mardi 12 janvier 2016

HISTOIRE : La dalle à incrustations dans l’église de Vielsalm

La prestigieuse dalle à incrustations d’un chevalier en armure portant les armoiries de Salm découverte dans les ruines de l’église de Vielsalm en avril 1953, ne serait-elle pas celle du fils d’Henri VII dernier comte de Salm ?

►L’éminent historien Jules Vannérus, informé de la découverte par Georges Bernard (propriétaire des ruines du château à Salmchâteau), de Bruxelles, et Arsène Rollé, de Grand-Halleux, datait cette dalle du XVe siècle et démontra qu’il ne pouvait s’agir que d’Henri VII, comte de Salm, mort en 1415.

(J. VANNÉRUS, La pierre tumulaire du dernier comte de Salm-en-Ardenne, Henri VII, mort vers 1415, dans BIALUX, 1954/3-6)

►Gaston Remacle, l’historien de Vielsalm, l’attribua à son père le comte Henri VI mort vers 1360.

(Journal « L’Annonce de Vielsalm », du 22-08-1954 ; G.REMACLE La pierre tombale d'un comte de Salm découverte à Vielsalm en 1953, dans GSHA, n°10, 1979/51-55)

►Sur le site de L’Institut Royal du Patrimoine Artistique de Belgique, le monument est daté du XVIe siècle.

 Il est indiscutable que le monument soit similaire aux dalles de la seconde moitié du XIVe siècle, dont le style à perduré bien au-delà de la moitié du XVe. Pour s’en convaincre, il suffit de compulser les ouvrages sur les monuments funéraires en pays mosan, rédigés par Hadrien Kockerols.

Selon le contremaître des travaux de reconstruction, Alex Yvaney, la dalle se trouvait du côté de l’Épître (à gauche de l’autel), recouverte d’environ 30 cm. de remblai. Elle reposait sur des pierres disposées pour une fondation de mur. Il n’y avait donc pas de fosse ou d’ossements en dessous. Elle avait déjà été déplacée, pour servir de pièce de soutènement. (Note de Gaston Remacle, 24-07-1954) 

Il faut rapprocher de la découverte de la dalle de Vielsalm, celle, plus curieuse, du squelette d’un cheval, à proximité du chœur de l’église, dans l’ancien cimetière ! (Journal « L’Avenir du Luxembourg » du 04-04-1953) Arsène Rollé avait lu dans un manuscrit de l’instituteur Rasse, une note faisant état d’une comtesse de Salm qui fut enterrée avec son cheval favori. (J. VANNÉRUS, La pierre tumulaire du dernier comte de Salm-en-Ardenne, Henri VII, mort vers 1415, dans BIALUX, 1954/3) En prenant en considération les risques sanitaires encourus par l’enfouissement d’un animal de cette taille au cœur du village et au su des rigueurs du culte catholique concernant les terres consacrées eu égard aux inhumations (par exemple, les enfants mort-nés ne pouvaient pas y être inhumés), je crois que ce cheval devait revêtir une importance particulière, pour qu’on l’ensevelisse à cet endroit.

 Il est établi que les comtes ne séjournaient que très rarement à Salm. L’inhumation de l’un d’entre eux dans l’église de Vielsalm constituait une exception. Dans les conditions prévues par Henri VII pour l’accession à la propriété du comté de Salm au seigneur de Reifferscheid figurait la recherche du corps de Henri, son fils, mort sur le champ de bataille à Othée (Liège). En outre, il devait s’occuper de sa sépulture. Missions dont le seigneur de Reifferscheid s’était acquitté comme en témoigne le procès de 1456 pour la possession du comté.

(J. VANNÉRUS, Les comtes de Salm-en-Ardenne, 1029-1415, seconde partie, t. 52, Arlon, 1921/164)

 Quoi de plus symbolique pour le seigneur de Reifferscheid dont la finalité était l’acquisition du comté de Salm, que de ramener les dépouilles du chevalier, de sa monture, et d’élever un monument dans la première église du comté ? Cette cérémonie exceptionnelle doit avoir eu lieu vers 1408 et a certainement marqué la population locale pour que près de trente ans plus tard, elle réclame l’héritier du seigneur de Reifferscheid comme comte de Salm.

