm.

L’Organe du 25 janvier 1914

Au Congo belge, on sait que les agents de notre colonie ont droit à un congé payé en Europe de six mois après un séjour de deux ans là-bas. Le gouvernement vient d’aviser nos « Congolais » de ce que leur temps de service sera désormais fixé à trois années au lieu de deux. Dans les petites annonces, de bons agriculteurs de 24 à 30 ans sont demandés pour ce même Congo.
                                                                     Robert NIZET

mercredi 23 novembre 2011

Ardoises (1841)

A un quart de lieue au sud de Viel-Salm, se trouvent les nombreuses carrières d’ardoises bien connues sous ce nom. Elles sont disposées en ligne droite, de 1 000 mètres environ de longueur, depuis le village de Neuville jusque près de celui de Salm-Château, sur le versant nord d'une colline dont la direction est de l'ouest à l'est. Direction 83° vers ouest; inclinaison 54° à 58° vers sud.

L'épaisseur du banc de schiste fissile est d'environ 20 mètres, mais il n'y en a guère que le tiers qui soit susceptible de fournir de véritables ardoises; des lits très-minces d'une substance verdâtre stéatiteuse, qui suivent invariablement la direction et 1’inclinaison du schiste ardoisier, et qui sont connus des mineurs sous le nom générique de Minants, divisent la puissance du banc ardoisier en plusieurs couches, que les mineurs désignent par des noms particuliers.

Voici les noms et l'épaisseur de ces couches, en allant du S.-E. au N.-O:

Les Veinettes 1m30
Les Litys 1m60
La Deliveine 3m50
Les Nougré 3m00
La Fleur-de-Grosse-Veine 3m60
La Grosse-Veine 6m00
La Fou-Veine inconnue


L'exploitation des ardoisières de Vieil-Salm se fait à ciel ouvert, quoiqu'elle y ait atteint une profondeur que l'on peut bien évaluer à 50 mètres; mais, comme il devenait trop coûteux d'élever la pierre, les déblais et les eaux jusqu'au bord de ces immenses excavations, on a pratiqué, dans plusieurs d'entre elles, de grandes galeries qui, partant à peu près du fond des travaux, percent la montagne, et viennent déboucher sur son flanc. C'est par cette galerie, dans laquelle peuvent circuler les voitures, que s'opèrent le transport des matériaux et l'écoulement des eaux qu'on élève jusqu'à ce niveau, lorsque cela est nécessaire, soit au moyen de pompes mues à bras d'hommes , soit au moyen d'un seau attaché, à l'extrémité d'une longue perche, qui est elle-même fixée à un arbre, auquel un ouvrier imprime un mouvement de bascule.

Ce mode d'exploitation ne laisse pas de présenter de grands dangers, à cause des écoulements qui viennent quelquefois, pendant les dégels, encombrer les carrières et nécessiter des travaux de déblai, pendant plusieurs années consécutives. Il est loin aussi d'offrir toute la régularité et l'économie désirables.

Ces carrières, au nombre de 28, dont une seule souterraine, appartiennent, pour la plupart, à des particuliers de Viel-Salm et à des compagnies d'ouvriers. La Société d'industrie Luxembourgeoise en possède, depuis 1838, deux, dont une seule est en activité; elle est en outre intéressée dans six autres; son intervention n'a point produit, il faut bien le reconnaître, l'influence qu'on était en droit d'en attendre, sur la direction des travaux.

A 150 mètres environ au sud de la grande ligne d'ardoisières de Viel-Salm et sur la même colline, mais dans le vallon qui conduit à Salm-Château, on a ouvert, il y a fort longtemps, une carrière d'où l'on a extrait, dit-on, de fort bonnes ardoises.

C'est apparemment sur le prolongement de cette seconde bande, mais sur le versant opposé du vallon, que M. de Simony (du Marteau, près de Spa), a essayé d'en ouvrir plusieurs au sommet, au milieu et au bas de ce versant. La plus importante d'entre celles-ci consiste en une galerie souterraine d'une vingtaine de mètres de longueur, à l'extrémité de laquelle on a commencé un ouvrage ou chambre d'exploitation; mais, après deux ou trois ans d'efforts infructueux, on a renoncé à cette entreprise.

