( Dimanche 16 janvier 1887, deuxième année, n°3.)
CONSEIL COMMUNAL DE VIELSALM.
Le Conseil était convoqué pour le jeudi 13 janvier 1887, à 2 ½ heures de relevée.
Objets figurant à l’ordre du jour :
1° Approbation du procès-verbal de la séance du 27 décembre 1886 ;
2° Communication de la correspondance ;
3° Communication de l’arrêté de la Députation permanente qui maintient celui de M. le gouverneur suspendant l’exécution de la délibération du Conseil du 27 décembre, relativement à la nomination de M. J.J. Bruyère aux fonctions de membre du Bureau de bienfaisance ;
4° Communication du procès-verbal de vérification de la caisse, 4e trimestre 1886 ;
5° Tous les objets ajournés et portés sur les lettres des 14 et 21 décembre.
L’abondance des matières nous oblige à postposer le compte-rendu de cette séance.
On nous écrit de Houffalize :
L’Echo de la Salm essaie, dans son numéro de dimanche dernier, de donner une réponse à notre article paru le 23 décembre dans l’Organe de Vielsalm, au sujet de l’hospice de Houffalize. Cette réponse un peu plus mal torchée que l’article du 5 décembre paru dans ses colonnes, répète exactement la même chose, soutient la même idée biscornue, savoir :
Que c’est à l’attitude énergique des libéraux de la Députation que les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice !
Dites-nous donc, Echo, les tours de force opérés par ces bons libéraux de la Députation pour doter les pauvres de la ville de cet établissement de bienfaisance ! Vous affirmez la gratuitement des prétentions qui ont sans doute besoin de quelques preuves. Je vous citais dernièrement les personnes à qui les pauvres de Houffalize devront le bienfait de l’hospice. Pourriez-vous me prouver le contraire ? Gageons que vous ne pourriez en dire autant de vos bons libéraux de la Députation.
Pour finir, permettez que je vous pose cette petite question : Ne serait-ce pas, par hasard, quelque libéral de la Députation qui aurait écrit, dans un but intéressé sans doute, votre article du 5 décembre ?
Réponse, s’il vous plaît.
COMPTE-RENDU de l’assemblée générale de la Société de secours mutuels LA FRATERNITE DE VIELSALM, du 9 janvier 1887.
Le bureau était composé de MM. H.J. Piront, président ; P.J. Bontemps, vice-président ; J.L. Louis, H.J. Nicolay, Constant Delsemme, administrateurs, tous membres effectifs, et Gillet, secrétaire, membre honoraire.
Les membres réunis étaient au nombre de 65.
On remarquait au premier rang de l’assemblée MM. Le baron de Jacquier de Rosée, conseiller provincial, et le vicomte Demanet de Biesme, rentier à Vielsalm, membres protecteurs.
M. Gillet, secrétaire, procède à l’appel nominal et remet à chacun des membres répondant une carte de membre effectif.
M. Piront, président, déclare la séance ouverte et accorde la parole à M. le secrétaire pour donner lecture d’une lettre de M. le commissaire d’arrondissement de Bastogne et du rapport de la Commission permanente des Sociétés de secours mutuels du royaume sur l’examen des statuts du royaume sur l’examen des statuts de la Société La Fraternité établie à Vielsalm, en instance pour obtenir la reconnaissance légale, et qui propose quelques modifications aux statuts arrêtés en assemblée générale le 18 juillet 1886.
L’assemblée générale, à l’unanimité des membres présents, adopte sans observations les modifications proposées par la Commission sus-nommée, celles-ci étant avantageuses à la Société.
Il est ensuite procédé à la nomination par scrutin secret de deux membres administrateurs en remplacement de MM. J. Hens et H.J. Evrard, démissionnaires.
M. Joseph Freyens, de Ville-du-Bois, obtient 58 suffrages.
M. Louis Cola, de Bèche, obtient 57 suffrages.
M. V. Pierre obtient 1 suffrage.
M. J.B. Louis obtient 1 suffrage.
Cinq bulletins blancs nt été trouvés dans l’urne.