(J. VANNÉRUS, Les comtes de Salm-en-Ardenne, 1029-1415, seconde partie, t. 52, Arlon, 1921/165)

Georges  BENOIT

jeudi 7 janvier 2016

La Renaissance en terre de Salm



Disponible, à Vielsalm, Galerie du Vieux-Marché au salon de coiffure.
Tel: zéro quatre-vingts/  vingt-un. septante-deux. quarante-cinq (je hais les robots !)

Couverture réalisée par Simon Bomboir
Impression : Imprimerie Winandy à Trois-Ponts
380 pages, A4, 1,658 kg
Prix: 60€ à partir du 01/01/2016 !


 Georges Benoit, salmien d’origine, est l’auteur de dizaines d’articles publiés depuis plus de vingt ans dans des revues d’histoire telles que Glain et Salm, Haute Ardenne ou Segnia.La Renaissance en terre de Salm fait le point sur une période peu étudiée pour le nord Luxembourg. L’étude s’articule autour des comtes de Salm, dont Werner (1545-1629) fut le plus éminent représentant. Elle lève un coin du voile sur sa vie, sa carrière militaire et diplomatique, la lutte qu’il mena pour conserver le château et la ville de Bedburg (Allemagne), sa souveraineté sur le comté ardennais de Salm, les procès qu’il dut soutenir contre ses sujets, etc.Les biens et seigneuries des Salm-Reifferscheidt passés en revue sont situés dans les communes belges de Bertogne, Burg-Reuland, Durbuy, Gouvy, Houffalize, Lierneux, Saint-Vith, Sainte-Ode, Vielsalm, et dans la commune luxembourgeoise de Troisvierges.Les relations entre le comté de Salm et la principauté de Stavelot-Malmedy sont également examinées. Pour la première fois le lecteur pourra se faire une idée des nombreux bâtiments composant le château de Salm, des vastes campagnes de constructions de 1620 et du faste de la cour. Les diverses photographies de pierres tombales seigneuriales permettent d’admirer le raffinement des costumes. L’aspect héraldique n’est pas négligé.À l’opposé, la dure vie de labeur des paysans, les coutumes, sont abordées sur fond de guerres de religion et de bûchers aux sorcières.
Stéphanie Heyden, échevine de l’enseignement à Vielsalm

lundi 23 novembre 2015

HISTOIRE : Des artisans salmiens au château de Bedburg (Allemagne) au XVIIe siècle.

Le château de Bedburg vu par MERIAN, vers 1650.
Peu avant 1650, Marie-Ursule, comtesse de Leiningen, douairière d’Ernest-Frédéric, comte de Salm († en 1639), entreprit des travaux dans son château de Bedburg. 
 Dans les pièces d’un procès survenu au XVIIIe siècle figurent des extraits de comptabilité du comté de Salm des années 1646-49. Le haut-officier est alors Gérard d’EYSDEN, mon ancêtre, lequel demeure au château de Salm. Il se rend à Bedburg pour apporter une somme de 384 florins, puis, une autre de 1 097 florins. Au mois d’août 1648, il y accompagne le comte Ferdinand de Salm-Reifferscheidt, chanoine de St-Lambert à Liège. L’épouse de Gérard d’EYSDEN, Marie HEXTERMAN, est envoyée à Liège pour y acheter des étoffes pour 356 florins. Le mayeur de Laloux (une partie du comté de Salm) est Herman-Théodore HERDING, originaire de Westphalie. En parcourant ces comptes, j’ai été interpellé par la présence d’artisans salmiens au château de Bedburg. En 1646, le receveur paya 9 florins au mayeur HERDING « menant les charpentiers et soyeurs à Bedburg ». Au nombre de ceux-ci : Jean GILLE, de Farnières, fut payé 62 florins, François CENSIER (de Longchamps-Bovigny), « soyeur » (scieur), 34 florins, Pierre PIROT, « soyeur », fils de Jean PIROT, (de Courtil), 93 florins, Léonard BOUVIER (de Longchamps), 11 florins, Jean COLLET, 24 florins, le fils DIGUET (de Neuville), la même somme, le fils de Simon MACQUAR (de Petit-Halleux), 62 florins, le fils de Servais COLLA (de Neuville), 100 florins, Jean MARTEAU (de Neuville), 71 florins, Anthoine PETITJEAN, 17 florins, Jean Hubert REMACLE, de Courtil, 57 florins, à Henry LINET (de Longchamps), 121 florins, les « manouvriers » (manœuvres) « la bonne compagnie » et le fils PITER, de Neuville, chacun, 72 florins. Jean GILLET, de Courtil, charpentier, recevra plus de 390 florins ! Certains de ces hommes se rendirent à Bedburg à plusieurs reprises. Du matériel est acheté dans la région de Salm destiné aux travaux de Bedburg : Jean WIROTE, de Goronne, livre 1 400 « soiets » ( ?) pour 28 florins, le cloutier de Stavelot livre 20 000 « grands cloux », 20 000 « moindres » (de taille plus petite) et 1 000 « cloux de chevaux » pour 72 florins. En 1648, le jardinier de Bedburg se trouve à Liège, probablement pour des achats, on lui envoie 36 florins. 


