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vendredi 25 octobre 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Le 24 novembre 1907 :

Une belle course à Vielsalm entre deux sportmen (Comte de Jonghe et Comte Arnould d’Oultremont) et pour un pari de plusieurs milliers de francs. Le second avait parié que son cheval avec une voiture dite « américaine » rallierait Spa en 1 heure et 30 minutes. Pari gagné en 1heure et 16 minutes sous les acclamations d’une foule enthousiaste et suivi d’un goûter chez le maître d’équipage de Sinçay.

A Courtil un incendie dû probablement à la malveillance détruit  complètement deux habitations logeant les familles Quoilin, Jacquet et Winant et jette 15 personnes dont 10 enfants sur le pavé à l’époque la plus dure de l’année.

A Bihain,  il est question d’instituer une école ménagère. Les futurs cordons bleus pourront apprendre à faire de bon café, à cuire les œufs et les pommes de terre et à détester l’eau de vie. Ces jeunes filles apprendront aussi que dans un jardin on peut cultiver autre chose que des choux et des poireaux.

Le 17 novembre 1907 :

Un accident de vélo à Bovigny : le dénommé R. de Halconreux a renversé près de Sterpigny un vieillard de 73 ans qui a eu le bras foulé et de nombreuses contusions à la figure. Il a reçu les soins du Docteurt Bozet de Limerlé.

A Hébronval,  un troupeau de 3 vaches, 3 génisses et 2 veaux a disparu pendant un moment d’absence du propriétaire. Celui-ci et la gendarmerie ont battu le pays toute la nuit sans succès dans un brouillard intense. Ce n’est que trois jours plus tard qu’on retrouva les bêtes sur le pic de Colanhan !

Le 15 septembre 1908 :

Création du Libre-Échange à Lierneux, revue destinée aux collectionneurs de cartes postales. La directrice qui habite Lierneux s’est donné pour mission de servir d’intermédiaire entre les amateurs des cinq parties du monde en publiant leurs adresses dans sa revue. Elle donne en outre d’utiles conseils dans ses causeries et chroniques « philocartistes ». [On dit maintenant « cartophiles »].
Les collectionneurs trouvent encore actuellement des cartes revêtues du cachet « Libre-Echange ».

On annonce que sur les pressantes sollicitations de ses amis et d’une bonne partie de la population de la région M. Robert Malherbe a décidé de  rentrer définitivement au pays natal et d’y exercer la profession de barbier-coiffeur-parfumeur. Il nous revient dans une maison appartenant à M. Théophile Duvivier.  L’ouverture de son salon moderne conforme à l’hygiène se fera le 19 courant, veille de la kermesse.

Le 27 septembre 1908

Visite princière à Vielsalm. La princesse Clémentine est venue dans le plus strict incognito et a été reçue à la villa « Chez nous », propriété de M. le Vicomte de Jonghe( voir carte postale). Après une visite des Equipages Rallye -Vielsalm,  la Princesse est repartie en auto pour Spa.

Aux Eaux et Forêts,  Alfred Denis, garde à Tinseubois,  vient d’être promu au grade de brigadier-forestier et est remplacé par Gustave Rondeux, fils du sympathique brigadier H.Rondeux qui part à la retraite.

Aux Tailles, vendredi dernier, deux chevaux appartenant à M.Nizet d’Ottré ont été enlisés en voulant  traverser les fanges. Grâce au dévouement de la gendarmerie [ Les gendarmes, à cette époque, étaient mis à toutes les sauces !] et de 15 hommes requis par celle-ci les malheureuses bêtes ont pu être retirées de leur fâcheuse  position.


                                                                  Robert NIZET

dimanche 27 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 23 janvier 1887. Deuxième année, Numéro 4.)

CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM


Compte-rendu de la séance du 13 janvier.

Sont présents : MM. Grégoire, échevin ; Laplume, Sépult, Paquay, Masson, Bruyère, conseillers, et Gillet secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 27 décembre dernier. Ce document est approuvé avec les trois renvois faits en marge du troisième objet.
Ont voté l’approbation : MM. Laplume, Sépult, Paquay, Bruyère et Masson-Jeunejean.
A voté contre : M. Grégoire, échevin.

Le Conseil reçoit en outre communication de la correspondance :
1° De la lettre de M. le gouverneur de la province, communiquée en copie par M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne, le 23 décembre 1886, l’informant que le fonds commun n’interviendra plus dans les frais d’entretien de l’aliéné Duchesne.
2° Le Conseil entend la lecture de la lettre de M. le commissaire d’arrondissement du 7 janvier 1887, transmettant en communication l’arrêté de m. le gouverneur de la province de Luxembourg, en date du 4 janvier 1887, maintenu par arrêté de la Députation permanente le 6 dito qui suspend l’exécution de la délibération du Conseil communal du 27 décembre 1886, portant nomination du sieur Jean-Joseph Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance de cette commune, en remplacement de M. Félix Grosfils, membre sortant, lequel ne figurait pas sur les listes de candidats présentés, l’une par le Bureau de bienfaisance et l’autre par le Collège échevinal.
M. Sépult dit que M. Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, n’a pas été convoqué à l’assemblée du Bureau, et demande, au nom du Conseil, communication des livre et pièces relatifs à cette affaire.
3° Le procès-verbal de vérification de la caisse communale, 4e trimestre 1886, présentant un encaisse de fr. 648-43, est communiqué au Conseil.
4° Le Conseil décide qu’il y a lieu de liquider à Mme veuve Scheuren une somme de 63 fr. 70c. pour entretien de l’indigent Larondelle.
4° Charge le Collège des bourgmestre et échevins de procéder aux formalités préliminaires pour parvenir à vendre un excédant de voirie à la famille Henrard, qui en a fait la demande, et nomme MM. Paquay, conseiller communal, et Jules Andrianne, membre du Bureau de bienfaisance, experts chargé d’évaluer le dit excédant.
5° Ajourne sa décision à prendre et relative à l’imposition communale ou emprunts pour couvrir une somme de fr. 12,736-79, formant le montant total des déficits au budget de 1886.
6° Ajourne également la formation du budget communal de 1887.
7° Le Conseil, réuni en comité secret, entend les explications de Mlle Bombert, maitresse de couture à Neuville, et ajourne sa décision.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 ½ heures.

CORRESPONDANCE.

Monsieur le Bourgmestre de Vielsalm nous prie d’insérer ce qui suit, ce que nous faisons avec plaisir puisqu’il s’agit de faire connaître la vérité et les manœuvres du Conseil communal :

Monsieur l’éditeur de l’Organe de Vielsalm,

Dans son n° du 2 courant, l’Echo de la Salm a reproduit le compte-rendu d’une séance du Conseil communal en date du 27 décembre dernier.
Comme cet article me visait personnellement, j’ai relevé les inexactitudes nombreuses et mal intentionnées qui s’y rencontraient.
Dans son n° d’hier, le rédacteur de l’Echo se borne à publier le paragraphe final de ma réponse, prétextant ne pouvoir l’insérer en entier à cause du cadre restreint de son journal.
Je ne pense pas, M. l’Editeur, que ce soit là la véritable raison ; mais passons. Je n’insisterai pas auprès de lui. Je viens vous prier de vouloir reproduire in extenso dans vos colonnes la réponse que j’adressai à votre confrère et dont la teneur suit :
Vielsalm, le 12 janvier 1887
Monsieur l’éditeur du journal l’Echo de la Salm à Vielsalm.
Dans votre n° du 2 janvier courant, vous publiez le compte-rendu d’une séance tenue par le Conseil communal de Vielsalm le 27 décembre dernier, séance à laquelle je n’ai pas assisté.
Je lis dans ce compte-rendu ce qui suit :
« Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Collège des bourgmestre et échevins de faire confectionner les prétendus plans, devis et cahier des charges prémentionnés. »
Je tiens à faire connaître à vos lecteurs que cette déclaration du Conseil communal, par l’organe de M. Sépult, conseiller, est absolument contraire à la vérité.
Il me suffira pour le démontrer de reproduire ici les termes mêmes de la délibération du 29 mars 1884, qui porte :
Le Conseil décide :
« Qu’il y a lieu de profiter de la construction des écoles de Vielsalm pour comprendre au centre de l’immeuble dont il s’agit ; charge le Collège des bourgmestre et échevins de faire dresser plans et devis de l’ensemble par M. Kupper, architecte provincial à Bastogne ».
C’est en vertu de cette décision votée par cinq membres contre un et deux abstentions, que le gouvernement provincial a chargé M. Cupper d’exécuter les dits plans et devis.
Je lis ensuite dans votre compte-rendu :
« Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les prétendus plans, devis et cahier des charges en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885. »
Par délibération du 7 janvier et du 11 février 1885, le Conseil chargeait M. Loneux d’exécuter les dits plans et devis ; ces délibérations ont été improuvées par la Députation permanente dont la décision a été maintenue sur appel par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 7 septembre 1885.
Dans ces deux délibérations, . Sépult adoptait en principe la confection des plans et devis. Je n’avais pas besoin de faire confectionner les plans et devis en question, dont l’architecte provincial avait été chargé par la Députation permanente, et ce travail n’est pas d’une date aussi récente que veut bien le dire M. Sépult, puisque l’arrêté ministériel qui en charge définitivement l’architecte provincial est encore d’un mois postérieur à cette date.
Votre compte-rendu dit encore :
« Qu’il est regrettable que la Députation n’ait pas autorisé la commune à ester en justice contre la réclamation trop bien fondée de M. l’architecte Cupper. »
Je crois utile de faire connaître à vos lecteurs que le Conseil s’est pourvu en appel de cette décision de la Députation, laquelle a été maintenue par le ministre de l’intérieur le 19 octobre 1886.
Il résulte de tout ce qui précède que le Conseil communal, au lieu d’adopter un système de défense absolument dépourvu de sens commun, s’était tout simplement soumis aux décisions prises par les autorités supérieures compétentes ; il aurait économisé à la caisse communale des frais considérables auxquels va donner lieu le procès Cupper, et ainsi diminué un peu les impôts extraordinaires dont, d’après vous, Monsieur l’éditeur, on se disposerait de frapper les habitants de Rencheux et de Vielsalm.
Vos lecteurs sont trop clairvoyants pour ne pas voir dans votre compte-rendu et dans les réflexions désobligeantes qui l’accompagnent une petite manœuvre électorale.
Je tenais donc de rétablir les faits dans leur réalité, afin que chacun puisse en retirer la part de responsabilité qui lui incombe.
Je terminerai en ajoutant, pour l’édification des contribuables, que les chemins de Bêche et de Burtonville, visés par votre article, n’ont coûté à la commune qu’un tiers des frais de construction et que ces chemins avaient été votés sur la demande des sections intéressées à la majorité du Conseil.
Je compte Monsieur l’Editeur que vous voudrez bien insérer la présente dans votre plus prochain numéro et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Le Bourgmestre, BEAUPAIN.


En ce qui concerne l’observation peu bienveillante de l’Echo au sujet des chemins de Bèche et de Burtonville, je me bornerai à lui faire observer que les personnes chez lesquelles il se renseigne l’induisent en erreur et savent parfaitement que le service de la voirie était assuré, l’autorité supérieure n’autorisant du reste jamais aucune dépense sans indiquer les moyens de la couvrir.
Il n’est donc nullement besoin de créer des ressources pour les travaux de voirie puisqu’il existe au règlement du compte de voirie, 1re page du budget de 1887, un boni de 6 950fr. 28 cent., pour couvrir toutes les dépenses faites jusqu’au 31 décembre 1886, ce qui rend donc complètement superflu la création d’impôts pour boucher le prétendu trou fait dans la caisse communale, dont parle si complaisamment l’Echo, trou qui n’existe que dans son imagination.
Agréez, etc. Le Bourgmestre, BEAUPAIN.