En conséquence, MM. Jos. Freyens et Louis Cola sont proclamés membres administrateurs.
Les membres effectuent ensuite le paiement des cotisations arriérées et de janvier.
La séance est levée à 3 ½ heures de relevée.
Pendant cette réunion, la cordialité n’a cessé de régner parmi les membres de différentes conditions, tous étaient heureux de se retrouver.
La situation de la Société est des plus brillantes et cette œuvre de bienfaisance est des plus prospère, grâce à l’intervention de Messieurs les membres protecteurs, qui ont si bien compris le but de l’institution. Honneur donc à ceux-ci et remerciements au nom de la Commission et des braves membres effectifs.
La Société se compose de :
25 membres protecteurs,
1 ,, honoraire,
82 ,, effectifs.
118
Milice. Levée de 1887.
EXEMPTIONS ET DISPENSES.
COMMISSIONS CANTONALES
MM. les commissaires d’arrondissement de Bastogne et de Marche ont fixé comme suit la réunion des membres de chacune des Commissions qu’ils sont appelés à présider :
Arrondissement de Bastogne.
8e canton, à Bastogne, le lundi 21 février, à 10 heures du matin.
9e canton, à Fauvillers, le mardi 22 février, à midi.
10e canton, à Houffalize, le jeudi 24 février, à 2 heures de relevée.
11e canton, à Sibret, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
12e canton, à Vielsalm, le mardi 1er mars, à 10 heures du matin.
Arrondissement de Marche.
13e canton, à Barvaux, le samedi 26 février, à 1 heure de relevée.
15e canton, à Marche, le lundi 28 février, à 10 heures du matin.
14e canton, à Laroche, le jeudi 3 mars, à 10 heures du matin.
FIXATION DES SESSIONS DES CONSEILS.
M. le gouverneur de la province de Luxembourg a fixé les sessions des Conseils de milice comme suit, chaque séance à dix heures du matin :
Bastogne, 8e canton, à Bastogne, en la salle de la justice de paix, le lundi 14 mars.
Fauvillers, 9e canton, et Sibret, 11e canton, idem, le mardi 15 mars.
Houffalize, 10e canton, idem, le mercredi 16 mars.
Vielsalm, 12e canton, idem, le jeudi 17 mars.
Barvaux, 13e canton, à Marche, à l’Hôtel-de-ville, le lundi 14 mars.
Laroche, 14e canton, idem, le mardi 15 mars.
Marche, 15e canton, idem, le mercredi 16 mars.
Faits divers.
Foires de la semaine. Provinces de Luxembourg, Liège, Namur et Grand-Duché.
Lundi 17, Bastogne, Marche.
Mardi 18, Neufchâteau, Vielsalm, Ettelbruck (Grand-Duché).
Mercredi 19, Stavelot.
Vendredi 21, Florennes.
ETAT-CIVIL DE VIELSALM
Du 5 au 12 janvier.
NAISSANCE : Julienne, fille de Louis-Jos. Colla, ouvrier ardoisier, et de Catherine-Thérèse Léonard, ménagère à Bèche.
DECES : Marguerite-Victorine Bruyère, âgée de 44 ans, ménagère, épouse de Jean-Joseph Archambeau, de Comté.
Annonces :
Bernard WILMÈS A SALMCHATEAU
Représentant de commerce pour la maison A. Guillaume-Leclercq, rue Méan, 25, Liège.
Vins, Liqueurs & Denrées coloniales.
Vente par abonnement ou au comptant pour la maison Nicolas Stard, de Bruxelles.
Toiles, Draps & Tissus.
____
LES Fermiers Belges Réunis. Société anonyme d’assurance CONTRE LA Mortalité du Bétail et des Chevaux.
Capital social : 150,000 fr.
Qui sera porté à deux millions de fr.