 Georges BENOIT 

 ─ Sur le haut-officier d’EYSDEN, n’hésitez pas à lire l’article que je lui ai consacré : « Gérard d’Eysden, haut-officier de Salm et sa famille » (avec la collaboration de Jean-Charles KAËNS), dans Glain et Salm, Haute-Ardenne, n°64, mars 2010, pp.43-72. 

 ─ Sur le château de Bedburg, voir mon livre « La Renaissance en terre de Salm », pp. 28-50.

Comte de Salm à la Renaissance E X P O


lundi 16 novembre 2015

COLLECTOR La Renaissance en terre de Salm

En marge de l’exposition « Comte de Salm à la Renaissance » : sortie d’un étui « La Renaissance en terre de Salm ».
Outre le livre du même titre (380 pages), il comprendra trois volumes supplémentaires :
- Volume I : « Biographie de Saint-Symètre par Christophe de Gernechamps (1625) » (40 pages).
- Volume II : « Protocole Denis de Rettigny (1563-1577) » et « Arrêt du Grand-Conseil de Malines entre le comte de Salm et ses sujets (1560) » (108 pages).
- Volume III : « Comptabilité du comté de Salm (1619-1621) », avec une gravure inédite du comte Guillaume-Salentin de Salm-Reifferscheidt (68 pages).

Ce sont près de 600 pages d’histoire régionale qui sont livrées aux lecteurs, curieux ou chercheurs.
L’étui entoilé a été fabriqué par Robert NIZET.


ATTENTION ! Il s’agit d’un COLLECTOR dont il n’existera que vingt exemplaires. En vente à partir du 20/11/2015 au prix de 110€.

mardi 3 novembre 2015

COLLECTOR La Renaissance en terre de Salm

Toujours dans l’étui COLLECTOR « La Renaissance en terre de Salm » à paraître prochainement : un second livre de 108 pages sera proposé comprenant la retranscription du « Protocole de Denis de Rettigny ». Ce document est inestimable pour le passé de la région de Vielsalm. L’original repose dans un fonds privé et n’est pas consultable. Il s’agit de transactions avenues entre 1563 et 1577 (dont un contrat pour une campagne de constructions au château de Salmchâteau), livrées avec un index onomastique. En annexe : l’ « Arrêt libellé d’entre le Seigneur comte de Salm contre ses sujets, rendu au Grand-Conseil de Malines le 15 février 1560 ». Cette sentence fut déterminante pour les relations entre les comtes de Salm et leurs sujets jusqu’à la fin de l’Ancien-Régime.

lundi 2 novembre 2015

COLLECTOR La Renaissance en terre de Salm

À PARAÎTRE (BIENTÔT !)
ÉTUI COLLECTOR « La Renaissance en terre de Salm »…

Il comprendra entre autres livres : La retranscription de la « Déclaration chronologique concernant la vertueuse et mémorable vie de St Symètre, prêtre et martyr, entremêlée d’une chorographie tant des lieux de sa conversation, que de plusieurs autres. », translatée et augmentée par Christophe de Gernechamps, pasteur de Villers-Ste-Gertrude, au territoire de Durbuy (1625). 40 pages

Saint-Symètre était vénéré dans la Principauté de Stavelot-Malmedy et ses reliques sont conservées dans une très ancienne et remarquable châsse en l’église de Lierneux.

