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lundi 2 juillet 2018

Glain et Salm Haute Ardenne n°68 (juin 2012)

Sommaire

- L. MARQUET, La Roche-en-Ardenne au XVIIe siècle au temps des guerres, pp. 5-23.

- J. BOSMANS, Aires de faulde et charbonniers en Ardenne: le dramatique incendie d'une hutte de charbonniers, la nuit du 10 au 11 août 1808 à Belheid (Samrée), pp. 25-29.

- M. PETERS, Autour d'une croix de 1877 et d'une chapelle à Beho, pp. 31-34.

- G. BENOIT, Course cycliste endeuillée à Salmchâteau en 1911, pp. 35-36.

- J. DE POTTER/G. ANTOINE/H. D'OTREPPE, Aux origines de la maison De Potter à Gouvy, pp. 37-38.

- J. DETAILLE/B. VAN EERDENBRUGH, Les vestiges d'orpaillage de l'âge du fer en amont de Bèche et dans la forêt domaniale du Grand Bois, pp. 39-47.

- R. NIZET, Les kiosques à musique de Vielsalm, pp. 49-54.

- C. DRAILY/O. VRIELYNCK, La nécropole celte de Courtil "Hastape" dans le groupe nord des tombelles ardennaises, pp. 55-62.

- HONORÉ, Mémoires de la guerre 1914-1918 à Vielsalm, pp. 63-76.

- G. BENOIT, Sur l'exploitation du plomb à Bihain, p. 77.

- GRUEN/BILFINGER, Reconstruction du tunnel de Trois-Ponts en 1940, pp. 79-83.

- V.d.G., Au fil des lectures: Salm à Bruxelles..., p. 85.

- J. THOMAS, De l'argile pour les fours à pains, p. 86.

- J. TOUBON, Quelques ajoutes à propos de Pierre Joseph MONFORT de Lierneux, pp. 88-89.

- V.d.G., Burtonville: la croix Bontemps, p. 90.

- C. LEGROS,A propos de myrtilles, pp. 91-93.

- G. BENOIT, Bovigny - Le docteur (Pierre-François) Lomry (1868-1941), pp. 96-97.

- H. D'OTREPPE, Hier et aujourd'hui: Grand-Menil, p. 98.

- G. BENOIT, La croix Jeanpierre, sous Priesmont, p.100.

jeudi 4 juillet 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps

Dans L’Organe de Vielsalm :
Le 28 mai 1933 : dans  un avis,  Mme Vve Jules Jeunejean a l’honneur d’informer le public et les fournisseurs qu’elle n’a rien à voir dans le commerce et les affaires de son fils Arthur.  Quoi qu’il arrive, elle ne peut être rendue responsable de quoi sur ce soit, celui-ci travaillant à son propre compte depuis le 1er décembre 1930.

Le 31 mai 1936 :  En prévision de la protection de la population civile en cas de guerre, le conseil communal prend connaissance d’une dépêche du gouverneur qui l’informe qu’elle doit posséder une sirène d’alarme  reliée avec le centre provincial d’alarme et placée  assez haut sur un  monument public (école, église, hôtel de ville) ; la dépense sera  subsidiée à 25%.

 Le 18 juin 1905 :
- Déraillement à Trois-Ponts : une rame de wagons remorquée par une machine de manœuvre a été tamponnée par une locomotive. Six wagons ont été lancés hors des rails et l’un d’eux s’est renversé sur le quai d’embarquement. Le machiniste a reçu quelques contusions sans gravité mais les dégâts sont importants.
- Naissance à Rencheux de Odon Cottin fils de Léon et de Fraiture Marie.

Le 17 juin 1906 :
- Vol à Grand-Halleux : la nuit du 3 juin des voleurs ont pénétré dans la basse-cour de l’Institut des frères et ont enlevé une poule et 40 poussins et dans la cave ont fait main basse sur des pommes de terre.
- Vol à Salmchâteau : mardi dernier dans l’après-midi, des escarpes se sont introduits dans le magasin de confection Andrianne-Bigourd et ont enlevé du comptoir une somme de 40 francs. Les malandrins ont été arrêtés le jour même mais n’avaient déjà plus que la moitié de la somme volée.
- À Jevigné, une famille (la maman et cinq enfants) a été empoisonnée en mangeant de la viande de bœuf fournie par  un boucher de Spa. Un médecin appelé en hâte est parvenu à enrayer le mal.
                                                                               Robert NIZET