Assurances des animaux appartenant aux espèces bovines et chevalines employés à l’agriculture.
La Société paie immédiatement ses sinistres, ce qui permet au cultivateur de remplacer ses animaux sans perte de temps ni d’argent.
Pour tous renseignements s’adresser à M. Lemaire-Elisé, à Vielsalm, agent principal de la Compagnie.
Affichage des articles dont le libellé est hospice. Afficher tous les articles
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lundi 21 février 2011
samedi 12 février 2011
Organe de Vielsalm
(Dimanche 26 Décembre 1886. Première année, Numéro 7.)
CORRESPONDANCE
On nous adresse, avec prière d’insertion, la lettre suivante en réponse à un article paru récemment dans l’Echo de la Salm :
Houffalize, le 23 décembre 1886.
Monsieur l’Editeur,
Un article intitulé : Houffalize, que j’ai lu dernièrement dans l’Echo de la Salm, me donne une bien triste idée de la logique et de l’esprit de son auteur. L’amour de la vérité et de la justice m’oblige à y donner un petit mot de réponse. L’auteur de l’article veut, on le voit, faire de la réclame électorale ; il veut longtemps d’avance préparer son terrain, et faire servir une œuvre de bienfaisance, à laquelle toute politique est et doit rester étrangère, à relever dans le canton de Houffalize un parti dont on ne veut plus. Ce n’est pas en se servant d’une plume aussi maladroite que la sienne, ni en articulant des faits si peu sensés et si peu conformes à la vérité qu’il atteindra jamais son but, il ne pourra, au contraire, que compromettre la cause qui lui est chère.
Il s’agit de l’acquisition du Vieux Château de la ville pour en faire un hospice. L’Echo prétend, c’est là sa conclusion, que les pauvres de Houffalize devront la conversion du Vieux Château en hospice à l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Voilà qui est curieux ! C’est, sans doute, la conclusion logique de ce qui est dit un peu plus haut dans le même article : Que la Députation, appelée à se prononcer, se divisa et, par trois voix contre trois et l’abstention du Gouverneur, laissa à M. le ministre de la justice le soin de trancher la question ?...
Qu’a donc fait la Députation dans cette question ? Qu’ont fait les trois députés libéraux ? Mais la Députation, eut-elle, en majorité, donné un avis défavorable à l’acquisition que Monsieur le ministre de la justice n’en eut point tranché autrement la question qu’il ne l’a fait dernièrement.
Mais, Monsieur de l’Echo, voulez-vous savoir à qui les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice dans cette ville et de l’acquisition du Vieux-Château à cette fin ? Voici : premièrement, c’est à M. l’abbé Wilmotte, ancien curé de Sommerain, qui, à sa mort, laissa aux Hospices de Houffalize tout ce qu’il possédait. En second lieu, c’est à la détermination prise par la Commission des Hospices de profiter de l’occasion favorable qu’offrait la vente du Vieux-Château pour réaliser les plus vifs désirs du fondateur. C’est en troisième lieu aux efforts et aux démarches fort désintéressées de trois membres de la Commission des Hospices : de M. Léonard Biermé, président ; de M. le doyen et de M. le juge de paix du canton ; enfin c’est à la pétition couverte de la signature de presque tous les chefs de famille de la ville, cléricaux et libéraux, pour me servir des termes de l’Echo, adressée à M. le ministre de la justice et réclamant l’autorisation de faire cette acquisition. Nous voilà bien loin de l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Agréez, etc.
Conseil communal de Vielsalm.
Le Collège des bourgmestre et échevins à l’honneur de prier, pour la deuxième fois, MM. les conseillers communaux de vouloir se réunir en la Maison communale le lundi 27 décembre courant, à 9 heures précises du matin, pour délibérer sur les objets portés à la lettre de convocation du 14 décembre et sur ceux qui suivent :
1° Formation du budget communal de 1887 ;
2° Avis à émettre sur les comptes de 1885 de l’église de Ville-du-Bois.