Christophe de Gernechamps (ancienne commune d’Arbrefontaine), filleul d’un comte de Salm, fait connaître la filiation du Saint par rapport à la famille des comtes de Salm. Il fait une superbe description de l’Ardenne et particulièrement du comté de Salm au début du XVIIe siècle.


jeudi 29 octobre 2015

Le serment d’allégeance du comte de Salm Henri VII au roi de France en 1383





Henri VII, comte de Salm de 1360 à 1415, fut le dernier comte de la seconde dynastie (maison de Salm-Vianden).

Le 23 mars 1373, il céda à l’archevêque de Trèves, avec faculté de rachat, les biens et droits qu’il possédait à Briedel sur la Moselle. Dans le même acte, le comte de Salm lui offrait également la possibilité de disposer de sa forteresse de Salm et de tous les autres châteaux qu’il possédait ou posséderait, à la condition expresse de ne pas s’en servir contre le duc de Luxembourg (suzerain du comte de Salm), ni contre les seigneurs de Schoonvorst, de Daum, de Broich, de Pittange et de Cronenbourg.

Le 25 mars 1383, Henri VII prêta le serment d’allégeance à Charles VI, roi de France de 1380 à 1422. À ma connaissance, cet acte n’a jamais été publié. Il est conservé aux Archives Nationales de Paris.

Il fut rédigé à Paris par le comte de Salm et dit en substance que le comte reconnaissait avoir prêté l’hommage au roi. Il lui avait promis de le servir contre tous, à l’exception de l’archevêque de Trèves, des ducs de Luxembourg et de Juliers, à qui il avait déjà prêté serment. Le comte déclarait que le roi, à raison de l’hommage, devait lui payer annuellement à Paris une rente viagère de 500 francs, à prélever sur son trésor.


RETRANSCRIPTION :


« Sachent tous que je Hanry conte de Sammes en ardenne cognois et confesse avoir fait hommage au Roy notre Sire et luy avoir promis et promet servir contre tout homme qui peuvent vivre et mourir, excepté l’arcevesque de trèves, les ducs de Luxembourg et de Julliers auquels j’ay auparavant fait hommage.
Parmy ce que le roy notre dit seigneur m’a donné et donne cinq cens francs de rente à ma vie à prandre chacun an sur son tresor à paris au termes acoustumez à paier les rentes à vie, si comme plus à plain puet apparoir par les livres du roy notre dit sur ce faicts et paree. Je luy jure et promet sur ma foy tenir les choses dessurdites et soubs telle obligation comme au cas appartient. Donné à paris soubs mon scel le xxve jour de mars l’an de grâce mil trois cens quatre vins et trois
».

Georges BENOIT




Détail du sceau de Philippine de Schoonvorst ,comtesse de Salm, épouse de Henri VII, 6-12-1378.

AGR, Chartes de Brabant, n° 5406











jeudi 17 septembre 2015

VIELSALM : DE LA PROPRIÉTÉ BIEVER à la RUE DU VIEUX MARCHÉ (6/6)


En huit ans, l’ensemble de la propriété non bâtie est donc aliéné. Pour les constructions, il faudra attendre quatre années de plus.

En effet, le 30.06.1965 le pharmacien Robert Delcominette-Grutman , établi en haut de la place  comme successeur des Moxhet, acquiert la maison en ruines d’une superficie de 10 ares 42 ca.
 En 1966 intervient l’événement le plus spectaculaire du démantèlement de la propriété : la destruction de la grosse maison Sépult et de ses dépendances.  L’Annonce de Vielsalm  du 12 février signale que  les entreprises Schröder démolissent actuellement les immeubles Sépult, place P.Moxhet. Monsieur Delcominette va  construire sur leur emplacement, en 1968,  un nouvel immeuble à usage de pharmacie et de maison d’habitation. Il sera toutefois exproprié d’une partie pour élargir la grand-route qui était particulièrement étroite à cet endroit. Si étroite d’ailleurs que lors de la création du tram vicinal Lierneux-Vielsalm en 1904 l’origine de la ligne qui devait se trouver au bas de la place du marché avait été déplacée jusque devant la Boutique Klons actuelle  vu l’impossibilité  d’établir une double voie pour ramener les motrices en tête du convoi dans ce véritable goulet.
Je me souviens aussi qu’à cet endroit le trottoir était taillé dans le rocher.
Voilà donc détruite cette grosse demeure qui figure sur tant de cartes postales de la place du marché et qui, durant les dernières années avant sa destruction, était à l’abandon et donc un terrain de jeu rêvé pour les jeunes du quartier. Certains pourraient nous raconter leurs expéditions dans les nombreuses pièces qui étaient encore partiellement meublées. Je n’étais pas de ce quartier : je n’y suis donc pas allé et j’en suis frustré.