Faits divers

Vols. — On nous écrit de Gouvy : Pendant la nuit du 11 au 12 courant, des voleurs se sont introduits chez M. Effling, cordonnier, et Antoine Maréchal, boucher et négociant, tous deux demeurant à Gouvy.
Chez le premier, ils ont enlevé des souliers et une paire de bottes, le tout évalué à 80 francs ; chez le second, ils se sont emparés d’un quartier de viande de bœuf qu’ils ont pris la peine de découper convenablement et de bien envelopper ensuite.
On avait remarquer pendant la soirée deux individus circulant dans la localité sans but bien déterminé ; mais comme les crésus sont rares ici, personne ne craignant la perte d’un trésor, ces étrangers avaient pu sans encombre prendre leurs mesures.
Mais à Gouvy, lorsque tout le monde dort, la douane veille. Aussi, vers 2 heures du matin, nos deux individus se voient énergiquement poursuivis, forcés d’abandonner le quartier de viande. Ils ne durent leur salut qu’à un plantis de sapins qui leur offrit asile.
Que notre brave douane trouve ici l’expression de notre gratitude vive et sincère. À une prochaine rencontre, elle s’emparera du vol et des voleurs.

Nous apprenons de Tavigny, jeudi 13 courant, que deux individus habitant depuis peu cette localité y ont été arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison de Marche.
Voici les motifs de cette arrestation et les circonstances qui l’ont accompagnées : Un vol avait été commis à Troine (Grand-Duché de Luxembourg) ; d’un autre côté, un rasoir dit de rencontre avait été vendu à un habitant de Tavigny. M. le juge de paix de Houffalize, habitant aussi cet endroit, ayant appris l’un et l’autre faits, pria son domestique d’aller lui chercher le rasoir en question et, muni de cet objet, il se rendit à Troine, où il acquit la certitude que ceux qui avaient vendu le rasoir n’étaient autres que de vilains filous dont il fallait se débarrasser au plus tôt. Aussi la gendarmerie arriva-t-elle incontinent à Tavigny.
Elle se présenta ainsi, sans coup férir, accompagné de M. le juge, au domicile des deux inculpés.
Mais leur arrestation dut difficile à exécuter : ces individus ne se laissèrent garrotter qu’après avoir administré à leurs visiteurs force coups de pied et coups de poing.
La besogne fut rude, mais, grâce au courage des gendarmes et au dévouement de leurs compagnons, force resta à la loi.

Foires de la semaine. — Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché de Luxembourg. — Lundi 24, Durbuy : mardi 25, Wiltz, Dinant, Orchimont : mercredi 26, Laroche : vendredi 28, Salmchâteau : lundi 31.

ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 12 au 19 janvier.

NAISSANCES: 2 : savoir:
Noémie-Marie-Sidonie, fille de Henri-Joseph Cahay, cultivateur, et de Marie-Anne Paquay, ménagère à Burtonville.
Grégoire-Joseph, fils Jean-Henri-Eugène Derochette, ouvrier ardoisier, et de Marie Grégoire, ménagère à Bèche.

DECES, 2, savoir :
Marie-Catherine Collette, âgée de 75 ans, ménagère, veuve de Jean-Joseph Piette, de Cahay.
Joseph Evrard, âgé de 32 ans, cordonnier à Vielsalm.

mercredi 16 février 2011

Organe de Vielsalm

( dimanche 2 janvier 1887, deuxième année, n°1)

Conseil communal de Vielsalm.

Compte-rendu de la séance du 27 décembre 1886.

Étaient présents : MM. Laplume, Sepult, Guillaume, Paquay, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 9 h.45m. du matin.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 21 décembre dernier, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance et des documents approuvés :

1° Du compte communal de 1885, approuvé par la Députation permanente du Conseil provincial le 9 décembre 1886.
En recettes à fr. 60,009 07
En dépenses à fr. 53,399 46
Soit un excédent de recettes de fr. 6,609 61

2° D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique, adressée à M. le gouverneur de la province de Luxembourg le 11 décembre courant, faisant connaître qu’il résulte de l’examen des documents produits à l’appui de la réclamation de l’instituteur M. Jacqmin, qui sollicite paiement du traitement du mois de septembre dernier, qu’il ne peut opposer qu’une fin de non recevoir, le susdit instituteur s’étant vu forcé de donner la démission de ses fonctions, pour des raisons très graves, le 2 août, et que, à la suite d’un commun accord avec l’administration locale, il est resté à son poste jusqu’au 1er septembre, etc.

3° D’une autre dépêche de M. le ministre, en date du 17 décembre courant, prenant la même décision et pour les mêmes motifs, en ce qui concerne la demoiselle Raquet, institutrice gardienne.

4° D’une lettre de M. Hardy, médecin vétérinaire à Houffalize, informant le Conseil qu’il ne veut plus assister aux foires qui se tiennent dans la commune, l’indemnité de 12 francs étant insuffisante ; cependant, qu’au tarif officiel, il consent à y assister.
M. Guillaume fait remarquer que l’indemnité de 12 fr. a été fixée par M. Hardy, alors que le Conseil communal ne voulait lui allouer que 8 fr. pour chaque jour de présence et que ce n’est que sur des instances de l’autorité que le chiffre de 12 fr. lui a été voté.
Le Conseil passe à la continuation des objets à l’ordre du jour.

5° Le Conseil étant appelé à voter un crédit spécial pour paiement d’honoraires à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, et des frais résultés par le jugement du tribunal de Marche en date du 4 décembre courant, qui condamne la commune, M. Sépult demande la parole pour donner lecture du projet de délibération dont la teneur suit :

« En ce qui concerne la section de Vielsalm, « Le Conseil communal, après avoir revu ses délibérations des 2 juillet 1885, 24 juillet 1886 et 6 septembre 1886, déclare que la commune ne paiera que contrainte et forcée la somme de fr. 1,385-50, réclamée par M. Cupper, architecte, pour confection de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., d’un bâtiment à usage d’écoles communales à Vielsalm ;
» Qu’il se réserve d’exercer en temps opportun, contre qui de droit, une action en répétition, conformément à l’article 1235 du Code civil ;
» Qu’il est regrettable que la Députation permanente n’ait pas autorisé le Conseil communal à ester en justice pour faire trancher par le tribunal la question de droit, qui restera toujours pendante aussi longtemps qu’elle n’aura pas été soumise à l’appréciation des tribunaux ;
» Qu’il n’est pas vrai que le Conseil communal ait autorisé le Conseil des bourgmestre et échevins à faire confectionner les prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., prémentionnés :
» Qu’il n’existe pas au livre des délibérations du Conseil des bourgmestre et échevins, ni au livre de correspondances de la commune, aucune trace de commande ;
» Que le Conseil des bourgmestre et échevins, en vertu de prétendue autorisation du Conseil communal, aurait fait la commande à M. Cupper de prétendus plans, devis, cahier des charges, etc., etc., dont il s’agit ;
» Qu’il avait toujours été entendu au Conseil communal que l’on ne construirait pas un nouveau bâtiment d’écoles communales à Vielsalm aussi longtemps que la commune ne serait pas largement subsidiée par le gouvernement ;
» Qu’il n’appartenait donc pas à M. Beaupain, bourgmestre, de faire faire les plans, devis, cahier des charges, etc., etc., en question, portant la date toute récente du 30 juillet 1885 ;
» Que, d’un autre côté, M. Cupper n’avait pas le droit de surprendre un jugement condamnant un paiement de la somme de fr. 1,385-80, contre la commune qui n’était pas pourvue d’une autorisation d’ester en justice et qui, dans ce cas, se trouvait placée dans la position d’un mineur, lequel ne peut poser aucun acte valable sans l’intervention des tuteurs et du conseil de famille ;
» Que ce jugement est donc radicalement nul ;
» Que le Conseil proteste, au nom de la commune, contre ces procédés arbitraires et frustratoires, et qu’il fait toutes ses réserves pour relever en temps et lieu, comme il le mérite, ces procédés à la Turque ;
» Et en ce qui concerne la section de Ville-du-Bois,
» Le Conseil communal déclare pour la troisième fois que la commune ne s’est jamais refusé de payer à M. Cupper, architecte, la somme de fr. 282-48 pour confection de plans et devis pour la construction d’un logement pour l’instituteur communal à Ville-du-Bois ;
» Qu’il était donc inutile d’actionner en justice la commune pour obtenir le paiement de cette somme ;
» Que le jugement surpris contre elle pour la section de Ville-du-Bois est aussi nul à son égard ;
» Que le Conseil communal pour la section de Ville-du-Bois proteste également contre ces procédés vexatoires ;
» Le tout sans préjudices à tous autres droits, dus et action de la commune et ici formellement réservés. »
Cette délibération, mise aux voix, est votée par tous les membres présents.

6° Le Conseil ajourne sa décision à une autre séance pour le paiement des frais d’entretien de l’indigent Larondelle.

7° Même décision pour la demande en concession d’un excédant de la voirie par la famille Henrard.

8° Idem pour les impositions communales ou emprunts.

9° Décide qu’il y a lieu de porter au budget de 1887 les sommes nécessaires à rembourser à des particuliers pour frais de distributions d’eau à domicile.

10° Par trois abstentions et trois voix contre l’approbation, rejette le compte de l’église de Ville-du-Bois pour 1885.
MM. Laplume, Masson-Gilis, Masson-Jeunejean s’abstiennent.
MM. Sépult, Guillaume et Paquay votent contre l’approbation du dit compte.

11° Approuve le dossier et l’état des frais de M. le commissaire-voyer, concernant l’établissement d’une seconde distribution d’eau à Neuville.
Le Conseil se constitue à huis-clos.

12° Ajourne sa décision à prendre concernant l’enquête faite à charge de la maîtresse de couture de Neuville et décide que celle-ci devra se présenter à la prochaine séance pour donner des explications.

13° Nomme membre du Bureau de bienfaisance M. Jean-Joseph Bruyère, conseiller communal, en remplacement de M. le curé Grosfils.

14° Réintègre dans ses fonctions d’institutrice la dame Jacqmin, née Duhem.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 ½ heures du matin.


NÉCROLOGIE.

Une des plus honorables familles de Sterpigny vient de nouveau d’être frappée dans ses plus chères affections. Il y a trois mois à peine, elle répandait ses larmes sur le plus jeune de ses membres qui, après avoir brillamment terminé ses humanités au petit Séminaire de Bastogne, à la veille d’entrer en philosophie, est entré dans le Ciel. Quinze jours plus tard, une nièce, perle de vertu, mourait victime de son dévouement.
Aujourd’hui, la famille verse ses pleurs sur la tombe de son chef, d’un époux bien-aimé, du père le plus tendre et le plus dévoué, de M. Jean-Joseph Dantine, bourgmestre de la commune de Cherain, pieusement décédé à Sterpigny, à l’âge de 63 ans, le 25 décembre dernier, à minuit, juste à l’heure où les chrétiens célèbrent la naissance de l’Enfant Jésus.
Epoux et père chrétien, il n’a vécu que pour les siens, non-seulement en leur prodiguant tout ce qui est nécessaire, utile, agréable dans l’ordre temporel, mais surtout en prenant un soin spécial, scrupuleux de leurs intérêts spirituels.
Son amour pour ses propres enfants, à un moment donné, en 1879, s’est étendu sur tous les enfants de Sterpigny, et immédiatement il a créé une école pour les petits-frères de Jésus.
A la tête de cette école s’est trouvé son fils aîné, dont le mérite ne peut être contesté par personne. M. François Dantine devient instituteur volontaire et non salarié ; en 1882, sa tâche est terminée et son père s’impose de nouveaux sacrifices pour que de l’école il passe à l’autel.
Ces quelques mots suffisent pour juger M. Dantine comme chef de famille et comme chrétien.
Successivement conseiller communal, échevin et bourgmestre de la commune de Cherain, M. Dantine a toujours rempli consciencieusement les différents mandats que lui ont confiés ses honorables concitoyens de Cherain, Rettigny, Sterpigny, Vaux et Brizy.
Le service solennel pour le repos de l’âme du défunt sera célébré en l’église paroissiale de Sterpigny le lundi 17 janvier courant, à 10 heures du matin.