Compte-rendu de la séance du 21 décembre.
Sont présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche et Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, Clément, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance précédente, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance :
1° D’une lettre de remerciements adressée par M. Daco, instituteur à Neuville, à Messieurs les conseillers communaux qui lui ont accordé leur suffrage lors de sa nomination aux dites fonctions.
2° De l’approbation du procès-verbal d’adjudication des fournitures et travaux d’entretien à la voirie vicinale en 1887.
3°De l’arrêté royal du 18 novembre 1886 approuvant les délibérations du Conseil communal des 27 novembre 1882 et 13 novembre 1884, par lesquelles le Conseil communal décide de placer certaines parties de son territoire dans le régime spécial de la loi du 1er février 1844 sur la police de la voirie urbaine.
4° M. Beaupain, bourgmestre, expose au Conseil, après communication des pièces, que par jugement du tribunal de première instance de Marche, en date du 4 décembre courant, la commune a été condamnée à payer à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, une somme de 1,667 francs 98 centimes, montant de ses états des frais approuvés, plus la note des frais du procès s’élevant à fr. 114-05, ce qui porte la dépense à fr. 1,812-03.
Après cet exposé, M. Beaupain fait remarquer que la commune ne peut se soustraire à ce paiement et que, vu l’urgence et pour éviter d’autres frais à occasionner par la levée du jugement, etc., il convient de régler cette affaire sans plus de retard et qu’il va être procédé au vote sur la demande du crédit spécial faite par le Collège.
MM. Bruyère et Masson s’abstiennent. MM. Clotuche et Grégoire votent le crédit.
M. Paquay déclare ne plus vouloir prendre part à la séance, cette affaire ne concernant pas sa section.
M. Paquay s’étant retiré et le Conseil n’étant plus en nombre, la séance est levée à 3 ¼ heures.
Bibliographie.
L’Armée et le Péril social, par M. LE MAIRE, juge de paix du canton de Vielsalm.
Les évènements qui ont ensanglanté au mois de mars dernier la province de Liège, puis celle de Charleroi et le rôle prépondérant joué par l’armée dans la répression des troubles, ont attiré l’attention publique sur nos forces nationales.
M. Léopold Le Maire, étudiait depuis plus d’un an, à la lumière des faits historiques, le rôle que l’armée est appelée à jouer dans un Etat sainement constitué ; il avait même écrit sur ce sujet, dans la Revue générale (février), un article succinct, mais très-remarqué, à la suite duquel des instances furent faites auprès de lui par quelques hommes clairvoyants afin de l’engager à compléter son étude et à la publier en un ouvrage spécial. M. Le Maire se remit donc à l’œuvre et son travail était terminé lorsqu’éclatèrent, comme la foudre, les hideux désordres de Charleroi, qui venaient lui démontrer combien ses aperçus étaient justes et fondés.
L’Armée et le Péril social a été édité par la Société belge de Librairie, rue des Paroissiens, à Bruxelles. L’ouvrage forme un beau volume de 286 pages environ.
Nous n’en saurions assez recommander la lecture à tous ceux qu’intéressent les moyens de préservation de l’ordre social actuel. Ils apprendront à connaître dans cette étude quelles sont les règles qui doivent présider à l’organisation de la force publique si l’on veut qu’elle soit un instrument efficace et toujours infaillible aux mains des pouvoirs conservateurs.
D’intéressantes comparaisons établies entre les rôles si différents joués dans la politique intérieure par les armées française et prussienne jettent un jour singulier sur la thèse développée par l’auteur et qui peut se résumer par cette proposition : Les cadres d’officiers doivent être issus en grande majorité des classes dirigeantes de la nation ; la stabilité gouvernementale n’est assurée que si cette condition est remplie. (Extrait du Journal de Bruxelles)
Faits divers
Société de secours mutuels La FRATERNITE de Vielsalm.
Messieurs les membres sont priés de se rendre à la réunion générale et obligatoire, qui se tiendra en la Maison communale de Vielsalm, le dimanche 9 janvier 1887, à 2 heures de l’après-midi.