Actuellement, le nouvel immeuble a été partagé : côté Place Moxhet il abrite la pharmacie Séghers, deux commerces en-dessous (Laines et tricots d’Anita Lugen et salon de coiffure d’Anne-Sophie meunier) et un appartement ; à l’arrière, un immeuble à appartements.
Le 26 février 1978, soit cinq jours avant son décès, en Suisse donc, elle teste en faveur des œuvres paroissiales de Vielsalm : sans doute la parcelle d’accès à la rue de l’Hôtel de ville est-elle incluse dans ce legs. Celle-ci, acquise par la Commune, vient d’être aménagée pour  conduire  au nouveau parking chargé de délester les rues du centre.
La vieille propriété  Biever puis Sépult a ainsi vécu.
En lieu et place de la grand muraille de schiste, à l’aspect rébarbatif diront certains mais tellement représentative de l’extraction et de la transformation du schiste dans nos carrières, on trouve de nos jours une suite ininterrompue d’entreprises commerciales – à  deux exceptions près – qui constitue une partie de l’artère principale de la localité.


Merci à Marie-Rose Bodson-Fransolet, Pierre Christophe, Marcel Roth, Georges Benoit, Joseph Léonard, l’ASBL Val du Glain, Terre de Salm pour la consultation de la collection de L’Annonce de Vielsalm, Geneviève Fourneau-Orianne, Jeanine Wayaffe, Christine Hoyoux et bien sûr à Joseph Toubon..

Ce texte enrichi  de quelques documents iconographiques peut être obtenu en fascicule.
  
Robert NIZET /     robertnicolas.nizet@gmail.com / 080/420959                        





Á partir de la droite : mur de la parcelle Lambert, maison Edgar Hoffmann, maison André Lejeune, magasin d’électro-ménager de René Huart, magasin UNIC, magasin Super Fémina, pas encore de galerie du Vieux Marché, espace libre, magasin d’électro-ménager Gustin, garages Bechet, pas encore d’Hôtel des Myrtilles, mur de la propriété Delcominette. La photo date de la toute fin des années ’60.





vendredi 4 septembre 2015

VIELSALM : DE LA PROPRIÉTÉ BIEVER à la RUE DU VIEUX MARCHÉ (5/6)




Le lendemain, c’est-à-dire le 10 juillet 1953, les deux demoiselles Lambert de Vielsalm, Marthe et Jacqueline,  acquièrent la parcelle entre celle d’Hoffmann et la propriété de leur père, le notaire Jules Lambert : ce sera leur jardin. Lorsque la commune de Vielsalm achètera plus tard  cette dernière aux quatre filles Lambert, héritières,  elle laissera de côté ce jardin parce qu’il y avait en fait deux propriétaire différents ! Il n’y aura construction sur cette parcelle que  récemment, lorsqu’elle sera acquise par Monsieur Meurice  qui, grâce à un important empiètement sur cette ancienne propriété Lambert devenue donc entretemps propriété communale, y construira deux immeubles imbriqués comprenant deux commerces, quatre appartements et l’agence du Crédit Communal devenu Belfius.

En 1954 intervient la vente des deux parcelles suivantes vers la place : le 29 avril à André Lejeune qui y construit sa maison en 1955, toujours maison d’habitation de nos jours et seule dans ce cas dans la partie de rue qui nous intéresse ici, et le 11 mai 1954 à Camille Huart-Geubel qui établit une première construction  l’année suivante.