Etat-Civil de Vielsalm

Du 22 au 29 décembre.

NAISSANCE : 0.

DECES : 1.

Augustine-Victoria Wampach, âgée de 41 jours, fille de Jean-Servais Wampach et de Marie-Louise Moreau, de Vielsalm.

MARIAGE ET PUBLICATION : 0.


Annonces :

PREMIERE COMPAGNIE NEERLANDAISE D’ASSURANCE SUR LA VIE contre l’Invalidité et les Accidents.

Capital social : 1,200,000 fr.

Assurances vie entière, mixtes et dotales, Rentes viagères, Pensions, Assurance individuelle contre les accidents de toute nature.
Polices du Voyage à 5 francs par an, « 40 p.c. du bénéfice attribués aux assurés ».
Pour tous renseignements, s’adresser, à M. Lemaire-Elisé. de Vielsalm, agent principal pour le canton de Vielsalm et les environs.

jeudi 10 février 2011

Organe de Vielsalm

(Dimanche 28 novembre 1886, Première année n° 3)

Les premiers numéros de notre journal ont obtenu un véritable succès ; nous avons reçu de nombreux témoignages de sympathie, de précieux encouragements. Nous remercions de tout cœur nos honorables correspondants de l’intérêt qu’ils veulent bien porter à notre œuvre. Comme nous l’avons dit, nous n’entendons pas nous mêler aux discussions politiques, sauf peut-être dans certains cas spéciaux où il s’agirait d’intérêts directs de notre arrondissement ; en tout cas, nous ne nous départirons pas de la plus grande modération et d’une absolue impartialité.
Notre but principal est d’offrir au public un choix de lectures agréables et instructives.
Nos articles seront donc des plus variés : nous voulons que la lecture de notre journal soit tout à la fois un agréable et utile passe-temps. Nous nous sommes assurés un certain nombre de collaborateurs ; nous accueillerons d’ailleurs volontiers les articles que l’on voudra bien nous envoyer, pourvu qu’ils rentrent dans notre cadre ; nous faisons même appel à nos jeunes littérateurs.
Toutefois, nous rappelons ici ce que nous disions dans notre premier numéro, c’est un recueil catholique que nous fondons, et nous repousserions de nos colonnes tout ce qui ne serait pas digne de ce titre. La Rédaction.




À l’Ardenne Centrale

Nos sincères remerciements à notre confrère aîné de l’Ardenne Centrale, pour ses souhaits de bienvenue.
L’Organe de Vielsalm sera toujours heureux de combattre à ses côtés pour la bonne cause, non seulement dans le canton de Vielsalm, mais dans d’autres parties de l’arrondissement de Bastogne.

À l’Annonce de Stavelot.

L’Organe de Vielsalm et de l’arrondissement de Bastogne adresse à son confrère stavelotain ses remerciements bien sincères pour ses souhaits de bienvenue.



Compte-rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm du 24 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche, Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, conseillers, et Gillet, secrétaire.

La séance est ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil entend et approuve après lecture le procès-verbal de la séance du 4 novembre courant. – Décide qu’il y a lieu de modifier les chiffres du budget de l’école gardienne et de ramener les recettes et dépenses à 1,279 francs.
Le secrétaire communal donne lecture d’une dépêche de M. le Gouverneur de la province faisant remarquer que la nomination des maîtresses de couture appartient au Conseil communal, qui a le droit de les révoquer aux termes de l’instruction ministérielle du 1er avril 1886, et que c'est à lui à s’entourer des renseignements nécessaires et de statuer ensuite si oui ou non, il y a lieu de révoquer la maîtresse de couture de Neuville.
Le Conseil charge le Collège d’établir une enquête après laquelle il décidera.
Le Conseil par quatre voix contre deux, nomme membre du Bureau de bienfaisance, en remplacement de M. Grosfils, membre sortant, M. Jennesseau Clément, propriétaire à Ville-du-Bois.
Tous les autres objets sont ajournés à une autre séance.
La séance est levée à 3 ½ de relevée.

M. le Gouverneur du Luxembourg a transmis à toutes les communes de la province la circulaire suivante :
Arlon, le 3 novembre 1886
Aux Administrations communales.
J’ai eu l’occasion de constater que, dans certaines communes de la province, les subsides accordés par l’État et la province pour le service de l’enseignement primaire reçoivent une autre affectation que celle qui leur est attribuée par le budget spécial des écoles.
Il en résulte que souvent les receveurs communaux se trouvent dans l’impossibilité de solder des dépenses urgentes, telles que le traitement des membres du personnel enseignant, etc.
Je crois devoir vous rappeler, Messieurs, que les fonds destinés à l’enseignement sont spécialement affectés aux dépenses de ce service et ne peuvent, sous aucun prétexte, être employés à une autre destination.
J’invite Messieurs les receveurs communaux à refuser d’acquitter, au moyen des fonds destinés à l’enseignement, tous les mandats concernant d’autres dépenses qui leur seraient présentés.
Le Gouverneur Signé : P de Gerlache.




Nécrologie

Le 21 novembre courant est décédée à Bovigny Madame Anne-Marie Hurdebise, âgée de 62 ans, épouse de Monsieur Antoine Verdin.
Ses obsèques solennelles, suivies de l’enterrement, ont eu lieu en l’église de Bovigny, le 24 dito, au milieu d’une affluence considérable de personnes, qui ont voulu rendre hommage à la belle âme de la défunte.



État Civil de Vielsalm du 18 au 25 novembre 1886.

Naissances : 3
Augustine-Victoria, fille de Wampach Jean Servais, cultivateur, et de Moreau Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Jules-Julien-Joseph, fils de Fraikin Julien-Joseph, pépiniériste, et de Parmentier Marie-Louise, son épouse, de Vielsalm.
Ernest-Michel, fils de Parmentier Jean-Joseph, cultivateur, et de Neuville Marie-Nicole, son épouse, de Rencheux.

Décès : 2
Gaillard Jean-Joseph, âgé de 83 ans, sans profession, à Rencheux.
Baccus Alphonse, âgé de 42 ans, facteur des postes, à Vielsalm.

dimanche 30 janvier 2011

Organe de Vielsalm

(dimanche 14 novembre 1886 Première année, n° 1)


Compte rendu de la séance du Conseil communal de Vielsalm en date du 4 novembre 1886.

Étaient présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Paquay, Bruyère, Masson-Gillis ; Goffinet, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance fut ouverte à 2 heures 45 minutes de relevée.
Le Conseil communal entend la lecture et approuve le procès-verbal de la séance précédente du 15 octobre 1886.
Il s’occupe ensuite des objets portés à l’ordre du jour :

1. Reçoit communication d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne du 21 octobre 1886, faisant observer au Conseil qu’il est de règle de ne fixer les subsides pour travaux que lorsqu’un projet, dûment instruit, est soumis à l’approbation de l’autorité compétente.

2. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province du 20 octobre écoulé, informant le Conseil qu’il n’y a pas lieu, de la part de l’autorité supérieure, en présence du résultat de l’enquête à laquelle il a été procédé par l’inspection scolaire, de donner d’autre suite à la plainte formée contre la maîtresse de couture de Neuville et est invité à statuer sur le maintien de la maîtresse dont il s’agit, en conformité des articles 84 et 85 de la loi communale.
Le Conseil décide qu’il y a lieu de procéder à une nouvelle enquête, celle qui a été prétendument tenue étant insuffisante ; demande à ce que les parents, les enfants et les administrateurs communaux y soient entendus.

3. D’une dépêche de M. le gouverneur de la province en date du 27 octobre 1886, invitant le Conseil communal à prendre des mesures en vue de réaliser les sommes prévues en recettes aux art. 7 et 43 du budget de la commune pour 1886 et qui sont nécessaires pour équilibrer les recettes et les dépenses communales.
Les ressources à réaliser se répartissent entre les sections de la manière suivante :
Section de Bèche fr. 5,014 93
Section de Burtonville fr. 3,418 83
Section de Neuville fr. 1,190 57
Section de Salmchâteau fr. 2,383 29
Section de Ville-du-Bois fr. 729 17
Soit fr. 12,736 79

Le conseil ajourne sa décision à la prochaine séance.

4. De l’approbation par la députation permanente du Conseil provincial des actes de concessions de terrains au cimetière de Vielsalm au profit des familles Mention et Lerusse, dudit lieu.

5. D’une lettre de la Dame Jacmin, née Duhem, institutrice en disponibilité pour cause de maladie, informant le Conseil qu’elle désire reprendre ses fonctions à partir du 1er décembre prochain.

6. D’une dépêche de M. le ministre de l’intérieur et de l’instruction publique du 19 octobre dernier, faisant connaître au Conseil communal qu’il n’est pas possible d’accueillir favorablement son recours au Roi contre le refus d’autorisation d’ester en justice pour s’opposer au paiement des honoraires réclamés par M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, du chef de la rédaction d’un projet de construction d’école.

7. Le Conseil arrête les budgets scolaires en recettes et en dépenses, savoir
Écoles primaires fr. 13,603 00
École gardienne fr 1,887 65
Écoles d’adultes fr 810 00
Soit fr 16,300 65

8. Le Conseil approuve le procès verbal d’adjudication des travaux et fournitures d’entretien à exécuter en 1887 à la voirie vicinale au profit de MM. Gabriel, Hubert, de Goronne, et Lejeune, Guillaume, de Salmchâteau, pour une somme totale de 2,117 francs.

9. Émet un avis défavorable sur les réclamations des instituteur et sous-institutrice gardienne, démissionnaires à la date du 1er septembre et tendant à avoir paiement des émoluments attachés aux susdites fonctions pour le mois des vacances.

10. Charge le Collège échevinal de consulter Me Léon Alexandre, avocat à Marche, sur la valeur des actes de cession à la commune de la fontaine dite Gaussoin, et si la dame Bruyère, née Clémentine Damberty, a droit à l’exemption de la taxe imposée par le règlement sur les distributions d’eau à domicile.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 heures de relevée.



Faits divers


C’est aujourd’hui que MM. Les membres effectifs de la Société de secours mutuels La Fraternité de Vielsalm se réunissent pour verser leurs cotisations mensuelles.
Il paraîtrait que la Commission est décidée à ne plus admettre de nouveaux membres effectifs aussitôt le chiffre cent atteint, résultat qui est à la veille d’être obtenu.
Avis aux retardataires soucieux de l’avenir, cette Société étant appelée à rendre les plus grands services à l’ouvrier ne jouissant pas d’un revenu suffisant pour parer aux misères de la vie.

La Saint-Clément.
Personne ici ne l’ignore, Saint-Clément est le patron de tous nos ardoisiers, maçons et ouvriers en …pierre de taille, à rasoir, etc.
Cet anniversaire est toujours joyeusement fêté dans notre canton. Le joli village de Salmchâteau est en pleine animation ce grand jour ; tous ses habitants endimanchés se livrent à maintes réjouissances.
Bien des bouteilles sortent pleines de vie de la cave et y retournent à l’état de cadavre.
Nous donnerons dimanche prochain un compte-rendu de cette fête.