Le Secrétaire GILLET.
Le Président, PIRONT.
Tombola. — Comme nous l’avions annoncé, la Tombola établie à Vielsalm au profit des pauvres a été tirée dimanche dernier, à 3 heures. [liste des numéros gagnants]
On nous prie d’insérer ce qui suit :
Bertrand, Denis, élève de l’école adoptée de Jevigné (Lierneux), a obtenu un certificat de capacité au concours officiel qui a eu lieu le 2 août dernier entre les élèves des écoles primaires de la province de Liège, au nombre de 999 concurrents.
Nos sincères félicitations à ce jeune élève ainsi qu’à son digne maître.
Etat-Civil de Vielsalm
Du 15 au 22 décembre.
NAISSANCES : 3.
Léon-Gustave, fils de Perrot, Emile-Ernest, journalier, et de Noël, Marie-Joseph-Philomène, ménagère, à Salmchâteau.
Séraphine-Marie-Joseph, fille de Grandjean, Jean-Joseph, maréchal-ferrant, et de Hazard, Marie-Jeanne, ménagère, à Rencheux.
Octave-Thodore-Joseph, fils de Tigny, François-Clément-Joseph, ouvrier ardoisier, et de Colla, Marie-Anne, ménagère, à Bèche.
DECES : 0.
MARIAGE : 1.
Wampach, François, clerc d’huissier, âgé de 28 ans, avec Dubié, Marie-Anne, sans profession, âgée de 27 ans, à Vielsalm.
RANSCRIPTION
De l’acte de mariage avenu à Florence le 5 mai 1886 entre : S.E. le prince Emile-Auguste-François Barbiano-Belgioioso d’Esfe, âgé de 31 ans, rentier, né et domicilié à Milan, et la noble demoiselle Madeleine-Charlotte-Marie-Ghislaine-Josèphe Desmanet de Briesme, âgée de 28 ans, rentière, née à Bruxelles et résidant à Florence.
CORRESPONDANCE
On nous adresse, avec prière d’insertion, la lettre suivante en réponse à un article paru récemment dans l’Echo de la Salm :
Houffalize, le 23 décembre 1886.
Monsieur l’Editeur,
Un article intitulé : Houffalize, que j’ai lu dernièrement dans l’Echo de la Salm, me donne une bien triste idée de la logique et de l’esprit de son auteur. L’amour de la vérité et de la justice m’oblige à y donner un petit mot de réponse. L’auteur de l’article veut, on le voit, faire de la réclame électorale ; il veut longtemps d’avance préparer son terrain, et faire servir une œuvre de bienfaisance, à laquelle toute politique est et doit rester étrangère, à relever dans le canton de Houffalize un parti dont on ne veut plus. Ce n’est pas en se servant d’une plume aussi maladroite que la sienne, ni en articulant des faits si peu sensés et si peu conformes à la vérité qu’il atteindra jamais son but, il ne pourra, au contraire, que compromettre la cause qui lui est chère.
Il s’agit de l’acquisition du Vieux Château de la ville pour en faire un hospice. L’Echo prétend, c’est là sa conclusion, que les pauvres de Houffalize devront la conversion du Vieux Château en hospice à l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Voilà qui est curieux ! C’est, sans doute, la conclusion logique de ce qui est dit un peu plus haut dans le même article : Que la Députation, appelée à se prononcer, se divisa et, par trois voix contre trois et l’abstention du Gouverneur, laissa à M. le ministre de la justice le soin de trancher la question ?...
Qu’a donc fait la Députation dans cette question ? Qu’ont fait les trois députés libéraux ? Mais la Députation, eut-elle, en majorité, donné un avis défavorable à l’acquisition que Monsieur le ministre de la justice n’en eut point tranché autrement la question qu’il ne l’a fait dernièrement.