Les ardoises de Viel-Salm ont un aspect tout particulier dont on peut donner une première idée, en le comparant à celui de la chair de poule; mais les papilles arrondies auxquelles il est dû sont disposées suivant les lignes du long grain et constituent des fibres dont l'ensemble rappelle assez bien le nerf de la qualité de fer connue sous le nom de fer fort. Ce sont aussi les seules de la province de Luxembourg qui offrent cette teinte rougeâtre ou plutôt violacée des ardoises les plus estimées de Fumay.

Les ardoises de Viel-Salm sont très-droites ou planes, mais un peu raboteuses; tellement dures qu'elles ne se détériorent jamais aux trous de clous; elles présentent cette ténacité et cette élasticité qui permettent de les percer, de les clouer et de se porter sur les toits qui en sont couverts, sans crainte de les briser. Elles pèsent de 700 à 800 livres le mille de Grandes-Voisines, de manière que, sous l'échantillon Flamandes, elles pèseraient 606 à 691 livres, soit 300 à 340 kilog. le mille.

Elles résistent parfaitement à l'action destructive des météores; mais elles se couvrent assez rapidement, dans plusieurs localités, de lichens et de mousse qui doivent, à la longue, compromettre la solidité des toits. II y a cependant chez M. Kuborn, à Martelange, un toit qui en est couvert depuis plus de 150 ans, qui est encore en fort bon état, quoique les couvreurs, dit le propriétaire, ne soient jamais montés dessus et sur lequel on ne voit pas la plus petite tache verte. Elles ont toujours été fort estimées non-seulement dans la province de Luxembourg, mais encore à Verviers et dans tous les environs, et jusqu'en Prusse; la production annuelle en est toujours considérable, quoiqu'assez variable (2 à 4 millions). On les vendait aux carrières en 1840:

Les Grandes-Voisines fr. 20 à 22 le mille.
Moyennes ,, 13
Petites ,, 6

Le transport de ces ardoises jusqu'à Verviers peut coûter, en moyenne, fr. 9 le mille; on estime que ce prix pourrait être réduit à fr. 7, si l'on construisait l'embranchement de route projeté vers celle de Bastogne à Liège.

Les parties du banc ardoisier de Viel-Salm qui ne peuvent point être fendues en véritables ardoises sont débitées en plaques irrégulières de plus grandes dimensions. On nomme Herbains ou Cherbains celles qui ont à peu près 0m35 de longueur sur 0m22 de largeur, et Ardoises à Mortier, celles de toutes dimensions que l'on emploie à couvrir, en les cimentant avec du mortier, les toits excessivement plats que l'on remarque, avec surprise, dans une grande partie de l'Ardenne, où les neiges sont si abondantes et si persistantes en hiver. Ces deux espèces d'ardoises se vendent principalement dans les environs, non pas en nombre, mais en volume. On place les Cherbains de champ les uns contre les autres et on vend ces tas à raison de fr. 2 le pied courant de S'.-Lambert (0m297), qui renferme ordinairement 40 pièces et au maximum 50. Quant aux ardoises à mortier, on en fait des tas irréguliers que l'on vend fr. 6, 7 ou 8 chacun.



Ministère des travaux publics et de la Guerre, Commission des matériaux indigènes. Premier rapport, ardoises, Bruxelles, 1841, pp. 33-35

jeudi 2 décembre 2010

Salm


SALM, seigneurie des Pays-Bas, au duché de Luxembourg, sur les frontières de l’évêché de Liège. Henri IV, dernier comte de l’ancienne maison de Salm ; institua pour son héritier Jean, seigneur de Reifferscheidt, son parent, auquel le comté fut adjugé en 1455, contre Engelbrecht de Rougrave qui s’en étoit emparé. C’est de ce Jean que descendent les comtes de Salm-Reifferscheidt.

Le principal produit de ce comté dérive de ses carrières d’ardoises & de pierres à émoudre ou à remouleur.

Le comté de Salm contient une petite ville de ce nom & 40 villages. Quant au château, il est tombé en ruines & abandonné. (R.)