Dans L’Organe du 29 octobre 1933 : Jean-Baptiste Paquay, 52ans, habitant Spa travaillait à la scierie Paquay-Talbot. Occupé à la scie circulaire au façonnage d’une pièce de bois de 4,60 m et terminait ce travail lorsque cette pièce de bois fut lancée vers l’homme qu’elle atteignit en pleine figure puis défonça une porte. Le patron, témoin de l’accident, s’empressa au secours de l’ouvrier mais la mort avait été instantanée.
L’Organe du 19 novembre 1933 rapporte qu’on a découvert à l’entrée de la station de Gouvy sur la voie du train venant de Bovigny le cadavre mutilé d’un cultivateur de Gouvy, F. Clotuche, 40 ans, célibataire. Le malheureux faisant partie de la fanfare avait participé aux festivités de l’anniversaire de l’Armistice. Ayant bu plus que de raison, il s’était querellé avec un ouvrier de la localité. Peu après, il sortit et un train le surprit sur la voie, le coupant en deux à hauteur de la poitrine.
Et celui du 18 décembre 1910 : À Jevigné, Mademoiselle Valérie François, 27 ans, s’est noyée en voulant puiser de l’eau dans une fontaine. Elle était la fille du cantonnier François et la sœur du jeune homme qui s’était tué dernièrement en vélo.
Quelle violence ! Mais un décès moins violent dans L’Organe du 26 novembre 1933 : Cher Frère Aristarque Jean, professeur à l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes est décédé au pensionnat de Grand-Halleux le 20 novembre dans la 48ème année de son âge et la 30ème de sa vie religieuse. Les obsèques suivies de l’inhumation au cimetière de Momignies ont eu lieu en la chapelle du Pensionnat ce mercredi à 9 h.
L’Organe du 24décembre 1933 : Pour cause de cessation de commerce on liquide trois motos GILLET avec 30% de réduction ainsi qu’un vélomoteur neuf, motos et vélos d’occasion, stock de pièces de rechange et accessoires divers chez Mme Vve Jules Jeunejean, Garage du centre, 265 avenue de la Gare à Vielsalm.
L’Organe de Vielsalm du 11 décembre 1910 : À Gouvy le vérificateur et le douanier Lamborelle en procédant à l’examen d’un wagon venant de Suisse furent intrigués par un mot incompréhensible qui y était inscrit. Ils s’assurèrent du contenu du wagon et constatèrent avec surprise qu’il renfermait 50 kg de saccharine en pastilles. La prise était bonne.
Dans la même édition il est rapporté qu’une jeune servante de Commanster, Catherine M. au service de M. Jos. Andrianne, âgée de 17 ans s’en retournant de Neuville en conduisant une truie a été victime d’un attentat de la part d’un individu de 30 à 35 ans. Heureusement la truie poursuivit celui-ci en grognant tellement qu’elle attira l’attention d’ouvriers forestiers qui mirent le satyre en fuite. Son signalement a été donné à la gendarmerie.
Encore dans L’Organe du 18 décembre 1910, aux Tailles, des voleurs ont pénétré nuitamment dans la chapelle St-Hubert et ont enlevé 6 chandeliers en cuivre d’une valeur de 60 frs. Aucune trace d’effraction n’a été relevée à l’intérieur de l’église.
Robert Nizet
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dimanche 18 janvier 2015
mercredi 20 mars 2013
Dans l'Organe de Vielsalm, il y a bien longtemps
Dans
l’Organe de Vielsalm du 26 février
1905 : par A.R. du 10 ct le Docteur Léon Deperon est révoqué de ses
fonctions de médecin-directeur de la Colonie d’Aliénés de
Lierneux suite aux malversations signalées précédemment dans ce journal.
Monsieur
Henri Delvaux avait l’an passé exhumé des cartons le vieux projet de chemin de
fer Bruxelles- Mayence, ce qui a fait tressaillir les populations et tout le
nord du Luxembourg qui entrevoyait dans
la construction d’une grande ligne internationale la transformation complète de
son territoire et le bien-être pénétrant dans cette contrée défavorisée. Depuis
lors, on n’en avait plus parlé mais voilà qu’un grand mouvement se prépare pour
la prompte réalisation du projet. Les relations avec les pays voisins prennent
une telle expansion qu’elles nécessitent
la création d’une voie de transport plus rapide. Or la ligne Bruxelles-Mayence
par Marche et Vielsalm répondrait le mieux à ces désiderata.
Malgré
cet engouement, on sait maintenant que cette idée resta à l’état de projet et
qu’il fallut attendre la guerre de 14-18 pour que les Allemands s’attaquent
vraiment à la modernisation du réseau ferroviaire local et à son développement
par la création, notamment, des lignes Vielsalm-Born et Gouvy-Saint-Vith.
Le
compte-rendu du Conseil communal du 18 février 1906 rapporté par l’Organe du 24 comporte une
intéressante intervention en faveur de l’instruction obligatoire, objet d’une
campagne nationale et cite les statistiques suivantes :
Sur
8423 flamands incorporés, 1100 miliciens ne savaient ni lire ni écrire et 564
savaient seulement lire. Pour les 5434 wallons, 520 ne savent ni lire ni
écrire, 245 savent seulement lire, 1127 savent lire et écrire, 2632 savent lire
et calculer.
Un
conseiller remarque que les libéraux n’ont pas fait mieux que les catholiques,
ils auraient pu décréter l’instruction obligatoire lorsqu’ils étaient au
pouvoir !
Un
incendie d’une rare violence à Salmchâteau est rapporté par l’Organe du 23 février 1908 : la
maison d’habitation et les ateliers de Romain Nikelmann, constructeur de
machines agricoles ont été complètement détruits. Il ne reste que les murs mais
il y avait assurance.
Le 13 février 1910, l’Organe met en garde
contre des escrocs : un couple dangereux pratique l’escroquerie à la
souscription pour des prétendues œuvres bien pensantes. Le couple est domicilié
à Bruxelles. Lui, Jean-Jacques Jardens, 39 ans, est de Bruxelles ; elle,
Marie-Palmyre Arasse, 37 ans, est née à Vielsalm.
Comme
on le voit, on ne s’embarrassait pas de précautions à propos de l’anonymat.
On trouvait aussi dans cette édition l’avis
suivant : dimanche 20 février 1910
à une heure de relevée, le sieur Théophile Duvivier à Vielsalm, vendra
publiquement sur la gare de Lierneux 1500 piquets de clôture. Au comptant.
L’Organe de Vielsalm du 22 février 1913 relate un
drame conjugal à Grand-Halleux le jeudi précédent. Un appelé Syon, natif de
Wibrin, de mœurs assez douteuses et vagabond de la pire espèce, voulut s’introduire dans la demeure du
dénommé Smolders à Spineux-Wanne. Celui-ci qui avait des doutes et le présumait
l’amant de sa femme défendit l’entrée de sa maison. Syon ne se tint pas pour
battu et commença à en faire le siège en lançant des projectiles de toute
nature. Smolders prit alors son révolver, tira sur son agresseur et le tua net
puis alla se constituer prisonnier. Smolders qui provient d’une très honorable
famille est très abattu mais a agi en cas de légitime défense.
Il
n’est fait aucune mention d’une éventuelle réaction de l’épouse convoitée par
la victime ni même, mais ça va sans dire,
d’une raclée lui administrée par son mari !
Robert NIZET
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