Mais, Monsieur de l’Echo, voulez-vous savoir à qui les pauvres de Houffalize seront redevables d’un hospice dans cette ville et de l’acquisition du Vieux-Château à cette fin ? Voici : premièrement, c’est à M. l’abbé Wilmotte, ancien curé de Sommerain, qui, à sa mort, laissa aux Hospices de Houffalize tout ce qu’il possédait. En second lieu, c’est à la détermination prise par la Commission des Hospices de profiter de l’occasion favorable qu’offrait la vente du Vieux-Château pour réaliser les plus vifs désirs du fondateur. C’est en troisième lieu aux efforts et aux démarches fort désintéressées de trois membres de la Commission des Hospices : de M. Léonard Biermé, président ; de M. le doyen et de M. le juge de paix du canton ; enfin c’est à la pétition couverte de la signature de presque tous les chefs de famille de la ville, cléricaux et libéraux, pour me servir des termes de l’Echo, adressée à M. le ministre de la justice et réclamant l’autorisation de faire cette acquisition. Nous voilà bien loin de l’attitude énergique des libéraux de la Députation !
Agréez, etc.
Conseil communal de Vielsalm.
Le Collège des bourgmestre et échevins à l’honneur de prier, pour la deuxième fois, MM. les conseillers communaux de vouloir se réunir en la Maison communale le lundi 27 décembre courant, à 9 heures précises du matin, pour délibérer sur les objets portés à la lettre de convocation du 14 décembre et sur ceux qui suivent :
1° Formation du budget communal de 1887 ;
2° Avis à émettre sur les comptes de 1885 de l’église de Ville-du-Bois.
Compte-rendu de la séance du 21 décembre.
Sont présents : MM. Beaupain, bourgmestre ; Clotuche et Grégoire, échevins ; Paquay, Bruyère, Masson, Clément, conseillers, et Gillet, secrétaire.
La séance est ouverte à 3 heures de relevée.
Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance précédente, dont la rédaction est approuvée.
Il donne ensuite lecture de la correspondance :
1° D’une lettre de remerciements adressée par M. Daco, instituteur à Neuville, à Messieurs les conseillers communaux qui lui ont accordé leur suffrage lors de sa nomination aux dites fonctions.
2° De l’approbation du procès-verbal d’adjudication des fournitures et travaux d’entretien à la voirie vicinale en 1887.
3°De l’arrêté royal du 18 novembre 1886 approuvant les délibérations du Conseil communal des 27 novembre 1882 et 13 novembre 1884, par lesquelles le Conseil communal décide de placer certaines parties de son territoire dans le régime spécial de la loi du 1er février 1844 sur la police de la voirie urbaine.
4° M. Beaupain, bourgmestre, expose au Conseil, après communication des pièces, que par jugement du tribunal de première instance de Marche, en date du 4 décembre courant, la commune a été condamnée à payer à M. Cupper, architecte provincial à Bastogne, une somme de 1,667 francs 98 centimes, montant de ses états des frais approuvés, plus la note des frais du procès s’élevant à fr. 114-05, ce qui porte la dépense à fr. 1,812-03.
Après cet exposé, M. Beaupain fait remarquer que la commune ne peut se soustraire à ce paiement et que, vu l’urgence et pour éviter d’autres frais à occasionner par la levée du jugement, etc., il convient de régler cette affaire sans plus de retard et qu’il va être procédé au vote sur la demande du crédit spécial faite par le Collège.
MM. Bruyère et Masson s’abstiennent. MM. Clotuche et Grégoire votent le crédit.
M. Paquay déclare ne plus vouloir prendre part à la séance, cette affaire ne concernant pas sa section.
M. Paquay s’étant retiré et le Conseil n’étant plus en nombre, la séance est levée à 3 ¼ heures.
Bibliographie.
L’Armée et le Péril social, par M. LE MAIRE, juge de paix du canton de Vielsalm.
Les évènements qui ont ensanglanté au mois de mars dernier la province de Liège, puis celle de Charleroi et le rôle prépondérant joué par l’armée dans la répression des troubles, ont attiré l’attention publique sur nos forces nationales.