Nous apprenons que, grâce aux démarches de M. Van Hoorde, représentant de notre arrondissement, M. le ministre des chemins de fer a décidé qu’à partir du 1er décembre prochain le train partant de Bastogne le matin vers 4 heures continuera jusqu’à Vielsalm, où il arrivera à 5 heures 15 minutes, pour en repartir à 5h.21 et arriver à Bastogne à 6h.30


État Civil de Vielsalm
Du 4 au 11 novembre 1886
NAISSANCE : 0

DÉCÈS : 1
Enfant présenté sans vie du sexe masculin, de Starck Joseph, horloger, et de Choffray Marie-Françoise-Angélique, son épouse, à Vielsalm.

MARIAGE : 1
Jeunejean Jean-François, cultivateur, âgé de 36 ans, et Dantine Marie-Lucie-Victorine, sans profession, âgée de 24 ans, domiciliés à Ville-du-Bois.

PUBLICATION DE MARIAGE.
Arasse Guillaume-Joseph, âgé de 30 ans, sans profession, domicilié à Grand-Halleux, et Barbette Anne-Thérèse, âgée de 29 ans, sans profession, domiciliée à Salmchâteau.

vendredi 6 novembre 2009

Burtonville.

SOMMAIRE :


1. Origine de la localité.
2. La population.
3. Les chefs de ménage.
4. Personnages divers.
5. La chapelle. Les desservants.
6. Le presbytère.
7. Deux anciennes fermes importantes.
8. Petites industries.
9. L’enseignement.
10. Faits divers.
11. Les noms de lieux.


1. Origine de la localité

Burtonville n'est pas cité aux dénombrements de 1472, 1495, 1501, 1525, 1561.
Il est mentionné à celui de 1575, et avec cette remarque : « Burtonville qui sont maisons nouvellement érigées ».
Ces faits portent à admettre que la localité est née dans la deuxième moitié du XVIe siècle.
Le village est né au passage de deux voies fort fréquentées jusqu'à la moitié du siècle dernier. L'une descend vers Sart Hennard et Petit-Thier ; elle conduisait à Stavelot et Malmedy, presque en ligne droite, les habitants de Rogery, Ourthe, Bèche, Cierreux, Bovigny.

L'autre chemin, venant de Vielsalm et Salmchâteau, court vers la direction de Saint-Vith, et le langage local l'appelle toujour « vôye deu saint Vé ».
Une eau de bonne qualité abonde à ce croisement : une fontaine près de la maison Octave, et un ruisselet issu de Laguespré (aujourd'hui capté pour alimenter une grande partie de la commune de Vielsalm).
Rien d'étonnant donc que des habitations se soient établies à cet endroit de passage.
A l'autre extrémité du village, du côté de l'Ouest, de vieux bâtiments pourraient être du XVIIe siècle. Toutefois, l'approvisionnement de ce lieu en eau n'a pu se faire que par un bief artificiel, toujours visible, d'environ 500 m., amenant une partie de l'eau de Laguespré.
Le nom de la localité signifie, semble-t-il bien ; village de Burton. Ce dernier terme sera repris, à la fin du XVIe siècle, comme surnom de « Jehan marteau dicte Burthon », habitant et originaire de l'endroit. Nous pensons que ce terme « burton » est un nom de métier, celui de creuseur de « beur » (terme wallon local signifiant : galerie, fosse, excavation), ou y travailler, activité en rapport avec les fosses et galeries des environs créées pour l'extraction du schiste ardoisier notamment.

(Aux actes de la Cour de Salm (AESTH), on note: « Jehan dict Burthon leur frère » (des enfants Marteau), le 14.3.1579 ; et « Jehan marteau dict le burthon » (AESTH, Cour de Salm, 1614, 22.2., et 1579, 14.5., registres 4.117 V° et 16/53))

2. La population.

Divers dénombrements et recensements donnent 1e nombre de feux ou d'habitants de Burtonville, à diverses dates:

En 1575 : 7 ménages « qui sont maisons nouvellement érigées ».
En 1589 : 6 ménages.
En 1604 : 9 ménages.
En 1611 : 11 ménages.
En 1656 : 12 ménages.
En 1766 : 19 ménages et 97 habitants.
En 1846 : 43 ménages et 210 personnes.
En 1896 : 213 habitants.
En 1900 : 233 personnes.
En 1910 : 208 personnes.
En 1922 : 145 ; la frontière du pays, à l’Est, ayant été déplacée, les douaniers résidant à Burtonville ont quitté la localité avec leur famille.
En 1947 : 104 personnes.
En 1964 : 102 personnes.

(AELUX, Dénombrements de 1589, 1604, 1611, 1656 ; AGR, Dénombrements de 1575 et 1766 ; AC Vielsalm)



3. Les chefs de ménage.

En 1575 :

ISRAËL - Léonard QUELIN - Henry BLAISE - Léonard COLETTE - La vefve Léonard gros HENRY -Georges MARTEAU - Jean le BURTON - Total : 7 ménages.

(AGR, Chambre des comptes, 718)

En 1604 :

Jean LEONARD - Henry BLAISE - Jean FRANÇOISE - ISRAËL - Jean le Buisson - Henry le ROCQ - Jean LEONARD - Colla MIGEAU - Vefve Georges MARTEAU.

(AELUX, Archives du Gouvernement)



En 1611 :

Jean MARTEAU - Guilleaume Henri GERARD - Jean FRANÇOISE - La vefve Matthieu GERARD - ISRAËL - Léonard COLLETTE - La vefve Colla MIGAU - Jean LEONARD - Henry Jean BLAISE - Henry BLAISE.

(AELUX, Archives du Gouvernement)

En 1656 :

Henry Jean LEONARD - Jean CHRISTOPHE - Jean RENA - Jennon vefve du HOURY - Catherine vefve BLAES - Magdalaine vefve ISRAËL - Servais COUVELIER - Closs WILLEM - Henry le CUVELIER - Henry HOURY.

(AELUX, Archives du Gouvernement)

En 1766 :

COMTE Gérard, époux de ENGLEBERT Catherine. 9 personnes.
CUVELIER Servais, époux de LEJEUNE Marguerite. 7 pers.
GAYE Hubert. 9 personnes.
RENARD Elisabeth, veuve de BODEUX Jean-Henri, 3 pers.
ISRAEL Jean-Joseph, époux de SCHEUREN Anne-Gertrude. 5 pers.
CAHAY Jean-Joseph, époux de Burton Marie-Jeanne. 7 pers.
HOURY Noël, époux de COMTE Anne-Catherine. 6 pers.
RENARD Jean. 4 pers. veuf.
BLAISE Nicolas, époux de PITER Catherine. 4 pers.
CUVELIER Jeanne-Elisabeth, veuve de DEROCHETTE Jean-Henri. 4 p.
CLOSSE Jacques, époux de GERARD Marguerite. 2 pers.
LEBECQUE Henri, époux de Catherine. 6 pers.
JEUNEJEAN Jean, époux de COMTE Marie-Catherine. 10 pers.
WOZ Barthé1emey, époux de HOFFAY Marie-Elisabeth. 4 pers.
BURTON Guillaume. 4 pers.
SCHMITZ Jean, époux de WOZ Marie-Joseph. 5 pers.
NELIS Henri~Joseph, époux de RENARD Marie-Agnès. 4 pers.
RENARD Catherine. 2 pers.
COMTÉ Servais; vicaire. 2 pers.

(AGR, Comité pour le dénombrement du Luxembourg ; RP Salm, baptêmes et mariages).

En 1846 :

COLLIN Marie-Thérèse, 45 ans, veuve Henri-Joseph PAHAUT. 4 pers.
GOFFINET Henri-Joseph, vicaire, 26 ans. 4 personnes.
BURTON Jean, 42 ans, époux de Marie-Catherine ANDRIANNE, 43 ans. 5 personnes.
ERNOTTE Guillaume, 67 ans, époux de Marie-Catherine BRIANT, 53 ans. 5 pers.
FREDRICH Jean-Hubert, 46 ans, époux de JEUNEJEAN Marie-Catherine, 40 ans. 10 personnes.
SCHAUS Pierre, 49 ans, époux de THOMAS Marie-Jeanne, 46 ans. 5 personnes.
SCHMLTZ François-Joseph, cordonnier, 20 ans, époux de SCHAUS Marie-Catherine. 6 pers.
GABRIEL Jean-Pierre, 48 ans, veuf de BONTEMS Marie-Elisabeth. 4 personnes.
BONTEMS Guillaume-Joseph, 48 ans, époux de KLEIN Jeanne. 6 pers.
COUNSON François-Joseph, 37 ans.
GOFFINET Jean-Henri, 44 ans, époux de JEUNEJEAN Marie-Pétronille, 36 ans. 6 pers.
ZINNEN Nicolas, 70 ans, époux de SCHMITZ Marie-Catherine, 62 ans. 4 pers.
LABERGER Pascal, 69 ans, époux de HOURY Marie-Catherine, 66 ans. 4 pers.
COMTE Jean-Laurent, 52 ans, époux de LABERGER Marie-Anne, 37 ans. 6 pers.
COMTE Jean- Mathieu, 48 ans, époux de CUVEILLER Agnès, 38 ans. 5 personnes.
HOURY Jean-Henri, 40 ans, époux de SIMETTE Marie-Catherine, 35 ans. 6 personnes.
THOMAS Jean-Mathieu, 41 ans, époux de GREGOIRE Marie-Anne, 26 ans. 4 personnes.
HOURY Thérèse, 53 ans, veuve de Clément-Joseph CUVELLIEZ. 3 pers. DEROCHETTE Guillaume, veuf de BEAUPAIN Marguerite, 89 ans. 5 pers. BONTEMPS Pierre-Joseph, 53 ans, époux de BARTHELEMY Anne-Catherine. 8 pers.
BONTEMPS Antoine-Joseph, 38 ans, époux de BONTEMPS Marie-Thérèse. 7 pers.
BONTEMPS Anne-:Marie, 63 ans, veuve de LESAINT Jean-Antoine. 3 pers.
HOURY Jean-Henri, 64 ans, époux de DEPRELLE Marie-Catherine. 3 pers.
HOUPERTZ Nicolas, 42 ans, époux de HANTZEN Marie-Marguerite. 5 pers.
HOURY Michel, 2 ans, époux de COTTIN Catherine-Thérèse. 3 pers.
PAQUAY François, 49 ans, époux de LIGNOUL Marie-Joseph. 5 pers.
CAHAY Jean-Joseph, 25 ans, époux de RENARD Marie-Catherine, 4 pers.
TOUSSAINT Clément, 64 ans, veuf. 2 personnes.
CAHAY Jean-Henri, 44 ans, époux de JEUNEJEAN Madeleine. 5 pers.
RAULET Jean-Baptiste, brigadier-douanier, 35 ans, époux de GUYOT Jeanne-Marie. 5 pers.
DESOIS Théophile, sous-brigadier douanier, 27 ans, époux de GERIN Félicie. 4 pers.
DUBUISSON Henri-Joseph, douanier, 45 ans; époux de JADOT Marie-Thérèse. 6 pers.
LABERGER Nicolas, 44 ans, époux de ISRAEL Marie-Elisabeth. 4 pers.
GABRIEL Jean-Joseph, veuf. 5 pers.
SCHMITZ Jean-Joseph, 53 ans, veuf de CAHAY Marie-Elisabeth. 6 pers.
CAHAY Nicolas, 49 ans, époux de LEMAIRE Catherine. 3 pers.
ADAM Marie-Jeanne, 45 ans, veuve de JACQUEMIN Laurent. 3 pers.
HERMAN Henri-Joseph, 27 ans, époux de PIRARD Marie-Catherine. 5 pers
SCHMITZ Barthélemi, 37 ans, époux de GENGOLFS Catherine. 4 pers.
ANDRIANNE Clément-Joseph, 45 ans, époux de THEIS Catherine. 3 pers.
SCHAUS Thérèse, 65 ans, veuve de COMTE Joseph. 2 pers.
COMTE Louis, 56 ans, époux de RENTMEISTER Marie-Barbe. 5 pers.
LAMBERT Pierre-Joseph, 37 ans, célibataire. 5 pers.
GUILLAUME François-Alexandre, douanier, 32 ans; époux de KEMP Marie-Jeanne, 36 ans, 5 personnes.
COMTE Jean, 64 ans, époux de ISRAEL Anne-Marie, 59 ans. 4 pers.