En 1957,  quatre nouvelles parcelles sont vendues
Une à Joseph Lignoul-Georges le 15 avril (construction d’une maison et d’un atelier de menuiserie la même année) et deux  à Armel Huart-Minguet et à  Pol Huart (construction d’un garage  en 1957 reconverti en atelier l’année suivante) le 8 mai .
L’atelier appartenant en indivision à Armel et Pol Huart est attribué à Pol suite à un partage du 24 juin 1959. Pol démolit l’atelier la même année et le remplace par une maison en 1962. Il l’agrandit en 1965 puis en fait une supérette à l’enseigne UNIC.
 A l’heure actuelle,  ces dernières sont occupées par  CRÉANET (anciennement UNIC), par le commerce de chaussures  La BOT’IN et par le salon de coiffure de Christophe Remacle, avec logements à l’étage.
Une autre à Jean Christophe-Wayaffe  le 6 mai qui y construit une maison en 1957, agrandie en 1965 et en 1972,  et une à Madame Léontine Bastin épouse de Adolphe  Lierneux le 8 août. Cette dernière sera acquise en 1977 par Pierre Christophe. Ici aussi, il est établi une servitude  au profit du bien restant appartenir aux Sépult permettant le passage sans restriction, en tout temps, à pied ou en véhicule, sans qu’il puisse jamais y exister une entrave quelconque.
Suivant L’Annonce de Vielsalm du 23 mars 1979,  la réouverture du Super Marché Fémina fermé pour cause des travaux de création de la galerie eut lieu en même temps que l’ouverture de celle-ci le jeudi 29 mars 1979.
Le 27 septembre 1957,  le jardin contre la maison Sépult est acquise par Georges Erler-Boutet. Il n’y aura ici une construction qu’à partir de 1971-72 lorsque René et Jeanine Laurent-Wayaffe créeront  L’Hôtel des Myrtilles ouvert en 1973.
Le 8 mai 1958 une parcelle est vendue à Jules Parmentier-Legrand qui la revend en 1960 à Yvon Jourdan-Wayaffe ; elle passe à son épouse Jeanine suite au décès d’Yvon le 23 janvier 1961. Une maison  avec commerce de bijouterie y est construite en 1962, actuellement occupée par l’immobilière de Guibert Grandjean.

Une nouvelle série de ventes intervient en juillet 1958 au profit de  (à partir de la parcelle acquise par Erler) Jean Bechet-Denis le 18 juillet (il y construit un garage en 1965 remplacé par une maison en 1968),  Albert Kopp-Rinck  le 30 juillet et Antoine Demoulin-Erler le 18 juillet. Sur ces deux dernières parcelle a été construit récemment un immeuble à appartements avec bureaux au rez- de- chaussée.
Jean Gustin-Formann achète sa parcelle le 14 novembre 1961,  y construit une maison en 1964 avec commerce d’électro-ménager qui sera repris par son fils. C’est devenu récemment la boulangerie de Dominique Bomboir.
Le garage construit par Jean Bechet sera acquis ultérieurement par L’Hôtel des Myrtilles et l’ensemble ainsi formé  regroupe actuellement le restaurant-pizzeria Il Giardini, le café  Le Pousse Café, le restaurant La Table de Marie et l’hôtel Best Western-Les Myrtilles.

En huit ans, l’ensemble de la propriété non bâtie est donc aliéné. Pour les constructions, il faudra attendre quatre années de plus.
                                                                               Robert NIZET


jeudi 27 août 2015

Vielsalm, Carrière des Houlands, 1909

Groupe de fendeurs.
E. Desaix, Aywaille












Personnages, de gauche à droite : N. PUTZ, de Bèche (2e personnage), Alphonse Caëls, de Salmchâteau (4e personnage, avec chapeau de paille), Alexis Futvoye, de Salmchâteau (5e personnage, debout). Joseph Santkin, de Bèche, Jules Putz, du même lieu, puis Bernard Wilmes, de Bovigny (avec casquette), et un Putz, de Bèche.


À genoux : Hubert Walrand, de Salmchâteau (devant Joseph Santkin), et Ernest Masson, de Salmchâteau (avec chapeau de paille, devant Wilmes.)

Aux ardoisières de Cahay, en 1908

Photo Baccus
Façonnage.
Personnage: Nestor Remacle, de Ville-du-Bois.