M. Léopold Le Maire, étudiait depuis plus d’un an, à la lumière des faits historiques, le rôle que l’armée est appelée à jouer dans un Etat sainement constitué ; il avait même écrit sur ce sujet, dans la Revue générale (février), un article succinct, mais très-remarqué, à la suite duquel des instances furent faites auprès de lui par quelques hommes clairvoyants afin de l’engager à compléter son étude et à la publier en un ouvrage spécial. M. Le Maire se remit donc à l’œuvre et son travail était terminé lorsqu’éclatèrent, comme la foudre, les hideux désordres de Charleroi, qui venaient lui démontrer combien ses aperçus étaient justes et fondés.
L’Armée et le Péril social a été édité par la Société belge de Librairie, rue des Paroissiens, à Bruxelles. L’ouvrage forme un beau volume de 286 pages environ.
Nous n’en saurions assez recommander la lecture à tous ceux qu’intéressent les moyens de préservation de l’ordre social actuel. Ils apprendront à connaître dans cette étude quelles sont les règles qui doivent présider à l’organisation de la force publique si l’on veut qu’elle soit un instrument efficace et toujours infaillible aux mains des pouvoirs conservateurs.
D’intéressantes comparaisons établies entre les rôles si différents joués dans la politique intérieure par les armées française et prussienne jettent un jour singulier sur la thèse développée par l’auteur et qui peut se résumer par cette proposition : Les cadres d’officiers doivent être issus en grande majorité des classes dirigeantes de la nation ; la stabilité gouvernementale n’est assurée que si cette condition est remplie. (Extrait du Journal de Bruxelles)
Faits divers
Société de secours mutuels La FRATERNITE de Vielsalm.
Messieurs les membres sont priés de se rendre à la réunion générale et obligatoire, qui se tiendra en la Maison communale de Vielsalm, le dimanche 9 janvier 1887, à 2 heures de l’après-midi.
Le Secrétaire GILLET.
Le Président, PIRONT.
Tombola. — Comme nous l’avions annoncé, la Tombola établie à Vielsalm au profit des pauvres a été tirée dimanche dernier, à 3 heures. [liste des numéros gagnants]
On nous prie d’insérer ce qui suit :
Bertrand, Denis, élève de l’école adoptée de Jevigné (Lierneux), a obtenu un certificat de capacité au concours officiel qui a eu lieu le 2 août dernier entre les élèves des écoles primaires de la province de Liège, au nombre de 999 concurrents.
Nos sincères félicitations à ce jeune élève ainsi qu’à son digne maître.
Etat-Civil de Vielsalm
Du 15 au 22 décembre.
NAISSANCES : 3.
Léon-Gustave, fils de Perrot, Emile-Ernest, journalier, et de Noël, Marie-Joseph-Philomène, ménagère, à Salmchâteau.
Séraphine-Marie-Joseph, fille de Grandjean, Jean-Joseph, maréchal-ferrant, et de Hazard, Marie-Jeanne, ménagère, à Rencheux.
Octave-Thodore-Joseph, fils de Tigny, François-Clément-Joseph, ouvrier ardoisier, et de Colla, Marie-Anne, ménagère, à Bèche.
DECES : 0.
MARIAGE : 1.
Wampach, François, clerc d’huissier, âgé de 28 ans, avec Dubié, Marie-Anne, sans profession, âgée de 27 ans, à Vielsalm.
RANSCRIPTION
De l’acte de mariage avenu à Florence le 5 mai 1886 entre : S.E. le prince Emile-Auguste-François Barbiano-Belgioioso d’Esfe, âgé de 31 ans, rentier, né et domicilié à Milan, et la noble demoiselle Madeleine-Charlotte-Marie-Ghislaine-Josèphe Desmanet de Briesme, âgée de 28 ans, rentière, née à Bruxelles et résidant à Florence.
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