(AC Vielsalm, Registre de population)

4. Personnages divers.

1655. Hommes capables de porter les armes.

Sevais COUVELIER, 45 ans
Henry COUVELIER , 42
Geore CHRISTOPHE, 19
Jean BLAESE, 25
Henry HOURY, 40
Englebert HOURY, 28

1805. Propriétaires fonciers.

Paul JEANPIERRE, 15,41
Jean HANSEN, 9,35
Nicilas COLLIN, 5,72
Barthélemy BONTEMS, 5,32
Guillaume DEROCHETTE, 25,20
Jean Henry HOURY, 6,23
Héritiers Jean SCHMITZ, 13,35
Henri François MELCHIOR, 6,5
Veuve Nicolas SCHMITZ, 12,95
Aubin SERVAIS, 2,19
Gengoux BONTEMS, 9,94
Jean JEUNEJEAN, 75,3
Nicolas BURTON, 5,37
Paul CAHAY, 8
Nicolas CORNESSE, 100,73
Veuve Jean COMTE, 30,25
Clément ANDRIANNE, 26,69
Jean LESAINT, 12,59
Guillaume ISRAEL, 7,8
Michel SCHMITZ, 1,61
Eustache BODEUX, 5,11
Mathieu BEAUPAIN, 30,10
Henri-Joseph RENARD, 11,92
Noël HOURY, 11,52
Gérard COMTE, 6,93
A. FAVRAY, 0,36
Burtonville, pour ses bois, 26,57

(AEL, Fonds français, 1816. Document du 7 floréal 13, extrait du rôIe foncier de la commune de Vielsalm. Les nombres sont en francs et centimes; ils sont ceux du montant de contribution foncière)



1809, 4 septembre.

HANZEN Jean, 54 ans
COLLIN Nicolas, 51
BONTEMS Jean Barthélemi, 22
DEROCHETTE Guillaume, 49
HOURY Jean-Henri, 29
COMTE Gérard, 54
BERGER Pascal, 34
SERVAIS Aubin, 59
SCHMITZ Michel, 46
BONTEMPS Gengoux, 48
JEUNEJEAN Nicolas, 46
THOMAS Mathieu, 39
CAhay Paul, 59 ans
GABRIEL Godfroid
GABRIEL Joseph
COMTE Joseph, 32
COMTE Jean-françois, 36
COMTE Jean, 26
SCHMITZ Jean, 34
LESAINT Jean-Joseph, 22
ISRAEL Guillaume , 52
BODEUX Eustache, 45
GENGOUX Jean-Joseph, 35
RENARD Henri-Joseph, 46

(AEL, Fonds français, 426)

Conseillers communaux :

Ont été conseillers de la commune de Vielsalm :
FREDRICH Jean-Hubert. De 1840 à son décès, le 27 septembre 1871, à 71 ans.
CLOTUCHE Louis. Né le 22 février 1843. Conseiller en 1876, puis réélu jusqu'à son décès le 16 octobre 1898. Echevin nommé par arrêté royal du 28 juin 1881.
DEROCHETTE Jean-Servais. Né le 24 novembre 1868. Succéda à CLOTUCHE, puis réélu en 1903.
RINCK Camille. Né le 12 juillet 1860. Elu le 15 octobre 1911.
COMTE Théophile. Né en 1879.

5. La chapelle.

Une première chapelle a été construite vers 1703.

(D. GUILLAUME, L'archidiaconé d'Ardenne, 1913. - Et notes de l'abbé Cél. GUILLAUME)

Son emplacement, le même que celui de l'édifice actuel, était contigu à la propriété de l"ancienne famille CUELIER, celle-ci fort aisée, et le premier desservant de la chapelle fut le fils Pierre CUVELIER. On peut dès lors, raisonnablement penser, de ces faits, que c'est la famille Cuvelier qui a cédé cet emplacement pour la construction de l'édifice religieux, à quelques pas de sa demeure.

(AC Vielsalm, Plans cadastraux)

Monseigneur LIBOY, évêque de Liège, vint la consacrer en 1714.

(D. GUILLAUME, L'archidiaconé d'Ardenne, 1913)

Elle a été démolie en 1878, pour permettre l'édification d'une nouvelle chapelle; la première avait donc vécu 175 ans. Moins grande en longueur, mais aussi large et haute à l'intérieur que la chapelle actuelle, elle avait un porche extérieur qui en garantissait l'entrée contre pluie et vent.
En 1878, devenue défectueuse, sans doute, elle fit place à une nouvelle construction. Pendant les travaux s'y rapportant, les offices eurent lieu dans la grange du presbytère, les hommes étant perchés sur le fenil, les femmes occupant l'aire. On y avait transporté l'autel d'aujourd'hui, mais sans son couronnement, de même que les bancs, des statues, et le banc de communion, qui servait de balustrade au fenil pour empêcher de tomber. L·unique cloche de la chapelle avait été suspendue à une branche de cerisier où on la mettait en branle pour lui permettre de remplir son office

(Souvenirs recueillis auprès de personnes âgées, et notes de Cél. GUILLAUME)

La nouvelle chapelle, l'actuelle, ne manque pas de beauté, étant bien proportionnée, de style dans toutes ses parties. Les murs sont en pierre d'arkose, extraite des environs , au lieu-dit « Les fosses » ; les encadrements des fenêtres et des portes sont en pierre blanche de France. Malheureusement, on ignore le nom de l'architecte : créateur des plans de l'édifice.
Le meuble le plus intéressant de la chapelle en est le magnifique autel. C'est l'autel de la première chapelle. Il est du maître-menuisier Thomas SCOLLE, de Saint-Vith.

(AELUX, requêtes au Conseil provincial, liasse 215. SHOLL effectua ces ouvrages à la demande de Jean CUVELIER, de Burtonville (requête du 4 mai 1720)).


Un tableau de bonne facture, représentant la résurrection du Christ, figure entre les colonnes à chapiteaux corinthiens surmontant la table d'autel.
Dans l'entablement de l’autel, une statue en bois, de saint Fiacre, patron de la chapelle. De chaque côté de l'autel, surmontant les portes de la sacristie, une statue de saint François d'Assise, du côté de l'Epître, et une statue de saint Ignace du côté de l'Evangile ; ces deux saints étant les patrons secondaires de la chapelle.
Autres statue s: dans le chœur, de Notre-Dame de Lourdes, et du Sacré-Cœur ; puis, à d'autres endroits, de saint Joseph, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, saint Monon, et saint Donat.
L'Agneau symbolique de l'Apocalypse en cuivre doré, qui se trouve sur le devant de l'autel, y a été placé par l'abbé FRAITURE.
Le chemin de croix a été donné par la famille DHAENENS, de Saint-Nicolas-Waes, laquelle a des propriétés dans le voisinage.
Il a été bénit le 19 novembre 1911 par l'abbé HALLET, curé-doyen de Vielsalm.
Les cloches. une vient de la première chapelle. La seconde, « Marie », qui donne le mi-bémol, en haut, est une ancienne cloche de Ville-du-Bois et a été rachetée en 1884 quand on renouvela le clocher de Ville-du-Bois.

En 1930, l'autel de la chapelle et même la chapelle faillirent être la proie des flammes, par suite d'une imprudence des enfants de chœur. La partie endommagée de l'autel fut restaurée dans d'excellentes conditions par les frères Alfred et Louis OCTAVE, de Burtonville.


Les desservants de la chapelle.

Voici quels ont été les prêtres vicaires de résidence à Burtonville, et connus :

- CUVELIER Pierre, né en 1650 à Burtonville, fils de Henri et Catherine. Vicaire jusqu’à son décès le 7 octobre 1722.
- GERARDY Georges, cité en 1724.
- LATOUR Jean-François. 1735-1738.
- BILLIARD Nicolas. Cité en 1754. le 11 novembre 1754, signe le testament de Guillaume BAPTISTE de Neuville. (CS 1749-1763/316)
- COMTE Servais, cité au dénombrement de population de 1766. Né le 25 avril 1719, fils de Henri et de Catherine. Décédé le 26 juillet 1782 à Vielsalm.
- ISRAEL Jean-Henri, de Burtonville. Né le 7 janvier 1726, fils de Guillaume et d’Anne-Marie ENGLEBERT. Décédé le 5 août 1793.
- RAPHAEL Jean-Baptiste, de Vielsalm. Né le 1er septembre 1731, fils de Jean et de Barbe-Catherine. Décédé le 23 décembre 1802.
- BREYRE. Cité en 1804.
- MICHEL Bertrand-Joseph, de Neuville. Baptisé le 28 janvier 1755. Fils de Bertrand, et Jeanne-Thérèse DAIROMONT. Cité en 1804 et 1807. Décédé le 22 octobre 1807.
- GOFFINET Henri-Joseph, de Dochamps. Né en 1820. A Burtonville à partir de 1845.

La présence d’un vicaire à Burtonville a été interrompue à plus d’une reprise, notamment de 1880 à 1910.

- RASKIN. Jusqu’en 1880. Retraité à Soy-Fisenne.
- BAUREK Jean-Marie. Du 4 novembre 1910 à 1912. Né à Les Bulles. Parti à Gomery.
- AUBRY Alphonse. Né à Moircy le 28 octobre 1886. Décédé à Resteigne le 11 janvier 1973. A Burtonville de 1912 à fin 1918, puis curé à Neuville.
- SELECK Nicolas. Né à Odeigne. A Burtonville en 1924, parti à Chêne-al-Pierre.
- VERDAY Hubert. Né à Harre le 28 janvier 1893. Ordonné le 26 mars 1921. A Burtonville en 1924, puis à Courtil-Bovigny en 1925. Décédé à Moscou (URSS) le 3 septembre 1977.
- FRAITURE Servais. De Goronne. Parti à Rogery.
- GUILLAUME Célestin. Né à Courtil-Bovigny le 15 janvier 1868. A Burtonville de 1931 à son décès le 28 décembre 1944, à 9 h. du matin. Enterré à Courtil, mais d’abord en son potager, au cours de l’offensive des Ardennes.


6. Le presbytère.

La première chapelle, de 1703, occupait l’emplacement de la chapelle actuelle, et orientée comme elle.
(Notes de l’abbé Célestin GUILLAUME)

A côté, vers le Sud, était une maison vicariale ; vrasemblablement pour le moins aussi âgée que la chapelle, elle fut démolie en même temps que celle-ci, en vue de la construction d’une nouvelle chapelle en 1878.

(Plans cadastraux de la commune de Vielsalm)

toutefois, peu auparavant, le desservant local avait pu disposer d’une autre maison vicariale, nouvellement construite, et certainement plus confortable.