mardi 15 janvier 2013

Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps


L’Organe du dimanche 17 décembre 1905


Dans la Chronique régionale on lit, repris d’un autre journal – L’Express – l’article suivant signé J.A.
Les voyageurs de la ligne Trois-Ponts - Trois -Vierges ont remarqué un phénomène à première vue inexplicable.
Au pied de l’agreste colline qui supporte le coquet bourg de Vielsalm se trouve la halte de Rencheux qui dessert donc l’agglomération salmite (sic) et plusieurs communes voisines. Or tous les bâtiments de services de cette halte sont représentés par une vieille voiture de troisième classe séparée de son châssis et déposée sur l’accotement.
A trois kilomètres de là la ligne traverse le gentil village (…) de Salmchâteau. Un ancien compartiment tient lieu de station, tellement étroit, bas et exigu qu’il ne pourrait guère servir qu’aux minuscules nutons peuplant les légendes ardennaises.
Un peu plus loin cependant, le paysage change et la gare aussi : Cierreux ! Un arrêt en plein bois, auprès d’une unique ferme, accostée d’une maison cossue. Là, on a construit, pour abriter les voyageurs et l’employé, un bâtiment de belle allure, chauffé, éclairé, spacieux, agréable, pourvu de tous les services, notamment du télégraphe, et qui a coûté une bonne quinzaine de milliers de francs.
Cierreux, un hameau de Bovigny, compte 37 maisons éparses dans les bois avec une population de 176 habitants très casaniers, n’exerçant aucun commerce, aucune industrie. Aussi le mouvement est nul à la gare de Cierreux.  Lorsqu’y descend un voyageur, on pavoise la station et l’unique maison voisine est bien près d’illuminer ! Quant aux correspondances télégraphiques, les mauvaises langues du pays racontent que chaque dépêche expédiée ou reçue par Cierreux coûte à l’Etat 2,85fr
(…)
Comment justifier ces deux poids et ces deux  mesures ?
La métairie qui constitue à elle seule la presque totalité du hameau de Cierreux est la maison de campagne de M. Henry Delvaux, député clérical de la circonscription. Faut-il voir là l’explication du phénomène ?

L.G. (Louis Gillet ???) rétorque que la gare de Cierreux est récente et qu’il faut bien commencer les travaux de modernisation par quelque part. Quant au mouvement de cette gare, le chiffre de recettes faites par cette halte prouve qu’au lieu d’être casaniers les habitants de la Haute Ardenne ne détestent pas les excursions. De plus Cierreux est la gare la plus rapprochée de Bovigny, Rogery, Honvelez, Langlire, Commanster, etc…
Correspondances pédestres assurées par tous temps !

L’Organe du dimanche 14 mai 1905

Depuis que Lierneux est pourvu d’un vicinal ( le tram Vielsalm-Lierneux fonctionne depuis 1904) il ne doit plus y avoir de station de chemin de fer portant son nom. Le ministre des chemins de fer signale par deux lettres adressées l’une à Mr Henry Delvaux, l’autre à Mr François, représentants,  qu’il vient de remplacer la dénomination du point d’arrêt de « Rencheux-Lierneux » par celle de « Rencheux » qu’il portait primitivement. Le second avait fait une démarche en ce sens !

Dans les pages intérieures, on demande pour Bruxelles une fille à tout faire, pour se placer, comme fille de quartier.
 Qu’est-ce à dire ?
Dans l’état civil on signale la naissance de Pauline, fille d’Edouard Triolet et de Marie Mignon, mes anciens voisins du quartier de la Gare et le décès de Catherine-Jos. Gillet, 76 ans,  veuve Benoît à Priesmont.

L’Organe du dimanche 14 décembre 1913

Baraque de Fraiture : la voiture de Mr A. Renard, boulanger en notre ville, faisait le 11 ct vers 6 h du soir son service de distribution de pains, lorsque arrivé à la Baraque le cheval qui conduisait la dite voiture alla par suite de l’obscurité donner contre une charrette remplie de sapins qui était garée sur le côté de la route. Le cheval fut assez grièvement blessé et un fermier voisin fut requis pour le soigner. Il est en bonne voie de guérison.
La chose intéressante dans ce fait divers est de savoir qu’un boulanger allait à cette époque, et même en hiver, livrer son pain (rassis ?) aussi loin.

L’Organe du dimanche 7 décembre 1913

Vendredi dernier à 4h30 l’automobile du docteur Otte de Stavelot démarrait de la propriété Beaupain (Actuellement Place de Salm) et vint prendre en écharpe le vicinal Lierneux-Vielsalm qui arrivait à ce moment. L’automobile fut projetée contre le mur de clôture et le vicinal continuant sa course arracha au passage le marche-pied de la voiture.

L’Organe du dimanche 21 décembre 1913

Neuville est érigé(e) en paroisse. L’installation du nouveau curé, M. Jacquemart, qui y était vicaire, a eu lieu jeudi dernier.
La ligne de chemin de fer Stavelot-Malmedy entrera en exploitation le 5 janvier. Malmedy, cette cité wallonne, sera reliée à notre pays. Cette ligne se rattache en réalité à Trois-Ponts et de là par la ligne de l’Amblève et de l’Ourthe à Liège. Le trajet de Liège à Trois-Ponts réclame un peu moins de deux heures ; pour se rendre de là à Malmedy  par la voie nouvelle, il faut prévoir 45 minutes. Pourvu que les correspondances soient bien assurées il y a là une excursion charmante pour la belle saison qui pourra s’effectuer en une journée.
Dans les pages d’annonces, on remarque la publicité de Jules Clesse, docteur en médecine, chirurgie et accouchements, route de Bodeux, 106 à Trois-Ponts !
Autres temps, autres mœurs.

                                                                                        Robert NIZET