Celle-ci était le résultat d’une donation à la Fabrique d’église, par Henri-Joseph BONTEMPS, originaire de Burtonville, curé de Xhoris, et selon son testament du 2 octobre 1871.

(Acte notaire LEURQUIN, de Liège. Donation approuvée par arrêté royal du 20 avril 1873, et comportant d’autres biens immobliliers que la maison vicariale, et à charge de célébration de messes (RP Vielsalm). Henri-Joseph BONTEMPS était né à Burtonville le 28 février 1796. Etait fils de Barthélemy BONTEMPS et Marie-Catherine HOURY.)

Avant la destruction du premier presbytère et lors de la construction de la chapelle actuelle, on célébra les offices durant quelque temps, dans la grange, les hommes perchés sur le fenil, les femmes occupant l’aire.

Comme on peut le constater actuellement encore, le presbytère actuel, tout en restant proche de la chapelle, s’en écarte toutefois un peu ; il n’a donc pas été construit sur l’emplacement de l’ancien.

Après le décès de l’abbé Célestin GUILLAUME, dernier desservant, le 28 décembre 1944, le bâtiment est resté longtemps inoccupé, ayant d’ailleurs été endommagé lors de l’Offensive des Ardennes, puis, finalement, il a été vendu publiquement avec le terrain d’aisance, le 10 novembre 1972, pour 365 000 frs., à Mr. CHOQUE.

7. Deux anciennes fermes importantes.

Deux groupes de bâtiments importants d’exploitation agricole sont à remarquer à Burtonville : celui qu’occupe la famille BAILLY, et celui de la ferme ANTOINE.

Le premier montre, sur le mur longeant le chemin, une pierre portant la date de 1765.

En 1766, y habite « Jean Jeune Jean senior, marchand ». Il est, à ce moment, propriétaire d’un bien important. Originaire de Ville-du-Bois, né le 18 mars 1709 (fils de Paul et Anne REMACLE), il a épousé, le 3 août 1738, Marie-Catherine COMTE, de Burtonville, originaire d’une autre maison de Burtonville (née le 21.2.1712, fille de Jean, et Catherine CUVELIER). D’autre part, la date de 1765 figure en évidence sur une pierre du bâtiment. Ces faits permettent d’en déduire, sans doute, que JEUNEJEAN aura été le constructeur du bâtiment et peut-être sur un bien de la famille COMTE.

(AEA, Cadastre de Marie-Thérèse, tabelle 11 de Burtonville)

Après lui (décédé le 5 mars 1777), selon des souvenirs de famille et des sources documentaires, le bien est resté longtemps dans sa descendance. D’abord lui a succédé son fils prénommé Jean également (1739 – 1819), marié le 21.11.1764 à Marie-Catherine MIGEAL, puis le fils de ceux-ci, Jean-Nicolas (1765 – 1830), époux de Elisabeth SCHNEIDERS ; puis les deux filles de ces derniers, qui se partagèrent l’immeuble pour en faire deux demeures : Anne-Catherine (épouse de François-Joseph DANTINE), et Marie-Catherine (épouse de Jean-Hubert FREDRICH).

La part d’Anne-Catherine a été vendue par les enfants de la propriétaire, le 28 janvier 1845, ce à Jean-Aubin MICHEL, de Stavelot, pour 4 660 frs, puis est passée plus tard en d’autres mains.

(Acte du notaire DENIS, Vielsalm)

la part de Marie-Catherine, la principale, est restée dans sa descendance jusqu’aux environs de 1950, et a été achetée par l’occupant actuel, BAILLY Jacques-Joseph, auparavant à Christine PONCELET.

L’autre bâtiment important de Burtonville est celui qu’occupe actuellement le fermier ANTOINE, locataire.

Au début du XVIIe siècle, s’établirent, à Burtonville, les frères Servais et Henri CUVELIER, originaires de Ville-du-Bois, nés respectivement en 1610 et 1613. (Ils ont respectivement 45 et 42 ans en 1655 (AEA, Hommes capables de porter les armes).
Défricheurs et travailleurs, sans doute, ils arrivèrent à constituer un bien immobilier d’importance, effectuant même la fabrication et le transport de « potasse ».

(AEA, Dénombrement de 1656)

Petits-enfants de Servais, et enfants de Jean et Catherine, Jean (1668 – 1742), Catherine (1666 – 1749) et Eve ( 1679 – 1743) se partagèrent la succession de leurs parents en 1713.

(AELUX, Cons. prov. Requête du 4.2.1719, liasse 211)

Catherine, épouse CORNESSE, de Stavelot, eut la moitié des biens, et le reste finit par aller à Eve, puis de celle-ci, célibataire, à son filleul Nicolas-Jacques CORNESSE (né en 1706) de Stavelot, puis à un fils de ce dernier, c’est-à-dire Nicolas-Denis CORNESSE.

En 1766, la propriété CORNESSE à Burtonville comprenait notamment environ 15 hectares de terres labourables et 12 de prairies. Elle était louée à un censier pour 130 écus annuels.

(AEA, Cadastre de Marie-Thérèse, tabelle 15 de Burtonville)

Le 10 avril 1810, Nicolas CORNESSE était encore propriétaire à Burtonville, puisque à cette date il est repris comme tel à une liste de contribuables de Burtonville, et avec sa cote d’imposition qui était la plus forte de celles qui frappaient les habitants de Burtonville.

(AEL, Fonds français, liasse 1191)

Vers 1820, acheta le bien Jean-Baptiste BURNAY, de Courtil-Bovigny, mais établi à Lisbonne (Portugal). Son beau-père, Mathieu BEAUPAIN, de Cierreux, assurait la gérance du bien., le louant, le 2 novembre 1823, à Godefrin MARQUET, de Rogery, pour 219,24 florins annuels. Bail renouvelé le 16 janvier 1833, moyennant 464 frs. Par an.

(Acte notaire Pierre-Joseph JACQUES, Vielsalm)

En 1835, apparaît Charles NIELLON, général français retraité à Bruxelles. Il loue la ferme pour trois ans, à raison de 600 frs. Par an. Le 24 décembre 1836, il achète le bien pour 21 164 frs. Fin 1840 déjà, la propriété de NIELLON était à vendre, par expropriation forcée.

(Journal L’écho du Luxembourg, du 2 décembre 1840, qui donne le détail des immeubles à vendre)

Acheteur : Toussaint-Joseph LAMBERT, de Hourt-Grand-Halleux, ingénieur à Gand.

(On le retrouve comme propriétaire à L’Atlas des chemins vicinaux, de Vielsalm, de 1844 (au secr. Comm. de Vielsalm))

Nouvelle vente en 1862, ce à Théodore PETY de THOSEE, président de la Cour d’appel de Liège ; il dirigeait alors lui-même, durant quelque temps, l’exploitation de la ferme.

(Archives du cadastre, Vielsalm)

En 1871, devient propriétaire, Adèle, fille de Th. PETY de THOSEE, épouse Adolphe MAILLET, d’Avenailles, et décédée en 1879. Montant de la vente : 55 000 frs.

A. MAILLET-PETY étant décédé en 1879, la propriété passe à sa fille Catherine-Julia, chanoinesse au monastère de Berlaymont. Le 25 mars 1889, cette dernière vend le bien, pour 55 000 frs. A Marie-Catherine ARRASSE (1838 – 1897), épouse TOUBON Jean-François, de Menil-Arbrefontaine.

(Archives de l’Enregistrement, Vielsalm)

La descendance de M.C. ARRASSE est toujours, actuellement, propriétaire du bien, en la personne de Mme DUSSART-GEORIS, de Vielsalm.

N.B. Sur cet immeuble, voir aussi G. REMACLE, Les destinées d’une vieille ferme, à Burtonville, dans Ardenne et Famenne, 1966, n°4.

8. Petites industries.

Le recensement des manufactures en Luxembourg, de 1766, note la présence à Burtonville d’une fabrique de potasschen (à l’aide de cendres de bois), depuis 1756.

Une seule personne, mais dont on ignore le nom, s’en occupait.

La production en était de 25 000 livres, annuellement, évaluée à 420 florins ; elle s’écoulait en Brabant, en Flandre, par transporteurs et attelages.

(AGR, Conseil des Finances, n°6439)


Brasserie. Les souvenirs ont rappelé la présence, près de la ferme ANTOINE actuelle, d’un petit bâtiment pourvu d’un ancien matériel de brasserie.
De fait, Jean CUVELIER, qui habitait l’endroit à ce moment, à fourni, en février 1687, « une tonne de bière » au curé de Salm, pour paiement à l’occasion d’un décès, de « Henri le Houri » de Burtonville.

(RP Salm, décès)

Tannerie. Le recensement des manufactures, de 1766, signale l’existence à Burtonville, depuis 1753, d’une petite tannerie, dépendant du propriétaire à ce moment – c’est-à-dire Nicolas CORNESSE, de Stavelot – de la ferme ANTOINE actuelle.

(AGR, Conseil des Finances, n°6439)

En fait, selon des documents de l’époque et certains souvenirs, le travail des cuirs, qui avait besoin d’eau, se faisait à Beaufays en des bâtiments aujourd’hui démolis et que nous avons encore vus, près de la maison TALBOT.

En 1766, la tannerie occupait 16 cuves, et tannait annuellement 6 000 livres de cuir à semelles, évaluées à 3 000 florins. Les cuirs finis étaient entreposés à Burtonville même, dans un bâtiment qui subsiste encore, en face de la ferme ANTOINE ; et, dit le document de 1766, le débit s’en faisait « partie à Francfort et partie en France » ; le transport vers ces endroits devait se faire nécessairement par attelage de chevaux.

Un moulin à tan, à moudre les écorces de chênes, se trouvait en amont de la tannerie, et depuis 1753 également. Il payait annuellement 2 florins 2 sols au comte de Salm pour le coup d’eau .
(D’après notamment document AGR, Conseil des Finances, n°6.139)

A la fin du siècle suivant, le petit bâtiment de ce moulin a été agrandi et transformé en maison d’habitation. La mouture des écorces s’est alors effectuée près de la tannerie, l’établissement d’un moulin à tan y ayant été autorisée par le Conseil communal le 22 avril 1889.

Vers 1815, la famille CORNESSE vendit ses biens de Burtonville et environs à Jean-Baptiste BURNAY, de Bovigny, gendre de Mathieu BEAUPAIN qui, de Burtonville, venait de s’établir à Cierreux. Pau après, l’existence d’une tannerie, sous le nom « d’usine » est bien signalée à Beaufays en 1839 déjà, et appartenant à la famille BEAUPAIN ; celle-ci l’exploitait encore en 1917, mais elle cessera son activité peu après.

(Des fournitures d’écorces de chêne pour fabrication de tan ont encore été effectuées en 1917 par des personnes de Ville-du-Bois et que nous avons vues travailler à l’écorçage des chênes. La tannerie payait les écorces à 11 frs les 100 kgs, à ce moment-là. Le dernier ouvrier tanneur à Beaufays a été Henri-Joseph REMACLE (né en 1859) de Ville-du-Bois.)

Les environs de Burtonville, à l’Est et au Sud, et jusque dans la partie boisée vers Beaufays, sont parsemés d’une quantité de blocs d’arkose.

Parmi eux, nous avons découvert un grand nombre, plus de septante, de meules de moulin circulaires, en arkose, à différents degrés d’achèvement, ainsi que bien des déchets du travail de taille de pierres qui ont été probablement enlevées après achèvement. Vu leur type et leurs dimensions, ces pierres ne peuvent que se rapporter à une industrie des premiers siècles de notre ère.

Dans la même région, nous avons trouvé également, gisant sur le sol, quelques petites meules ovoïdes, de même nature, et de type préhistorique.

(Cfr. G. REMACLE, Les meules en arkose de la région de Salm, dans Ardenne et Famenne, 1960)

Les hommes qui ont taillé ces pierres, en quantité, devaient certainement avoir leur habitation non loin de leur travail. Etait-ce, du moins partiellement, au site devenu Burtonville ? On l’ignore.

La fabrication de « potasse » (potaschen) a aussi occupé autrefois quelques personnes de Burtonville.

Il s’agit d’un produit provenant de cendres de bois, dont le lessivage donne ces carbonates impurs, utilisés en savonnerie, chamoisage des peaux, blanchiment, etc.

Le dénombrement de 1656 note que « Servais Couvelier » de Burtonville est « faiseur de potasse ».

(AELUX)

En 1766, le rencensement des manufactures au comté de Salm note aussi, pour Burtonville, la fabrication de potaschen, depuis 1756, pour une quantité de 2 500 livres évaluées à 420 florins, et que le débit de ce produit s’en faisait en Brabant et en Flandre.

(AGR, Conseil des Finances, n°6.139)

Nous avons vu, venus de familles de Burtonville, plusieurs blocs de pierre dite « de Prüm », de nature sableuse, creusés en forme de réservoirs et qui, de tradition, servaient de dépôt pour la potaschen ; le plus grand portait la date de 1763.

9. L’enseignement.

C’est à partir de l’application de la loi scolaire du 23 septembre 1842 que Burtonville comporta une école primaire publique ; l’administration communale de Vielsalm la créa à ce moment, ainsi qu’en d’autres sections de la commune. Auparavant, l’école la plus proche de Burtonville était à Neuville, créée par l’Administration communale de Vielsalm pour Neuville et Burtonville, à partir du 1 décembre 1828.

Instituteur désigné : MICHEL Henri-Joseph, de Neuville (né le 4 octobre 1799), au traitement mensuel de 92 florins (environ 190 francs) dont il fallait déduire 10,97 florins pour bois de chauffage de l’école.

L’école devait se tenir à partir du 1er décembre (plus tard, à partir du 15 novembre) et jusqu’au 30 juin de l’année suivante. En été, les enfants qui le désiraient, pouvaient alors fréquenter l’école de Vielsalm qui, elle, était permanente sauf en septembre.

L’application de la loi organique de l’enseignement primaire, du 23 septembre 1842, modifia sans doute quelque peu la tenue de l’école. Comme dans les autres sections de la commune, il y eut désormais à Burtonville une école primaire permanente, et communale. Elle était mixte, et tenue par un instituteur.

Voici le nom des membres du personnel enseignant de Burtonville :

- COUTURIER Antoine, de Tavigny. Epousa, en 1846, 13 juillet, Marie-Thérèse SCHMITZ, de Burtonville, et devait donc, à ce moment, résider à Burtonville depuis quelque temps déjà. Démissionna en 1848, à l’âge de 24 ans.
- COLLIN Jean-Félix, de Tavigny. Né le 20 décembre 1824. Nommé le 28 février 1848. En fonctions jusqu’à septembre 1882. Avant sa nomination, il exerçait déjà depuis trois mois, ses fonctions, provisoirement. Epousa Catherine-Joseph GABRIEL, de Burtonville, le 10 octobre 1849.
- SERVAIS Jean-François-Adolphe, de Rettigny. Nomé le 15 septembre 1882. En fonctions jusqu’à fin 1903. Décédé à Petit-Thier.
- SERVAIS Gustave. Fils du précédent. Nommé le 18 février 1906. En fonctions à Burtonville jusqu’à 1920. En fonctions temporaire au début de 1905. Parti pour Géromont-Malmedy.
- SANTKIN Léopold, de Bèche. Nommé le 27 mars 1920. Démissionna en 1923, et nommé à Bèche le 1 juin 1923.
- GERARD Gabrielle, de Wanne. Intérimaire désignée le 7 juillet 1923.
- MALCHAIRE Firmin, de Neuville. Nommé le 20 octobre 1923. Transféré à Ville-du-Bois en 1937, l’école de Burtonvile étant supprimée.

La maison d’école a été bâtie vers 1850. Auparavant, et durant quelque temps, l’ancienne maison vicariale a servi d’école, ont rapporté des souvenirs de personnes âgées.

Le 18 janvier 1848, les habitants de Burtonville désirant faire construire une salle d’école et à leurs frais, demandèrent à l’administration communale de Vielsalm de pouvoir exploiter, au profit de la dite salle d’école, la coupe ordinaire de bruyères de 1847 se trouvant dans le Grand-Bois, sur la parcelle de la section, cette coupe n’ayant pas été exploitée.

(Les notes qui précèdent sont basées notamment sur des donées des archives communales de Vielsalm, et sur des informations recueillies par nous auprès de personnes âgées de Burtonville à l’époque, dont notamment l’abbé Cél. GUILLAUME, vicaire de l’endroit.)

10. Faits divers.

En 1766, le bétail agricole de Burtonville comportait, pour les 19 ménages de la localité : 20 chevaux, 124 bêtes à cornes, 240 moutons, 18 porcs.

(AGR. Comité pour le dénombrement du Luxembourg, n°86)

Après la construction de la voie du chemin de fer Saint-Vith-Vielsalm, en service actif de 1917 à 1940, une gare exista entre Burtonville et Beaufays, et dénommée de « Burtonville ».

Après la suppression du trafic ferroviaire, à partir du 10 mai 1940, des ponts sur la voie ayant été détruits ce jour, peu à peu les déprédations au bâtiment de la gare ont fini pa la démolir.

En février 1906, des voleurs s’étant introduits en la chapelle de Burtonville, ils y enlevèrent le contenu des troncs, comme ils le firent également à Neuville.

(Journal « L’Organe de Vielsalm », 11 février 1906)

Au cours de difficultés religieuses de la fin du XVIIIe siècle, sous le régime français, un prêtre, parent de la famille se cacha en la maison de Jean-Nicolas JEUNEJEAN, actuellement maison BAILLY. Il y occupait une pièce, fermée, dont l’accès était interdit aux serviteurs de la maison.
Mais une servante, curieuse, regarda par le trou de la serrure et vit, étonnée, le « priesse » lisant son bréviaire. Elle ne résista pas à l’envie de divulguer la chose ; le prêtre dut alors chercher une autre résidence.

Il s’agit vraisemblablement de l’abbé Jonas SCHNEIDERS, ou Jean-Jacques GRITTEN, respectivement cousin et oncle d’Elisabeth SCHNEIDERS, épouse de Jean-Nicolas JEUNEJEAN.

(Souvenirs de famille)

Des traces d’une maison subsistent au Sud de Burtonville, dans le bois des « Bouchons ». Aucun recensement n’en fait mention.

On peut penser qu’il s’agit de la demeure des « Jean des Buissons » et « Léonard des Buissons » son père, signalée plusieurs fois au début du XVIe siècle aux registres de la Cour de Salm.

(AESTH, Cour de Salm)

Le 19 février 1844, Jean-Hubert FREDRICH, de Burtonville, acheta, à Nicolas ENGLEBERT, cet endroit, « place d’un vieux bâtiment avec les décombres, ainsi que les terrains y annexés d’une contenance d’environ onze ares, pour le prix de vingt francs ».

(Acte notaire DENIS, Vielsalm)

Au début de 1905, une société d’agrément se constitua à Burtonville, sous le nom de « L’aurore ».
(Organe de Vielsalm, 15 janvier 1905)

Elle a fêté joyeusement son cinquantième anniversaire en juin 1956.
(Pays de Salm, 3 juin 1956)

Le canton de Saint-Vith, auparavant était du duché de Luxembourg, ayant été annexé à l’Allemagne après 1815, un service de douanes fut établi à la nouvelle frontière.

C’est ainsi que, plus tard, un poste de douaniers exista à Burtonville. Voici quelques noms d’agents de ce poste :

En 1846 :

LEPORCQ Isidore-Joseph, 36 ans, né à Pesches le 13.6.1816.
COUNSON François-Joseph, 37 ans. Entré en 1845. Né à Vaux de Bodeux en 1809.
RAULET Jean-Baptiste, 35 ans. De 1844 à 1848. Né à Saite-Cécile en 1809.
DESOIS Théophile, 36 ans. De 1836 à 1867. Né à Sart-la-Buissière le 22.9.1819.
DUBUISSON Henri-Joseph, 45 ans. De 1843 à 1848. Né à Bonsin.
GUILLAUME François-Alexandre, 32 ans. En 1842. Né à Chantemelle en 1810.

(Registre de population de Vielsalm)

Plus tard, on relève d’autres noms :

BIOT Hubert. Etait à Burtonville en 1893.
FOGUENNE Emile, en 1900.
MACHUROT Léopold, 1901.
PETIFRERE Gustave, 1903.
CHWINNEN Jean-Pierre, 1905.
LAMBERT Jules, 1908.
ROBERT Nicolas-Joseph. 1908.
SEVRIN Alphonse, 1911.
LACHENAL François, 1911.
NEYENS Joseph, 1914.
WINKIN Camille, 1915.
DERNIVOY Aimé, 1917.
KOOP Henri-Joseph, 1920.
HUBERT Alphonse, 1923.

Après la guerre de 1914-1918 et le déplacement de la frontière à l’Est, le poste de douaniers de Burtonville a été supprimé.

(Registre de fréquentation scolaire de Burtonville, qui donne le nom des parents dont les enfants fréquentaient l’école du lieu)

11. Les noms de lieux.

Beurtonvèye
O mayârt sârt
O grand prî
Drî lès rowales
O pachis
O l’acin
O l’raspaye
O l’bayâde
Divant l’bwès
Drî mon blâse
Tchan mitchî
Vôye dès grands prîs
Prî Dumont
Ozès longs sârts
Dizo l’fayi
O l’fagne
A bwès Vincent
Tère do sègneûr
Noû tchan
Dizo lès hèsses
Prî r’bâ
A mon Yanne
Ozès èreus
Prî Bosquèye
Vôye di Saint-Vé
Vôye di C’mansteur
Vôye di Rodj’rî
A laguès’prï
Drî lès rowales
O pachis
A mo Mitchî
Tchan grand Henri
Tchan dès cènes
A l crû tchan Pîre
Tchan Maintelette
A sainfoin
Prî do maire
Azès trôs d’sâvion

(D’après le langage local)


Gaston REMACLE

samedi 12 septembre 2009

Petite histoire de l'enseignement à Vielsalm.



(publié dans Excelsior 1956-57, 3e trim. et dans L’Annonce de Vielsalm, le 30 juin 1957)

Vielsalm compte plusieurs écoles. Nous sommes tellement habitués à les voir qu’on leur suppose aisément une existence longue et calme, et un aspect identique à celui d’aujourd'hui.
Pourtant il y a eu là, ainsi qu'on a pu le dire de bien de nos écoles rurales, « quelque chose comme une épopée non écrite de l’instruction ». Effort toujours repris, on va le voir, et toujours amplifié.
Jusqu'en 1824, il n’y eut à Vielsalm aucune école du genre de celles que nous connaissons à l'heure présente. Et jusqu’à cette date aussi, les pouvoirs publics ne se soucièrent pas d'y organiser un enseignement.
Autour du clocher paroissial; pourtant, se tenait depuis longtemps une école élémentaire.
Pendant plusieurs siècles, Vielsalm avait eu le privilège d'être le centre vital de l'ancienne paroisse de Salm, allant de Cierreux à Goronne et de Commanster à Ennal. Or, au diocèse de Liège dont nous faisions partie jusqu' en 1842, les statuts archidiaconaux, qui remontaient au moins au XIIe siècle, invitaient les curés à établir une école près de leur église; école tenue le plus souvent par le curé même ou un vicaire écolâtre.
De la sorte, il y eut, à Vielsalm, une école vicariale.
Depuis quand ? Avant le dix-septième siècle, aucune trace à notre connaissance. Vielsalm, d’ailleurs, ne comptait que 8 ménages en 1501, 13 en 1561, 20 en 1611. L’existence d’une école suppose un groupement humain un peu important.
Mais, vers 1650, une école paroissiale fonctionne à Vielsalm, et depuis quelque temps déjà. Modeste, sans doute, réelle toutefois. Nous le savons par le fait que des personnes de l’époque simples paysans, savaient mettre la main à la plume, témoignant d’une belle calligraphie et d’une orthographe enviable.
Quel était son programme d’enseignement ? Assez simple assurément, d'autant plus que la période d’écolage ne comportait que les mois d’hiver. On se bornait à la lecture, un peu d’écriture et de calcul, et le catéchisme: le nécessaire pour savoir traiter ses affaires d'argent, de coeur et de conscience.

Encore y avait-il des élèves « écrivants », et des « non écrivants », la redevance à payer au maître variant selon l’un ou l’autre cas : une plaquette (environ 29 centimes) vers 1750, de chaque enfant non écrivant, et le double (un escalin), de ceux qui apprenaient a écrire, outre le chauffage.

L école avait-elle du succès? On peut l'affirmer. Elle rencontrait un intense désir du savoir. Ainsi, vers 1805, par exemple, bien que payante et de fréquentation libre, elle comptait près d'une centaine d élèves inscrits.
Ce désir était d'ailleurs celui de toute la région. L'école de Vielsalm recevait des élèves de toutes les localités voisines. Pourtant, dès que celles-ci le pouvaient, elles constituaient chez elles une école semblable à celle de Vielsalm : « Nos enfants grandissent dans une ignorance terrible », disait une requête des habitants de Neuville en 1807, « car nous ne pouvons les envoyer à l’école de Vielsalm qu’à l’âge de dix ans au moins et quel progrès pourraient-ils faire dans cette école où il y a quelquefois près de cent enfants rassemblés sous un seul maître.
Identique souhait exprimé par les autres localités de la paroisse de Salm même depuis longtemps déjà :à Ville-du-Bois en 1766, à Commanster en 1751, à Burtonville et Petit-Thier en 1704, à Goronne, le désir d’avoir un vicaire à demeure s’appuyait notamment sur le besoin d'une école tenue « exactement », surtout pendant l'hiver; les documents de l’époque témoignent de ces faits.

Ce régime dura jusqu'en 1824.
Nous faisions alors partie du Grand-Duché de Luxembourg. Le roi grand-duc Guillaume encourageait vivement 19instruction publique dans le Luxembourg. Selon son désir, une commission d'encouragement fut institué en 1819 pour réagir contre la négligence et l’incurie des autorités locales en matière d’enseignement. Une école modèle fut créée en 1818 à Luxembourg, destinée à former des instituteurs capables. A Luxembourg également, un
cours de pédagogie fut ouvert durant les mois d’été ; en 1820, déjà 172 instituteurs avaient répondu à l'invitation. Aux États Généraux des Pays-Bas, du 12 juin 1820, le ministre de l’Instruction Publique déclara solennellement que les mesures prises dans le Luxembourg sous le rapport de 1’instruction méritaient « d'être citées avec distinction ».


Des circulaires du 16 avril 1822 et du 11 octobre 1823 donnèrent aux bourgmestres du Grand-Duché des conseils pour l’organisation d’un enseignement primaire.
La commune de Vielsalm, sans revenu pourtant répondit à l’appel. Le 19 décembre 1823, le Conseil communal décida d’intervenir pour la tenue d'une école primaire permanente, à partir du 1er janvier 1824. Instituteur désigné : Henri-Michel PIERROT, originaire du sud de 1a province ; il serai t rétribué par les parents des élèves. En même temps, le Conseil allouait 15 florins (1 florin valait 2,116 fr.) pour la confection de bancs qui manquaient totalement.
L'élan était donné. bien que l’instituteur PIERROT ait quitté Vielsalm peu après.
Le 2 juin 1828, un règlement imposait, cette fois, aux communes du Grand-Duché, la création d’au moins une école primaire. A Vielsalm, on décida de la tenir à partir du 1er décembre 1828. Instituteur désigné: Jean-Bernard LAMBERTY, de Vielsalm, sorti de 1’école modèle de Luxembourg. En même temps, le Conseil communal décidait l’organisation d’une école temporaire dans cinq autres localités de la commune.
En 1849, on commença de construire. Ce nouveau bâtiment a résista jusqu'en 1953. L’école des garçons en occupa une des salles ; les garçons d’abord jusqu’à 1900, puis les filles et l’école gardienne jusqu'au 10 mai 1940.
En 1899, après l’achat par la commune du parc communal actuel, fut édifiée une nouvelle salle d'école ; ce bâtiment, agrandi à diverses reprises est devenu l'École moyenne de l’Etat actuelle.

L’application de la loi organique sur l’enseignement primaire du 23 septembre 1842 modifia quelque peu la tenue de l'école.
Il y eut désormais une école permanente dans toutes les localités de la commune ( sauf Rencheux, Priesmont et La Comté) qui n’envoyèrent plus leurs enfant à l’école de Vielsalm.

C’ est à partir de ce moment aussi et pendant une vingtaine d années, que la rétribution mensuelle à payer par les élèves non indigents fut fixée à 0,75 fr., pour les « commençants » et à 1,25 fr., pour les « grammairiens ».

Jusqu'alors, l'école était restée mixte. La population de la localité, avec Rencheux et Priesmont, augmentait pourtant. Il y avait 105 élèves inscrits en 1862.
Le Conseil communal s inquiétait de cette affluence, en regrettant un manque de ressources suffisantes pour créer une école de filles, construire une seconde salle d’école, et un logement pour le personnel enseignant.

Mais en 1862, des Religieuses de la Providence vinrent s’installer à Vielsalm. Elles y commencèrent une école primaire pour filles et une école gardienne, ce dans le bâtiment occupé actuellement encore par les écoles libres place Paulin MOXHET.
Toutes les filles quittèrent l’école mixte pour l’école nouvelle des Religieuses. Il y eut ainsi, vers 1870, 60 filles à l'école primaire et 40 enfants à l école gardienne.
Dans ces circonstances le Conseil communal jugea que la création d’une nouvelle école communale, pour filles, ne rencontrerait « qu’un blâme général » , et il accorda, à plusieurs reprises, un subside à l’école des filles.
Sauf une petite interruption, en 1909 et 1910, l’école libre des filles a occupé le même bâtiment jusqu’à nos jours.






La mise en application de la loi scolaire du 10 juillet 1879 vint provoquer, dans le régime scolaire de Vielsalm, de nouvelles modifications.
D’une part, création d’une école libre de garçons, à partir de fin 1879. Elle se tiendra, jusqu’en 1919, dans le bâtiment occupé aujourd’hui par Ch. LEGROS, rue du Général JACQUES, en face du Cercle catholique. Après 1919, elle rejoindra le bâtiment des écoles libre actuelles.

D’autre part, création, pour la rentrée scolaire de 1879, d'une école communale de filles puis, en 1880, d’une école gardienne communale. Les locaux manquaient totalement, néanmoins, pour les abriter et, pendant vingt ans, l'administration communale en aura grand soucis.

Voici un aperçu de ces graves préoccupations.
D’abord installée en la salle des séances communales, l’école nouvelle ira, en 1880, dans l’ancienne maison DENIS, voisine de la maison communale rue des Savoyards, et louée pour 600 frs. par an.
Elle y restera quelques années. Elle s’y trouvera bien mal installée, « dans un état de délabrement inouï » constate une dépêche du ministre de l’Intérieur qui intervient en novembre 1888. Vers 1889, on retrouve l'école au rez-de-chaussée de la maison dite « vieille caserne », même rue, louée pour 300 frs.

En 1892, nouveau déménagement, dans la maison Paul COLSON, en lieu dit « Le Doyard », louée 500 fr. ; bail renouvelé le 13 février 1895.
Au début de 1903 enfin, transfert dans les locaux de l'ancienne école des garçons, ceux-ci occupant désormais une nouvelle école construite (salle des douches de 1’Ecole moyenne).

Au cours de ces événements, il a été question, durant plusieurs années d’établir une école à Rencheux, et d’en construire une à Vielsalm sur un terrain qu’on ne parvenait pas à trouver.
Puis, à partir de 1883, on projeta pendant longtemps d’acheter l’immeuble appelé « Hôtel de Belle-Vue », et de l’aménager.
Après le 10 mai 1940, le bâtiment de l’école des filles ayant été ébranlé par suite de la destruction de l’église proche, l’école effectua son dernier transfert, dans les locaux neufs près de la maison communale actuelle, où elle se trouve toujours.

Citons maintenant le nom des membres du personnel enseignant de 1823 à 1920 (non compris les intérimaires) :
Ecole communale de garçons :
MM.
Henri-Michel PIERROT (1824)
Jean-Bernard LAMBERTY (1828 à 1859)
Clément MERCY (1859 à 1867)
Emile PIETTE (1867 à 1879)
Joseph-Edouard JACQMIN.
Victor MOCKEL (1886 à 1913)
Léon COLLIN.

Ecole communale de filles :
Mmes JACQMIN-DUHEM et HERMAN-GOEDERT.

Ecole communale gardienne :

Mmles RAQUET Célestine (1880 à 1886 ) ; CUVELLIEZ Marguerite (1886-1896) ; THEATE Marie (1896 à 1910) ; GOEDERS Marie ; BERTHOLET Jeanne ; MOSTENNE Alice.

Ecole libre de garçons:

MM. CULOT Calixte (1879 à 1888) ; GRIGNARD ; BERGER Albert ( 1888-1896) ; NOEL Emile (jusqu’en 1900) ; KIEFFER Joseph (1900-190) ; les religieux de la congrégation des Frères Maristes (1903-1914) - LEKEU Théophile (1914-1919) - HABARU Ferdinand et MOYSE Norbert.


Ecoles libres de filles, primaire et gardienne :

Les religieuses de la Providence, depuis 1862.

Cet enseignement primaire s’est couronné , avec le temps, d'un enseignement moyen donné dans deux établissements :

- Le Pensionnat du Sacré-Coeur, créé en 1909 et tenu par les religieuses de la Providence.



- L’Ecole moyenne de l’Etat, qui débuta en septembre 1932. Par arrêté royal du 22 décembre 1955, les écoles communales de Vielsalm ont été rattachées à l’Ecole moyenne avec effet rétroactif au 1er septembre 1955.



En 1881, il fut question d’établir une école moyen, par les soins de l'administration communale. Celle-ci, toutefois, y renonça, ayant déjà, à ce moment, huit écoles primaires et gardienne il soutenir dans la commune.

Ces quelques lignes suffiront croyons-nous, à montrer combien l'organisation de l’enseignement à Vielsalm a coûté d’ efforts et comment des initiatives constamment renouvelées et persévérantes ont fini par avoir raison de difficultés.
Efforts et initiatives, qui auraient manqué d’ardeur et de réussite sans une profonde sincérité et un vif désir du savoir.


Que ce soit un stimulant, aujourd’hui, pour de nouveaux progrès dans le développement culturel de la localité et de la région.

Gaston REMACLE